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L'histoire de la poudre noire est un sujet complexe et fascinant, étroitement lié à l'évolution des armes à feu et aux avancées technologiques à travers les âges. L'emploi chaque jour plus étendu et plus hardi des explosifs, a multiplié, dans une proportion incalculable, la puissance d’action de l’homme sur la matière et sur les obstacles qui s’opposent à ses desseins.

Les Origines de la Poudre Noire

La question de l'origine de la poudre noire est un sujet débattu. SELON une opinion très répandue, l’invention de la poudre à canon serait due au moine allemand Berthold Schwarz. Il aurait, au XVe siècle, fabriqué une charge explosive en mélangeant salpêtre, carbone et soufre. Mais ce n’est qu’une légende, car les armes à feu étaient nombreuses avant cette époque.

Au VIIIème siècle après Jésus christ, invention de la poudre noire par les chinois (et peut-être aussi les Indiens). Il s’agit d’un mélange de Salpêtre (nitrate de potassium), soufre, et charbon de bois. Les Chinois connaissaient depuis longtemps ce mélange dont ils se servaient dans les feux d’artifice.

Au milieu de la dynastie Xixian, vers 1044, il est conseillé d'éviter ce type de mélange qui risque d'exploser. Le Wujing Zongyao (Principes généraux du Classique de la guerre) donne une méthode de fabrication de grenades à poudre noire, dont l'effet principal semble encore être le bruit. Au Xe siècle, apparaissent les premières lances à feu, au départ de simples tubes de bambou contenant de la poudre noire et un projectile, dispositif fixé sur une lance chinois (Qiang). Il semble qu'aux alentours de 1130, des tubes de bambou remplis de poudre noire servirent de lance-flammes.

Les techniques de fabrication de la poudre auraient été transmises au monde arabo-perse entre le viiie siècle et le ixe siècle, car des échanges de techniques d'alchimie existaient déjà entre le monde musulman et le monde chinois. Cependant son usage « connu » semble plutôt dater du xiiie siècle, avec des mentions écrites de composition à base de salpêtre, lors des guerres entre la dynastie Yuan et les pays musulmans d'Asie centrale.

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On a longtemps dit que la poudre noire était arrivée en Europe au milieu du xiiie siècle par l'intermédiaire de la civilisation islamique (et parfois, au mépris des attestations historiques, que Marco Polo l'avait rapportée de son voyage en Extrême-Orient[réf. nécessaire]) ; en fait, il semble que les Mongols aient joué un rôle déterminant.

L'Évolution des Armes à Feu

Au XIIe siècle, des alchimistes arabes pensèrent à utiliser la mystérieuse force produite par la poudre explosive pour lancer au loin des projectiles. Ces expériences menées à bien, on se mit à construire les premières armes à feu rudimentaires. Elles consistaient en de grands seaux percés d’un trou, que l’on remplissait d’environ un kilo de poudre et d’une douzaine de cailloux.

Dès 1150, des armées étrangères (Moyen-Orient) intègrent les systèmes à poudre noire dans leurs armements. Au fur et à mesure du Moyen-Âge, les bombardes, les canons ont eu des déclinaisons de plus en plus petites jusqu'à devenir des armes portables individuelles. Au siècle suivant, les nouvelles armes, appelées « canons », ont désormais un aspect bien défini qui, de longtemps, ne changera pas.

Ces derniers, possédaient un tube en métal bouché à une extrémité. Ces premiers canons avaient une facture grossière. Il s’agissait d’un objet en forme de vase placé sur un support en bois, mais, rapidement, on trouve des fûts faits de barres en fer soudées et placées sur ce que l’on pourrait appeler un affut.

Les Premiers Systèmes de Mise à Feu

Avant le milieu du XVe siècle, la mise à feu des armes portatives s'effectuait en portant avec la main droite une mèche allumée sur la lumière ou le bassinet de l'arme. Durant cette même période, le serpentin porte-mèche fit son apparition.

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L’un des premiers modèles d’arquebuse laisse présager ce qu’allait être le fusil moderne. La crosse en bois facilite l’appui de l’arme contre l’épaule. Grâce à un petit levier en S, le soldat peut, par un simple mouvement du doigt, enflammer la poudre placée dans le bassinet, à la partie supérieure du tube.

