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L'arbalète, souvent confondue avec l'arc, est une arme de trait distincte avec une histoire riche et une évolution complexe.

Introduction : Une arme d'ingénierie

L'arbalète est une arme dérivée de l'arc, constituée d'un arc monté horizontalement sur une pièce rigide appelée arbrier. Elle comprend également une noix tenant la corde tendue et une détente pour l'actionner. L'arbalète se distingue par sa capacité à stocker l'énergie de tension, permettant des tirs plus précis et puissants que les arcs traditionnels.

Les Premières Apparitions

L'invention de l'arbalète est souvent attribuée aux Chinois, bien que certaines études suggèrent une origine phénicienne. Des preuves archéologiques et des documents historiques attestent de son utilisation en Chine dès l'Antiquité, où elle a connu un développement important. L'arbalète romaine semble avoir été inspirée par les modèles chinois.

L'arbalète refait surface en Europe dans un document tiré de la bible du moine français Haimo et dans un manuscrit de la fin du Xe siècle. Les Vikings pourraient avoir redécouvert ses avantages en Orient.

Développement au Moyen Âge

À partir du IXe siècle, l'arbalète a acquis une importance militaire croissante en Europe. Sa réputation s'est renforcée lors des Croisades, où elle s'est avérée redoutable contre les armures des chevaliers.

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Au Moyen Âge, sa réputation grandit lors des batailles menées au Moyen-Orient durant les Croisades. Sa redoutable efficacité fit qu’on la surnomma très tôt « l’arme du diable ».

Une des plus grosses évolutions de l’arbalète était au XIVème siècle lors de l’invention d’un système qui permet de recharger automatiquement.

L'Arbalète à Répétition

Les arbalètes, et plus particulièrement les arbalètes à répétition, sont des pièces d’ingénierie fascinantes. Une arbalète à répétition se distingue par sa capacité à tirer plusieurs traits ou carreaux sans nécessiter un rechargement entre chaque tir. L’arbalète à répétition est une prouesse technique considérable pour son époque.

Au Moyen Âge, l’utilisation des arbalètes à répétition était surtout réservée aux armées bien équipées et aux troupes spécialisées. En effet, leur fabrication sophistiquée et coûteuse en faisait des armes rares mais redoutables sur le champ de bataille.

Innovations et Améliorations

Au début du XIVe siècle, l'arc en acier a remplacé progressivement les arcs en bois et composites, augmentant la puissance de l'arbalète. Des mécanismes complexes comme le treuil et le cric ont été inventés pour faciliter le rechargement, bien qu'ils aient augmenté le temps nécessaire. Les Italiens se sont distingués dans la conception d'arbalètes particulièrement efficaces, capables d'atteindre des vitesses de tir de 350 km/h.

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Fonctionnement Mécanique de l'Arbalète

Principe de Base

Le principe de base du fonctionnement de l’arbalète est semblable à celui de l’arc. L’énergie fournie lorsqu’on bande le dispositif est stockée dans la déformation élastique des branches. Deux paramètres sont importants : la puissance, exprimée en livres, c’est-à-dire la force maximale exercée pour bander l’arme et la maintenir ainsi ; la course de la corde, la distance parcourue entre sa position au repos et sa position bandée.

Composants Essentiels

L'arbalète est constituée d'un arc, qui selon l'époque est fait de nerfs, de cornes, de bois, de métal, d'un arbre ou corps de bois, servant à tenir l'arc. Ce dernier sert à recevoir le projectile, d'une noix tenant la corde tendue et d'une détente pour l'actionner.

Mécanismes de Tension

La puissance des arbalètes a nécessité le développement de mécanismes pour faciliter l'armement. Les premières arbalètes étaient armées à la main avec un étrier et un crochet de ceinture. Pour les modèles plus puissants, des systèmes comme le pied de biche, le bandoir (palan), le treuil et le cric ont été utilisés pour démultiplier la force nécessaire.

Le Carreau : Un Projectile Spécifique

Une autre distinction fondamentale entre l’arc et l’arbalète est le projectile : la flèche et le carreau. Ce dernier est manifestement plus court et son empennage en général bien plus simple, se limitant à deux petites plumes ou ailettes. Étant guidé, le carreau part droit dans la ligne de visée et n’a pas besoin d’être aussi flexible qu’une flèche dont le fût fléchit et oscille au départ pour éviter le manche de l’arc.

