La chasse au piège, une pratique bien particulière en France, participe à la régulation d'espèces nuisibles qui mettent en danger les populations de gibiers. La vente de bois pour la pratique du piégeage s’adressera à des amateurs de cette chasse.
Ce sont souvent des ruraux, chasseurs ou non, engagés au profit de la régulation des espèces « nuisibles ». Il n’est pas nécessaire d’être titulaire du permis de chasser pour pouvoir piéger. On trouve parmi eux des agriculteurs, des forestiers, des retraités investis dans la vie locale, et même de plus en plus de jeunes passionnés par la nature.
Le piégeage a pour but principal la régulation des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), notamment sur les cultures, les élevages ou la faune autochtone. C’est aussi une activité ancrée dans nos traditions rurales.
Pour devenir piégeur, il faut obligatoirement suivre une formation spécifique, dispensée par les FDC (Fédérations départementales des chasseurs) et validée par un examen. À l’issue de celui-ci, un agrément préfectoral est délivré. Toute personne qui utilise des pièges doit être agréée à cet effet par le préfet du département où elle est domiciliée.
Le piégeage est encadré par le Code de l’environnement. Il existe une liste officielle d’ESOD, fixée par arrêté ministériel, déclinée dans chaque département. Par décret du 23 mars 2012, le classement des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts pour chaque département relève désormais d'un arrêté ministériel.
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Seuls certains types de pièges sont autorisés (pièges homologués : cages, collets, boîtes-pièges…). Tous les pièges doivent être homologués, vous interdisant par conséquent d’en fabriquer vous-même.
Le chasseur doit tenir un relevé de ses prises sur un registre. Il doit envoyer avant le 30 septembre, le bilan de ses prises pour la campagne de destruction qui s’achève le 30 juin de chaque année. Le droit de destruction d’un nuisible est donc lié au droit de propriété.
La pose des pièges doit faire l'objet, de la part du titulaire du droit de destruction ou de son délégué ou du piégeur chargé des opérations, d'une déclaration préalable en mairie de la commune où est pratiqué le piégeage. La déclaration doit indiquer l'identité, l'adresse et la qualité (propriétaire, possesseur, fermier) du déclarant détenteur du droit de destruction ou de son délégué, l'identité, l'adresse, le n° d'agrément du (ou des) piégeurs(s), le lieu-dit du piégeage.
Tous les piégeurs agréés doivent envoyer au Président de l'APAAHP (M. La réglementation prévoit que les futurs piégeurs, pour l’usage des pièges, doivent être agréés par le Préfet et pour cela, ils doivent avoir suivi une formation spécifique. Elle est généralement dispensée par la Fédération des Chasseurs et se déroule sur deux journées.
Pour certains types de pièges, les zones piégées doivent être signalées sur le terrain. De plus, d’autres types de pièges (catégorie 2) ne peuvent être utilisés à moins de 200 mètres d’une habitation et à moins de 50 mètres d’une route et des chemins ouverts au public.
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En gros, on distingue dans le piégeage les pièges à capture de l’animal vivant et les pièges qui tuent l’animal immédiatement. La distinction la plus simple entre les différentes techniques de piègeage est celle entre les pièges vivants et les pièges à morts. Un bon exemple de ces différences est la distinction entre le piège vivant et celui à mort.
Ces pièges ont pour but de capturer l’animal dans un espace clos, sans le blesser ni le tuer, et sans le maintenir directement par une partie de son corps. C’est d’ailleurs pour cela que ce sont majoritairement des cages qui sont présentes dans cette catégorie. Ces pièges peuvent être placés en tous lieux, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de distance minimale des habitations et des chemins ouverts au public, et ils doivent être relevés tous les matins avant midi.
Certains pièges ne nécessitent pas d’avoir l’agrément de piégeur. Ce sont des pièges tuants, leur réglementation est donc plus stricte. Vous devez être piégeur agréé pour pouvoir vous en servir. Ils doivent être relevés tous les matins avant midi, comme la catégorie 1. Ces pièges doivent être placés au minimum à 200 mètres des habitations et à plus de 50 mètres des routes et des chemins ouverts au public.
Il n’y a qu’un seul type de piège présent dans cette catégorie, le collet à arrêtoir. Tout comme la catégorie 2, vous devez être piégeur agréé, marquer votre piège, le relever tous les matins avant midi et, en plus, dans les 2 heures qui suivent le lever de soleil. La pose du piège collet est très réglementée, celui-ci doit être à au moins 18 cm et au plus à 22 cm du sol.
Ces pièges ont pour but de piéger l’animal en retenant une partie de leur corps, notamment la patte, et ce par le biais d’un lacet. Vous devez être piégeur agréé, marquer votre piège, le relever tous les matins avant midi et dans les 2 heures suivant le lever du soleil. Ces pièges doivent être homologués. Il faut également que l’attache reliant le lacet à un point fixe ou mobile comporte un émerillon. Ils peuvent être placés en tout lieu, en effet, il n’y a pas de distance minimale à respecter.
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Ce sont des pièges qui ont pour effet d’entraîner la mort de l’animal par la noyade.
