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L'horlogerie suisse est renommée pour son excellence et ses innovations, et parmi les nombreuses marques prestigieuses, Omega se distingue par son héritage riche et ses contributions significatives à l'industrie. Depuis sa création, Omega a repoussé les limites de la technologie et du design horloger, tout en maintenant un engagement envers la précision et l'élégance.

Les Débuts d'Omega: Une Vision Horlogère

L'histoire d'Omega commence en 1848, lorsque Louis Brandt ouvre un atelier d'horlogerie à La Chaux-de-Fonds, en Suisse. Brandt, bien dans le ton de son époque portée par le progrès industriel, se donne pour mission de fabriquer les montres les plus précises du monde. En quelques années, sa réputation se répand dans toute la Suisse puis, rapidement, dans toute l'Europe.

Après la mort de Louis Brandt en 1879, ses fils, Louis-Paul et César Brandt, prennent les rênes de l'entreprise. En 1880, ils déplacent la manufacture à Bienne, un centre horloger prospère. Inspirés par l'amour de leur père pour l'horlogerie, et conscients des évolutions techniques en cours, ils se lancent dans une modernisation de leur société. Ils ne le savent pas encore, mais cette vision va contribuer à changer à jamais l'histoire de cette industrie.

L'Émergence du Calibre Omega

En 1894, la marque Oméga est officiellement lancée avec l'introduction du calibre "Oméga". Ce mouvement révolutionnaire, conçu pour être à la fois précis et facile à réparer, établit de nouveaux standards dans l'industrie horlogère. Produit en série à l'aide de méthodes inspirées de celles découvertes dans les manufactures horlogères des Etats-Unis (Elgin, Illinois, Waltham), ce mécanisme redéfinit immédiatement les standards de l'horlogerie suisse. Les composants sont tous parfaitement interchangeables et peuvent donc être remplacés aisément par n'importe quel horloger dans le monde. Autre grande nouveauté pour l'époque : les fonctions de remontage et de réglage de l'heure se font à partir de la couronne, la tige étant dotée d'un système de tirette avec pignon coulant, toujours utilisé de nos jours.

Comme la dernière lettre de l'alphabet grec, le mouvement "Omega" évoque l'accomplissement ultime. Ils le considèrent comme un produit mécanique parfaitement abouti, concrétisant le degré d'innovation horlogère du moment. La conviction de ces deux frères que les mouvements précis produits en série constituent l'avenir de l'horlogerie a permis à Omega de connaître une croissance fulgurante à l'échelle internationale dans les années qui ont suivi.

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En 1903, le succès du calibre 19 lignes "Omega" est tel que les deux frères décident de rebaptiser leur entreprise "OMEGA Watch Co.". Cette année-là, la maison s'impose comme le plus grand fabricant suisse de montres finies.

Omega: Chronométreur Officiel des Jeux Olympiques

La marque se spécialise au début du XXe siècle dans les instruments permettant des relevés temporels précis, ce qui la conduit à devenir le chronométreur officiel des Jeux Olympiques à partir de 1932. Elle l'est toujours aujourd'hui. Depuis son arrivée en 1932, la marque Omega a été le Chronométreur Officiel des Jeux Olympiques à 30 reprises.

La Speedmaster: Une Montre Iconique

L'un des moments les plus emblématiques de l'histoire d'Oméga survient en 1969, lorsque l'astronaute Neil Armstrong pose le pied sur la Lune, portant une Oméga Speedmaster. Connue sous le nom de "Moonwatch", la Speedmaster est la première montre portée sur la Lune. Parée de la dénomination "Moonwatch" après l'expédition spatiale lunaire en 1969, cette pièce s'impose comme la référence la plus durable du métier sans modifications notables.

La marque a d'ailleurs célébré deux anniversaires majeurs pour elle en 2019 : le 125e anniversaire de l'exploitation d'Omega comme nom de marque, et le cinquantenaire de la conquête de la Lune par les astronautes américains.

Le Calibre Co-Axial: Une Innovation Majeure

En 1999, Oméga introduit le calibre Co-Axial, conçu par l'horloger George Daniels. Ce mécanisme innovant réduit le frottement au sein du mouvement, améliorant la précision et la durabilité des montres. Pour ce nouvel échappement, l’angle de levée du balancier est réduit à 30°, ce qui assure une perturbation moindre du balancier à chaque alternance, par rapport à l’échappement ancre (52°) ce qui est un important avantage à l’isochronisme. Il en résulte la constance des qualités de réglages de la montre et sa précision.

