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Le Catalogue du Musée de Douai, datant de 1869, offre une notice détaillée sur les origines du musée.

C'est au mois de Mars 1792 qu'avaient été mis en dépôt, dans l'Eglise des Dominicains de Douai, tous les tableaux enlevés dans les maisons religieuses de la Ville, dans les églises et dans les monastères des environs.

Un peintre, nommé Caullet, est chargé de faire l'inspection de ce dépôt et d'établir une distinction entre les tableaux méritant d'être conservés et ceux qui devaient être vendus. Il dresse cette liste le 7 Mars 1792; le 11 Avril 1794, le dépôt s'augmente de soixante tableaux trouvés chez un M. Dufour, décédé, procureur du Roi ; le même Caullet en dresse la liste.

Le 9 Messidor (27 Juin), un inventaire est fait par le peintre Avisse, de 15 tableaux trouvés lors de la levée des scellés dans la maison des Ecossais; deux jours plus tard, trois autres tableaux sont retirés de la maison des Irlandais ; ces listes sont dressées sans aucune précision.

Enfin, en Août, Avisse est encore chargé de faire un choix parmi les tableaux provenant des maisons religieuses, couvents et églises, afin de dire quels sont les meilleurs et les mieux conservés.

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Dans ce rapport, et l'inventaire qui l'accompagne, on se trouve en présence d'un vague infini quant aux indications relatives aux Maîtres, aux Ecoles, aux sujets.

Quoi qu'il en soit, saisis du rapport et de l'inventaire, les Administrateurs prennent un Arrêté : (( Considérant que, pour protéger et assurer l'éducation publique, les vues bienfaisantes de la Convention Nationale, il est de toute urgence de choisir un local propre à placer les tableaux, à les conserver ; qu'à cet effet, la ci-devant chapelle du Collège National (ancien collège d'Anchin) pourrait convenir, qu'en conséquence il est essentiel d'y faire les réparations nécessaires, etc. ».

C'est donc de cette époque que date la pensée de la création d'un Musée dans notre Ville; mais, avant sa réalisation, le dépôt des œuvres allait subir toutes sortes de tribulations, et ce n'est qu'en 1807 et 1808, que se fixe définitivement l'installation du Musée de Douai, qui comprenait, en dehors des tableaux, des « antiquités, des médailles et instruments de physique », et des spécimens d'Histoire Naturelle.

Il fut aménagé dans la Galerie qui s'étendait le long de la Bibliothèque communale. Par suite, de dons et d'acquisitions nouvelles et malgré une vente malencontreuse de 131 tableaux qui eut lieu en 1818, le Musée ne tarde pas à s'augmenter, et en 1831, il arrive à un accroissement tel qu'il faut songer à lui livrer un local plus étendu.

Deux grandes salles qui sont au rez-de-chaussée du bâtiment, lui sont alors affectées; l'inauguration en aura lieu au mois de Juillet 1836. A nouveau agrandi en 1857 et en 1885, il est encore aujourd'hui à l'étroit et devra subir de nouvelles transformations dans un avenir prochain.

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Le Musée doit son importance première, en dehors des œuvres recueillies dans les Eglises et les Monastères, au moment de la Révolution, à la générosité de deux grands amateurs d'art, le Docteur Escallier et le statuaire Théophile Bra, auxquels il convient de payer un large tribut de reconnaissance.

Depuis, le nombre des bienfaiteurs s'est multiplié, et nous devons associer dans notre gratitude les noms de Foucques de Wagnonville, Mme. Vve Paulée, Fortier, Paul et Ed. Paix, Paul Tesse, Favier, Poncelet, Onfroy, Mlle Dubois-Wastelier-du-Parc, Désiré Dubois, Léon Escoffier, Henri Duhem et bien d'autres.

Le Musée de Douai comprend cinq départements : Beaux-Arts, Archéologie, Ethnographie, Histoire Naturelle et Musée local. Le Musée d'Ethnographie a été longtemps un des plus riches de France. Il porte le nom de Musée Henry Berthoud, nom de son fondateùr et principal donateur.

En faisant à la Ville ce legs précieux, M. Berthoud faisait espérer que son exemple serait suivi. Grâce à sa bienfaisante initiative, cet espoir se réalisa, et M. et Mme Boselli, héritiers et possesseuts de l'importante collection de M. Jomard, savant égyptologue, firent don au Musée de la collection de ce dernier.

On remarquera parmi les pièces les plus anciennes, un autel de libations ou de sacrifices, en granit, portant le cartouche d'un Pharaon de la 3me dynastie ; puis des masques, des figurines, et dans les vitrines, entre autres raretés, des fragments d'étoffes trouvés dans les tombeaux de Thèbès.

