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Le champ d'études assigné à la Section des Armes comprend généralement toutes les armes offensives et défensives qui ont été employées, particulièrement en Belgique, depuis le XIe siècle jusqu'à nos jours. Comme aucun musée ne renferme ces séries au complet, on en est réduit, pour combler certaines lacunes, à reconstituer les plus anciens équipements militaires d'après les monuments historiques de l'époque où ils étaient en usage.

Origines des Collections d'Armes

Le goût des collections d'armes n'est pas nouveau, et les galeries les plus remarquables du continent peuvent faire remonter au XVIe siècle leur origine. Nos anciens souverains devaient également céder à ce mouvement instinctif, qui porte l'homme de guerre à rassembler autour de lui les instruments variés de sa rude profession et les divers souvenirs de ses campagnes.

Dès l'année 1406, Antoine de Bourgogne commençait, au château de Caudenberg, à Bruxelles, les collections historiques désignées plus tard sous le nom d'Arsenal royal. Les accroissements donnés, par ses successeurs, à cet arsenal lui avaient à la longue acquis une grande importance; Charles-Quint surtout, s'était plu à y rassembler des armes de grande valeur, en nombre considérable.

Après Charles-Quint, ce furent les archiducs Albert et Isabelle qui léguèrent au Palais de Bruxelles les souvenirs les plus nombreux. Les objets mérovingiens, découverts en 1653, dans le tombeau de Childéric, à Tournai, étant devenus la propriété de l'archiduc LéopoldGuillaume, gouverneur des Pays-Bas espagnols, figurèrent aussi pendant quelque temps dans la galerie de Bruxelles ; mais ils furent ensuite cédés à l'empereur Léopold Ier, qui les offrit trop facilement à Louis XIV. Ce précieux Trésor de Childéric figure aujourd'hui à Paris, dans les collections d'antiquités conservées à la Bibliothèque Nationale.

On ignore l'époque où, par suite probablement de l'accroissement des collections, celles-ci furent éloignées du château ducal, pour être installées dans la vaste enceinte des écuries du palais, c'est-à-dire vis-à-vis de l'abbaye de Caudenberg; toujours est-il que ce déplacement préserva le musée des souverains belges de l'incendie qui, en 1731, dévora les autres bâtiments du château de Caudenberg.

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En 1773, le dépôt d'armes anciennes avait été transféré rue de la Paille, dans le local qui avait servi naguère de bibliothèque au collège des jésuites. L'abbé Mann, qui visita le musée en 1785, a laissé, dans sa Description de Bruxelles et des environs, une nomenclature sommaire des principales pièces qui s'y trouvaient : « On y voit, dit-il, les armes de parade de l'empereur Charles-Quint et l'équipage de son cheval de bataille, son épée de parade, dont il se servait'lorsqu'il créait des chevaliers de la Toison d'or. On y voit aussi le grand étendard de France pris à la bataille de Pavie, et les trois banderoles que Charles-Quint faisait porter devant lui dans la guerre qu'il fit aux Maures d'Afrique. On y montre encore, dans cet arsenal, les armes de Montezuma, empereur du Mexique, les armes de parade de l'archiduc Albert et les harnais de son cheval, ainsi que les armes fortes qu'il portait au siège d'Ostende ; on y voit aussi la peau du cheval que montait l'infante Isabelle, son épouse, lorsqu'elle fit son entrée à Bruxelles, et le fusil dont cette princesse se servait à la chasse ; de plus, l'épée qu'Henri IV, roi de France, envoya à l'archiduc Albert pour lui faire connaître qu'il lui déclarait la guerre. Les autres armes conservées dans ce dépôt sont celles du duc Philippe le Bon, de l'empereur Maximilien, de don Juan d'Autriche, du duc d'Albe, du prince de Parme, du cardinal-infant don Ferdinand, de l'archiduc Léopold, de l'archiduc Ernest, etc. Entre plusieurs autres curiosités, on voit le modèle d'un canon qui tire sept coups à la fois. »

Presque toutes ces richesses, dont la possession nous permettrait aujourd'hui de rivaliser avec les galeries les plus célèbres, furent emportées par les Autrichiens lorsqu'ils évacuèrent la Belgique en 1794, après la bataille de Fleurus ; une partie en est aujourd'hui conservée à Vienne. Des démarches, qui, jusqu'à présent, n'ont pas abouti, ont été tentées à plusieurs reprises pour récupérer quelques-uns de ces objets.

