Plongeons dans l'histoire de la Maison Terramatte et explorons les commerces qui ont marqué la Place aux Aires à Grasse. Cet article vous propose un voyage dans le temps, à la découverte des anecdotes et des personnages qui ont façonné le paysage commercial de cette ville.
Madame Terramatte, la maman de Francis, a ouvert sa boutique en 1917, pendant la guerre. Au début, la boutique se trouvait à la place de l'ancienne Caisse d'Épargne, devenue maintenant l’école des parfums. En ces temps de guerre, elle a ouvert sa boutique avec une seule botte d’œillets. Elle l'a vendue puis est retournée à Nice en a acheté deux... et voilà.
Ensuite comme les fleurs n’étaient pas encore très démocratisées et les chaînes florales pas encore organisées, on expédiait des fleurs dont beaucoup d’œillets et des fruits par la poste. Le magasin s'appelait "Aux fleurs et fruits de la Riviera". Le magasin a déménagé à ce moment-là à la place de la Foux... où actuellement se trouve le jardin et la stèle de Napoléon.
A la construction de l'office du Tourisme, place de la Foux, la ville a loué le local actuel, vers les années 1930... Le bail date de 1936. Francis aidait ses parents et avait aussi une entreprise de nourriture et fourrages pour les animaux aux galeries Tressemannes en association avec son beau-frère jusqu'en 1969. C'est à cette époque que le magasin a été nommé Art Floral Maison Terramatte. Francis a pris sa retraite en 1997. Le magasin avait alors été tenu par la même famille pendant 80 ans. Il a été repris pas nous en 1997. L 'atelier aux Terrasses Tressemannes a été vendu. Plus récemment on y trouve le bar plus que célèbre pour toute une génération de jeunes grassois, l'Estérel...
Quelques témoignages permettent de mieux comprendre l'ambiance de l'époque :
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"Une institution... Oui je me souviens bien c'était exactement comme ça. J'ai bien connu l'Estérel, ce café où on se retrouvait entre copains mais c'est vrai que cet établissement avait la réputation d'être le café où se rassemblaient les snobs et les snobs à l'époque ça voulait dire enfants de riches et intellos etc...et nous y allions bien que pas du tout snobs et tout se passait bien."
"Mon père a tenu le kiosque à journaux au dessus de la fontaine du Thouron pendant plus de 50 ans... A l'époque c'est moi qui gardais le kiosque plusieurs fois par jour ; on commençait à 4h30 du matin ; lui distribuait les deux journaux du matin, Nice Matin et le Patriote dans toute la Ville et l'après-midi il venait me chercher à 16h30 à l' école St Hilaire et je gardais le kiosque pendant qu'il distribuait le journal L'Espoir (journal de l'après-midi)....Même quand je me suis marié, j'aidais mon père qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige il fallait toujours faire la tournée même une fois j'ai fait celle du matin et de l'après-midi en remplacement de mon père...Mon père a commencé avec un charreton."
À l'époque, dans ce quartier, il y avait un rémouleur qui aiguisait les couteaux, un marchand de marron chaud qui était Mr Vannini ... il y avait aussi un marchand de glace au plus bas des escaliers ; c'était Mme Vannini et en face il y avait le marchand de vin de Maurice Gal ... C'était la belle époque...En face du kiosque il y avait le bar des Négociants tenu par Marcel Doussan. Quelques fois en nous attendant que mon père retourne au kiosque après sa tournée, il prenait le paquet de journaux qui avait été déposé sur le trottoir par le livreur ; il l'amenait dans son bar pour les vendre ou simplement pour surveiller qu'on ne nous les vole pas ce qui arrivait quelquefois. A côté du bar il y avait le magasin de peinture Constant à côté encore il y avait le magasin de souvenir l'Escarpolette... En face du kiosque il y avait le marchand d'huile Mr Bonin et à côté il y avait le bar de l'Esterel ... tout a changé à la place du Théâtre il y avait Monoprix je travaillé 2 ou 3 jours par semaine j'étais tantôt au rayon jouets tantôt au rayon droguerie et à la Noël je restais au plus de l'escalator extérieur et je vendais les huîtres en plein courant d'air.
En 1965 sous la Municipalité de Honoré Lions qui était le capitaine des Chasseurs Alpins de mon père, j'ai travaillé à la piscine Altitude 500. J'étais au vestiaire et je donnais au clients les paniers pour qu'ils mettent leurs affaires et l'hiver je travaillais à la Mairie (j'étais enceinte de ma fille)...
Il y a eu pendant un certain nombre d'années, le Studio MM, studio des photographes Jacques Mayer et Claude Moure. "Sur cette photo (angle Maximin-Isnard) cette belle façade en porche sous le balcon, abritait dans les années 1950/60 Les Docks des Matériaux et Véran & Costamagna, par la suite. Mon père y était comptable dans les années 60. Le magasin à côté était "Radio Centrale" tenu par Monsieur Besson, postes de radio et de télévision, magnétophones, tournes-disques, réparations électroniques et électriques et surtout la caverne d'Ali-Baba pour trouver tous les 33Tours vinyles à la mode dont on pouvait écouter les extraits sur le Teppaz du magasin avant de l'acheter. Le technicien de l'époque ressemblait comme deux gouttes d'eau à un Rolling Stone (Charlie Watts)"...