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La première étape est le lancement en 2005 du calibre 3313, un mouvement chronographe équipé du Co-Axial, qui créa une fois encore l’évènement. Puis deux ans plus tard, la marque va encore plus loin en lançant en 2007 le calibre Co-Axial 8500, marquant une nouvelle avancée spectaculaire dans l’évolution du mouvement Co-Axial: pour la première fois, Omega présente un calibre complet construit autour de l’échappement Co-Axial. Chacun de ses 202 composants a été spécialement développé et produit en interne pour ce nouveau calibre. Omega est redevenu avec ce mouvement 8500, une manufacture horlogère à proprement parler.

En 2008 avec le lancement du calibre Co-Axial 8520 / 8521 spécialement conçu pour des montres de petit diamètre la marque continue d’étendre ce nouvel échappement à toute sa gamme. Aujourd’hui Omega poursuit son évolution avec le développement de nouveaux calibres à échappement Co-Axial auxquels s’ajoutent de nouvelles complications.

La Collection Seamaster: Une Montre de Plongée Iconique

Oméga a également laissé une empreinte indélébile dans le monde des montres de plongée et de sport. La collection Seamaster, lancée en 1948, est devenue un choix préféré pour les plongeurs professionnels et les amateurs de sports nautiques. Née en 1948 pour célébrer le 100e anniversaire d’Omega, la Seamaster trouve ses racines dans les montres robustes fournies aux forces britanniques pendant la guerre. Dès 1940-45, Omega avait acquis un savoir-faire crucial en produisant plus de 50% des montres étanches de la Royal Air Force. Fort de cette expérience, Omega crée la Seamaster CK 2518 pour le marché civil, dévoilée lors du Salon de Bâle 1948.

D’un modèle habillé étanche à 30 mètres en 1948, elle évolue vers la mythique Seamaster 300 de 1957, adoptée par les forces spéciales britanniques et les compagnons de Cousteau. Dès 1957, Omega pousse plus loin les capacités subaquatiques avec la Seamaster 300 (réf. CK 2913) qui, malgré son nom, est officiellement garantie 200 m. Omega préfère sans doute rester prudent en raison des limites des bancs d’essai de l’époque, mais la construction de la Seamaster 300 - double joint de couronne, glace extra-épaissie, fond vissé - laisse entendre qu’elle pourrait atteindre 300 m sans encombre.

Enfin, en 1970 Omega introduira la Seamaster 600 « Ploprof » (600 m) - au-delà du cadre de ce guide - puis la Seamaster 1000 en 1971, prouvant la capacité d’innovation constante de la lignée Seamaster en termes d’étanchéité extrême.

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La Collection De Ville: Élégance et Innovation

L’Omega De Ville est une collection iconique de la maison suisse, née dans les années 1960, qui incarne élégance et innovation. L’histoire de la montre Omega De Ville s’inscrit dans la riche trajectoire d’Omega, maison fondée en 1848 par Louis Brandt à La Chaux-de-Fonds.

C’est en 1960 que la collection De Ville voit le jour, initialement intégrée à la ligne Omega Seamaster. Son style épuré et élégant tranche avec le caractère sportif des autres Seamaster. Les premières De Ville se distinguent par des boîtiers fins en or ou acier, des cadrans sobres et des index délicats, incarnant une approche plus urbaine et sophistiquée de l’horlogerie.

Les Calibres Vintage: Du 30T2 au 565

En résumé, ces calibres Omega - du 30T2 au 565 - ont en commun une excellente tenue de l’heure et une construction soignée (vis bleuies, antichoc Incabloc, etc.). Ils apportent aussi des complications utiles : l’affichage de la date (à partir du cal. 503 en 1956) puis le quantième rapide (cal. 565 en 1965). À noter qu’aucune Seamaster civile de 1948-1970 n’a de complication sophistiquée de type chronographe ou phase de lune : Omega réserve alors ces fonctions à d’autres collections (Chronostop, Speedmaster ou Cosmic).

Calibre 30T2

Omega 30T2 : ce calibre à remontage manuel (30 mm de diamètre) est le descendant direct des montres militaires « Dirty Dozen ». Dans les Seamaster civiles d’après-guerre, il apparaît dans certaines références simples (ex : CK 2759) où il excelle par sa précision.

Calibre 3xx Bumper (340/342/343/344)

Calibre 3xx bumper (340/342/343/344) : Omega introduit très tôt l’automatique dans la Seamaster. Le calibre 343 à bumper équipe par exemple la CK 2518 (version chronomètre à petite seconde) dès 1948. Son rotor oscille sur ~120° et « rebondit » contre des butées (d’où le surnom bumper), produisant une légère secousse au poignet.

Calibre 50x (Rotor Intégral)

Calibre 50x (rotor intégral) : Au milieu des années 1950, Omega améliore son offre automatique avec le cal. 501 (introduit en 1955). CK 2846 etc.). Il amène un gain de finesse et un remontage plus performant. Omega en produira des variantes (cal.

