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Le FAMAS, acronyme de « Fusil d’Assaut de la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne », est bien plus qu'une simple arme à feu. C'est un symbole de l'ingénierie française et de l'histoire militaire de la France. Conçu et fabriqué en France, ce fusil d'assaut est réputé pour sa taille compacte et sa grande polyvalence.

Genèse et Évolution du FAMAS

Le FAMAS a vu le jour à la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne (M.A.S.), une ville historiquement reconnue pour la fabrication d'armes de guerre et de chasse. La nécessité de centraliser la production et le stockage des armes s'est imposée pour des raisons stratégiques et logistiques. En 1764, sous le règne du Roi Louis XV, les artisans de la région ont regroupé leur savoir-faire en une société d’entrepreneurs, obtenant le titre de « Manufacture Royale ». Ce titre royal assurait la production exclusive d’armes pour les armées du royaume et la production d’armes destinées à l’étranger, tout en centralisant la production auparavant dispersée dans divers ateliers régionaux.

Avant le FAMAS, l'armée française utilisait le MAS 36, un fusil à verrou de 5 cartouches développé en 1936, et le MAS 49, un fusil semi-automatique qui a servi jusqu'aux années 1990. Au début des années 1970, le FAMAS a été créé, un fusil de type « bullpup » compact et facile à transporter. Surnommé initialement le « clairon » en raison de sa forme particulière, le FAMAS est conçu pour le combat rapproché et peut être ajusté selon les préférences de l'utilisateur, avec un appuie-joue réversible pour les tireurs droitiers ou gauchers.

Conçu avec une coque en plastique et un canon en acier, le FAMAS était en avance sur son temps. Cependant, afin de moderniser rapidement ses armées, l’État-Major a réservé l’essentiel de la production à la France. Le FAMAS a été amélioré en plusieurs variantes, notamment le G1 (une amélioration du modèle F1) et le G2, compatible avec les chargeurs de type STANAG.

Caractéristiques Techniques du FAMAS

Le FAMAS se distingue par son architecture bullpup, où le mécanisme est intégré dans la crosse, permettant un canon long tout en conservant une taille compacte.

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  • Calibre : 5,56 × 45 mm OTAN
  • Capacité du chargeur : 25 coups (F1), 30 coups (G2)
  • Longueur : 757 mm
  • Poids : Environ 3,6 kg (nu), jusqu'à 4,5 kg (équipé)
  • Cadence de tir : 900 à 1100 coups/min
  • Modes de tir : Semiautomatique, rafale de 3 coups, automatique
  • Portée efficace : 300 mètres
  • Portée maximale : 3200 mètres

Cette conception offre plusieurs avantages, notamment une bonne précision pour une arme de cette taille, la capacité de tirer des grenades à fusil, et une maniabilité accrue, particulièrement utile en zones urbaines et dans les véhicules blindés.

Le fusil d'assaut MAS 5.56 modèle F1 est une arme automatique conçue pour le tir à balle jusqu'à 300 m et le tir de grenades. Le fusil d'assaut MAS 5.56 modèle F1 est une arme automatique conçue pour le tir à balle jusqu'à 300 m et le tir de grenades. Le fusil d'assaut MAS 5.56 modèle F1 est une arme automatique conçue pour le tir à balle jusqu'à 300 m et le tir de grenades.

L’arme est construite autour d’un boîtier de culasse en aluminium, qui est prolongé par un « tube-enveloppe » en acier. Ce tube-enveloppe fait bien partie de la carcasse de l’arme. Ce dernier enveloppe bien évidemment le canon sur sa portion arrière, sans le toucher, et permet ainsi l’installation de différents dispositifs de l’arme sans interagir avec ce dernier. Le canon du FAMAS, martelé à froid, est vissé dans la carcasse en aluminium.

Une rondelle, d’épaisseur variable, permet à l’aide d’un écrou vissé à l’intérieur du tube-enveloppe le réglage de la feuillureDistance entre la surface d'appui arrière de la munition (d... More, appelée « côte d’en-culassage » dans le jargon militaire, car concernant une arme à culasse non calé.

L’arme est chambrée pour du 5,56 mm, un calibre standard utilisé par de nombreuses armées. Son mode de tir sélectif permet une utilisation en coup par coup, en rafale de trois balles ou en tir automatique. Grâce à son canon de 488 mm, le FAMAS offre une portée effective d’environ 300 mètres.

