Les lance-roquettes représentent une composante essentielle de l'artillerie moderne, offrant une puissance de feu considérable et une grande souplesse d'emploi.
Cet article examine en détail le fonctionnement de ces systèmes d'armes, en mettant en lumière leurs capacités, leurs munitions, leurs innovations technologiques et leurs implications stratégiques.
Un lance-roquettes (Rocket Launcher) est un système conçu pour permettre de propulser une roquette, une charge explosive autopropulsée non autoguidée.
On peut ainsi dissocier l'arme en deux parties : le lanceur, qui comprend les poignées, le ou les tubes de lancement et les amorces (utilisées pour propulser les roquettes), et le chargeur, qui contient les munitions.
Le lance-roquettes antichars (L.R.A.C.) est une arme légère destinée à la lutte rapprochée contre les chars. Le projectile d'un calibre de 89 ou 94 mm peut percer 400 à 600 mm de blindage à 100 m.
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Le LRAC est un tube inerte et ne présente aucun danger en lui même. Ainsi un tube de lance roquettes LRAC 89 mm, que l’on peut recharger et utiliser à plusieurs reprises, est bien évidemment classé de la même façon que le serait un pistolet mitrailleur sans munition.
Le LRAC F1, officiellement appelé lance-roquettes antichar de 89 mm modèle F1, est un lance-roquettes réutilisable qui a servi dans l’armée française.
Le lance-roquettes multiples (L.R.M.), appelé autrefois lance-fusées, est une pièce d'artillerie multitubes, d'une portée de 14 à 30 km, montée sur châssis mobile, et tirant des projectiles de 110 à 227 mm.
Le Lance-Roquette Multiple (LRM) est une arme capable de traiter en une minute des objectifs déployés sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Servi par trois hommes, chaque lanceur est totalement autonome.
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Le commandement et les communications sont reliés de manière totalement automatisée à chaque lanceur.
Le chargement des 12 roquettes peut être effectué en 10 minutes par l'équipage sans assistance extérieure.
Les 24 LRM d'un régiment d'artillerie constituent une puissance de feu redoutable permettant une grande souplesse d'emploi.
En 1995, deux régiments français de Lance-roquettes multiple (LRM) seront pleinement opérationnels, en mesure, en cas d’engagement, de neutraliser ou de détruire des objectifs situés dans la profondeur.
Un lanceur LRM délivre en une minute une salve capable de neutraliser ou de détruire n’importe quel ensemble de cibles réparties sur une surface de 20 hectares, en dispersant une grenade AP/AC tous les 20 mètres carrés, et ce à 30 kilomètres.
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Le régiment est capable, quant à lui, dans le même délai, de prendre à partie un ensemble de cibles sur une superficie d’environ 300 ha dans l’hypothèse où la totalité des lanceurs tirerait simultanément.
Articulé autour des lanceurs, du système Atlas et ultérieurement du radar de trajectographie Cobra, le système d’arme LRM s’adapte à n’importe quel volume de forces.
Comme les LRM représentent des objectifs privilégiés pour l’artillerie adverse, ils doivent prendre des mesures de sauvegarde basées sur la mobilité. En effet, la signature radar, le bruit et les lueurs des roquettes rendent le repérage des lanceurs aisé.
Le LRM a ajouté la portée, la précision, la rapidité de réaction, la saturation et l’efficacité terminale aux anciens systèmes de lance-roquettes qui avaient été considérés jusqu’à présent comme des armes à effet psychologique.
Ses effets en font ainsi un système d’arme de nature à restaurer, au niveau conventionnel, la notion de dissuasion.
Sa seule puissance potentielle constitue une menace qu’un adversaire est contraint de prendre en compte dans sa propre manœuvre.
Le lance-roquettes anti-sous-marines (L.R.A.S.M.) équipe principalement les avisos et les escorteurs.
L'AT4 sert à traiter les chars sous blindage réactif, les véhicules à roues légèrement blindés et les blockhaus.
Destinée au combat à courte distance, l'arme est préchargée et conçue pour un seul tir.
L'absence d'effet de recul au départ du coup permet un tir aisé à l'épaule.
