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La résistance à l’occupant est un phénomène progressif. La population passera de la résignation de 1940 à la passivité des années 41 à 43 puis à l’hostilité déclarée de 1944.

Il y a aussi des rencontres inédites entre quelques habitants et des envoyés de Londres, parachutés ici pour encadrer cette résistance. Le choc est grand pour ces agriculteurs qui voient sortir du bois des individus parlant français et qui sont suspects d’entrée.

Au départ, il faut remonter à la présence d’un ouvrier agricole travaillant dans la ferme d’Edmond Bonnard à Neuville les bois. Charles TAUPIN est employé ici dans une de ces fermes traditionnelles de l’époque.

Après le retour d’exode, Edmond Bonnard et son fils Gaston retrouvent la ferme pillée et ses animaux errants dans la campagne. Il faut remettre en route l’exploitation et se soumettre aux règles de l’occupation.

Charles Taupin est conscient de ses responsabilités et a commencé à « faire quelque chose » comme on disait. Au début, les actions semblent très mineures et ne font pas grand mal à la puissante Wehrmacht.

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Il s’agit de casser à la masse les poteaux indicateurs en fonte qui sont sur les routes de manière à compliquer la circulation des nombreux véhicules allemands. Petit à petit on parle de s’armer, mais avec quoi?

Quelques fusils de chasse n’avaient pas été remis en mairie comme l’exigeait l’occupant; un ou deux fusils de guerre également c’est-à-dire presque rien pour agir.

Le petit groupe du départ comprenait 4 jeunes dont Charles Taupin, Gaston Bonnard, Jean Gaillez et Robert Lepouze. L’ensemble regroupait environ 25 jeunes gens plein d’ardeur mais sans aucune expérience militaire.

Ils travaillaient pour la plupart en ferme avec leurs vrais papiers d’identité et se rejoignaient le soir pour aller agir sur les routes. Les armes sont en Angleterre, pays qui ne sait presque rien de la résistance naissante car il n’y a pas de moyen de communication.

Les Parachutages et le Rôle des Agents

Des agents français sont formés sous l’uniforme anglais puis déposés en France en civil par de petits avions Lysander. L’un de ces opérateurs radio est une opératrice parachutée le lendemain du débarquement avec Jérome Pierre.

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Elle s’appelle Ginette JULLIAN (Adèle ou Janistress) et va abattre un travail phénoménal de communications avec Londres dans des conditions très risquées. Ginette se déplace sans cesse avec ses quartzs pour émettre avec un des dix postes émetteurs cachés dans des églises ou chez l’habitant.

Le repérage goniométrique est doublé par un avion mouchard équipé que les allemands utilisent de jour et de nuit. En Eure et Loir, André Gagnon va créer les conditions des futurs parachutages au sein du Bureau des Opérations Aériennes dépendant des services gaullistes de Londres.

Chaque terrain est doté de plusieurs phrases secrètes que l’on utilisera à chaque parachutage en suivant une liste. Une série de lettres et de chiffres codés suivra la phrase et cela permet aux maquisards de vérifier sur la carte Michelin les coordonnées du terrain annoncé.

Les résistants où qu’ils soient, écoutent la BBC aux heures convenues et dès que l’annonce est faite, ils rejoignent le terrain choisi avec attelage et charrettes. Il faut se signaler au sol pour guider les avions et c’est difficile avec les torchesélectriques réparties en position de flèche.

De plus, il faut une nuit sans nuages. Avec les appareils S Phone et Euréka, tout cela sera amélioré. Souvent, plusieurs maquis participent ensemble à la réception des lourds containers de 200 Kg qu’il faut charrier et cacher de suite.

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Au sol un radar démontable (EUREKA) est branché sur une antenne mobile qui émet un signal puissant grâce à une batterie et l’avion perçoit le signal quasiment depuis son décollage en Angleterre.

Cet appareil est si précieux qu’il a été piégé au montage pour éviter qu’il tombe intact aux mains de l’ennemi. Les armes sont là.