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Le canon du FAMAS F1 est originellement destiné à tirer la munition F1, qui est de type M193 (3,5 g). Il a donc un pas de rayure de 1 :305mm (1 :12 pouces). Les premières productions de canon sont originellement dotées de six rayures et les versions plus tardives n’en compteront que trois.

Le canon du G2 permet le tir de la munition SS-109 (4 g), avec pas de rayure de 1 :229 mm (1 :9 pouces). Comme les versions tardives du F1, le canon de notre G2 d’étude compte trois rayures.

Sa chambre est cannelée pour éviter, par adduction du carbone sur la jupe, les collages d’étuis. L’arme est habillée par une crosse (à l’arrière), un fût (en dessous) et la PGM (au-dessus). Sur le FAMAS-F1, ces trois éléments ont été réalisés à minima en deux types de matériaux synthétiques différents au cours du temps. Le plus ancien, fortement chargé en fibre de verre, est gris de nature. Ces pièces étaient donc peintes en noire. Cette matière a laissé la place à un polymère (toujours chargé de fibre de verre) plus « classique » de nos jours, dont la teinture est réalisée dans la masse. C’est cette matière que nous retrouvons sur le FAMAS-G2.

Si la crosse et la PGM peuvent (et doivent) être démontées pour l’entretien courant, le fût, lui reste captif sur l’arme et ne se dépose qu’en atelier dûment équipé.

La PGM, outre sa fonction de transport, constitue une formidable protection pour les organes de visée. Elle accueille également les organes de visées pour le tir à la grenade ainsi que le bipied. Quand cette PGM est assemblée sur l’arme, elle est encastrée sur un point d’ancrage du tube-enveloppe à l’avant, et verrouillée par une goupille d’assemblage à l’arrière sur la tourelle de l’œilleton . Ainsi solidarisée sur le tube-enveloppe, elle n’interfère à aucun moment avec le canon, qui comme évoqué, est toujours flottant : en tir à bras franc, sur appui ou depuis un bipied.

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La crosse dispose dans son renflement arrière supérieur d’un amortisseur de culasse conséquent, liée au principe moteur bien particulier du FAMAS : la culasse non-calée avec artifice de démultiplication … aspect abordé au point suivant. La fenêtre d’éjection est découpée sur chaque côté de la crosse : elle peut être obturée du côté désiré par un appui-joue qui se clipse aisément.

L’ensemble mobile circule sur deux rails usinés dans le boîtier de culasse en aluminium. Le principe de moteur de l’arme est donc celui de la culasse non-calée avec artifice de démultiplication. Ce type de système est régulièrement appelé « culasse non-calée avec retard à l’ouverture », ce qui n’a pas vraiment de sens : toutes les armes recourent à un système de retard à l’ouverture…je vous renvoie au chapitre 6 de mon ouvrage pour plus de détail.

La culasse présente l’originalité de voir la latéralité de l’éjection être changée sans le moindre remplacement de pièce, chose inédite à cette époque à notre connaissance (qui n’est pas absolue, rappelons-le !).

La culasse du FAMAS G2 est similaire, mais l’arme comporte cependant un système de détrompage qui empêche le montage d’une culasse de type F1 sur un FAMAS G2.

Utilisation Opérationnelle du FAMAS

Adopté par les forces armées françaises, le FAMAS a été largement utilisé dans divers conflits. L’arme a été appréciée par les soldats pour sa prise en main rapide et sa capacité à fonctionner dans des environnements difficiles. Son format compact le rend particulièrement adapté aux interventions en milieu urbain, où l’agilité est essentielle.

Le FAMAS a été utilisé dans de nombreuses opérations militaires à l’étranger, notamment au Liban, au Tchad, en Côte-d’Ivoire et au Mali. Il a accompagné les soldats français dans des environnements variés, de la jungle à la montagne. Son design compact et sa portée efficace en ont fait une arme précieuse pour les forces armées françaises pendant près de quatre décennies.

En 2017, un détachement de trois cents militaires français a été déployé dans les pays Baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) dans le cadre d'une mission de dissuasion de l'OTAN.

