Un pistolet à blanc est une arme de poing conçue pour imiter le tir d'une arme à feu réelle, mais sans lancer de projectile.
Il utilise des cartouches à blanc, au gaz ou au poivre.
Ces armes ressemblent souvent à des modèles emblématiques comme le Glock 17, le Beretta 92 ou le Colt 1911.
Il s'agit en fait d'une copie d'une arme réelle à la différence près qu'il est impossible de tirer une vraie balle avec celui-ci.
En effet, le canon est modifié de manière à ce qu'une balle réelle ne puisse pas passer le long de celui-ci.
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Une balle à blanc contient de la poudre compressée comme une balle réelle, mais il n'y a pas d'ogive métallique qui sera expulsée lors de l'explosion.
Il est possible de mélanger les balles à blanc et les balles au gaz ou au poivre.
Voici les principaux types de cartouches utilisés :
Les pistolets d'alarme utilisent différents calibres de cartouches :
Autrefois classées en catégorie D§i), les armes à blanc sont désormais classées en catégorie C12°.
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Depuis le 1er juillet 2024, les armes à blanc ne sont plus classées en catégorie D.
Résumé des règles applicables :
A noter que l’absence d’un des trois premiers critères conduira à reclasser l’arme en C1° ou C3° voire B.
Quand à l’absence du système d’alimentation, il établira qu’il ne s’agit pas d’une arme, mais d’un objet non classé.
Ne nécessite pas la présentation d’un titre (Art R312-54) mais simplement d’un certificat médical de moins d’un mois (Art R312-53).
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Cette nouvelle catégorie C12° ne constituant pas une arme à feu au sens du CSI, les conditions de stockages prévues par l’article R314-4 ne s’appliquent pas (Voir article.).
A l’inverse de ces dernières, elle restera disponible pour pouvoir être utilisée au moment précis où le risque sérieux se matérialise !
Et accessoirement cela facilitera la tâche des collectionneurs et musées…
En théorie c’est simple : le port et le transport sont interdits, sauf motif légitime, aussi bien pour les armes (catégorie C) que pour les munitions (catégorie D) (Art L315-1).
Par contre les contraintes de transport de l’article R315-4 ne s’imposent pas puisqu’il ne s’agit pas d’arme à feu au sens du CSI.
Si pour les collectionneurs, tireurs, chasseurs le titre légitime le transport et les motifs sont ceux habituels, Si la carte de collectionneur permet le port durant une reconstitution historique et si le permis de chasse valide le permettrait en théorie en action de chasse (sous réserve qu’une arme d’alarme et de signalisation puisse être considérée comme « destinées à être utilisées en action de chasse ».
Pour les acheteurs courants, les motifs légitime de transport sont assez limités (de/vers un armurier, déménagement).
Hors la sanction n’est pas négligeable : jusqu’à 30 000 EUR pour une personne seule et 2ans d’emprisonnement (au delà 75 000 EUR et 5 ans).
Attention, comme pour toute les autres armes de catégorie C, il convient de respecter la procédure prévue par l’article R314-24.
Comme les armes d’alarme et de signalisations font désormais parties de la catégorie C, l’inscription au FINIADA rend impossible l’acquisition ou la détention de ces armes.
Toutefois les conditions de cession ou de destruction doivent désormais être celles de la catégorie C (cf.
Attention pour les personnes fichées au FINIADA uniquement au titre des L312-3 ou L312-3-1 du CSI (pour lesquelles seules les armes de catégories A à C sont interdites), vous êtes désormais obligés de vous dessaisir de vos armes à blanc ou d’alarme du fait de leur changement de catégorie.
Le port et le transport d'une arme de catégorie D hors de votre domicile, sans motif légitime, entraînent des sanctions variables selon l'arme :
Dans les espaces et véhicules affectés au transport public, il est interdit à toute personne de porter, de manière visible, tout objet dont la ressemblance avec une arme des catégories A à D pourrait créer un trouble à l’ordre public.
Ne pas respecter cette règle est sanctionné par une amende pouvant aller jusqu'à 750 €.
L'objet ayant servi à commettre l'infraction peut être confisqué.
La transformation d'une arme est interdite à quiconque ne disposant pas d'un agrément d'armurier.
Ne pas respecter cette règle est sanctionné par une contravention de 1 500 € maximum.
Si la transformation de l'arme aboutit à en modifier la catégorie, il s'agit d'un délit puni d'une peine de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.
Toutefois, l'ajout d'accessoires (poignée, lunette de visée…) est autorisé si cela ne modifie pas les caractéristiques de l'arme.
Différents publics ont un intérêt pour ces armes :
Dans la recherche constante du réalisme, Hollywood s'expose à des drames liés aux armes à feu même factices et à leur fonctionnement.
Les précédents sont malheureusement nombreux.
Comme le rapporte le Hollywood Reporter, l’équipe de production du film a déclaré que “l’accident” impliquait un raté dans l’utilisation d’une arme de tournage chargée avec des balles à blanc.
Or si l’enquête doit encore faire le jour sur les circonstances du drame et expliquer dans le détail ce qui a pu se produire, les accessoiristes d’Hollywood savent bien que les armes réelles tirant des balles à blanc sont un vrai danger.
Et que de nombreux cas tragiques ont déjà eu lieu, à l’image de la mort de Brandon Lee durant la production de “The Crow en 1993, de celle de Jon-Erik Hexum en 1984 ou encore d’un cascadeur, Johann Ofner, tué sur le tournage d’un clip de hip-hop australien.
Dans plusieurs exemples de ce genre, des balles réelles avaient été insérées par mégarde dans les armes à feu utilisées sur les tournages ou étaient restées dissimulées dans le canon avant d’être percutées et projetées au moment où une balle à blanc était tirée.
Car la seule différence entre une balle réelle et une fausse réside dans la composition de l’objet: une balle réelle, lorsqu’elle est tirée et donc projetée à toute vitesse, est un lourd morceau de métal dont le but est de pénétrer la surface qu’il rencontre; alors qu’une balle à blanc projette, elle, un morceau de papier ou de coton, qui va rapidement perdre en vitesse du fait de sa moindre densité et donc atteindre son but sans l’endommager.
Ce qui explique qu’à faible distance de leur cible, elles peuvent -en ayant encore perdu peu de vitesse- percuter leur cible de manière très brutale et donc causer des blessures.
Au sein de la communauté des accessoiristes, plusieurs recommandations de sécurité sont généralement mises en œuvre:
Bien que ces cartouches de catégorie D soient moins dangereuses que des munitions réelles, leur usage nécessite de respecter quelques règles :
Comme tout système mécanique, un pistolet à blanc peut parfois rencontrer des soucis.
Cela arrive souvent quand l’arme est neuve ou mal lubrifiée.
Vérifiez l’amorce : elle doit être bien enfoncée.
Évitez de stocker vos munitions dans un endroit humide.
Il est normal qu’un pistolet d’alarme neuf soit légèrement dur à manipuler.
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