Le premier essai de canon se chargeant par l’arrière fut construit vers 1380 au moyen âge : ainsi le canonnier pouvait-il recharger la pièce sans se mettre à découvert. Une fois remplie de poudre et de boulets, celle-ci était mise en place et bloquée au moyen d’un levier.

Les Évolutions Majeures : Platines, Cartouches et Balles

La Platine à Rouet et à Silex

La platine à rouet produit elle-même l'étincelle nécessaire à la mise à feu de l'arme. Cette innovation a permis d'affranchir le tireur de maintenir la mèche allumée pour pouvoir tirer. Léonard de Vinci et Johann Kiefuss, horloger à Nuremberg, sont les plus souvent cités comme étant les inventeurs de la platine à rouet.

La platine à silex est la combinaison de deux systèmes primitifs antérieures, qui utilisés également le choc du silex : la platine à chenapan et la platine à miquelet. L'inventeur de cette arme, serait le Français Marin Le Bourgeois, armurier à Lisieux entre 1620 et 1630. On utilisa ce type de platine jusqu'au XIXe siècle.

L'Adoption de la Cartouche en Papier

Dès 1630, les soldats suédois utilisaient couramment la cartouche en papier. Son usage ne se généralisa qu'au XVIIIe siècle. Au départ, elle n'était composée que de poudre. 1728-40 Généralisation en France de la cartouche de guerre en papier, comportant 10 à 12 grammes de poudre noire (suivant la qualité de la poudre) et une balle de 16,3 mm en général.

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L'Invention de la Mise à Feu par Percussion

C'est en Écosse (Belhelvie), que le pasteur et chasseur Alexander John Forsythe, inventa en 1807 la mise à feu par percussion d'une amorce fulminante. Ce système permettait notamment de ne plus rater la mise à feu par temps de pluie.

Durant le XIXème siècle, un nouveau système de mise à feu a vu le jour : le système à percussion (marteau frappant l’arrière de la munition). Comblant les lacunes de la platine à silex, le système à percussion va également modifier les standards des armes à feu ; là où le système à silex fonctionnait avec des cartouches en papier, le nouveau mode de mise à feu fonctionne uniquement avec des cartouches en laiton.

L'Amorçage Intégré et la Balle Minié

Dés lors que les fusils purent être chargés par la culasse, on imagina d'incorporer l'amorce à la cartouche. Un grand nombres d'inventeurs proposèrent leurs solutions (Casimir Lefaucheux, Béringer et Flobert...). L'amorçage intégré fut exploité lors de la guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865).

C'est en 1836, que la balle minié fut inventée par les capitaines Delvigne et Minié. Elle permettait une utilisation efficace du canon rayé. Les armuriers comprirent rapidement qu'ils pourraient ainsi augmenter considérablement la portée des fusils.

Les Cartouches Métalliques

Il existaient de nombreuses imperfections dues aux cartouches de papier ou aux autres matériaux : sensibilité aux intempéries, fuites... Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, des inventeurs se penchèrent sur ces problèmes. En 1865, le Français Gosselin, présentait devant la Commission de Vincennes, des étuis en laiton étiré.

Cependant, le faible niveau de connaissances en matière d'usinage de cuivre n'en permit pas la généralisation. A la même date, un second Français, Schneider, ainsi que les Anglais Boxer et Daw mirent au point des munitions totalement métalliques à percussion centrale.

Innovations et Armes Modernes

La Poudre sans Fumée

En 1878, l'invention de la poudre sans fumée permit de diminuer le calibrage de 11 à 8 mm, puis à 7,5 mm, voire même jusque 6,5 ou 6 mm. Aujourd'hui, ces cartouches sont toujours utilisées. Elles permettent un tir efficace jusqu'à 1000 mètres.

Le Fusil à Culasse à Verrou Dreyse

C'est en 1835 qu'un Allemand, ancien élève de l'arquebusier, Johann Nikolaus von Dreyse mit au point un fusil comportant une culasse à verrou. En 1841, sa forme définitive fut créée et adoptée par l'armée prussienne.