La très originale bretelle du FAMAS permet d'adapter le port de ce dernier en fonction de la situation :

  • pour le cérémonial (ordre serré)
  • pour les déplacements (transport de l'arme)
  • pour le combat

L'arme doit pouvoir être utilisée rapidement quelque soit le genre de tir. Il faut noter que lors des cérémonies toutes les armes sont mises en configuration droitier, par contre pour les déplacements et le combat la configuration adoptée (droitier ou gaucher) est fonction de l'utilisateur.

Il existe quatre positions principales pour le tir au poser :

  • la position du tireur couché, c'est la position principale
  • la position du tireur debout
  • la position du tireur à genou
  • la position du tireur assis

Lorsque vous effectuez un tir au poser il faut soit que vous employiez le bipied soit que vous utilisiez un appui naturel.

Position Fondamentale de Combat

Cette position est la position normale du combattant. Le brin supérieur de la bretelle est passé derrière la tête et repose sur l'épaule gauche. La main gauche enserre le fût à la hauteur du bipied. Quant à la main droite elle enserre la poignée pistolet. La bretelle doit-être réglée de telle façon que le déplacement de l'arme vers le haut ou vers le bas doit-être aisé et rapide afin de pouvoir prendre les positions de tir :

  • au juger
  • à la hanche
  • au jeter à l'épaule

Position du Tireur Couché

Avec utilisation du bipied Le corps doit se trouver dans l'axe de l'arme ou faire un angle compris entre 0° et 20° par rapport à la direction de l'objectif et ce en fonction de la morphologie du tireur. Les jambes sont écartées, la jambe droite est légèrement repliée afin de décontracter le corps. Les coudes prennent appui sur le sol et se trouvent plus ou moins écartés vers la droite ou vers la gauche par rapport au corps de l'arme, ceci en fonction du tireur. La crosse du FAMAS vient prendre appui dans le creux de l'épaule droite. La main droite enserre la poignée pistolet. L'index prend appui sur la queue de détente. Quant aux doigts qui sont sur la poignée pistolet ils tirent l'arme vers l'épaule de façon à ce que le recul du tir soit parfaitement absorbé. La main gauche enserre le fût à hauteur des rotules du bipied. La tête est dans la direction de l'objectif, l'oeil se trouve placé entre 4 et 7 cm de l'oeilleton. La joue repose sur l'appui-joue.

Position du Tireur Debout

Lorsque vous prenez la position di tireur debout vous offrez une cible particulièrement vulnérable aussi est-il préférable que vous envisagiez de prendre appui derrière un arbre, un mur ou de tout autre élément qui permettra de vous protéger un tant soit peu le corps. Votre jambe gauche se trouve légèrement en avant, elle est tendue et votre pied se trouve dans l'axe de l'objectif. Votre jambe droite elle , est légèrement en arrière et décalée à droite, son pied faisant un angle de 60° à 90° par rapport à la direction de l'objectif. Vous devez prendre appui sur votre jambe arrière. Votre avant bras gauche soutient le FAMAS, la main qui enserre le fût prenant place entre le bipied et le pontet, le coude étant collé sur votre poitrine. Votre bras droit est plié, la main vient prendre place sur la poignée pistolet et l'index sur la détente. Votre tête doit se trouver en direction de l'objectif, l'oeil se trouvant bien entendu entre 4 et 7 cm de l'oeilleton. La joue repose sur l'appui-joue.

Position du Tireur à Genou

La position du tireur à genou n'est pas une position très confortable mais elle présente pour vous l'avantage que votre corps offre à l'ennemi une cible plus réduite par rapport à la position du tireur debout. Votre jambe droite repose sur le sol tout en faisant un angle d'environ 60° avec la direction de l'objectif. Votre pied droit repose à plat sur le sol, il est envisageable si vous êtes de petite taille qu'il soit dressé sur la pointe mais nous ne vous le recommandons pas en raison de la mauvaise stabilité que cela entraîne. Vous devez vous asseoir sur votre talon droit. Votre jambe gauche qui est pliée sert d'appui à votre coude gauche qui vient prendre place sur le genou de celle-ci, la main gauche soutenant et enserrant le fût. Le pied gauche repose parfaitement à plat sur le sol et sa pointe est légèrement rentrée. Votre main droite vient prendre place sur la poignée pistolet et maintient la crosse appuyée au creux de l'épaule droite. Le coude droit peut-être collé au flanc droit de façon à renforcer la stabilité de l'ensemble mais généralement un tireur expérimenté maintiendra celui-ci légèrement écarté du corps à une distance variable selon les individus. L'oeil droit se trouve toujours à une distance comprise entre 4 et 7 cm de l'oeilleton et la joue repose contre l'appui-joue.

