L’influenza aviaire hautement pathogène est une maladie animale virale infectieuse, très contagieuse, transmissible à toutes les espèces d’oiseaux, domestiques ou sauvages. Le virus de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) semble revenir à la faveur de l’automne et des déplacements d’oiseaux migrateurs.
La France relève au maximum son niveau de risque sur l’ensemble du territoire métropolitain par arrêté ministériel du ministère en charge de l'agriculture publié le 05 décembre 2023. Le Ministre en charge de l’agriculture a décidé de relever le niveau de risque en matière de diffusion d’influenza aviaire au dernier stade. L’arrêté du mardi 5 décembre 2023 place l’ensemble du territoire national en niveau de risque élevé vis-à-vis de l’IAHP. Cela a conduit le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire d’élever à son maximum le niveau de risque épizootique vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP).
Les détections d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) se multiplient en Europe chez les oiseaux migrateurs, particulièrement en Espagne et en Allemagne, mais aussi en France. Ces cas confirment une forte dynamique d'infection chez les oiseaux sauvages empruntant les couloirs de migration descendants, actifs de septembre à décembre. Les oiseaux sauvages sont une source potentielle d'introduction du virus dans les élevages de volailles et les oiseaux captifs.
Cette décision entraîne la mise en œuvre des mesures de prévention et de biosécurité renforcées suivantes pour l’ensemble du territoire:
Par ailleurs, les communes situées dans les zones déterminées pour l'épisode d'IAHP en cours autour de la commune de Luneray restent soumises aux mesures fixées par l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025.
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ZRP : zone à risque particulier dans lesquelles les conditions naturelles augmentent le risque de contamination des élevages par la faune sauvage. En complément des mesures nationales, et à la suite de la confirmation d'un foyer en Seine-Maritime le 14 octobre, le préfet de la Seine-Maritime a pris un arrêté qui définit des zones réglementées dites de protection (ZP) et de surveillance (ZS), mises en place dans un rayon de 3 et 10 km autour de l’élevage qui se situe à Luneray, afin d'éviter tout risque de diffusion du virus à d’autres élevages.
Face à la propagation du virus de l’influenza aviaire dans les Pays de la Loire, la préfecture de Loire-Atlantique a renforcé ses mesures de prévention et de biosécurité. La pratique de la chasse au gibier d'eau et au gibier à plumes s'en trouve limitée.
Parmi les nouvelles mesures restrictives concernant la pratique de la chasse sur l'ensemble des communes concernées en Loire-Atlantique par l'épizootie de grippe aviaire, il y a notamment :
La préfecture interdit notamment les appelants, ces animaux vivants - généralement des canards - censés attirer les animaux en simulant la présence d'autres individus de la même espèce. "Ici ce sont des canards qui sont élevés par des chasseurs et qui appellent, c’est-à-dire qui chantent pour attirer les autres oiseaux sur les plans d'eau par exemple. Mais il est possible de les laisser à nos domiciles", explique Denis Dabo.
Nous sommes d'accord pour ne plus déplacer les appelants, car on prend la mesure de ce danger. "On est d'accord qu'il faut mettre en place des mesures de sécurité pour ne pas disperser la grippe aviaire, pour les enjeux agricoles et économiques pour les éleveurs, et pour ça il faut éviter de lâcher du gibier c’est-à-dire transporter des oiseaux vivants d'un point A à un point B."
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À tous les éleveurs et acteurs de la filière, il est demandé de rester vigilants et de veiller à l’application la plus stricte des mesures de biosécurité pour empêcher le virus d’entrer dans les élevages par les oiseaux sauvages (en cette période de migration) ou les activités humaines et ainsi éviter sa diffusion entre élevages. Les mêmes recommandations s’adressent aux particuliers détenteurs de volailles et d’oiseaux captifs.
Au moindre doute, il est recommandé de contacter votre vétérinaire sanitaire.
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