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L’uniforme pénitentiaire a plusieurs fonctions qui expliquent les efforts faits pour uniformiser la tenue de personnels de surveillance jusqu’à nos jours. Plus qu’une tenue de travail, il uniformise, permet une intégration et une reconnaissance par les pairs de celui qui le porte, permet aussi son contrôle par la hiérarchie. L’uniforme joue en effet un rôle essentiel dans le processus d’identification professionnelle des personnels à un corps uni et idéalisé, placé sous le triple signe de l’égalité, de l’identité et de la personnalisation.

Les premières réglementations (1822-1877)

En 1822, le règlement du 30 avril décrit pour la première fois l’uniforme des gardiens dans les maisons centrales. Le règlement affirme d’ailleurs que « les gardiens sont assimilés à la troupe de ligne pour la discipline et l’ordre intérieur du service » (art. 3) ; et les grades des gardiens sont calqués sur la hiérarchie militaire : « le gardien-chef a le rang de sergent-major […]. Les deux premiers gardiens ont le rang de sergent […] » (art.

Cette tenue « militaire » traduit le choix fait au début du 19e siècle de ne recruter aux emplois de gardiens que d’anciens militaires. On insiste en effet sur les vertus militaires attendues des gardiens, et notamment leurs habitudes d’ordre et de discipline.

Ce n’est qu’en 1877 que les tenues des gardiens de maisons centrales et des prisons départementales seront uniformisées. L’instruction du 26 mars 1877 indique en effet que « la composition de l’habillement, qui présentait, dans les diverses catégories d’établissements, des différences fâcheuses à tous égards, a été ramenée à l’uniformité. Désormais, l’uniforme se compose d’une tunique en drap bleu, d’une capote-manteau en drap gris de fer foncé et d’un képi en drap bleu foncé et gris fer foncé.

Cette uniformisation s’inscrit peut-être dans le grand mouvement de réforme qui touche l’administration pénitentiaire dans les années 1870, à la suite de la grande enquête parlementaire sur le régime des prisons lancée par d’Haussonville en 1872.

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Évolutions et améliorations au XXe siècle

Au début du 20ème siècle, un certain relâchement dans le port de l’uniforme pénitentiaire est constaté*. En 1923, un rappel à l’ordre de la part de l’administration centrale stipule, dans une circulaire, l’obligation du port de l’uniforme.Avec ce statut, l’administration souhaite changer durablement l’image du surveillant (voir le parcours virtuel sur la vie quotidienne dans les établissements pénitentiaires et les pratiques professionnelles de l'Entre-deux-guerres) pour lui même mais aussi aux yeux de la société. C’est dans les ateliers de la maison centrale de femmes de Rennes que ces nouveaux modèles seront confectionnés.

Dans l’Entre deux guerres, des améliorations sont apportées au confort et à la dotation découlant des demandes des syndicats et associations professionnels dont va grandissante l’influence depuis le début du siècle (tenue kaki d’été, attribution de chaussons pour déambuler la nuit dans les coursives par exemple).

La réforme du statut des personnels pénitentiaires de 1966 (n°66-874 du 21 novembre) a eu pour objet la revalorisation et la modernisation de la fonction de surveillance (en termes de carrière et de traitement notamment) en vue d’un recrutement quantitativement et qualitativement meilleur, privilégiant une jeune relève. C’est l’apparence de cette fonction qu’il s’agit de moderniser et valoriser, de la même façon que l’on a cherché à rénover au début des années 60 tout l’équipement mobilier et immobilier.

En 1966, le service de la régie industrielle propose de nouveaux modèles, confectionnés dans un tissu solide, plus léger et souple, portés indifféremment été comme hiver, et dont la coupe est plus moderne.

A partir de 1982, plusieurs modifications sont apportées mais c’est en 1984 que des nouveaux modèles voient le jour qui visent l’égalité entre les personnels masculins et féminins : un blouson pour les hommes et 2 types de jupe pour les femmes au choix. Au début de l'année 1994, le port du pull-over, autorisé dans un premier temps la nuit, se généralise dans les détentions.

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Modernisation de l'uniforme (1998)

La circulaire du 20 février 1998, signée par le Directeur de l'administration pénitentiaire Gilbert Azibert, reprend l'ensemble des dispositions réglementaires. Plus moderne et plus confortable, ce nouvel uniforme est adapté aux contraintes professionnelles.

Les chemises sont remplacées par des polos, les pantalons inspirés de ceux portés par les ERIS (Equipes Régionales d'Intervention et de Sécurité) depuis 2003, sont de type « treillis ». Une casquette souple et un blouson, du même tissu que les parkas, équipé d'une doublure polaire détachable pour être porté en été et en hiver complètent la tenue. Ce nouvel uniforme est unisexe, les surveillantes portent toutes un uniforme identique permettant de les identifier comme personnels de surveillance, au même titre que leurs collègues masculins.

L'interprétation d'un fusil 1857 avec un marquage grec

Une discussion sur un forum a permis de retracer l'histoire d'un fusil modèle 1857 avec un marquage en grec. Il s'avère que diverses commandes d'armes du modèle 1857 ont été exécutées entre 1860 et 1863 pour le compte du gouvernement grec, dont au moins 1000 fusils.

Les inscriptions en grec sur le fusil sont les suivantes :

  1. Εχ πετρουπόλεως (de Petroupoli, ville au nord-ouest d'Athène)
  2. Δ. ΒΕΡΝΑΡΔΑΚΗΣ (un nom propre D. Vernardakis)
  3. Κρής (c'est probablement l'adjectif qui signifie "de Crète")

L'interprétation la plus probable est que le fusil a été produit initialement pour la Grèce dans le cadre d'un contrat gouvernemental, puis revendu par un négociant. Le tampon pourrait avoir été apposé lors de l'expédition et se traduire de la manière suivante :

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  1. de Petroupoli
  2. par D.Venardakis
  3. vers la Crète
Période Description de l'uniforme
Restauration 1822-1849 Gardien-chef, correspondant au grade de sergent major dans l’armée, arborant deux galons argent au collet de l’habit.
Second Empire 1858 Gardien de maison centrale en 1858 coiffé du phéci et de la capote de drap bleu renouvelée tous les 3 ans.
Troisième République 1928 Pelisse longue avec capuchon molleton épais pour l’hiver, sans insigne.
1972 Chemise manches longues.

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