Calibre 552

Calibre 552 : Apparue en 1958, la série 55x va motoriser la plupart des Seamaster des sixties. Fin et modulable, il équipe tant les Seamaster 300 no-date (réf. 165.024) que des Seamaster « De Ville » plus habillées. Sa précision est telle que Omega en dérive une version chronomètre 551 pour la Constellation.

Calibre 565

Calibre 565 : Lancé en 1965, il s’agit du 552 agrémenté d’un quantième à 3 h à changement rapide (par tirage de couronne). On le retrouve dans la Seamaster De Ville réf. 166.010 et de nombreuses Seamaster Date. Astuce : Tirer la couronne au premier cran entre 21h et 24h fait avancer la date instantanément, une innovation à l’époque où changer de date exigeait souvent de faire tourner les aiguilles sur 24 h. Le 565 possède 24 rubis, et Omega en a proposé une variante 563 (17 rubis) pour le marché US. Sa robustesse est avérée : de nombreux 565 tournent encore comme des horloges de nos jours.

Les Modèles Seamaster Vintage: Un Aperçu

Parmi l’abondante production de Seamaster sur ces deux décennies, certaines références se démarquent par leur rareté et l’attrait qu’elles suscitent chez les collectionneurs.

Seamaster CK 2518

Profil : Première Seamaster lancée, produite dès fin 1948 (disponible en 1949). Boîtier « Calatrava » acier poli ∅34,5 mm, cornes larges. Cadran argenté bombé avec index or et sous-seconde à 6 h (version chronomètre). Réserve de marche ~40h. Alternativement calibre 340 non chronomètre sur versions standard (réf. Production : ~1948 à 1951 (ensuite remplacée par Seamaster 352 bumper sur réf. 2767).

Particularités recherchées : Cadran d’origine non repeint (souvent « AM » pour Automatic Chronometer), présence du médaillon centenaire (certains coffrets marqués du 100e). Évaluation 2025 : En bon état « porté » (patine, mais tout d’origine) : ~1 200 € (≈ 1 300 $).

Seamaster 300 CK 2913

Profil : Premier modèle de plongée Seamaster. Boîtier acier ∅39 mm, cornes droites effilées, lunette tournante graduée 60 min (inserts bakélite noirs sur premières séries). Cadran noir mat avec chiffres arabes (3-6-9-12) et index triangulaires radium, logo Ω appliqué ou peint selon série, mention « Seamaster 300 ». Aiguilles type Broad Arrow (heure en large flèche, minute fine) sur séries -1 à -3, puis aiguilles « nautilles » (heure bâton, minute fléchée) sur dernières séries -7/-8. Mouvement : Calibre automatique Omega 501 (19 rubis) sur CK 2913-1 à -3, puis calibre 552 (24 rubis) sur CK 2913-7/-8 (transitoire, rares). Remontage bidirectionnel par rotor central. Seconde centrale (cal.

Production : 1957 à 1961, en 8 “batches” (2913-1 à 2913-8). Quantité totale estimée ~10 000 ex. La référence évolue en CK 14755 en 1962.

Particularités recherchées : Aiguilles Broad Arrow d’origine en laiton rhodié avec patine radium homogène aux index (beaucoup ont eu des aiguilles remplacées tritium dans les années 60). Lunette d’origine en bakélite - souvent éclatée ou remplacée ; une lunette originale avec sa perle radium jaunie peut valoir à elle seule plus de 1 000 € sur le marché.

Évaluation 2025 : La cote a fortement monté avec la mode des trilogy 1957. En état utilisable (cadran relumé ou aiguilles service) : 6 000 €. En état excellent tout d’origine : 10 000 à 12 000 € (parfois plus si documents). Les exemplaires exceptionnels (NOS complet) frôlent ou dépassent 15 000 € - un record de ~220 000 CHF a même été atteint aux enchères pour un modèle militaire issu d’un lot spécial Royal Navy, mais il s’agissait d’un contexte particulier.

Seamaster 300 CK 14755

Profil : Successeur direct de la CK 2913, elle en reprend l’esthétique générale tout en apportant des ajustements. Boîtier acier ∅39 mm identique (cornes droites), mais épaisseur réduite (~1 mm de moins) pour une montre plus plate au poignet. Lunette tournante toujours en bakélite noir (gravée jusqu’à 50). Cadran noir tritium « Swiss Made T », aiguilles dites « sword hands » (en réalité minute flèche fine et heure bâton élargi) dès le début de production. Certaines versions tardives adoptent la trotteuse « lollipop » (grosse pastille lumineuse). Mouvement : Omega calibre 552 automatique, 24 rubis. Une évolution majeure du 552 sur ce modèle : il possède un stop-seconde expérimental, rare sur une montre civile de l’époque (cependant tous les 552 de 14755 n’en sont pas pourvus, on en rencontre sans hack).

