Il existe une grande diversité de modes de chasse qui évolue au gré des règlementations en vigueur.
La battue est le mode de chasse pour le grand gibier le plus pratiqué et un des plus anciens. Ce type de chasse représente le mode de chasse le plus répandu. Il est très ancien, il tire ces origines du temps des Gaulois.
La battue désigne un espace qui est encadré par des lignes de chasseurs postés souvent à intervalles réguliers. Il consiste à définir une parcelle de chasse (enceinte) et à répartir dans les limites de celle-ci des chasseurs postés. A l’intérieur de la battue, des rabatteurs avec des chiens poussent le gibier vers les lignes de chasseurs. Une équipe (les piqueurs et ses chiens se mettant sur la voix du gibier) débusque le gibier avec des chiens à l’intérieur de la parcelle. Le gibier est tiré par les chasseurs postés à l’extérieur et autour de la parcelle.
Cette technique, très efficace, a perduré dans le temps avec l’accroissement du cheptel à prélever. Lorsque la meute est constituée de chiens courants, l’enceinte parcourue est beaucoup plus grande (plusieurs centaines d’hectares). Les chasseurs sont postés selon les passages des animaux, de façon régulière. Parfois, le matin, quelques chasseurs font un repérage de la présence d’animaux. C’est ce que l’on appelle faire le « pied ». Cela peut également se pratiquer pour une chasse en battue.
La tradition est de chasser avec des grands chiens courants. Pour le sanglier du 15 août au dernier jour de février.
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Lors de cette chasse en mouvement, le gibier, principalement des sangliers et des cerfs, sont par définition « poussés » hors de leur abri par les rabatteurs. Un mode de chasse comme la battue, cela signifie inciter les animaux sauvages à poursuivre leur route par un passage prudent et lent des rabatteurs. Pendant ce temps, les chasseurs hommes et femmes attendent aux passages à gibier. L’avantage de la battue est qu’en se déplaçant un peu plus lentement que lors d’une chasse à courre par exemple, les gibiers peuvent être abordés plus facilement et plus sûrement.
La battue représente pour ainsi dire la saison principale des modes de chasse et constitue chaque année une véritable expérience pour chaque chasseur et chasseuse.
Les chefs de battue sont formés pour organiser les chasses collectives. Chaque participant est obligatoirement présent au « rond » de départ afin d'entendre et de prendre en compte les consignes de chasse et de sécurité. Les chasseurs vont au poste avec l'arme déchargée. Le chef de ligne, désigné par le responsable de battue, donne les consignes particulières à chaque posté (points particuliers à observer, zone de tir, emplacement des autres participants). Tout tir doit être fichant et effectué après une identification formelle de l'animal.
Bien évidemment, la possibilité d'utiliser désormais des moyens radiophoniques et/ou radiotéléphoniques permet aussi de signaler la présence d'autres personnes au sein de l'enceinte chassée ou tout évènement pouvant modifier l'organisation de la chasse en temps réel.
Lors du transport à bord d’un véhicule, avant, pendant et après l’acte de chasse, le chasseur doit transporter son arme déchargée et placée sous étui fermé. L’étui peut être une mallette, un fourreau ou une chaussette. Leur mise en place est obligatoire le long de tous les axes routiers, des voies/chemins goudronnés ouvert à la circulation publique traversant ou jouxtant la battue, puis recommandée sur tous les autres accès. La sécurité à la chasse doit être une des priorités quand on exerce notre passion, afin de sensibiliser un maximum.
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Pour la battue, plusieurs types d’armes de chasse peuvent être utilisées. Utilisant des munitions métalliques, les carabines de grande chasse présentent divers modes de fonctionnements (Semi-automatique, réarmement linéaire, réarmement manuel). Les carabines express sont largement répandues pour la chasse à la battue. Enfin, il peut également être utilisé à la battue, les fusils de chasse de type « Slug » spécial tir à balle.
C’est dans le calme que réside la force ! Veillez toujours à ne pas émettre de bruits forts et inutilement suspects. Surtout avant le début de la chasse en battue et lors de l’initiation, veillez à ne parler qu’à voix très basse, voire aucun mot. Installez-vous dans votre échelle d’affût aussi silencieusement que possible. Le début de la partie battue sanglier et cerf peut déjà avoir commencé. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est essentiel.
Restez toujours sur la brèche pendant toute la durée de la battue. La discipline consiste à ne pas se laisser distraire et à la fois ne pas perdre sa concentration, même lorsque rien ne se passe pendant un certain temps. Ne vous laissez pas tromper par la première impression de votre emplacement. Il arrive souvent que le stand qui vous est attribué donne l’impression au premier abord d’être mal positionné. Il ne faut toutefois pas se découragerd’être basée sur votre position. Gardez votre calme au bon moment et ne tirez pas trop tôt.
