La Vierge Marie, mère de Jésus de Nazareth, est une figure essentielle pour les chrétiens catholiques et orthodoxes, qui lui vouent un culte particulier. Mais qui est-elle vraiment ?
Dans le Nouveau Testament, il est écrit que Dieu a choisi, pour être la mère de son fils, une fille d’Israël. Il s'agit une jeune juive de Nazareth en Galilée, "une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David, et le nom de la vierge était Marie" (Lc 1, 26-27).
La lecture de l’Ancien Testament suggère que Marie descend d’une longue lignée divine, que sa mission était dans le projet de Dieu, et qu’elle va l’accomplir. Tout au long de l’Ancienne Alliance, la mission de Marie a été préparée par celle de saintes femmes (cf. Gn 3, 15).
La présence de Marie dans la vie de Jésus est relatée, dans la Bible, à travers plusieurs événements marquants. D'abord, l'Annonciation : les Évangiles selon Saint Matthieu et Saint Luc (80-85) racontent le moment où l'ange Gabriel vient annoncer à Marie la conception virginale de Jésus. Puis, les évangiles évoquent la naissance de son fils Jésus à Bethléem (Mt 2,1-6) à qui les bergers, puis les rois mages viennent rendre hommage lors de l'Épiphanie (Mt 2,7-12 ; Lc 2,15-21). Ensuite, la Sainte Famille est contrainte de prendre la fuite en Egypte. Puis, à leur retour en Israël, Marie et Joseph présentent leur enfant au Temple. Enfin, Marie vit l’angoisse de la disparition de son fils, resté au Temple parler avec les docteurs de la Loi alors qu’elle part avec Joseph en pèlerinage.
Jeune femme juive, Marie fait partie de tous ceux qui attendent le Messie. Dans l'Évangile de Luc, elle reçoit la visite de l'ange Gabriel qui lui annonce qu'elle va enfanter le fils du Très-Haut. Née à Nazareth en l'an moins 20, fille unique d'Anne et de Joachim, Marie se fiance à 15 ans à Joseph de la lignée de David. Peu après, Marie donne naissance à Jésus à Bethléem, en Judée.
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Une fois son fils adulte, Marie apparaît comme instigatrice du miracle de Jésus qui, lors des noces de Cana, change l'eau en vin. Jésus demande à Marie : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue." Sa mère dit alors aux serviteurs "Faites tout ce qu'il vous dira. » (Jn 2,1-11). Enfin, Marie se tient au pied de la croix de son fils crucifié. Avant de mourir, Jésus confie Marie à son disciple Jean : « Voici ta mère » (Jn 19, 25-27) et son disciple à Marie : « Femme, voici ton fils ». Le jour de la Pentecôte, Marie est aussi présente au milieu des disciples (Ac 1,14).
La Vierge Marie éclaire la foi des chrétiens par son attitude d’accueil, sa confiance et sa disponibilité à Dieu. Au cours des siècles, les catholiques ont toujours vu en Marie le disciple par excellence. En elle se manifeste tout ce que Dieu peut réaliser en un être humain accueillant sa sainteté. En effet, Marie donne un assentiment libre de sa foi à l’annonce de sa vocation. Pour les Églises catholique et orthodoxe, la virginité de Marie est liée à la divinité de son fils Jésus. Lorsqu'il récite le Credo, le catholique affirme qu’il croit en Jésus-Christ, le fils unique de Dieu, qui s’est fait homme, « conçu du Saint Esprit, né de la Vierge Marie ».
Dans l'Annonciation, les évangélistes Matthieu et Luc rapportent l’annonce faite par l’archange Gabriel à Marie (ayant auparavant visité son futur époux Joseph) de la conception virginale de Jésus. Comme elle n'a jamais eu de relations sexuelles avec Joseph, ce dernier pense qu'elle a commis un adultère. Mais l’ange lui explique qu’Il est le Messie, né non d’une volonté d’homme, mais donné par Dieu à l’humanité. Il est dit que Jésus est « conçu par l’Esprit Saint ».
Les Pères de l’Église, tel S. Ignace d’Antioche (début IIe siècle), voient dans la conception virginale le signe que c’est vraiment le Fils de Dieu qui est venu dans l’humanité. La virginité de Marie manifeste l’initiative absolue de Dieu dans l’Incarnation. Dans l’Annonciation à Marie, l’Esprit Saint joue un rôle fécond « l’Esprit Saint est envoyé pour sanctifier le sein de la Vierge Marie et la féconder divinement ».