Production : 1961-1963 seulement. Références millésimées 14755-61 et 14755-62 principalement (selon extraits d’archives). Volume plus limité que la 2913 : sans doute < 5 000 ex.

Particularités recherchées : Son statut de modèle transitoire fait qu’on cherche souvent les détails uniques : les premiers cadrans « Naïad » sans logo Ω appliqué, les aiguilles “candlestick” (bâton) sur les toutes premières séries, ou au contraire les trotteuses lollipop très tardives. La mention du vendeur Meister sur certains cadrans (double signature) est un plus apprécié des collectionneurs.

Les Boîtiers Seamaster Vintage: Évolution du Design

Les Seamaster vintage connaissent également des évolutions notables de design de boîte.

Boîtiers Style Classique (1948-1956)

Les premières Seamaster adoptent des cornes arrondies ou « épaulements larges » (fat lugs). Ces boîtiers en acier (parfois en or ou plaqué) de 34-35 mm présentent un fond vissé lisse (gravé Seamaster à partir de ~1952) et des cornes robustes. L’allure reste proche d’une montre de ville de l’époque, notamment pour les Seamaster Calendrier (réf.

Boîtiers “Toolwatch” à Cornes Droites (1957-1963)

Avec la Seamaster 300 de 1957, Omega introduit un boîtier plus large (39 mm) aux cornes droites et anguleuses. La référence CK 2913 arbore ce style épuré sans protège-couronne, évoquant un instrument utilitaire. On parle parfois de boîtier Naiad lorsque la couronne n’est pas vissée mais utilise un joint spécial (sur certaines 2913). La continuité se fait sur les Seamaster 300 suivantes : la CK 14755 de 1961 conserve ces cornes droites et ajoute un léger épaulement de couronne, tout en amincissant la carrure. Ce modèle présente une couronne apparente non protégée (à 3 h) et un fond vissé. Les index luminescents triangulaires et les aiguilles Broad Arrow (grande aiguille des heures fléchée) le destinent clairement à la lecture en conditions difficiles.

Boîtiers “Lyre Lugs” à Cornes Torsadées (1964-1970)

Omega opère un tournant esthétique au milieu des années 60 en adoptant les cornes dites lyre (forme de lyre) sur plusieurs lignes. La Seamaster 300 en bénéficie avec la réf. ST 165.024 (lancée ~1964) qui emprunte les cornes incurvées et biseautées du Speedmaster « Professional » apparu la même année. Ces cornes lyre, facilement reconnaissables par leur profil twisté, confèrent au boîtier un style plus intégré et dynamique. Sur la Seamaster 300, elles s’accompagnent de épaulements de couronne pour une protection accrue (la couronne devenant vissée sur les versions tardives). Le diamètre passe à ~41 mm.

L'Hippocampe Omega: Un Symbole Aquatique

Même sur ces modèles de ville, Omega intègre dès 1958 un élément de design devenu iconique : l’hippocampe. Ce médaillon de cheval marin stylisé, gravé ou en relief sur le fond, apparaît sur les Seamaster à partir de 1958 pour symboliser leur vocation aquatique. La présence d’un hippocampe net et conforme (et non d’une simple inscription ou logo générique) fait partie des points de contrôle d’authenticité sur ces montres.

Tableau Récapitulatif des Calibres Omega

Calibre Année d'Introduction Caractéristiques Modèles Associés
30T2 Années 1940 Remontage manuel, haute précision Seamaster civiles d'après-guerre
3xx (Bumper) Années 1940 Automatique, rotor oscillant sur 120° CK 2518
50x Années 1950 Automatique, rotor intégral CK 2846
552 1958 Automatique, fin et modulable Seamaster 300, Seamaster De Ville
565 1965 Automatique, quantième rapide Seamaster De Ville réf. 166.010
Co-Axial 1999 Réduit le frottement, améliore la précision Divers modèles Omega modernes

Aujourd'hui, Oméga continue d'être à la pointe de l'horlogerie, combinant tradition et innovation pour créer des montres qui captivent les amateurs du monde entier. Au-delà de ses prouesses techniques, Oméga a également un impact culturel significatif. L'histoire des montres Oméga est une saga de vision, d'innovation et de dévouement à l'excellence horlogère. De ses modestes débuts à sa place de choix dans l'industrie mondiale, Oméga a constamment repoussé les limites de ce qui est possible en horlogerie. Chaque montre Oméga raconte une histoire de précision, de style et de succès, solidifiant la marque comme une véritable icône dans le monde des montres de luxe.

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