Les rares débris qui, dans les collections d'armes actuelles, perpétuent le souvenir de l'ancien Arsenal royal, sont :

  • Le précieux poignard, à monture finement incrustée et damasquinée d'or, dit de Charles-Quint.
  • Deux gantelets gravés et également damasquinés d'or, qui, d'après la tradition, auraient appartenu au même empereur.
  • Les chevaux rembourrés des archiducs Albert et Isabelle.
  • La barde de parade du cheval de l'archiduc.
  • Un gantelet du même prince.

Pendant la réunion de la Belgique à la Hollande, il n'y eut pas de musée d'antiquités à Bruxelles. L'établissement actuel ne remonte qu'à 1835 et voici les principales sources auxquelles la section des armes s'est formée :

  • 1835: On y dépose les débris de l'ancien Arsenal royal. La même année l'État acquiert le belle collection de M. le comte Th. de Hompesch, comprenant quatre armures complètes, trente-trois demi-armures, plus de cent casques et un grand nombre d'armes diverses. Presque toutes ces armes sont d'origine allemande.
  • 1837: Le petit musée d'artillerie dépendant du ministère de la guerre est annexé aux collections. Ce musée comprenait non seulement les modèles à l'échelle du 1/5 de l'artillerie moderne belge, et de son matériel, mais encore une certaine quantité d'armes anciennes.
  • 1839: L'armure de joute, dite de Philippe II, un grand nombre d'épées et de dagues espagnoles, quelques casques et d'autres objets sont acquis, en Espagne, par l'intermédiaire de M. le comte de Lalaing, chargé d'affaires de Belgique auprès de la cour de Madrid.
  • 1842: Une belle collection d'armes orientales, provenant en partie de la vente de l'arsenal des anciens sultans, est acquise par l'intermédiaire de M. le baron Behr, ministre belge, résidant à Constantinople.
  • 1854: Beaucoup d'objets importants sont acquis pour le musée, à la vente d'une magnifique collection d'origine allemande, faite à Bruxelles, sous la direction de M. H. Leroy.
  • 1879: Toutes les armes non européennes, qui jusqu'alors avaient fait partie de l'Ethnologie (4e section), ont été déposées dans la salle d'armes. Par contre, il a été décidé que les Armes antiques, qui étaient jadis conservées dans la première section, seraient annexées à la Haute Antiquité (3e section).

En résumé la galerie d'armes anciennes et modernes, commencée seulement en 1835, a été presque entièrement formée par voie d'achats. Quelques généreux donateurs, à la tête desquels nul ne s'étonnera de voir figurer S. M. le roi Léopold II, ont contribué aussi à l'accroissement des collections.

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Évolution des Armures de Guerre (XIe Siècle)

À ces époques lointaines, où les circulaires ministérielles n'assignaient pas, comme aujourd'hui, aux gens de guerre un équipement uniforme, où la fortune et la fantaisie jouaient un rôle souverain, il n'est possible évidemment de donner comme type de l'équipement d'une époque déterminée, que l'armure portée en ce moment par le plus grand nombre.

Les périodes de transition ou de passage d'un armement à un autre plus perfectionné, sont généralement longues et varient quelquefois d'un pays à l'autre. Si donc nous nous sommes décidés à fixer nettement certaines périodes d'années et des types d'armures correspondants, c'est parce que ce moyen nous a paru le meilleur pour donner à l'amateur, qui ne désire pas en faire une étude spéciale, une idée claire et suffisamment exacte des transformations successives subies par le costume de guerre.

L'Armure Normande (XIe Siècle)

Le propriétaire du sol ou seigneur formait, au moyen âge, le seul élément sérieux de l'organisation militaire ; comme c'est à cheval qu'il devait satisfaire à l'obligation de servir sa terre, il se donne le titre de chevalier. Le chevalier était toujours suivi à la guerre par quelques serviteurs à cheval qui constituaient avec lui une lancefieffée, dont il était le chef naturel.

