Associée au développement du standard Mk3 de l’hélicoptère d’attaque et de reconnaissance Tigre, aux côtés de la France et de l’Espagne, l’Allemagne a finalement décidé de retirer progressivement du service les 51 exemplaires encore en dotation au sein de ses forces armées [Bundeswehr], en expliquant que leur disponibilité était insuffisante.
Pendant un temps, l’hypothèse d’un AH-64E Guardian/Apache, auprès du constructeur américain Boeing, a été avancée. Finalement, en mars, le ministère allemand de la Défense a jeté son dévolu sur l’hélicoptère léger d’attaque H145M, proposé par Airbus Helicopters. Et cela alors que quinze appareils de ce type étaient déjà exploités par le Kommando Spezialkräfte [forces spéciales].
Dans le détail, en mars dernier, selon des informations de la presse d’outre-Rhin, il était question de doter 24 H145M de capacités antichars sur les 82 exemplaires devant être commandés, pour un montant estimé à environ 3 milliards d’euros.
Pour rappel, initialement destiné au marché civil, le H145 a été « militarisé » en 2014, avec l’intégration de deux nouveaux moteurs Turbomeca Arriel 2E à régulation numérique [Fadec] et la possibilité de le doter d’une nacelle canon, de roquettes à guidage laser et de missiles antichars Spike ER.
Son montant étant supérieur à 25 millions d’euros, cet achat de H145M devait être approuvé par la commission des Finances du Bundestag [chambre basse du Parlement allemand]. Ce qui a été fait le 13 décembre… mais pour une commande ferme de 62 appareils, avec 20 autres en option. Un contrat a été notifié dans la foulée à Airbus Helicopters.
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« Il s’agit de la plus grosse commande jamais passée pour le H145M et par conséquent la plus importante pour le système d’armes HForce », s’est félicité l’industriel, via un communiqué.
Sur les 62 appareils commandés, 57 seront destinés à l’armée allemande [Heer] tandis que 5 autres rejoindront les forces spéciales de la Luftwaffe.
Dans un communiqué séparé, l’Office fédéral des équipements, des technologies de l’information et du soutien en service de la Bundeswehr [BAAINBw] a confirmé que le H145M remplacerait le Tigre et précisé que la commande notifiée à Airbus Helicopters portait également sur la livraison de pièces de rechange, de 8 simulateurs, la formation du personnel ainsi que différents services annexes pour une période de sept ans.
Hélicoptère polyvalent, souligne-t-il, le H145M peut « être doté de systèmes électroniques d’autoprotection, d’une protection balistique et d’équipements pour une utilisation en mer ».
En outre, il « dispose aussi de puissants capteurs pour des missions de reconnaissance », ce qui « signifie qu’il peut être utilisé d’une manière extrêmement flexible par la Heer et la Luftwaffe », a conclu le BAAINBw.
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Quoi qu’il en soit, cet achat d’hélicoptères H145M avait été recommandé par le groupe de réflexion Stiftung Wissenschaft und Politik [SWP] dans le cas où Berlin déciderait d’abandonner le programme Tigre Mk3.
Mais il avait estimé que cette solution devait être « provisoire » et passer pour un « compromis entre la volonté politique de coopérer avec la France et de renforcer la base industrielle européenne ».
Enfin, en vertu des objectifs de planification de l’Otan, l’Allemagne a pris l’engagement de fournir jusqu’à 48 hélicoptères d’attaque d’ici 2032. Reste à voir si les capacités offertes par le H145M permettront de répondre à cette exigence.
Le groupe sud-africain TWIGA présentait également le tout récent NKWE (léopard), développé en moins de deux ans.
Le groupe DYNATEQ INTERNATIONAL, filiale de REUNERT proposait pour la première fois deux tourelles téléopérées, en version navale de calibre 7,62 x 51 ou 54 SEA ROGUE et sa tourelle SUPER LAND ROGUE de calibre 23 mm.
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En ce qui concerne les drones plus importants et surtout armés, nous retiendrons principalement le drone SEEKER-400, déjà bien connu, mais cette fois lourdement armé avec au moins quatre missiles ou bombes guidées, et surtout le puissant MILKOR 380, également armé de nombreux missiles / roquettes guidées.
Le premier des 49 appareils Guépard, fabriqués par Airbus helicopters sur la base du H160 civil, sera livré dans cinq ans.
Le Guépard a volé pour la première fois le 18 juillet. II a mené son troisième vol jeudi 24 juillet à Marignane devant le personnel, des industriels partenaires et des collaborateurs d’Airbus helicopters.
Ce premier prototype sera suivi de deux autres : le deuxième est déjà en cours d’assemblage final sur une ligne de production ultramoderne. Il vient de subir des essais de foudroiement avec un instrument d’essai de la Direction générale de l’armement (DGA) à Marignane.
Sa mise au point a exigé un travail de recherche « collaboratif », ayant associé pilotes, ergonomes, médecins et ingénieurs. « Sa conception s’appuie sur des interfaces intuitives, axées sur les tâches à réaliser. Un autre avantage est que cette solution est compacte, ce qui permet une réduction de la masse de l’appareil qui en sera équipé.
Pour rappel, concentrant près de 70 innovations, le Guépard sera un hélicoptère biturbine, affichant une masse de 5,5 à 6 tonnes. Pouvant voler la vitesse de 180 nœuds, il sera incomparablement plus silencieux que ces prédécesseurs.
Ravitaillable en vol [du moins pour les exemplaires destinés à l’armée de l’Air & de l’Espace], il sera doté de liaisons de données tactiques, de nouveaux radars et autres capteurs optroniques. Son armement n’a pas encore été défini.
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