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Rue Dominique Comte à l'angle de la rue de la Fontette, Boulangerie CIVATTE, ensuite LA KERMESSE disques et instruments de musique COLLINOT, remplacé par Jacky SMANIA, fromages et fruits, légumes. Quincaillerie Bertrand et Vigouroux, remplacée par ARBEL chaussures, famille ROUQUIER ; fruits et légumes LONDI remplacé par YVES ROCHER, ensuite la boucherie ARMITANO remplacé par M.BOURSERAUT puis mercerie. Épicerie Mme Martini, son mari Fabio était mon premier patron ; j’avais 15ans ,on avait l’entrepôt, la petite porte à côté de l’église !!!
On descendait la rue du Thouron… On se sentait aspiré par les arcades, ce magnifique trottoir piétonnier qui offrait de nombreux commerces… Le Chat botté avec des patrons et des vendeuses adorables… il y avait en permanence des étals couverts de chaussures à l’abri sous les arches… « Sous les Arcades », la belle papeterie-librairie… la boutique des vêtements Rodier qui était auparavant la boutique des caves Galliano et encore avant l’épicerie de Madame Bensa chez qui, petits, nous allions avec mes frères remplir le bidon de lait quotidien et chez qui on achetait les pâtes, le riz… uniquement en vrac à l’époque… La Maison Ballestra, vaisselle et équipement ménager, plus que célèbre grâce aux jours de foire pendant lesquels, Monsieur Ballestra faisait un numéro de marketing exceptionnel… Voici La Cannoise, une grande boucherie qui a remplacé le magasin de meubles des illustres Madame et Monsieur Marzorrati… Incroyable époque où l’on pouvait acheter des meubles à la place aux Aires !!!
Maintenant et toujours sous les arcades la « Papeterie du commerce » présente depuis toujours pour tout un tas d’articles de papeterie pour les entreprises et les scolaires… Le lunetier Krys qui a remplacé la vaste teinturerie « Cinq à sec » et elle-même ayant succédé à la fameuse quincaillerie Pedemontano, disparue aujourd’hui mais concurrent pendant un certain temps de Bertrand et Vigouroux pour tout ce qui concerne le bricolage et les travaux dans la maison. Il y avait déjà à cet endroit et depuis longtemps, une quincaillerie…
Quelques entrepôts de maraichers de la place occupaient ensuite d’anciennes caves ayant une ouverture sur la place… La charcuterie de la Montagne qui a connu différents propriétaire et qui vendait de nombreux produits traditionnels de qualité… Enfin nous arrivons à la dernière arche des arcades avec la boutique qui a été très longtemps la propriété de Monsieur et Madame Thomas. Ils vendaient, au début, du linge de maison de la marque réputée « Linvosges » puis se sont tournés vers le sport qu’ils associeront rapidement à la chaîne « La Hutte ». Ils quitteront les Aires pour le Jeu de Ballon en laissant leur espace à une boutique de prêt à Porter tendance, La Chiffonnerie » de Madame Mercier, belle soeur de Charles Pasqua. Il passait souvent lui rendre une petite visite.
Dans les années 2000, toutes ces boutiques des arcades à l’exception de l’optique Krys, sont devenus des restaurants. On pouvait se douter qu’à l’heure du déjeuner il y aurait dispute avec les maraîchers qui n’avaient pas encore quitté la place.
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Un coiffeur pour hommes était installé dans le premier local, Monsieur Cotta…Il sera remplacé par un magasin d’optique... Ensuite, es vêtements et blouses de travail Canet qui occupaient le local commercial suivant… Beaucoup d’anciens se souviennent encore du magasin d’après, un peu bric à brac « Le Paradis du Plastique » tenu par Madame André et son neveu Jacques. On y trouvait de nombreux articles de ménage pour la maison. Ce fut auparavant, un magasin de tissus…
Une boutique à double vitrine arrive ensuite, une boutique de fringues pendant très longtemps. Elle existait déjà en 1940 comme en atteste cette photo prise en pleine période de soldes. Madame Raspati et sa boutique « l’Eglantine » de sa deuxième époque lui succèdera : vêtement pour enfants, lingerie, mercerie… très appréciée après la période de la guerre 39/45… elle même remplacé par les tissus Loubet. A l’étage, sortit de la magie d’avant, le tailleur Auteville.
Après le couloir d’accès à l’immeuble, un salon de coiffure pour hommes et barbier dans la petite échoppe d’après ; elle était tenue par Monsieur Raspati qui donnera sa place à Philippe Mezzeta, le créateur de la célèbre « coupe au rasoir » remplacé plus tard par différentes agences immobilières.