Les pièges photo, devenus accessibles à tous, sont de plus en plus utilisés pour surveiller les populations de gibier sur nos territoires. Sur sa propre propriété, un particulier peut installer des appareils photos ou caméras sans formalité particulière afin de garantir sa propre sécurité ou contrôler les mouvements du gibier.
Cette démarche n’est pas soumise aux dispositions de la loi « Informatique et Libertés » ni à celles du code de la sécurité intérieure, à condition de respecter la vie privée des voisins, des visiteurs autorisés et des éventuels passants sur les voies ouvertes. Seules les images des animaux suivis peuvent être exploitées librement. Il est par ailleurs, essentiel de sécuriser l’accès aux données.
Lorsque le territoire est loué à un chasseur ou à une association disposant du droit de chasse, l’installation de pièges photos est soumise à l’accord du propriétaire. Le chasseur locataire doit donc obtenir l’autorisation préalable du propriétaire.
En résumé, l’utilisation des pièges photos pour surveiller les populations de gibier est encadrée par plusieurs règles juridiques visant à protéger la vie privée des individus.
Le piégeage est une activité de chasse très efficace. Elle permet aux chasseurs expérimentés de chasser dans des endroits peu visibles et a en outre l’avantage d’être « active » 24 heures sur 24. C’est pourquoi de nombreux piégeurs utilisent cette méthode de manière intensive et obtiennent ainsi un bon résultat. À cela s’ajoute le fait que le piégeage est un moyen fiable de prévention des épizooties et des maladies du gibier.
Le piégeage est justement utilisé pour la chasse aux prédateurs, qui est extrêmement importante pour la population du groupe des espèces d’oiseaux nichant au sol. Le fait que les prédateurs à poils soient nocturnes constitue un autre avantage du piégeage.
Cette méthode de chasse est en principe légale en Allemagne et en France et constitue une action de chasse normale au sens de notre loi fédérale sur la chasse. En conséquence, un permis de chasse valable et une autorisation de chasse correspondante sont nécessaires pour l’exercer. (dans certaines régions, une formation supplémentaire est obligatoire). Mais il est tout de même important de se renseigner avant de piéger.
Les lois sur la chasse et le piégeage peuvent varier d’une région à l’autre. Le type de pièges autorisés, les connaissances et qualifications exactes et les périodes de chasse sont rarement exactement les mêmes d’une région à l’autre, il est donc impératif de vérifier précisément la réglementation en vigueur localement.
À Berlin et en Sarre, par exemple, l’usage d’un piège à mort est totalement interdit, tandis qu’en Saxe, il n’est légale que s’il fait l’objet d’une autorisation spéciale, qui peut être accordée sur demande. Dans le Palatinat, il faut également une autorisation séparée, dans toutes les autres régions, le piège à mort est un article principalement autorisé.
Un piège vivant doit répondre à certaines exigences pour pouvoir être utilisé dans l’esprit des règles de la chasse. L’animal doit se trouver à l’intérieur du piège, dans une pièce obscurcie, afin d’éviter une panique excessive. Dans les pièges en bois, c’est souvent le cas, dans les pièges en fil de fer, un couvercle supplémentaire est nécessaire. Un couvercle remplit également une autre fonction importante : l’eau ne doit pas pénétrer dans le piège afin que l’animal puisse passer le plus de temps possible protégé dans le piège.
Il existe un grand choix de pièges vivants différents à acheter, mais pour de nombreux chasseurs, il est également possible de les fabriquer soi-même. Les pièges dits « en boîte » sont particulièrement appréciés. Ils disposent d’une ou deux entrées qui sont fermées lors du d’éclenchement. Le dispositif de fermeture diffère selon la construction. Les pièges-caissons sont disponibles dans plusieurs tailles différentes, selon qu’ils doivent accueillir un renard, un blaireau ou seulement une fouine. Le bois est généralement recommandé comme matériau, car le piège est ainsi plus facile à masquer. Les pièges-caissons modernes sont capables d’enregistrer le déclenchement du piège et d’en informer le propriétaire sur son téléphone portable.
Un piège à mort typique est généralement fabriqué en acier. Les pièges tels que le piège à mâchoires, qui se déclenchent sur simple pression ou coup de pied, sont totalement interdits par la réglementation dans notre pays. Outre le danger plus important que représente ce type de piège, le simple déclenchement par pression ne garantit plus l’équité de la chasse.
Seuls sont autorisés les fers d’arrêt qui se déclenchent en cas de traction. On distingue ici quelques types différents, dont la taille et la force du ressort varient en fonction du domaine d’utilisation. Les fers les plus utilisés sont le col de cygne pour le piègeage du renard, ainsi que le piège à oeuf pour le piégeage du martre. Selon les régions, ces pièges mortels peuvent être soumis à des conditions spécifiques en ce qui concerne les exigences minimales et les contrôles réguliers obligatoires.
D’autres types de pièges mortels peuvent être fabriqués en bois directement sur le terrain de chasse. Les pièges de ce type sont par exemple ce que l’on appelle le piège à gazon et l’arbre à martres.