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Un don important comprenant de remarquables collections préhistoriques sur les dolmens du Midi, ainsi que des collections africaines, vient d'être fait récemment (1936) par M. le Docteur Emile Bergier, Professeur d'Anthropologie et d'Ethnographie à l'Institut Colonial de Montpellier. Un catalogue détaillé de ce magnifique ensemble sera publié Par la suite.

Le Musée fut très diminué par la guerre 1914-18; de nombreux tableaux et objets d'art enlevés au moment de l' évacuation de la Ville, ne lui furent pas restitués et les pertes sont lourdes. Cependant, grâce à des achats fort judicieux, faits par les Commissions respectives, une partie des trop grands vides a pu être comblée; aussi, malgré ses tribulations, le Musée de Douai n'en reste pas moins un des plus riches musées de province.

Le Catalogue comprend deux fascicules : l'un consacré aux Beaux-Arts et Musée local ; l'autre, à la Section d'Archéologie. Dans celui-ci sont reprises toutes les œuvres de Peinture, Sculpture et Dessin appartenant au Musée, sauf celles notoirement insignifiantes ou ayant subi du fait de la guerre de 1914, des dégâts irréparables; bon nombre cependant n'ont pu être exposées faute de place.

En attendant que le Musée puisse être agrandi, certaines ont été déposées dans des bâtiments communaux, les autres sont dans les réserves (Se renseigner auprès des gardiens). L'auteur tient à remercier les Commissions compétentes, ainsi que toutes les personnes qui l'ont aidé dans ce travail toujours difficile, qu'est un Catalogue de Musée; il espère que, malgré ses lacunes et peut-être son insuffisance, il rendra service aux amateurs et aux visiteurs du Musée de Douai.

Les auteurs du précédent catalogue avaient cru devoir se contenter comme classification, de l'ordre alphabétique pur et simple. Il nous a semblé qu'il était plus rationnel de grouper au contraire, par Ecoles, les œuvres conservées, et nous avons alors adopté la classification suivante: * n°US aTOns al°" «*** Ecoles Italiennes, Ecole Espagnole, Ecoles Allemande, Flamande et Hollandaise, Ecole Anglaise, Ecole Française.

Nous avons conservé généralement les titres des œuvres qui guraient dans le précédent Catalogue, et donné la description som- maire des tableaux, surtout des tableaux anciens. Quant aux attri- butions, elles ont été pour beaucoup, remaniées, celles existantes étant souvent par trop fantaisistes; nous l'avons fait en nous entou- rant du plus de garanties possible; nous ne prétendons pas, cependant, que toutes celles que nous proposons sont définitives!

Le Musée est ouvert au public, les Dimanches, Jeudis et jours de Fêtes, de onze heures à seize heures en hiver, et dix-sept heures en été; on peut le visiter tous les jours de la semaine en s'adressant au Concierge, qui est tenu d'accompagner les visiteurs.

Les personnes admises à travailler dans les Galeries, sur présentation d'une carte délivrée par le Conservateur, pourront copier les tableaux, ou dessiner et peindre dans les autres sections, mais ne pourront exiger le déplacement d'une œuvre ou d'un objet, sans l'autorisation du Conservateur.

Les mêmes personnes devront s'abstenir de troubler d'une manière quelconque le silence et la décence qui doivent régner constamment dans ces Etablissements, comme aussi de déposer sur les piédestaux des statues et sur les banquettes des Galeries, leurs Palettes, pinceaux ou tout autre objet dont elles se servent.

Les photographies utilisées pour l'illustration de ce catalogue nous ont été prêtées par la Maison Dubus, Photographe, Rue des Blancs-Mouchons, à Douai.

Parmi les œuvres associées à cette époque, on trouve des tableaux tels que "Marchand de poissons" de Giuseppe Recco (Italie, 1670 / 1680) et des scènes paysannes de Michel H. Duplessis.

Ces œuvres témoignent de l'intérêt pour la vie quotidienne et les métiers de l'époque, notamment le commerce de poissons et les activités agricoles.

De plus, des artistes comme Nicolaes Pietersz. Berchem ont immortalisé des scènes de la vie rurale, incluant des ruines avec troupeau et paysans, ainsi que des paysages avec la prédication de saint Jean Baptiste par Claes-Dircksz. Heck.

Ces peintures offrent un aperçu précieux des activités économiques et sociales de l'époque, tout en mettant en lumière le talent des artistes à capturer des moments de vie authentiques.

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