Position du Tireur Assis

La position du tireur assis n'est pas une position des plus pratique à utiliser. En effet cette position présente l'inconvénient d'offrir une belle cible aux coups de l'ennemi. De plus lorsque vous vous trouvez dans cette position il vous est très difficile de vous déplacer rapidement afin d'occuper un nouvel emplacement de tir. Le corps se trouve en direction de l'objectif. Vos deux jambes sont pliées, la jambe gauche se trouve légèrement en avant par rapport à la jambe droite. Les pieds sont posés à plat sur le sol, la pointe du pied gauche étant légèrement rentrée vers l'intérieur. Vos deux jambes formant entre elles un angle d'environ 60°. Vos deux coudes reposent chacun sur un de vos genoux. La main gauche enserre le fût du FAMAS à la hauteur de la rotule du bipied. La main droite quant à elle repose sur la poignée pistolet, l'index venant prendre place sur la queue de détente. La crosse de l'arme est placée dans le creux de l'épaule droite. La tête est en direction de l'objectif, la joue repose sur l'appui-joue. L'oeil se trouve entre 4 et 7 cm de l'oeilleton. Pour un tireur expérimenté il est possible de ne pas reposer le coude droit sur le genou.

Principes Fondamentaux du Tir

Pour réussir vos tir avec une arme, vous devrez maîtriser les 5 principes fondamentaux du tir. Vous avez certainement constaté que chaque tireur à « son truc » pour bien tenir son arme et bien se placer!

Comment faire pour tenir son arme de façon efficace?

  • Saisir l’arme avec la main forte le plus haut possible sur le busc et ne plus la bouger. Arme touchée, arme gardée. Index le long de l’arme hors de la détente.
  • Plaquer la main faible sur le côté opposé de l’arme en occupant au maximum la surface de l’arme. Superposez vos doigts sur ceux de la main forte.
  • Serrer au plus fort - sans crispation - l’arme avec la main faible.

Après avoir vu comment tenir son arme, il est nécessaire d’adopter une bonne position de tir.

  • Mettez-vous face à l’objectif
  • Écartez les jambes à la largeur des épaules, pieds parallèles
  • Avancez le pied coté main faible d’environ 30 cm
  • Gardez la tête droite sans avoir le corps raide
  • Pointez votre arme vers votre objectif, épaules légèrement penché en avant

Prenez une visée.

RELÂCHEZ LA VISÉE SANS BOUGER LES PIEDS

Fermez les yeux et faites le mouvement de prise de visée. Ouvrez les yeux. Si vous êtes en cible, c’est bon.

Viser avec une arme de poing est un exercice qui peut sembler simple dans la théorie. En pratique, cela se complique un peu à cause des contraintes physiologiques de chacun. L’œil n’est pas capable de faire la mise au point sur la totalité des éléments nécessaire à la prise de visée. Vous devez vous obliger à garder le guidon de votre arme net. Le cran de mire et l’objectif seront légèrement flous.

Vous ne pouvez pas rester immobile. La respiration fait augmenter et diminuer le volume de la cage thoracique. Si vous inspirez en position de prise de visée à l’arme de poing, vous allez faire monter votre tir et inversement. Si vous êtes en situation de tir au calme, retenez votre respiration 2 à 3 secondes lors de l’expiration avant de tirer. Vous ne pourrez peut-être pas maîtriser votre respiration à chaque fois. Lors de tirs de fatigue(simulation de tir en état de stress physique ou psychologique), un essoufflement parasitera votre visée conforme. Vous allez devoir tirer avec cette gêne.

Une chose à ne pas négliger: l’importance du lacher. Une technique pour éviter d’anticiper le départ du coup consiste à se répéter « PREEEESSSSSSSSSER » lorsque vous appuyez sur la queue de détente.

Inconvénients et limites constatées

  • Chargeur propriétaire : Peu compatible avec les standards OTAN.
  • Problèmes de fiabilité : Avec certaines munitions non adaptées.
  • Maintenance complexe : Et coût élevé.
  • Peu de modularité : Ajout limité d’accessoires et d’optiques.
  • Absence de modernisation majeure : Depuis les années 1990.

