La main, souvent associée au feu, est un motif récurrent dans divers domaines, allant de l'art à la spiritualité. Cet article explore cette symbolique complexe, en s'appuyant notamment sur des exemples tirés du surréalisme et de la poésie.
Le surréalisme accorde une place importante aux mains détachées, coupées et autonomes. La main a les honneurs d'une « entrée » dans le Dictionnaire abrégé du surréalisme. La main est connivente de l’étoile d’Arcane 17, lorsque, aux dernières pages de L’Amour fou, est évoqué le « tournemain » d’Ecusette de Noireuil : « J’ai tant admiré, du premier jour, votre main. Elle voltigeait, le frappant presque d’inanité, autour de tout ce que j’avais tenté d’édifier intellectuellement. Cette main, quelle chose insensée et que je plains ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’en étoiler la plus belle page d’un livre ! »
Pour autant, la main n’est pas toujours bénéfique : il y a des mains négatives (les mains techniques, ouvrières). Et à côté des mains lumineuses (les mains de l’automatisme ou celles qui donnent ou reçoivent l’amour et sont transparentes), il y a des mains mystérieuses (les mains occultantes, les mains indicatrices, les mains médiumniques, les mains à gants, voire les gants seuls).
Si une anthologie est un recueil de fleurs coupées, voici, sur le même modèle, le premier dossier d’une chirologie (le mot fut employé, en un autre sens, par John Bulwer), livrant quelques éléments en attente d’analyse. Deux mains manipulent des morceaux de sucre versés en vrac sur une table : c’est une photographie de Man Ray, Pièces de résistance. Trois mains reviennent dans chacun des tableaux suivants peints par André Masson à la même époque : Les quatre éléments, Les Points cardinaux, L’Oiseau mort. Une quinzaine d’années plus tard, Pygmalion multipliera les mains. Deux dessins d’Yves Tanguy exécutés en 1926 comptent des mains tranchées ; dans Rêveuse (ou Dormeuse), peint l’année suivante, deux mains se tendent en forme de coupe.
Mentionnons encore trois tableaux de Dali : Les Plaisirs illuminés, Le Monument impérial à la femme-enfant, Le Jeu lugubre. Puis deux « objets » : La Table surréaliste de Giacometti, trop connue pour que l’on s’y attarde ; et, de Tanguy à nouveau, De l’autre côté du pont, hommage manifeste au sous-titre sur carton de Nosferatu que Breton venait de citer encore une fois dans Les Vases communicants : quatre doigts passent par les perforations d’une sorte d’écumoire plate en bois peint de couleur rose (certaines sont jouxtées d’une étiquette : « oubli », « caresse », « angoisse », « duvet », « impatience », « désir »...), sur laquelle repose une main, en tissu, à trois doigts. Sur la plus ancienne photo connue de l’atelier de Breton, prise vers 1924-1925, on voit une main de bois posée sur une table.
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Du surréalisme, le premier Manifeste affirmait qu’« il gantera votre main, y ensevelissant l'Μ profond par quoi commence le mot Mémoire ». Abstraction faite des valeurs fétichistes qui peuvent lui être attachées (on y reviendra), le gant opère l’anamnèse de l’amnésie, et inversement : à la fois il manifeste ce qu’il occulte et occulte ce qu’il manifeste. En tant que tel, le gant surréaliste justifie par avance les leçons que Breton pensera tirer de l’astrologie : « À moins d’imbécile vanité de sa part, cet homme doit tout de même savoir qu’il ne “crée” pas, qu’il lui est tout juste permis de dévoiler un peu du voilé (quitte à revoiler autant ou plus du préalablement dévoilé) [...].»