Le tube de lancement contient une roquette de 84 mm. Le projectile, stabilisé par ailettes sur sa trajectoire, est du type "charge creuse".
Le calcul des trajectoires et des éléments de tir est assuré par un calculateur central.
Le pointage en site et en direction est réalisé automatiquement avant chaque départ de roquette.
Grâce à une centrale inertielle, un conservateur de cap et un navigateur terrestre, la localisation et l'orientation sont assurées en permanence.
Cette autonomie est globale, car elle concerne aussi bien le lanceur que le système lui-même.
En effet, le lanceur est un engin chenille léger (25 tonnes), puissant (500 CV), rapide (70 km/heure) et embarquant un environnement technique de pointe.
Il est doté d’un calculateur de bord, d’une centrale inertielle, d’un navigateur terrestre et d’un système automatisé de chargement des munitions.
Les structures du régiment LRM renforcent et prolongent cette qualité, car chaque batterie de tir possède ses éléments organiques de commandement et de ravitaillement, ce qui permet à celle-ci d’assurer une mission autonome pour une durée déterminée.
La souplesse d’emploi caractérise par ailleurs sa manœuvre.
De surcroît, la stricte standardisation du matériel - y compris les munitions - avec nos partenaires du programme LRM, l’interopérabilité totale de l’ordinateur de bord qui s’exprime en quatre langues constituent des éléments déterminants à prendre en compte, et notamment dans le domaine logistique.
Le Programme Lance-Roquettes Multiple Nouvelle Génération (LRM NG) a pour objet principal le développement d'une nouvelle roquette de précision à portée accrue.
La mission de cette roquette est l'attaque dans la profondeur de cibles faiblement durcies, avec un nombre limité de munitions et des effets collatéraux réduits.
MBDA a dévoilé pour la première fois, aux côtés de Safran, un concept de roquette guidée à longue portée, la Thundart. Mais le groupe européen a aussi levé le voile sur un nouveau missile de croisière terrestre et, ce faisant, montré toute l’étendue de sa gamme de solutions de frappe sol-sol à longue portée.
Le premier, dénommé Thundart, était exposé simultanément sur les stands de MBDA et de Safran.
Sur le plan opérationnel, Matthieu Krouri, en charge du champ de bataille pour le groupe MBDA, nous explique que « l’engin doit permettre de frapper avec précision des cibles fixes ou déplaçables jusqu’à une distance de 150 km environ.
Pour le moment, peu de détails ont été apportés sur la vision de MBDA et de Safran sur la FLP-T, même si l’arme semble de prime abord adopter un calibre 227 mm compatible avec les LRU actuels.
A priori, MBDA devrait s’occuper de développer la propulsion ainsi que la charge militaire, tandis que Safran se chargera principalement du système de guidage.
Roxel, co-entreprise de Safran et MBDA, devrait aussi jouer un rôle important dans la partie propulsion.
Concernant le système de navigation et le guidage INS/GNSS, on nous a confirmé qu’il serait directement dérivé de celui de l’AASM (armement air-sol modulaire), qui équipe déjà le Rafale.
L’autre nouveauté de MBDA France en matière de frappe à longue portée, c’était le Missile de croisière terrestre (MdCT), aussi estampillé Land Cruise Missile (LCM).
Pour en faire un MdCT, il convient d’intégrer le missile dans un lanceur mobile, placé sur un camion.
Les vues d’artistes de MBDA montrent un lanceur quadruple, mais la configuration pourra être adaptée aux besoins.
Contrairement au système MRC de l’US Army, qui repose sur un lanceur vertical Mk41 intégré sur une remorque, les MdCT pourraient être tirés selon un angle plus aigu.
Présenté en 2022, le Land Precision Strike a quant à lui été développé pour répondre à un besoin britannique.
La British Army cherche en effet une munition de précision capable de frapper de manière autonome des cibles mobiles ou de haute valeur, et qui viendrait s’intégrer aux côtés des roquettes conventionnelles au sein des MLRS achetés aux États-Unis.
Le LPS se présente donc sous la forme d’un petit missile tactique d’une portée d’environ 150 km, équipé d’un autodirecteur autonome (infrarouge ou radar millimétrique, le choix ne semble pas encore avoir été fait).
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