Le Remplacement du FAMAS par le HK416

En raison de son obsolescence et de la nécessité de moderniser l'équipement militaire, le FAMAS est progressivement remplacé par le HK416, un fusil d’assaut d’origine allemande. Cette décision, officialisée en septembre 2016 par la Direction générale de l’armement (DGA), marque un tournant dans l'histoire de l'armement français.

Le HK416 offre une meilleure compatibilité avec les standards de l’OTAN, une modularité accrue et une meilleure fiabilité sur le terrain. Le contrat, d'une valeur de 168 millions d'euros, prévoit la livraison de 51 000 HK416F-S (Standard) et 51 000 HK416F-C (Court), ainsi que des lance-grenades HK269F et des accessoires. Les premières livraisons ont commencé en 2017 et devraient s’échelonner jusqu’en 2032.

Le remplacement du FAMAS est un processus graduel. Les FAMAS les plus récents, notamment les versions « félinisées », sont transférés aux unités hors de la Force opérationnelle terrestre, tandis que les FAMAS F1 plus anciens sont attribués aux unités de réserve. Le sort des FAMAS les plus anciens inclut la cession à des pays étrangers, le stockage dans les arsenaux, la vente sur le marché civil ou la destruction.

Pourquoi le Remplacement du FAMAS est-il Nécessaire ?

L’histoire du FAMAS remonte aux années 1960, lorsque les militaires français ont constaté un retard qualitatif de leurs armes individuelles par rapport aux autres pays. Le MAT 49 et le FSA 49/56 étaient jugés obsolètes, et il était nécessaire de concevoir un fusil d’assaut moderne.

Bien que le FAMAS ait été bien accueilli à son arrivée dans les unités au début des années 1980, il présente aujourd'hui des limitations significatives. Il manque de modularité, nécessite un entretien régulier et soigné, et ses chargeurs sont fragiles et incompatibles avec les standards OTAN. En comparaison, le HK416 est une arme plus récente, conçue au début des années 2000 pour les forces spéciales occidentales. Il est fiable, facile à entretenir, offre de bonnes performances de tir et est compatible avec les accessoires modernes. Le choix du HK416 est également logistiquement intéressant, car les chaînes de production sont toujours ouvertes, facilitant le soutien en pièces détachées et services associés.

Un Remplacement Symbolique du Déclin Industriel Français

Le choix de remplacer le FAMAS par une arme fabriquée à l’étranger a suscité des débats en France. Certains commentateurs ont critiqué le fait de ne pas concevoir et fabriquer une arme nationale. Cependant, l’industrie armurière militaire française a presque totalement disparu, et une stratégie industrielle à long terme n’a jamais été mise en place.

Dans les années 1980, la filière connaissait déjà une perte de vitesse. La Manufacture d’Armes de Saint-Étienne a dû reconstituer une unité de production complète pour fabriquer le FAMAS, ce qui a entraîné une explosion des coûts. Depuis, les principales manufactures d’armes ont été fermées, et la France ne produit plus de munitions de petit calibre.

Le secteur industriel des armes de petit calibre en France ne s’est jamais adapté au changement de paradigme géopolitique après la Guerre Froide. Le marché est saturé par la concurrence internationale, et les entreprises publiques françaises ont été prises en tenailles entre un marché intérieur limité et une concurrence de plus en plus rude.

Le choix de l’HK416 est donc aussi un symptôme de l’abandon par les décideurs politiques de certaines filières industrielles critiques. La fabrication de munitions de petit calibre a également été abandonnée pour des raisons de rentabilité économique, ce qui pose un problème de souveraineté et d’indépendance stratégique.

Où le FAMAS est-il Encore Utilisé en 2025 ?

Bien que progressivement retiré, le FAMAS est encore en service dans certaines unités de réserve, dans des missions de formation ou de logistique.

Comparatif : FAMAS vs HK416

Critère FAMAS HK416
Origine France Allemagne
Architecture Bullpup Classique
Chargeur Propriétaire Standard OTAN
Compatibilité OTAN Partielle Totale
Modularité Faible Élevée
Remplacement en cours Oui Oui (en cours de généralisation)

tags: #calibre #famas #militaire #spécifications #techniques

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