En règle générale, toute personne qui travaille avec des pièges s’engage à respecter l’obligation de sécurité, c’est-à-dire le piégeur et particulier s’engage à prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter des dégâts causés aux autres personnes, à la faune et aux animaux domestiques en raison de la source de danger créée. Tous les types de pièges doivent être placés de manière à ce que leur fonction soit la plus sélective possible. Il ne doit pas y avoir de risques et dangers pour les espèces animales protégées et à maîtriser.
Dans la mesure où les pièges à lacet peuvent être utilisés, ils doivent donc être installés dans une soute verrouillable qui dispose d’une protection contre la manipulation. Cela doit permettre de neutraliser automatiquement le piège en cas d’éventuelle ouverture non autorisée du couvercle.
La pose de pièges mortels est une activité doit être effectuée avec compétence et précision. S’il n’est pas installé correctement, il peut arriver que l’animal ne soit que très grièvement blessé et non tué. Seule la mise à mort immédiate de ce dernier est considérée comme conforme à la protection des animaux et aux règles de la chasse. En conséquence, aucun piège à mort ne peut être utilisé si l’équité de la chasse ne peut être garantie.
En 2008, des biologistes de la faune sauvage ont par exemple fait remarquer que les pièges à lacet qui se déclenchent par pression ne garantissent pas les règles de la chasse dans les zones peuplées par le raton laveur et ne devraient donc pas être utilisés. Les ratons laveurs font part des espèces qui se nourrissent généralement avec leurs pattes avant et non avec leur bouche comme la plupart des autres espèces sauvages. En raison de cette particularité, un fer de capture ne peut pas garantir une chasse conforme à la protection des animaux et au point de vue écologie.
Des cas comme celui-ci montrent qu’il faut faire preuve de beaucoup de prudence et de soin dans la chasse au piège.
Lors de l’utilisation d’un piège vivant, il faut veiller à ce qu’il soit installé correctement, comme décrit plus haut (obscurité, protection contre l’eau). Le stress auquel l’animal est soumis dans le piège doit être minimisé autant que possible. L’animal attrapé doit être abattu à l’arme à feu dans le respect des règles de la chasse et ne doit pas être inutilement inquiété au préalable. Les « boîtes de capture », qui peuvent être placées devant le piège vivant et dans lesquelles on peut faire entrer l’animal, sont très pratiques à cet égard.
Lors de l’utilisation de pièges, le contrôle des pièges fait également partie des règles de la chasse. En principe, les pièges vivants devraient être contrôlés au moins une fois par jour, peu après le lever du soleil. Si le piège est principalement destiné aux espèces prédatrices diurnes, un contrôle supplémentaire doit être effectué le soir. Les pièges mortels doivent également être contrôlés au moins une fois par jour pendant les heures matinales.
Il existe également des dispositions légales dans le domaine du contrôle des pièges, qui, comment pourrait-il en être autrement, peuvent varier considérablement d’un Land à l’autre. Dans ce domaine aussi, le chasseur doit donc se renseigner avant de s’engager.
L’un des développements les plus récents sur le marché est ce que l’on appelle les détecteurs de capture, qui informent le chasseur sur son téléphone portable si le piège se déclenche. Cette innovation est extrêmement pratique, car elle permet de réduire considérablement la durée pendant laquelle l’animal doit rester dans le piège. (Veillez à une mise à jour du logiciel pilote). Néanmoins, l’utilisation d’un tel détecteur de capture ne remplace pas le contrôle du piège ! Pour pouvoir exclure complètement une éventuelle défaillance technique, le piège doit tout de même être contrôlé le matin.
Le Vison d’Amérique est une espèce invasive originaire d’Amérique du Nord. Des élevages en Russie et en Europe se sont formés pour l’utilisation de leur fourrure. En France les traces des premières importations de cette espèce remontent aux années 1926, où les élevages prennent place surtout en Alsace.
Le vison d’Amérique a un corps allongé avec des pattes courtes et une longue queue. Les mâles peuvent atteindre un poids de 900 à 2 kg avec un longueur qui varie de 58 à 70 cm, alors que les femelles n’atteignent que 600 à1.2 kg pour une longueur de 40 à 65 cm. Il peut, très bien, être confondu avec son cousin le Vison d’Europe. Un seul point les différencie, c’est la tache de leur museau. Ce mammifère est un prédateur carnivore qui vit à proximité de milieux aquatiques et qui se nourrit d’autres mammifères au détriment de la biodiversité. Il va se nourrir d’oiseaux qui nichent au sol, de poissons ou encore d’amphibiens. De plus, il met en danger son cousin le Vison d’Europe, qui est déjà menacé d’extinction, en s’octroyant son habitat et sa nourriture.
Le législateur reconnaît le rôle de la chasse dans la gestion de la faune sauvage et de ses habitats. Il positionne le chasseur comme acteur de cette gestion. Pour promouvoir celle-ci et la coordonner, le législateur fait appel à la fédération départementale des chasseurs qui a de nombreuses missions dont celle d’élaborer un SDGC qui doit permettre un équilibre agro-sylvo-cynégétique.
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