La question de l'équipement et des munitions des combattants en Syrie est un sujet complexe, marqué par des controverses et des défis constants. Un combattant rebelle tire sur les forces pro-gouvernement depuis un véhicule stationné à Deir Al-Zoghb, dans la province d'Idlib (Syrie), le 31 août 2015.
Des rebelles syriens formés par les Etats-Unis ont remis une partie de leur équipement et munitions au Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, a reconnu vendredi le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.
Les rebelles ont indiqué à l'armée américaine qu'ils avaient remis "six pick-ups et une partie de leurs munitions à un intermédiaire soupçonné d'appartenir au Front al-Nosra, soit à peu près 25% de leur équipement", apparemment "en échange de leur passage", a précisé le Centcom dans un communiqué.
Selon le commandement des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom), ces rebelles ont fait savoir qu'ils avaient remis «six pick-ups et une partie de leurs munitions à un intermédiaire soupçonné d'appartenir au Front al-Nosra, soit à peu près 25% de leur équipement.»
Ils auraient remis "six pick-ups" et 25% de leur équipement "en échange de leur passage", précise le Centcom (en anglais).
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S'il est confirmé, ce comportement "est très préoccupant et constitue une violation des règles" du programme de formation des NSF (New Syrian forces, Nouvelles forces syriennes), a indiqué le colonel Patrick Ryder, un porte-parole du Centcom. Selon un responsable américain interrogé par l'AFP, il n'y pas eu de défection de combattants vers le Front al-Nosra. Mais "nous ne savons que ce qu'ils nous disent", a-t-il ajouté.
Selon les autorités américaines, cet acte est «très préoccupant et constitue une violation des règles» au programme de formation des NSF (New Syrian forces, Nouvelles forces syriennes) lancé par les Etats-Unis au début de l'année.
S'il est confirmé, ce comportement "est très préoccupant et constitue une violation des règles" du programme de formation des Nouvelles forces syriennes, a indiqué le colonel Patrick Ryder, un porte-parole du Centcom.
L'épisode marque un nouveau coup pour la crédibilité de ce programme lancé par les Etats-Unis au début de l'année. Il était censé former et équiper environ 5.000 rebelles par an pendant trois ans, pour se battre en Syrie contre le groupe Etat islamique.
L'épisode marque un nouveau coup pour la crédibilité du programme lancé par les Etats-Unis au début de l'année.
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Il était censé former et équiper environ 5 000 rebelles par an pendant trois ans, pour se battre en Syrie contre le groupe Etat islamique (EI).
Un programme qui est censé former et équiper environ 5 000 rebelles par an pendant trois ans pour se battre en Syrie contre le groupe Etat islamique (EI).
Ces hommes font partie d’un programme d’entraînement de combattants syriens par l’armée américaine en Turquie et en Jordanie qui tourne à la déroute.
Mais il n'a pour l'instant permis que de former deux groupes de 54 et 70 combattants, selon les chiffres du Pentagone. Un premier groupe de 54 combattants avait rejoint la Syrie en juillet, mais seuls une dizaine d'entre eux étaient réellement sur le terrain la semaine dernière, selon le Pentagone. Le deuxième groupe est entré en Syrie la semaine dernière.
Mais il n'a pour l'instant permis que de former deux groupes de 54 et 70 combattants, selon les chiffres du Pentagone.
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Pour l'heure, seulement deux groupes de 54 et 70 combattants sont concernés.
De surcroît, selon le Pentagone, sur le premier groupe de 54 combattants qui avait rejoint la Syrie en juillet, seulement une dizaine de rebelles sont encore sur le terrain.
Pour le deuxième groupe, entré en Syrie la semaine dernière, le Pentagone avait dû démentir cette semaine qu'une partie d'entre eux avaient rejoint al-Nosra, alors que cette information circulait sur les réseaux sociaux.
L'administration américaine serait en train de réfléchir à modifier ce programme de formation pour lequel le Congrès a débloqué 500 millions de dollars cette année.
Les Kurdes qui défendent Kobané ont accueilli lundi avec soulagement les premières armes larguées par les Etats-Unis sur cette ville syrienne frontalière de la Turquie où ils réussissent à freiner l'avancée du groupe Etat islamique (EI) grâce aux frappes aériennes de la coalition.
Ces armes vont être "d'une grande aide" pour les combattants des Unités de protection du peuple (YPG), le groupe kurde qui lutte depuis plus d'un mois contre les jihadistes de l'EI, a déclaré leur porte-parole, Redur Xelil.
Ces armes ont été larguées à l'aube, avec des munitions et du matériel médical, par trois avions cargos C-130 au dessus des positions des YPG, qui contrôlent encore environ 50% de Kobané.
L'armée américaine avait auparavant annoncé que ces équipements étaient fournis par les autorités kurdes d'Irak.
Ils sont "destinés à aider à la poursuite de la résistance aux tentatives de l'EI de s'emparer de Kobané", selon le Centre de commandement américain pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale (Centcom).
Ces dernières semaines, les Kurdes avaient multiplié les appels aux pays de la coalition à renforcer les moyens des combattants des YPG, moins nombreux et moins bien armés que ceux de l'EI qui veulent conquérir la troisième ville kurde de Syrie.
A la lumière des derniers développements, "l'équilibre des forces peut basculer à tout moment", a estimé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les Etats-Unis ont parachuté dimanche des munitions dans le nord de la Syrie à des rebelles syriens combattant le groupe Daesh , a indiqué lundi un porte-parole du commandement des forces américaines au Moyen-Orient.
Un responsable de la défense a précisé que les avions avait parachuté au total "50 tonnes de munitions".
Le parachutage illustre la nouvelle orientation de l'administration Obama pour lutter contre le groupe Daesh en Syrie, après l'échec de son programme d'entraînement de rebelles syriens modérés.
Au lieu de chercher à constituer l'équivalent d'unités d'infanterie de rebelles, le Pentagone va se concentrer sur la fourniture d'armes à des groupes triés sur le volet, et un appui aérien, pour qu'ils puissent mener des offensives concertées contre Daesh.
Le communiqué ne mentionne pas explicitement les groupes rebelles qui ont reçu les munitions et équipements parachutés.
Mais il met en avan t l'efficacité du combat mené par les forces kurdes syriennes et des groupes arabes , pour libérer les zones frontalières avec la Turquie, dans le nord-est du pays.
Les parachutages "cherchent à prolonger les succès de ces forces pour chasser le groupe Etat islamique du territoire syrien", souligne le communiqué.
Le changement d'orientation américain a été annoncé une dizaine de jours après l'entrée de la Russie dans le conflit syrien , avec d'importantes opérations de bombardement aérien.
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