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Cet article explore l'histoire et la fabrication des armes anciennes, en se concentrant sur le pistolet Luger P08, l'armement de la gendarmerie française au début du XXe siècle et les pistolets lance-fusées utilisés pendant la Première Guerre mondiale.

Le pistolet Luger P08 : un classique militaire

Le Luger P08, fabriqué par Erfurt en 1918, est un symbole emblématique de l'ingénierie allemande. Ce pistolet semi-automatique en calibre 9x19 mm est une pièce de collection fonctionnelle, prisée par les amateurs de tir sportif et de belles mécaniques anciennes.

Caractéristiques principales du Luger P08 Erfurt 1918

  • Marque : Luger (fabrication Erfurt 1918)
  • Modèle : P08
  • Type : Pistolet semi-automatique
  • Calibre : 9x19 mm (9mm Parabellum)
  • Canon : 10 cm (miroir)
  • Capacité : 8 coups
  • Longueur totale : 22 cm
  • Organes de visée : Cran de mire et guidon lame, fixe
  • Poids : 883 g
  • Matière / Finition : Acier bronzé - Mécanique d'époque révisée (état irréprochable)

Fabriqué en 1918 dans l'arsenal d'Erfurt, ce Luger P08 fut conçu pour l'armée impériale allemande. Mis en service dès 1908, le modèle P08 est l'un des pistolets les plus reconnus du XXe siècle. Utilisé massivement durant la Première Guerre mondiale, il se distingue par sa culasse articulée unique, offrant une précision remarquable. L'usine d'Erfurt, alors arsenal d'État prussien, a produit ces armes selon des standards stricts. Ce modèle se démarque non seulement par son authenticité (pièces au numéro) mais aussi par sa rare fonctionnalité, alliant valeur historique et utilité au stand.

L'armement de la gendarmerie française (1900-1940)

À la fin du XIXe siècle, la gendarmerie est équipée d’armes conçues au lendemain du désastre des armées impériales, puis républicaines, lors de la guerre de 1870-1871. Deux ans après la victoire des États allemands, les armées françaises se voient enfin dotées d’un arsenal léger performant. Citons les revolvers 1873, puis 1874 ainsi que l’adoption du système Gras en remplacement des Chassepots. Passant après les corps de troupe, la gendarmerie doit encore patienter deux à trois décennies pour pouvoir rivaliser avec ses homologues étrangers en matière de moyens.

La guerre de 1870 a révélé toutes les carences des armées françaises. En 1874, le « merveilleux » Chassepot tire sa révérence au profit du fusil présenté par le capitaine Gras. Un des points novateurs est l’abandon de la cartouche en papier au profit d’une cartouche métallique. En raison d’impératifs économiques, la culasse est celle du Chassepot, quelque peu modifiée. La boîte de culasse est aménagée afin de permettre le passage du levier d’armement, ainsi que le chargement et le déchargement de l’arme. La culasse mobile, quant à elle, est dite à verrou.

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La gendarmerie ne reçoit pas le fusil Gras, mais la version carabine, retenue sous l’appellation « 1874 Modifié 1880 ». Si l’on considère le service à cheval, il est indéniable qu’une arme plus courte facilite les mouvements du cavalier. Les gendarmes à pied ont aussi une version carabine. Le maniement d’une arme de taille réduite dans des affrontements de rue ou tout simplement lors d’opération de maintien de l’ordre reste plus aisé.

Ces carabines (et le système Gras dans son ensemble), outre leur mécanique perfectible, sont pénalisées par leur capacité de tir qui se limite à une seule cartouche, alors que les modèles allemands sont pourvus d’un chargeur. En 1892, la gendarmerie change de carabine et prend celle de l’Artillerie. Mais l’arme la plus intéressante de cette série reste le pistolet-revolver 1892. Techniquement cette arme est plutôt révolutionnaire pour son époque ou tout du moins à la pointe de la technique.

Après la Première Guerre mondiale, un événement international fournit l’occasion pour une petite partie du personnel de l’Arme d’expérimenter une arme allemande. En effet, suite aux conditions du traité de Versailles et notamment aux problèmes de remboursements des dommages de guerre, la Ruhr est envahie par les armées belge et française. Cet épisode de l’entre-deux-guerres permet à ces hommes d’être équipés d’une arme mythique du second Reich : le Mauser Bolo 1912. L’inconvénient de cette arme vient de son trop grand encombrement et de son poids.

