Cet article se penche sur une analyse comparative des mitrailleuses, en mettant en évidence leurs caractéristiques, leur poids et leur rôle dans divers contextes historiques et modernes. Des modèles emblématiques du XXe siècle aux adaptations airsoft, en passant par les innovations et les défis rencontrés dans l'armement français, nous explorerons les aspects clés de ces armes.
La mitrailleuse M1919 Browning est une arme emblématique du XXe siècle, largement utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée et la guerre du Vietnam. Son adaptation en réplique airsoft offre une expérience immersive aux passionnés d'histoire et de jeux de simulation.
La M1919 est une mitrailleuse de calibre moyen tirant des munitions de .30 (7.62 x 63mm). Elle était appréciée pour son faible montage et son poids léger (pour sa catégorie). La version pour l'infanterie utilisait un trépied, mais elle était également montée sur des véhicules, notamment des véhicules tout-terrain, des véhicules blindés de transport de troupes, des chars et des véhicules amphibies.
L'ensemble de la réplique et le trépied sont fabriqués dans le même acier, ce qui lui confère un poids d'environ 15,3 kg. Malgré son poids, la mitrailleuse est bien équilibrée, avec un centre de gravité idéalement situé sur le trépied, rendant son utilisation agréable. Manœuvrer la réplique offre une expérience réaliste.
Le corps de la réplique, le chargeur et tous les éléments de montage sont en acier. Le métal est utilisé pour la production du canon externe et de son couvercle, ainsi que pour le couvercle et la plupart des pièces mobiles. Le guide bille du chargeur est connecté sur le côté, avec un tube inséré dans le trou introduisant les billes dans la chambre. Le chargeur peut contenir 5000 billes, permettant des tirs de barrage prolongés.
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Conçue pour immobiliser les adversaires grâce à sa cadence de tir rapide, la mitrailleuse a une vélocité d'environ 400 FPS et un canon long (500mm), offrant une portée importante.
En termes de fonctionnalité, la M1919 est simple. L'assemblage est rapide après un peu de pratique, et la connexion des fils est facile. Un bouton rouge sur le chargeur permet de démarrer l'alimentation en billes. Une étagère est fournie pour fixer le chargeur à la mitrailleuse.
La version airsoft de la mitrailleuse M60, conçue dans les années 1950, est devenue un symbole de la guerre du Viêt Nam. Le modèle présenté par A&K reflète fidèlement la contrepartie réelle, avec un poids de plus de 7 kilos, une construction robuste et des marquages authentiques. Une ceinture avec des munitions factices de calibre 7,62x51 mm est incluse pour améliorer l'expérience.
Un chargeur électrique à chargement automatique d'une capacité d'environ 3 500 cartouches est inclus, permettant des tirs de barrage longs et efficaces. La réplique a la capacité de détacher rapidement le canon, facilitant son transport.
Le bipied pliant réglable en hauteur, le pare-flammes, la poignée de rechargement, la base de montage du trépied, l'anneau de sangle, la crosse et le bouclier thermique du canon sont en acier. Le métal (ZnAl) est également utilisé pour le canon externe, les dispositifs de visée, le couvercle de la tête de cylindre, le canon et la sécurité. La crosse fixe, la poignée pistolet et la table inférieure sont en polymère durable.
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Le modèle est équipé d'un potentiomètre permettant de modifier la cadence de tir de 10 à 15 RPS.
La M1919 Browning de la marque VIVA (2ème version) est une réplique produite en seulement 300 exemplaires, vendue environ 1400 euros chez Airsoft Belgium. Cette mitrailleuse est l'œuvre de John Moses Browning, également inventeur du fusil mitrailleur BAR.
Dans la boite, on retrouve :
Tout est en métal, et il n'y a pas de fixation pour silencieux. On peut utiliser des batteries 8.4 ou 9.6 de type mini, ou une batterie de type large. L'aspect est net et clair, sans traces de mauvais moulage. Les marquages sont bien faits, avec un numéro de série unique. Le trépied est en full métal et pèse environ 6 kg. Le chargeur peut contenir 2500 billes et est alimenté par 4 piles AA. Il est en full métal avec une inscription CAL. 30 M1 Ammunition Box.
Construites par un armurier de Saint-Étienne, réputé pour ses fusils de chasse de prestige, les mitrailleuses Darne continuent à faire débat. De conception moderne, autorisant une fabrication à très bon marché et de ce fait largement exportées, ces armes semblent avoir présenté cependant un manque récurrent de fiabilité et de robustesse qui devaient limiter leur rôle dans l’Armée de l’Air à celui d’une solution de transition.
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La conclusion d’un essai effectué à Versailles en 1924 dénote bien l’impression donnée par la Darne : « la commission estime que la mitrailleuse Darne est de conception ingénieuse mais de réalisation encore très défectueuse ».