On désigne généralement le harnais chevaleresque du XIe siècle sous le nom d'armure normande, parce que la célèbre tapisserie de cette époque, conservée à Bayeux et qui est le monument le plus précieux pour l'étude de cet équipement, représente les Normands marchant à la conquête de l'Angleterre (1066). Beaucoup de seigneurs flamands ayant fait partie de l'armée d'invasion commandée par Guillaume le Conquérant, gendre et voisin de Baudouin V, comte de Flandre, nous pouvons considérer, au moins au point de vue du costume militaire, la tapisserie ou plus exactement la broderie de Bayeux, comme un véritable monument national.

Deux de nos anciens sceaux belges, ceux de Conrad (1083) et de Guillaume (1096), comtes de Luxembourg, présentent comme la tapisserie de Bayeux les caractères saillants de l'armure normande, qui sont l'emploi de la broigne, du casque conique à nasal et du long bouclier en forme d'amande, décoré d'animaux plus ou moins fantastiques et d'emblèmes.

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La broigne, tunique épaisse de cuir ou de forte toile disposée en plusieurs doubles, était armée extérieurement de plaques et d'anneaux de fer. Manches, haut-de-chausses et capuchon étaient adhérents à cette cotte, dite annelée quand elle était couverte d'anneaux, écaillée quand elle était armée d'écaillés, etc.

Le grand bouclier couvrait le cavalier jusqu'aux yeux ; c'était le complément indispensable d'une armure aussi imparfaite, faible surtout contre les coups de pointe. Les armes offensives du chevalier étaient l'épée, la lance analogue à celles de nos lanciers et portant comme elle une flamme à trois pointes, la javeline, la hache et la masse d'armes.

On ne peut appeler infanterie les quelques piétons que les chevaliers traînaient à leur suite et qui n'avaient généralement aucune pièce défensive. Ceux de la tapisserie de Bayeux sont armés d'arcs et portent leurs flèches renfermée dans une trousse suspendue au col ou attachée à la ceinture.

L'Armure Normande (1100 à 1150)

Pendant la première moitié du XIIe siècle, l'emploi de la broigne persiste avec quelques modifications. Au lieu de haut-de-hausses adhérents, la tunique a souvent une longue jupe, fendue devant et derrière jusqu'à la ceinture pour monter à cheval. Les anneaux et les plaques de fer sont généralement remplacés par des bandelettes entrecroisées de cuir souple, rivées sur la cotte qui prend alors la dénomination de treillisée.

Exemples d'Armes et Accessoires Disponibles

Bien que cet article se concentre sur l'histoire et l'évolution des armes, il est pertinent de noter la disponibilité de divers composants et armes sur le marché actuel. Voici quelques exemples :

  • Paire de percuteurs FAIR calibre 12
  • Percuteur fusil S/A FABARM / LUGER CAL 12
  • Percuteur fusil S/A BROWNING A 500 CAL 12
  • Verrou de culasse de fusil Breda semi-auto
  • Bague frein de fusil Breda semi-auto cal 12 à recul de canon
  • Bouchon poussoir de tube magasin de fusil Breda semi-automatique
  • Lot pièces fusil BREDA ORION RESSORT BAGUES

Armes Diverses Mentionnées

Outre les composants spécifiques, divers types d'armes sont mentionnés, offrant un aperçu de la diversité des armes disponibles :

  • Carabine AKAH 98 K CARABINER CAL.
  • Carabine à verrou RWS 75 KL CAL.
  • Carabine de gros calibre, chambrée en 8x68S
  • Fusil juxtaposé Bernardelli à platines CAL.
  • Carabine de jardin artisan français CAL.
  • Fusil superposé Beretta S686 Special CAL.
  • Carabine Tyrol 5022 CAL.
  • Carabine express juxtaposée A.W Wolf à SHUL cal 9,3x74r
  • Fusil de sport Zoli Kronos CAL.
  • Fusil superposé Le Super Français CAL.

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