L'Invention de la Balle Composite et des Balles Dum-Dum

En 1878, le colonel Suisse Rubin inventa la balle composite. Celle-ci était composée d'un noyau de plomb gaîné d'une enveloppe de métal plus résistant (cupronickel, laiton, acier plaqué ou non...).

La Cartouche .22 et l'Évolution des Fusils Winchester

En 1847, un armurier parisien appelé Flobert, imagina l'adaptation d'un grain de plomb sur une capsule. Il venait en fait, d'inventer la cartouche moderne mais surtout la célèbre .22 (5,5 mm). De nos jours, en France la majorité des armes vendues sont des .22 Long Rifle. Environ, dix millions d'exemplaires de ce modèle sont recensées chez les particuliers.

Le Fusil Lebel et les Revolvers Modernes

En 1871, à la suite de la guerre franco-prussienne, l'empereur Guillaume Ier décida d'équiper l'infanterie allemande de Mauser. C'est le 22 avril 1887, que le fusil Modèle 1886 fût officiellement adopté par la France. Il est beaucoup plus connu sous le nom de Lebel.

Le Revolver Automatique et les Fusils Semi-Automatiques

C'est le 16 août 1895, que le colonel de l'armée britannique G.V Fosberry inventa et breveta le Revolver automatique. Pour cela, il utilisa le recul lors du tir pour réarmer le chien et faire tourner d'un cran le barillet.

Le Fusil d'Assaut et les Armes Modernes

C'est le fusil d'assaut allemand Sturmgewehr 44 qui fut le premier à être produit dans un grand nombre d'exemplaires. Il était très léger. Le soviétique Mikhail Kalashnikov s'en inspira pour créer en 1947 son célèbre AK 47.

Le Revolver d'Ordonnance Suisse 1882 et 1929

Il s'agissait surtout de trouver quelque chose de plus léger et rapidement on se décida pour un calibre 7,5mm chargé en PN. C'est la Fabrique fédérale d'armes de Berne qui se vit (naturellement) attribuer le mandat. Son concepteur n'était autre que le fameux colonel Rudolf Schmidt, celui-là même des fusils schmidt rubin !

Le revolver modèle 1882 put déjà être remis à la troupe dès le printemps 1883. Sa production dura jusqu'en 1918 et fut livré à 37'254 unités. Une première série d'environ 20'000 unités fut livrée avec des poignée en caoutchouc durci, la deuxième avec des poignées en bois et ce au tournant du siècle. Sous la poignée se trouve un logement prévu pour lui attribué une crosse qui ne fut en réalité jamais introduite.

Alors même que l'armée pouvait compter sur les pistolets automatiques Mauser/parabellum dès 1900, il fut malgré tout, et pour des raisons politiques (soutien aux fabriques fédérales d'arme), de lui passer mandat pour un "nouveau" revolver, le modèle 1929.

Calibre et munition identiques, d'un poids de 800gr et d'une longeur de 22,8 cm, il n'a reçu aucune amélioration particulière, sinon d'être moins cher à produire ce qui se traduit visuellement par exemple par un canon rond.

Ce modèle est numéroté de 50'001 à 68'229. Environ jusqu'au numéro 57'000, les plaquettes de crosse ont une couleur rouge brique en canevasit, puis cette matière se révélant trop fragile, on lui administra des plaquettes noires brunatres en bakelit.

Répliques Italiennes de Colt et Remington

De nombreuses répliques d'armes anciennes, notamment de Colt et Remington, sont fabriquées en Italie. Ces répliques sont souvent utilisées pour le tir sportif et la reconstitution historique. Voici quelques points importants à connaître sur ces répliques :

  • Fabricants : Les principaux fabricants de répliques d'armes à poudre noire en Italie sont Pietta et Uberti.
  • Modèles : Les répliques les plus courantes sont celles des revolvers Remington 1858 et Colt Navy.
  • Catégorie : Ces répliques sont généralement classées en catégorie D, ce qui signifie qu'elles sont en vente libre aux personnes majeures.
  • Valeur : La valeur de ces répliques varie en fonction de leur état, de leur fabricant et de leur finition. En général, elles se vendent entre 100 et 200 euros.

Il est important de noter que certaines répliques peuvent être classées en catégorie B si elles ont été modifiées ou si elles présentent des caractéristiques spécifiques.

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