Il peut donc être beaucoup plus rigide et aussi plus court, puisque la course de la corde est plus petite que l’allonge d’un arc classique.

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Types d'Arbalètes et Leurs Caractéristiques

Les différents types d'arbalètes se caractérisent par le mécanisme utilisé pour bander l'arc : à la main, à pied de biche, à tour ou à cry. Les premières arbalètes se bandaient à la main à l'aide d'un étrier et d'un crochet attaché à la ceinture. Les arbalètes à pied de biche étaient plutôt utilisées par des cavaliers. Des mécanismes plus sophistiqués permettaient une plus grande puissance mais alourdissaient l'arme.

Portée et Efficacité de l'Arbalète

Très puissante et précise, c'était une arme très meurtrière. Sa portée pouvait aller jusqu'à 150 mètres. Ses défauts étaient son poids et sa cadence de tir (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer).

Impact Social et Militaire

Une Arme Controversée

L'arbalète a bouleversé les normes militaires du Moyen Âge. Elle était détestée par la chevalerie car elle permettait de tuer à distance sans nécessiter une formation de haut niveau, menaçant ainsi leur position dominante. Le clergé la considérait comme une arme immorale en raison du peu de courage et de formation qu'elle requérait. En 1139, le deuxième concile du Latran a interdit son utilisation contre les chrétiens, une interdiction qui fut peu respectée.

De ce fait, estimant que l’arbalète, qui ne nécessite pas une formation de haut niveau, permet à des soldats peu aguerris de tirer de loin un chevalier en armure qui a consacré son existence au métier de la guerre, le clergé considère que c’est une arme immorale en raison du peu de courage et de formation qu’elle requiert à celui qui la manipule. Les Français la voyaient comme l’arme des lâches et ne voulaient pas l’utiliser. D’après eux, avec cette arme sournoise, un poltron peut tuer sans risque le plus vaillant homme.

En Europe chrétienne, l’arbalète est touchée d’anathème et en 1139 le IIe concile du Latran interdit son utilisation. Quelques années plus tard, en 1143, le pape Innocent II confirme cette interdiction et menace les arbalétriers, les fabricants d’arbalètes et ceux qui en faisaient le commerce d’anathème et d’excommunication. Par ailleurs, cette interdiction valable seulement pour les combats entre chrétiens, demeurera médiocrement observée par les princes d’Occident en dépit des efforts du pape Innocent III pour réaffirmer en 1205, les proscriptions du concile du Latran II.

Rôle Militaire et Mercenaires

Malgré les controverses, l'arbalète est devenue une arme essentielle sur les champs de bataille. Les arbalétriers étaient des soldats d'élite, bien payés et très prisés. Pendant la guerre de Cent Ans, des mercenaires arbalétriers étrangers, notamment italiens et génois, étaient souvent employés pour leur capacité à percer les armures à longue distance.

Pendant les guerres de la fin du Moyen Âge, la France fait généralement appel à des mercenaires arbalétriers étrangers, en particulier italiens et génois, dont le tir peut percer une armure jusqu’à une distance entre 90 et 100 mètres.

En France l'arbalète fut souvent utilisée pendant la Guerre de Cent-Ans, mais c'est surtout Charles VII qui aura une armée d'arbalétriers d'environ 6000 hommes. Vers 1448 - 1450, il constitue la première unité d'arbalétriers qui est pour ainsi dire la première armée professionnelle, ou armée de métier en France, ce fut la compagnie des Francs-Archers.

Déclin et Remplacement

Comme les arcs, les arbalètes ont quasiment disparu quand les armes à feu, plus facile à utiliser, nécessitant peu d’entraînement, et également moins chères deviennent l’équipement de base du soldat.

L'Arbalète Aujourd'hui

Bien que l’arbalète ait été utilisée à la fois comme arme de chasse et de guerre, son utilisation actuelle a considérablement changé. De nos jours, l’arbalète à répétition a trouvé sa place principalement dans les loisirs et les sports de tir. Les passionnés apprécient la rapidité et la précision offertes par ces anciennes technologies réinventées avec des matériaux modernes. Dans le domaine du loisir, l’arbalète à répétition connaît un succès fulgurant dans les clubs de tir sportif.

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Afin de répondre à toutes les exigences dans le domaine, nous collaborons avec de grands fabricants d’arcs, d’arbalètes et d’accessoires à travers le monde entier. Inventée par la Chine il y a plusieurs centaines d’années, l’arbalète est une arme de grande histoire.

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