Il y a des mitraillettes STEN, des fusils mitrailleurs BREN, des mines anti chars, des grenades, et des crottins avec toute la panoplie des crayons allumeurs. Cependant, les notices sont en anglais que personne ne parle sauf Popeye.

La nuit, on entendra parfois des tirs dans les bois, ce sont les maquisards qui s’entraînent avec leurs instructeurs. Deux d’entre eux, appartenant au SOE britannique bien que français, sont affectés à l’Eure et Loir.

Jusqu’au milieu de juillet 44, les résistants de Saulnières ne sont pas clandestins et continuent de travailler de jour à la ferme. La décision est prise de rejoindre le bois pour y résider et créer le maquis.

Mais sur les 25 résistants, seuls les 4 du début acceptent de le faire sur le champ. Il déménagera plus tard à Neuville les Bois, puis vers Blévy en pleine nature dans un bois, puis dans la petite et longue vallée de Grimoux.

Actions Militaires et Sabotage

Les actions militaires continuent de nuit: de petits convois, des véhicules isolés, des motos sont attaquées et mitraillées. L’action est rapide et le retrait immédiat avant l’arrivée des renforts allemands.

Des mines de 3,5 Kg sont enfouies sur la chaussée et récupérées au matin si elles n’ont pas explosé de façon à protéger les habitants. Taupin dirigeait un des groupes avec une douzaine de résistants.

Cachés dans les fossés, les maquisards attendent leur cible qui est choisie avec soin: peu de soldats, véhicule isolé et tirs rapides. Le servant du FM a avec lui un chargeur et un pourvoyeur, c’est une équipe de trois résistants.

Il y avait plusieurs attaques de camions chargés de munitions qui faisaient le plein au dépôt de Senonches et qui passaient par Blévy. La nourriture est fournie par la ferme du Plessis dirigée par Mr Bonnet.

De retour au maquis les repas sont vite pris et dans la discrétion car les soldats sont proches. Les résistants surveillent les mouvements des allemands et font remonter les renseignements.

Il y a aussi des agents de la résistance spécialisés dans la recherche des collabos qui interviennent dans les maquis pour recueillir des informations et constituer des dossiers contre ces traitres.

C’est un hollandais qui parle parfaitement le français et qui est chargé d’instruire les maquisards en guérilla de toute sorte. La troupe des résistants s’est agrandie et devient une force militaire capable de lancer des attaques plus efficaces.

Confrontation avec les Forces Allemandes

Près de deux mois après le débarquement des alliés, les forces allemandes reculent partout. Les divisions de Panzer SS Das Reich et Hohenstauffen ont été engagées dans les combats de Normandie.

Un couloir de quelques KM, appelé le couloir de la mort permet à des bribes de régiments de sortir de la nasse sous le feu américain. Ce sont ces soldats fanatiques qui arrivent en Eure et Loir, traversant le département en retraite après avoir massacré des civils à Tourouvre dans l’Orne et incendié plus d’une dizaine de maisons.

L’adjudant SS Herbert Sagebiel vient préparer le cantonnement de 60 soldats qui arriveront sous peu. L’adjudant SS visitait les maisons pour réquisitionner des chambres.

« Prévenus par un résistant, René LEFEVRE et Charles TAUPIN arrivent et font face au SS qui réclame leurs papiers. TAUPIN fait mine de s’exécuter tandis que LEFEVRE, légèrement en arrière arme son pistolet et tire une balle en pleine tête de l’adjudant qui meurt sur le coup ».

Le lendemain, alors que la moisson bat son plein dans le pays, le détachement allemand arrive avec une trentaine d’hommes dont plusieurs officiers SS. Ils demandent immédiatement au Maire où se trouve Sagebiel et une version préparée par Edmond Bonnard leur est donnée : « il est parti avec un camion allemand la veille ».

L'Aviation Française en 1940

Contrairement à une idée reçue, l’aviation française ne fut pas absente des combats en 1940. Moins nombreuse que l’aviation allemande, ses pilotes étaient mieux formés.