En 1927, un rapport du général Challéat soulignait un grave défaut de la mitrailleuse Darne, qui ne devait guère être corrigé du fait des modifications multiples apportées à l’arme : « demandée depuis 9 ans, l’interchangeabilité n’a jamais été réalisée de manière satisfaisante ».
Faisant l’objet d’améliorations progressives, la mitrailleuse Darne fut finalement considérée comme acceptable, lorsque l’Armée de l’Air adopta le calibre de 7.5 mm prévu dès 1924 comme nouveau calibre réglementaire. Rapidement abandonnées par l’Armée de l’Air au profit de la MAC mle 34 de Châtellerault, les Darne devaient être stockées ou cédées à la Marine dont elles équipaient les appareils en 1940.
Il est touchant de voir Régis Darne s’attacher à résoudre un à un tous les problèmes révélés par les essais, y compris en intervenant à la lime pour retoucher un extracteur défectueux.
Malgré les 11 000 exemplaires produits, l’outil industriel de Darne était profondément inadapté au type de construction de ces mitrailleuses. Faute de machines de précision, il est typique qu’un défaut persistant ait résidé dans un manque d’interchangeabilité des pièces.
Le 22 décembre 1926, le colonel Reibel, de la MAC -Manufacture d’Armes de Chatellerault- présentait une mitrailleuse de 7.5 d’aviation, dérivant d’une mitrailleuse pour char, elle-même adaptée du FM mle 1924. Caractérisée par un énorme chargeur tambour de 1000 cartouches, pesant 40 kg, elle atteignait une cadence de 1000 coups/minute, mais n’était pas au point pour une adoption en l’état.
Reprise en 1931 comme arme de chars et de fortification, adaptée à la cartouche de 7,5 mm raccourcie en 1929, la mitrailleuse MAC à nouveau modifiée est adoptée en 1934 comme arme d’aviation à monter en tourelle ou dans les ailes. Par l’introduction d’un dispositif accélérateur, la MAC 34 voit sa cadence portée à 1200 coups/minute. L’arme nue pèse 8,9kg, le chargeur, type aile, de 300 cartouches, pèse 5,4 kg à vide, 12 kg à plein.
| Mitrailleuse | Calibre | Poids | Cadence de Tir | Portée |
|---|---|---|---|---|
| M1919 Browning | .30 (7.62 x 63mm) | 15,3 kg (réplique airsoft avec trépied) | N/A | Importante (avec canon de 500mm) |
| Airsoft A&K M60N | 7,62x51 mm (factice) | 7 kg | 10-15 RPS | N/A |
| M1919 Browning VIVA | N/A | 13 kg (7 kg réplique, 6 kg trépied) | N/A | N/A |
| Darne | 7.5 mm | N/A | N/A | N/A |
| MAC mle 34 | 7,5 mm | 8,9 kg (arme nue) | 1200 coups/minute | N/A |
L'armement de l'armée française en 1940 est un sujet complexe, souvent sujet à des idées reçues. L'objectif est de nuancer l’image d’une armée dépassée technologiquement en matière d’armes légères. En réalité, l'armée française de 1940 est mieux équipée que celle de 1918 en ce qui concerne les armes légères.
Le MAC 24/29 est un fusil-mitrailleur français conçu en 1924 par la Manufacture d'Armes de Châtellerault (MAC). Cette manufacture, créée par ordonnance royale du 14 juillet 1819, produisait initialement des armes blanches. À partir des années 1850, elle s'est spécialisée dans les armes à feu, puis le matériel d'artillerie et les missiles.
Outre le FM 24/29, d'autres armes françaises étaient en service en 1940 :
Il est important de noter que l'armement utilisé par la Résistance française était très hétérogène, composé d'armes d'origines, de conceptions et de dates diverses. La Résistance ne disposait pas d'armement lourd, ni d'artillerie légère.
Parmi les armes utilisées par la Résistance, on trouvait des armes françaises (Revolver modèle 1892, Mitrailleuse Hotchkiss modèle 14, Fusil-mitrailleur FM 24/29, Fusil MAS 36, Mousqueton modèle 1892-1916) et des armes étrangères (Pistolet Colt 1911, Mitraillette Sten, Fusil Lee-Enfield N° MK I, Antichar PIAT, Antichar Bazooka US AT M1 A1, Carabine US M1, Pistolet mitrailleur US M3 A1, Fusil-mitrailleur Bren MKII, Mortier anglais de deux pouces (50 mm), Grenade Gammon, Pistolet mitrailleur Marlin UD M 42, Mitrailleuse légère Browning M 30, Mitrailleuse Browning M 50).
La mitrailleuse légère Browning M 30 : La mitrailleuse légère états-unienne la plus souvent parachutée. Calibre : 7,62 mm, bande de 100 cartouches, 19 kg, 500 coups par minute, portée 1000 m. Même si elle est moins puissante que la M 50, la M 30 est une excellente mitrailleuse.
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