L'ange entra chez elle et dit : "Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi". Au fil des siècles, l’Église prend conscience que Marie est comblée de grâce et sauvée par Dieu dès sa conception. C’est ce que commémore le dogme de l’Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le pape Pie IX. Par la grâce de Dieu, Marie dès sa naissance, est orientée selon l’amour de Dieu, elle est prête à l’avènement du Christ venu pour le salut de tous les hommes. L’Assomption de Marie signifie qu’en vivant pleinement de l’Esprit Saint, elle accède totalement, par la grâce particulière de son fils, à la résurrection. Marie précède le chrétien sur le chemin des sauvés en Jésus Christ.
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Certaine que "rien n’est impossible à Dieu", Marie répond avec humilité : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 37-38). Ainsi, elle donne son consentement à la parole de Dieu, et devint Mère de Jésus, se mettant au service de l’œuvre de son Fils. C’est ainsi qu’elle est aussi appelée « Mère de Dieu ». (Concile d’Ephèse en 431).
La Vierge Marie est donc vénérée par les chrétiens orthodoxes et catholiques, et elle représente également dans l'islam une figure importante. Les protestants respectent Marie pour son exemplarité mais ne croient ni à son Immaculée Conception (sa naissance miraculeuse d'une mère légendaire, Anne), ni à son Assomption.
Pour les catholiques, Marie est célébrée en tant que Mère de Jésus, mais aussi comme Mère de Dieu, à la fois comme témoin et disciple de l’amour de Dieu. Plusieurs noms la désignent : « Marie de Nazareth », « Sainte Vierge », « Vierge Marie », ou encore « Notre-Dame » ou « Mère de Dieu ». Ils vénèrent la Bienheureuse Marie, toujours Vierge, établie par le Christ comme Mère de tous les hommes.
Marie est aussi désignée comme mère des chrétiens, c'est-à-dire ceux qui reconnaissent en Jésus le Fils de Dieu et qui proclament sa Résurrection. Depuis des générations, les catholiques confient à Marie leurs soucis, leur désir d’avancer dans la foi, récitent le chapelet. La dévotion mariale des fidèles s’exprime par de nombreuses processions, des pèlerinages organisés par les diocèses ou paroisses, vers les sanctuaires mariaux. Ces derniers sont souvent des lieux d’apparition de la Vierge, en particulier à des jeunes enfants. Parmi les lieux saints les plus connus, on compte Lourdes, où la Vierge est apparue à Sainte Bernadette Soubirous en 1858, et à Fatima en 1917.
Au centre de notre foi chrétienne se place ainsi l’affirmation de Jésus, pleinement homme et pleinement Dieu. Le Fils de Dieu s’est fait homme, à la rencontre des hommes. Les peintres ont souvent représenté la scène de l’Annonciation décrite par l’évangile selon Saint Luc6. On y voit la Vierge attentive à la parole de l’Ange, représentant la force de Dieu dans sa paternité divine. L’Esprit « qui la couvrit de son ombre » est souvent symbolisé par une colombe, dans un rayon de lumière. « Dans la communion de toute l’Église, nous vénérons en premier lieu la Bienheureuse Marie, toujours vierge, Mère de Notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ8 ».
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A l’image d’Élisabeth, nous sommes invités dans la prière eucharistique, à montrer notre attachement et notre respect profond pour la Mère de Dieu, dont le rôle ne s’est pas éteint après la Nativité. Son rôle dans le salut ne s’interrompt pas : par son intercession multiple, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. La solennité de Marie mère de Dieu a été placée au premier janvier lors de la réforme liturgique liée au Concile Vatican II.
Dire que Marie est « Mère de Dieu », et pas seulement mère de Jésus, le Fils de Dieu, c’est affirmer la divinité de son fils Jésus, pleinement homme et pleinement Dieu. Car, comme disait Saint Paul dans son épître aux Colossiens, « en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité4 ». Dans le Credo, nous proclamons que le Fils unique de Dieu, « Dieu, né de Dieu » est né du Père avant tous les siècles.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : ‘Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
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