Cette ambivalence (perceptible encore dans « Ce que Tanguy voile et révèle ») fera le fond de toute l’affaire qui, dans L’Amour fou, a pour objet L’Objet invisible de Giacometti, également intitulé Mains tenant le vide. La position des mains l’incite alors à voir dans cette œuvre « l’émanation du désir d’aimer et d’être aimé en quête de son véritable objet humain et dans sa douloureuse ignorance » - une ignorance qui, pour lui, est à ce point constitutive du geste qu’il redoute les modifications qu’entraînerait dans l’œuvre l’intervention, dans la vie de Giacometti, d’une quelconque présence féminine.
Les voies du surréalisme, jalonnées de signes indicateurs, se tracent à travers une « forêt d’indices ». Dès le Manifeste, il est dit qu’« une flèche indique maintenant la direction de ces pays » où sourdent les « sources de l’imagination poétique ». Ailleurs, alors qu’il est question de la « révélation » qu’apporte le rêve, c’est « une main fermée à l’exception de l’index qui désigne impérieusement un point de l’horizon ».
La main indicatrice joue un rôle majeur dans Nadja, d’abord à titre métaphorique lorsqu’elle « pointe » sur l’enseigne d’un hôtel de Pourville le phénomène optique qui transforme la suite « maison rouge » en « police » ; l’histoire ayant été ce que l’on sait, Breton, en 1962, pourra mettre la rencontre sur le compte d’une « assez cruelle ironie ». Ensuite, alors qu’ils passent rue de Seine, Nadja montre (de sa main ?) à Breton une main sur une affiche : « Il y a bien là, très au-dessus de nous, une main rouge à l’index pointé, vantant je ne sais quoi », une main que le lecteur ne manque pas de mettre en relation avec celle que Nadja avait affirmé auparavant voir sur l’eau de la Seine.
Parmi les phénomènes auxquels Breton s’intéressait d’une manière que Trotsky jugeait inquiétante, les moins « inquiétants » n’auront pas été ceux qui faisaient intervenir les troublantes « coïncidences » sur lesquelles l’astrologie et l’occultisme en général mettent le doigt pour y fonder leurs constructions. La main y a sa part, que Nadja associe régulièrement, avec le feu, à Breton : « [...] c’est toujours le feu qui revient quand il s’agit de toi. La main aussi, mais c’est moins essentiel que le feu. Ce que je vois, c’est une flamme qui part du poignet, comme ceci (avec le geste de faire disparaître une carte) et qui fait qu’aussitôt la main brûle, et qu’elle disparaît en un clin d’œil. Tu trouveras un pseudonyme, latin ou arabe ».
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Par ailleurs, la « vision » de Nadja se rencontre avec le Portrait d’André Breton réalisé par Masson vers 1925 : le visage couché y est surplombé par une main. Le dessin fait également apparaître des poissons (signe zodiacal de Breton). Enfin, il est exécuté dans un trait ondoyant qui évoque aussi bien l’eau (comme dans l’épisode où Nadja voit une main sur la Seine) que le feu.
Le feu est un symbole puissant, ambivalent et omniprésent dans l'histoire humaine. Il représente à la fois la destruction et la création, la purification et la passion. Maîtrisé, il apporte chaleur, lumière et transformation. Déchaîné, il ravage et consume. Dans son côté négatif, le feu brûle, détruit, ravage. Il renvoie au feu des passions (la haine, la colère, la discorde, la vengeance) ou au feu des Enfers qui brûle sans consumer, provoquant une souffrance éternelle. En tant que force déchaînée, le feu est impossible à arrêter.
Le feu se situe symboliquement au-delà de la matière et de la forme : insaisissable, impalpable, il présente les mêmes caractéristiques que l’Esprit et que Dieu ; on ne peut l’approcher de trop près. Le feu est régulièrement associé à la couleur rouge, couleur du sang. Le sang versé évoque le sacrifice qui permet de régénérer la Nature. De même, le feu qui brûle la Nature permet sa purification, son renouvellement, sa renaissance. Symboliquement, traverser le mur de feu, c’est renoncer à soi-même et à son orgueil.