L’avion français Dewoitine D520 était le meilleur avion que les Français pouvaient opposer aux Allemands en 1940. Il rivalisait avec les Messerschmitt.

Les Français étaient restés sur l’idée de 14/18. Les chars devaient accompagner l’infanterie, ils roulaient au maximum à 40 à l’heure, alors que les Allemands ont mis d’un seul coup des centaines de chars et ont tout bousculé.

L'Aviation Pendant la Première Guerre Mondiale

Quand la guerre éclate, les avions sont encore de drôles de machines pilotées par de merveilleux fous volants. Foch a déclaré : « Voler est un sport magnifique, mais pour l'armée, les avions ne servent à rien ».

Opinion apparemment partagée par les grands chefs des autres belligérants : au début du conflit, la France aligne 160 appareils, l'Allemagne 200 et les Anglais 90.

En 1918, la flotte aérienne française en comptera 11 800, dont 3 500 engagés sur le front. Pendant le conflit, 5 500 pilotes français tomberont au champ d'honneur : en 1917, l'espérance de vie d'un pilote en vol est de 17 heures et 30 minutes.

Il ne faudra pourtant pas attendre longtemps pour réaliser l'utilité de machines qui volent à peu près impunément au-dessus des champs de bataille : un peu plus de trois semaines.

C'est en effet dans les tout derniers jours du mois d'août qu'à bord d'un avion de reconnaissance, le lieutenant Watteau et le sergent Bréguet notent l'infléchissement des 1re et 2e armées allemandes qui, au lieu de contourner Paris comme cela était prévu dans le plan von Schlieffen, vont passer devant la capitale, permettant à Galliéni et Joffre de commander la contre-attaque qui s'achèvera par la victoire de la Marne.

Le 5 décembre, l'escadrille MS3 (MS pour Morane-Saulnier) devient la N3 après avoir été dotée de chasseurs Nieuport 10. Cet appareil d'observation est un biplace avec le pilote assis à l'avant et son mitrailleur debout à l'arrière. Une mitrailleuse Lewis est installée sur une aile.

Quand la guerre survint, la France seule disposait d'une industrie aéronautique capable de conserver au camp allié sa suprématie aériennne. Elle dut approvisionner les Britaniques, les Italiens, les Russes, les Belges, dont la production aéronautique était nulle, du moins au début des hostilités.

Au début de la Guerre, le 3 août 1914, il y avait uniquement une aviation d'observation, de surveillance et de renseignement. On estimait que l'avion c'était surtout un moyen "pour voir de l'autre côté de la colline".

C'est à la bataille de Verdun que le commandement militaire commence à comprendre que l'avion peut apporter beaucoup plus et on entrevoit les liens qui pourraient exister entre une bataille terrestre et une bataille aérienne, mais le rôle de l'aviation dans les combats reste encore à découvrir.

La supériorité numérique n'est pas un facteur décisif qui puisse faire pencher la balance d'un camp à un autre. Au demeurant, les performances de tous ces appareils sont sensiblement équivalentes : globalement, leur vitesse est de l'ordre de 80 à 120 Km/h, leur plafond avoisine de 1500 à 2000 m, et leur autonomie est d'environ 3 heures. Mais aucun avion n'est armé.

Types d'Avions Utilisés

Le Farman MF.7 Longhorn est un avion de reconnaissance français monomoteur conçu par Maurice Farman en 1912 et mis en service au début de la Première Guerre mondiale.

Le Caudron G.3 était un monomoteur français biplan construit par Caudron en 1914 et fut introduit dans les escadrilles françaises d'observation en 1914.

Le Farman F.11 a été la sucession logique du Farman F.7. Le F.11 était un avion d'observation, mais certaines escadrilles de bombardement, notamment la fameuse F.29 l'utilisèrent avec grand succès.

Le Voisin type III (ou Voisin 3) est un bombardier et un avion d'attaque au sol biplace, biplan à hélice propulsive, conçu par Gabriel Voisin en 1914.

Le Bréguet U.2 fut utilisé pour des missions de reconnaissance au début de la Première Guerre mondiale.

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