Mémorisez bien vos zones de tir possibles, si nécessaire, mesurez au préalable les distances de votre zone visible à l’aide d’un télémètre. Veillez toujours à ce que la distance de tir soit la plus courte possible. Cela permet d’éviter les coups de tirs manqués et les coups de tirs qui ne font que blesser et d’obtenir une distance plus élevée. N’actionnez la détente que lorsque l’angle de tir est correct et que vous pouvez évaluer correctement la situation.
Au fil des années, d’autres pratiques tout aussi anciennes ou plus récentes sont pratiquées assidûment par un bon nombre de chasseurs de grand gibier.
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Cette chasse se développe au fil des années. Cette pratique permet de répondre à des problèmes de développement localisés du grand gibier en zone périurbaine, à fort dégâts, et de réaliser du tir sélectif. Ce mode de chasse représente donc peu de prélèvements par rapport à l’ensemble du tableau de chasse départemental.
Le tir à l’approche consiste à rechercher en silence sur un territoire donné, un animal afin de l’approcher et de pouvoir le tirer dans les meilleures conditions. Pour l’affût, le chasseur se dissimule au sol ou dans un mirador, en lieu qu’il sait régulièrement fréquentés par les animaux.
Ces chasses se pratiquent du 1er juin pour le tir du chevreuil à l’approche et du sanglier à l’affût jusqu’au 28 février. Le tir du cerf à l’approche et/ou à l’affût est autorisé à compter du 1er septembre.
Héritage également très ancien, autrefois réservée exclusivement à la noblesse, la vénerie est aujourd’hui pratiquée par tous les initiés, toujours aussi nombreux et passionnés. Le département n’échappe pas à cette règle.
La vénerie est un mode de chasse typiquement français qui consiste à rembucher, attaquer, poursuivre et forcer un animal en particulier à l’aide d’une meute de chiens créancés sur l’espèce chassée.
La Gironde offre de vastes territoires remarquables pour l’exercice de la vénerie.
L’exercice de la vénerie nécessite d’avoir un droit d’attaque négocié avec les détenteurs de droit de chasse. La superficie de ce droit d’attaque est variable selon les espèces chassées : le chevreuil à partir de 20 000 ha, le cerf et le sanglier 30 000 ha (lièvre et renard à partir de 10 000 ha).
La vénerie se pratique du 15 septembre au 31 mars.
La recherche au sang se développe de plus en plus. Ce phénomène est perceptible depuis peu de temps. La recherche au sang du grand gibier s’effectue à l’aide d’un chien de rouge dressé pour retrouver les animaux blessés ou morts suite à un acte de chasse. Cette pratique cynégétique fait partie intégrante à la finalisation de l’acte de chasse. Elle est complémentaire et indispensable. Cette recherche résulte donc d’une suite logique de l’acte de chasse et donne une certaine éthique dans le respect de l’animal chassé. Aujourd’hui, réunis en association, les personnes spécialisées dans cet exercice interviennent de plus en plus souvent. Union Nationale des Utilisateurs de Chiens de Rouge (U.N.U.C.R.)
Ce mode de chasse très ancien remontant à l’aire paléolithique a beaucoup évolué avec la modernisation. D’abord remplacé par l’arme à feu, ce n’est que ces dernières années qu’il a connu un nouvel engouement pour la chasse. Face à ce phénomène, la chasse à l’arc a été légalisée en 1995, elle est assimilée à la chasse à tir et concerne tous les gibiers. Le nombre de pratiquants augmente chaque année.
La chasse constitue un acte de chasse tout acte volontaire lié à la recherche, à la poursuite ou à l’attente du gibier ayant pour but ou pour résultat la capture ou la mort de celui-ci. Le gibier est constitué par les animaux sans maître, vivant à l’état sauvage. On le définit d’ailleurs par l’expression « res nullius », c’est à dire n’appartenant à personne.
Deux choix s’offrent au tireur entre un arc traditionnel ou un arc à poulies.
Afin de pratiquer la chasse à l’arc il est nécessaire de posséder un permis de chasse, et avoir suivi une « Journée de Formation Obligatoire » (JFO) dans le but d’obtenir une « Attestation de participation à une session de formation à la chasse à l’arc ».
Ces différents modes de chasse, dont certains sont séculaires, constituent un patrimoine riche de traditions culturelles commun à l’ensemble des acteurs cynégétiques. Ils doivent pouvoir s’exercer et s’exprimer durablement dans le département, dans le strict respect de la réglementation générale de la chasse et des règles propres à chacun d’eux, mais sans entrave particulière, et avec la reconnaissance et le soutien de tous les chasseurs.
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