Les couleurs des maillots de basket-ball en NBA sont bien plus que de simples choix esthétiques. Elles évoquent l’identité, la tradition et l’histoire des franchises, reflétant l’esprit, la communauté et la fierté de chaque équipe. Les choix de couleurs ne sont pas pris à la légère, car ils influencent la perception de l’équipe et sa relation avec les fans.
Les couleurs des équipes de la NBA ont des significations profondes :
Ces couleurs peuvent rendre hommage à des équipes légendaires du passé ou à des moments mémorables. Elles sont le reflet d’une stratégie d’identité, d’une connexion locale profonde et d’un hommage à l’histoire de la franchise.
Les Boston Celtics, par exemple, arborent le vert et le blanc, des couleurs associées à la Nouvelle-Angleterre et à la fierté irlandaise. Le vert qui habille la franchise depuis sa création n’est pas un choix esthétique sans fondement. Quand Walter A. Brown fonde la franchise en 1946, il choisit le nom « Celtics » pour souligner l’attachement de la ville à la culture irlandaise. Boston abrite alors l’une des plus grandes communautés irlandaises des États-Unis. Le nom fait référence aux peuples celtes, en lien direct avec l’imaginaire irlandais. Couleur emblématique de l’Irlande, elle évoque le trèfle, le folklore celte et les symboles de chance. Dans les années 1940, peu de franchises NBA utilisent le vert, ce qui permet aux Celtics de se démarquer visuellement.
Le logo des Celtics, représentant un lutin irlandais en tenue de dandy, s’inscrit dans cette même logique. Le personnage, surnommé « Lucky the Leprechaun », incarne à lui seul tout un imaginaire. Si le graphisme du logo a évolué au fil du temps, l’esprit du visuel est resté constant. Même constat du côté de la typographie : sobre, en majuscules, et quasiment inchangée depuis les débuts.
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Au fil des décennies, le vert s’est imposé comme un élément central de la marque Celtics. On le retrouve dans l’aréna du TD Garden, dans la communication visuelle du club, mais aussi dans les produits dérivés. Lors des événements comme la Saint-Patrick, ce lien à l’Irlande est d’autant plus mis en avant.
Les Boston Celtics, franchise historique de la NBA, ont retiré plusieurs numéros pour honorer les légendes qui ont marqué leur histoire. Parmi les plus emblématiques, on retrouve le numéro 6 de Bill Russell, symbole de ses onze titres remportés avec la franchise, et le numéro 33 de Larry Bird, figure incontournable des années 1980. Le numéro 00 de Robert Parish et le numéro 32 de Kevin McHale rappellent également la dynastie construite autour de ces joueurs. Les Celtics ont aussi honoré John Havlicek avec le numéro 17, Tom Heinsohn avec le numéro 15 et Paul Pierce avec le numéro 34.
Les Boston Celtics font partie des franchises les plus titrées de l’histoire de la NBA avec 18 championnats remportés, à égalité avec les Los Angeles Lakers. Leur domination s’est particulièrement affirmée dans les années 1950 et 1960, marquées par onze titres en treize saisons sous l’impulsion de Bill Russell et du légendaire coach Red Auerbach. L’équipe a ensuite connu un nouvel âge d’or dans les années 1980 avec Larry Bird, Kevin McHale et Robert Parish, ajoutant trois nouveaux trophées. Plus récemment, les Celtics ont remporté le titre en 2008 grâce au trio Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen, avant de retrouver les sommets en 2024 avec Jayson Tatum et Jaylen Brown.
Le meilleur joueur de l’histoire des Boston Celtics est généralement considéré comme Bill Russell. Pilier de la franchise entre 1956 et 1969, il a remporté 11 titres NBA en 13 saisons, un record absolu dans l’histoire de la ligue. Russell a marqué son époque par son impact défensif, son leadership et sa capacité à élever le niveau de jeu de ses coéquipiers.