Le pistolet Ruby est directement issu de la Première Guerre mondiale. En 1914, l’armée française sollicite la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne (MAS) afin que sa production d’armes de poing augmente. La société Gabilondo et Urresti, implantée au pays basque, produit alors un pistolet automatique appelé Ruby. C’est une arme au fonctionnement simple et à l’entretien facile. Il réside dans l’emploi d’une culasse non calée. La platine, quant à elle, est à simple action. Ce PA est chambré en 7,65 mm et muni d’un chargeur de neuf cartouches.

Autant la gendarmerie reçoit pendant l’entre-deux-guerres un nombre relativement important de PA, autant l’univers des mousquetons reste quasi inchangé. Le Berthier 1892 est toujours en service mais, en 1921, l’institution donne sa préférence au modèle 1916. Dans le but de rétablir un équilibre entre les combattants, un nouveau chargeur de cinq coups est adapté.

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En matière d’armement, la Seconde Guerre mondiale provoque de profonds bouleversements au niveau de la dotation des unités. Durant la campagne 1939-1940, le personnel envoyé pour encadrer des corps de troupe (cela concerne essentiellement des gardes républicains mobiles) est amené à employer les armes en dotation dans l’armée française. Celui-ci dispose généralement d’une bonne instruction militaire sur les différents modèles utilisés. Après la défaite, l’Occupation entraîne une restriction drastique de l’armement des unités. Conformément aux clauses de l’armistice de juin 1940, les gendarmes ne peuvent plus disposer que de leur seul armement individuel, c’est-à-dire de leur pistolet.

Les pistolets lance-fusées allemands de la Grande Guerre

L'Armée Allemande n'aurait jamais pu imaginer que les pistolets lance-fusées (de son nom original Leucht-Pistole) seraient utilisés à grande échelle et ce durant les 4 années de guerre dans laquelle elle était engagée. En effet, à l'époque, très peu de moyens sont mis à disposition des troupes; les ondes hertziennes sont très peu utilisées et ce sont des kilomètres de câbles téléphoniques qui doivent être déroulés pour permettre la transmission de messages divers et variés.

Ainsi, les pistolets signaleurs allemands, déjà en service avant la guerre, vont s'avérer d'une redoutable efficacité, d'autant plus que son ennemi principal, la France, n'en est pas encore dotée !

Les différents pistolets lance-fusées

Le pistolet de signalisation Hebel

Ce pistolet dénommé Hebel par les collectionneurs du monde entier est une arme de conception moderne et de fabrication soignée. En avance sur son temps, il sera dans un premier temps distribué aux pionniers, puis très vite étendu à l'infanterie.

Le pistolet Hebel, très robuste, est réalisé en acier usiné. Toutes ses pièces finies à la main sont bronzées en noir, sauf le chien et la détente qui sont polis en blanc glacé et les vis qui sont jaunies ou bleuies à la flamme. Ce pistolet signaleur ayant été construit par une multitude de fabricants, presque tous ceux que l'on rencontre sont différents sur de légers détails comme, par exemple, la réalisation des poignées en bois qui peuvent être en noyer, voir plus rarement en hêtre.

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On retrouve une multitude de marquages estampillés à différents endroits du pistolet lance-fusées Hebel. Ainsi au niveau de la bascule, sur le côté gauche de la carcasse, figurent le numéro de série de l'arme et le sigle du fabricant, voire ses initiales.

Le pistolet de signalisation Kommandantur Lille

Ce pistolet lance-fusée de fabrication rustique a été produit à Lièges durant l'occupation allemande de la Belgique ( Août 1914 / Novembre 1918 ) même si aucune date, même approximative, n'est avancée ! Il est entièrement réalisé en acier et arbore un bronzage noir, voir plus couramment une peinture Feldgrau, même si la plupart des exemplaires rencontrés en sont démunis; absence due très certainement aux perpétuels nettoyages auxquels se livrent les gens !

Cette arme se compose d'un canon prolongé par un boîtier de culasse renfermant un percuteur linéaire. Ce pistolet fonctionne en simple action, le percuteur étant armé manuellement à l'aide d'un bouton-tirette situé à l'arrière. L'ouverture se fait par rotation du canon autour d'un axe situé sur le côté gauche et est commandée par un bouton-poussoir. Le côté droit quant à lui, diamétralement opposé à cet axe, est muni d'un verrou qui fait également fonction d'extracteur.

Le pistolet de signalisation Druckknopf

Druckknop...

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