Le feu évoque donc une purification intime (cf. la crémation, l’incinération), une mort qui annonce la naissance d’un être meilleur. Sur le plan macrocosmique, la purification par le feu évoque les grandes sécheresses ou les incendies provoqués par Dieu, à mettre en parallèle des grandes purifications par l’eau (cf. C’est aussi la force du rappel à la loi cosmique, exprimée par la foudre.
Nous l’avons dit, le feu est associé à la couleur rouge, couleur qui est aussi celle du coeur. A ce titre, le feu représente l’énergie centrale, celle de l’Amour universel : voilà le principe qui régit le cosmos. Ce feu supérieur est aussi présent en l’Homme, lorsque son âme se tourne vers Dieu : c’est l’énergie spirituelle qui porte la connaissance intuitive (l’étincelle de compréhension), le feu intérieur qui relie l’individu au Tout et à Dieu, dans l’Amour.
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Dans l'astrologie occidentale, les signes de Feu (Bélier, Lion, Sagittaire) sont associés à l'action, à l'enthousiasme et à la passion. Ils se lancent dans l’aventure, sans mesurer les risques qu’ils encourent. Ils débordent d’imagination et fuient la routine en créant l’événement. Sur le plan émotionnel, ils réagissent dans l’instant. Critiques et contradictions les font sortir de leurs gonds. On leur reproche d’être égocentriques. Les signes de Feu s’identifient à leurs actes. Le mouvement s’amorce par eux et pour eux. Aux autres d’entrer dans la danse !
Les relations que les signes de Feu entretiennent avec leur entourage, sont simples, franches, parfois abruptes. Côté sentiments, ils se lancent des défis et partent à la conquête d’un cœur à prendre. Après avoir célébré leur victoire, ils ont tendance à se lasser… Quand un signe de Feu s’arrête, ce n’est pas pour réfléchir, mais parce que la situation l’y oblige. L’effet miroir les renvoie à leurs maladresses. Pas question de s’y pencher, une bonne dose de vitamines, et ça repart !
Le bouffadou artisanal en bois de pin est un attiseur de feu traditionnel. C’est un accessoire vintage pour votre cheminée, votre poêle, votre barbecue ou un feu en extérieur. Il permet de souffler de l’air sur les braises en orientant le souffle très précisément. Sa longueur évite de se bruler et permet de ne pas répandre les cendres autour du foyer.
Ce Bouffadou est en bois de pin Sylvestre, d’un pin Noir ou d’un résineux et utilise la cime des arbres. Après une longue période de séchage, il est percé, sculpté et fini à la main. Le bois de pin est un matériaux naturel et durable. Le bois est issus de sylviculture raisonnée. Il n’est pas traité. C’est un ustensile naturellement écologique et durable.
Prenez votre Bouffadou entre vos mains. Portez l’extrémité proche de la poignée jusqu’à vos lèvres. Orientez l’autre extrémité avec le trou le plus étroit, vers les braises que vous voulez attiser. Gardez assez de distance pour ne pas bruler l’extrémité du Bouffadou.
L’entreprise adaptée en Lozère le fabrique de manière artisanale et traditionnelle, à la main, par les artisans qui emploie des personnes en situation de handicap. Ce Bouffadou est un objet artisanal dont chaque exemplaire est unique par sa forme, sa couleur, sa taille et le coup de main de l’artisan… Ainsi, son diamètre, sa longueur, la taille et la forme de sa poignée ou sa couleur peuvent varier. Le poids est également variable d’un boufadou à l’autre. En moyenne nos boufadous pèsent environ 400 grammes. Chaque Bouffadou est unique.
Le Bouffadou est fabriqué à la main par un artisan. Il faut d’abord récolter les têtes de pins, c’est à dire les 2 derniers mètres de la cime de l’arbre.
Pour nettoyer votre Bouffadou, utilisez une éponge humide et un peu de savon naturel. Nous conseillons de laisser le Bouffadou au sec ou au moins de ne pas être soumis durablement à l’humidité.
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