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L'acte X des gilets jaunes a été marqué par une forte colère face aux violences policières. Des manifestants ont arboré des pancartes présentant des photos de gilets jaunes blessés, voire défigurés.

Les Gilets Jaunes et le Recours aux Avocats

Au début peu enclins à les solliciter, les gilets jaunes n'hésitent plus aujourd'hui à faire appel aux avocats pour connaître leurs droits.

La Loi Anticasseurs et les Violences Policières

La loi anticasseurs tourne à l'examen de conscience sur les violences policières. Christophe Castaner a annoncé un changement de "doctrine" dans le maintien de l'ordre et promis des évolutions sur l'usage du LBD.

Bilan des Blessés par LBD

Castaner a donné un bilan des blessés par LBD pour la première fois, indiquant que "quatre personnes ont eu des atteintes graves à la vision". Ce chiffre est bien en deçà du décompte de plusieurs observateurs des violences policières.

Depuis le début du mouvement, 93 gilets jaunes ont été gravement blessés, dont 13 au moins ont perdu un œil à cause de tirs de lanceur de flash-ball.

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Lors de l'acte X des gilets jaunes, Le HuffPost a rencontré deux "street medic" impressionnés par la gravité de certaines blessures.

Réactions aux Accusations de Violences Policières

Castaner s'est dit "sidéré" par les accusations de violences policières, ajoutant que "c'est le mot le plus poli que je trouve".

La Position du Gouvernement sur les Lanceurs de Balle de Défense

Évoquant la proportionnalité de la riposte policière en manifestation, Laurent Nuñez a exclu toute interdiction des lanceurs de balle de défense.

Violences Policières : Décryptage et Contradictions

Le sujet des violences policières en marge des défilés de gilets jaunes n'a pas été particulièrement mis en avant les premiers mois. Entre un ministre de l'Intérieur qui dit n'avoir rien vu et les multiples témoignages à charge sur les réseaux sociaux, il est difficile d'y voir clair.

Un photographe de "Sud Ouest" affirme avoir été blessé par un tir de flashball alors qu'il couvrait la manifestation des gilets jaunes.

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Enquêtes et Sanctions

La police des polices a ouvert 48 enquêtes pour violences policières depuis le début du mouvement. Plusieurs manifestants et des lycéens ont été blessés par des grenades lacrymogènes ou des tirs de flashball.

Didier Andrieux, le policier filmé frappant des manifestants, avait déjà été sanctionné pour des violences. Décoré de la Légion d'honneur le 1er janvier, Didier Andrieux n'en est pas à son premier écart.

Témoignages et Actions de Soutien

Éric Drouet a lancé une cagnotte des gilets jaunes blessés, inspiré par le succès des initiatives pour soutenir l'ancien boxeur Christophe Dettinger ou les forces de l'ordre.

Une manifestante accuse Didier Andrieux de violences policières, une plainte a été déposée. Originaire de Toulon, la plaignante a indiqué à franceinfo avoir reçu un coup de tête de la part du policier.

Défiguré par un tir de flashball, un gilet jaune a lancé une cagnotte pour ses opérations. Lors de la manifestation parisienne du 1er décembre, David, tailleur de pierre de 31 ans, avait été atteint à la mâchoire par un tir de LBD 40.

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Comparaisons et Perspectives

Des journalistes syriens sur les gilets jaunes: "ça n’est pas ça la guerre". Sameer Al-Doumy, photographe pour l'AFP, a vu de près la guerre en Syrie. Il couvre aujourd'hui les manifestations de gilets jaunes.

L'Affaire Benalla et les Violences Policières

Le couple molesté par Alexandre Benalla a été entendu pour violences contre la police. Les deux jeunes gens ont reconnu les faits, mais nient toute "provocation" de leur part.

La famille d'un jeune grièvement blessé par balles par la police porte plainte pour "tentative d'homicide". L'IGPN a ouvert une enquête pour déterminer si les fonctionnaires ont ouvert le feu selon les conditions de la légitime défense.

Utilisation du LBD-40 et Condamnation d'un Policier

Sept ans après les faits, un policier a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir tiré au LBD-40 dans la tête d’un Gilet jaune en 2018, le blessant grièvement à la mâchoire. StreetPress était présent au procès.

Dans une décision « très mûrement réfléchie et débattue », le tribunal a tenu à rappeler que « l’atteinte à l’intégrité physique dans une manifestation ne peut être légalement justifiée que par un recours à la force strictement nécessaire et proportionné ». Or, le LBD « constitue une arme de défense visant non pas une foule mais un individu particulier » tandis que « la menace représentée par David D. [n’a pas été] démontrée ».

Le 1er décembre 2018 lors de « l’Acte III » des Gilets Jaunes, David est venu des Yvelines (78) avec sa compagne pour défiler pacifiquement sur les Champs-Élysées, avant que les premiers affrontements sur la place de l’Étoile ne les décident à rentrer chez eux.

À la barre, Romain P., désormais brigadier-chef dans une brigade territoriale de contact des Hauts-de-Seine (92), défend devant les juges la même position que durant toute la procédure : celle d’un tir de dernier recours face à une « horde » de manifestants.

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