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Cet article explore des récits de bravoure et de fidélité pendant la Seconde Guerre mondiale, en se concentrant sur des individus qui ont résisté à l'occupation allemande et ont contribué à la libération de la France.

Résistance et Sabotage

En 1942, Jacques Heuillard est membre du réseau de résistance normand « Buckmaster », qui convoie vers Paris les armes de la future Libération, au nez et à la barbe des Feldgendarmes de la Gare Saint-Lazare. Mais ce réseau est démantelé : le 9 août 1943, en vacances à Neuf-Marché alors qu'il est ordinairement étudiant à Paris, Jacques Heuillard est arrêté. Il est amené à la tannerie du résistant Hénaff, où il retrouve nombre de ses camarades, alignés devant des faisceaux de fusils Mauser menaçants.

Toute une mise en scène est faite pour les intimider, mais personne ne parlera en dépit d'interrogatoires musclés. Après un passage au fameux état-major de la Gestapo, avenue Maréchal Foch à Paris, il est emmené avec une vingtaine de résistants à la prison de Fresnes d'où il sera libéré 3 mois plus tard. Il eut la chance de ne pas être déporté, contrairement à d'autres membres du réseau de résistance, comme son père, Georges Heuillard, ou le député Albert Forcinal et sa femme, qui furent envoyés à Buchenwald et à Ravensbrück. Les survivants seront libérés par les Alliés en 1945.

Dès 1944, Jacques Heuillard prend le maquis en Corrèze : il se cache huit jours avec quatre camarades dans une chambre d'hôtel de Brive-la-Gaillarde. Entassés, ils connaissent la faim et l'incertitude de leur sort, mais finissent par rejoindre un correspondant de l'Armée Secrète, M. Judicis, à Beaulieu-sur-Dordogne. Ils lui remettent tous leurs papiers et perdent alors toute existence administrative. Le lendemain matin, ils se retrouvent parmi leurs camarades maquisards armés, en groupes, capables de briser l'encerclement ou de défendre chèrement leur peau.

Jacques Heuillard prend alors le surnom de Robinson, et continue à se battre pour la France : il est alors membre du bataillon de l'As de Cœur de l'Armée Secrète de Corrèze, qui assura la libération de Brive-la-Gaillarde.

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Un autre récit poignant est celui de René Marchadier, qui a participé à un sabotage majeur d'armes et de munitions destinées à l'armée allemande. En mai 1944, il est informé de mystérieuses manutentions allemandes dans la carrière de Jonzac. Avec l'aide de complices, il planifie et exécute un sabotage qui détruit des wagons entiers de matériel militaire. Cependant, l'opération a des conséquences tragiques, avec l'arrestation et la mort de certains participants.

Ce 30 juin 1944, Gatineau, surpris par un officier allemand, alerte son copain Ruibet qui fait feu avant de faire exploser la carrière. Gatineau, enfui, sera arrêté chez lui et fusillé. On retrouvera le cadavre de Ruibet, calciné. L’explosion, ajoute René, a duré plusieurs jours. Des wagons entiers, destinés à armer les blockhaus de la côte, sont partis en poussière. Ce fut le plus gros sabotage d’armes et de munitions dans l’histoire de la Résistance.

Aide aux Aviateurs Alliés et aux Prisonniers

D'autres formes de résistance incluent l'aide aux aviateurs alliés et aux prisonniers de guerre. René Laporte, après son retour de captivité en Allemagne, rejoint un groupe de résistants qui récupèrent les aviateurs alliés dont les avions ont été abattus. Madame Madeleine Bouillant les conduit à pied jusqu'à la gare de Dangu, où ils sont ensuite hébergés par Mme Perdereau à Noyers.

Les FTP-MOI et le Groupe Manouchian

L'histoire de la résistance est également marquée par les actions des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI), notamment le groupe Manouchian. Missak Manouchian, un immigré arménien, devient un chef de file de ce groupe et organise des actions audacieuses contre l'occupant allemand. Son groupe est finalement démantelé, et Manouchian est arrêté et fusillé en 1944.

Szlama Grzywacz (1909-1944), fut l'un des résistants fusillés au fort du Mont-Valérien comme membre du groupe Manouchian, soldat volontaire de l'armée française de libération FTP-MOI. Son nom est l'un des dix qui figurent sur l'affiche rouge placardée par les Allemands pendant le procès des 23 du groupe Manouchian.

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La Libération

La veille du 30 août, les Gisorsiens pouvaient, à travers les volets et rideaux de leurs fenêtres, assister au spectacle assez ahurissant des détachements allemands traversant les rues de la ville. Vers l'aube du 30 août, une poignée de résistants débusquaient un important détachement au repos à Dangu, 250 contre 15 et l'arrivée des premiers chars anglais vint fort à propos pour prendre en charge les prisonniers quand même trop nombreux pour les 15 maquisards.

Puis ce fut un silence lourd, oppressant. Au loin, on entendait le ronflement de puissants moteurs allemands ? Alliés ? Et soudain vers 9 h 50, on vit arriver par la route de Courcelles des chars, des véhicules BLINDÉStirant par-ci, par-là, et ce fut le délire ; le premier char anglais arrivait au passage à niveau de Gisors Boisgeloup le mercredi 30 août à 10 h 16 et dans le délire de la délivrance, la population de Gisors lui fit un accueil inoubliable.

Les Alliés poursuivaient les fuyards malfaisants sans relâche, laissant le nettoyage des forêts et des plaines aux hommes de la Résistance.

Tableau Récapitulatif des Actions de Résistance

Nom Action Lieu
Jacques Heuillard Membre du réseau Buckmaster, maquisard Normandie, Corrèze
René Marchadier Sabotage de la carrière de Jonzac Jonzac
René Laporte Aide aux aviateurs alliés Gisors-Boisgeloup, Noyers
Missak Manouchian Chef du groupe FTP-MOI Paris

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