Commissaire général (commissioner) de la NBA en février 2014, Adam Silver a attendu trois ans avant de déclencher la révolution. Car un événement s'est bien produit cette semaine, à l'occasion de l'ouverture de la 69e saison de la puissante Ligue pro de basket. Un privilège jamais obtenu pour ses trois bandes par Adidas, son prédécesseur (fournisseur exclusif depuis 2006, qui a d'ailleurs renoncé à renouveler son contrat). Cette intransigeance, touchant même aux fournisseurs officiels, était l'une des spécificités de la NBA. «Tous les clubs, professionnels, universitaires et même scolaires, laissaient les joueurs porter la marque de leurs fabricants de tenues», rappelle Paul Lukas, journaliste à ESPN et créateur de Uni-Watch, un blog exclusivement consacré à l'observation des «uniformes» de sportifs.
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Mais la nouveauté va bien au-delà d'une petite virgule : cette saison, en effet, ce sont carrément des logos publicitaires qui apparaîtront pour la première fois sur les «jerseys» des LeBron James ou autres Stephen Curry. Dix-sept des trente franchises de la Ligue ont déjà signé avec un sponsor. Un coup de pub qui rapportera 7 millions de dollars annuels pendant au moins trois ans à la franchise légendaire et à la NBA. À Cleveland, LeBron James et ses Cavaliers s'afficheront, de leur côté, avec le logo des pneus Goodyear, l'un des monuments industriels de l'Ohio, qui verseront 10 millions de dollars par an. Disney, contre un peu moins de 10 millions de dollars, sponsorise les Orlando Magic, à deux pas de son légendaire parc d'attractions de Disneyworld. Stades, loges, ballons et commentaires sont désormais sponsorisés. Elle a privilégié autant que possible les contrats avec des acteurs économiques locaux. Les sponsors sont censés mettre leur savoir-faire au service de l'équipe pour apparaître plus comme des partenaires que de simples annonceurs. Les Golden State Warriors d'Oakland, champions en titre, ont ainsi touché le gros lot en signant avec Rakuten, géant japonais du commerce en ligne (également nouveau sponsor du Barça), qui a installé son siège Amérique à San Francisco. La firme verse un record de 20 millions de dollars par an (jusqu'en 2020) aux champions NBA et assure tous les besoins informatiques de l'équipe.
Mais personne n'est dupe : ces précautions de dentellière n'ont qu'un objectif, ménager à la fois les profits et les nerfs des puristes. Car le risque de polémique existait, dans un univers rivé à son image d'authenticité. La middle class blanche, replète et sur le retour d'âge, emboîte ensuite le pas... En 2005, affligé par le spectacle vestimentaire, Patrick Hruby, éditorialiste d'ESPN, sonne même l'alarme dans un blog intitulé : «Jersey Nation ! Et plus que les valeurs ou les symboles, c'est d'ailleurs le risque commercial qu'a étudié la NBA, avant ce passage à l'acte. Résultat des études ? Les mentalités ont sans doute suffisamment évolué. Selon un sondage Yougov datant de 2016, la moitié des fans de moins de 30 ans, majoritaires aujourd'hui, et un tiers des 30 à 64 ans trouvaient «l'idée bonne». L'auteur rappelle aussi la croisade inutile de Ralph Nader, légendaire champion du droit des consommateurs (quatre fois candidat écolo ou indépendant à la Maison Blanche), qui, dès 2012, avait lancé une pétition contre le lointain projet de la NBA, «sans recueillir plus de sept signatures».Le business s'est pourtant imposé sans trop de heurts.
Les uniformes City Edition pour la saison 2020/2021 ont désormais tous été dévoilés. Instaurés par Nike et la NBA, les City Jersey sont l’occasion pour les franchises de déclarer leur flamme à leur ville ou leur État. Comme chaque année, il y a des réussites et des ratés.
Voici quelques exemples d'hommages rendus par les équipes à travers leurs City Editions :
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