Le petit côté qui ferme la place et qui permet d’accéder à droite à la rue des Peyreguis et à gauche à la rue Amiral de Grasse a hébergé pendant longtemps une épicerie devenue Félix Potin suivie elle même par un magasin de son et d’images quand la télévision arrivait dans nos maisons et tenu par Monsieur Boniffassi…Ce magasin est devenu ensuite une boutique de mode… à côté, il y avait un petit magasin de jouets remplacé par une papeterie occupé ensuite par la coiffeuse Marie-Claire.
On traverse la rue Amiral de Grasse régulièrement associée pour son début du moins à la place aux Aires avec le bar/tabacs/journaux La Civette tenu un moment par MMme Cyrano puis MMme Borgioli et la Boulangerie Cassarini et sa célèbre pissaladière.
On revient sur le tour des Aires en traversant la petite rue des Moulinets. On commence ce côté par la bijouterie Boucanier qui était pendant de nombreuses années le domaine de la Boucherie Inaudi ; elle disposait de son garage privé (le seul des Aires) dans le local suivant où il y avait également les frigos. Et maintenant, la pâtisserie Hugues avec ses superbes rameaux de confiserie pour la période de Pâques, ses fougassettes, ses glaces maison et qui a laissé sa place à Yves Rocher.
Nous voici devant la boutique de prêt à porter de René Gilles présente pendant de très nombreuses années. Une petite échoppe maintenant où il y avait dans un temps ancien l’Eglantine du tout début là où Madame Raspati a commencé son aventure commerciale, suivie des chaussures de Monsieur Leguen et sa soeur, puis des pâtes fraîches de la famille Baudino arrivée de la rue Mougins-Roquefort et plus récemment encore, l’huilerie du domaine de La Royrie.
Tout à côté il y avait dans le temps un commerce de gros de fruits et légumes tenu par la famille Ruiz ; ce commerce sera remplacé par Prénétal et ses articles pour le bébé. On continue notre chemin devant le commerce de gros tenu à une époque par Monsieur Bégoz ; il y aura ensuite dans ce grand magasin, l’Eglantine n°3 de Madame Raspati et son équipe pour la vente des collections de prêt à porter très prisées par les familles grassoises.
Il nous faut traverser ensuite la rue des Fabreries pour arriver à l’ancienne pharmacie Demachy, reprise plus tard par Monsieur Liautaud avant qu’il ne déménage sa pharmacie dans la galerie marchande du Centre Leclerc. Le commerce d’à côté était dans le temps un magasin de photos de la famille Tillet où nous portions les pellicules à développer sur papier. Une grande devanture ensuite, celle de l’ancienne antenne commerciale de GDF, le Gaz De France qui recevait les clients pour régler leurs problèmes (oui c’est vrai et c’était bien à la place aux Aires !!!).
GDF a déménagé et sera remplacé d’abord par les antiquités Garcia ensuite par des galeries et expositions de peinture et enfin plus récemment par la Parfumerie Molinard. Ensuite toujours dans le temps passé il y avait la petite fromagerie et crémerie Denery, très réputée aussi. N’oublions pas la belle installation du Crédit Commercial de France, le CCF dans un immense espace où clients et personnel grouillaient autour du grand guichet central. C’était la magnifique époque pour la banque de proximité dirigée de main de maître par Monsieur Collomp. L’ère HSBC a effacé cette belle image.
Le local de distributeur automatique de fonds a remplacé une petite boucherie chevaline. Il y aura après d’autres commerces qui connaîtront de nombreux changements, Grasse-Copie, Agence immobilière Giovanini, l’entreprise d’électricité Commençon. puis les vêtements pour homme de Monsieur Freinet, longtemps présent sur les Aires.
La suite avec la pharmacie Leonetti puis le Bar des Aires tenu par Monsieur Michel dont la compagne tenait un étal de bonbons/biscuits sur le marché face au bar, Yvette Thiavat et Paul Funel ont tenu le bar plus tard. Nous arrivons à la charcuterie-traiteur Cudennec qui sera remplacé par le traiteur Rolles.
Voici Magalaine quand il était très mode de tricoter ; la laine laissera la place à du prêt à porter de la famille Vieillas. Traversons enfin la rue Dominique Conte pour admirer la boucherie Olivier présente au même endroit depuis de nombreuses années à côté des tissus « Le Grand Paris ».
Nous arrivons à la boutique des Arts ménagers, tout pour la table tenue par la famille Papin avant Madame Commençon. Avant les Arts Ménagers et la famille Papin, il y avait La Petite Jeannette le rêve pour ces dames. Cinq étages de vêtements issus des usines Mercier du Riou Blanquet. Au pied de l’immeuble Maximin Isnard, L’Ariel successeur du bar-tabacs de Monsieur Marcellin…
Et nous voici aux Petites Aires avec la boutique de graines Bonnome, tout pour le jardin et la terrasse qui précède un magasin de brocante et d’antiquité après avoir été le magasin d’exposition de Monsieur Commençon.
Télévision Louis BONIFASSI (jusqu’à la tragique intoxication aux champignons ayant couté la vie à Louis et presque à sa fille Dominique. "Le marché place aux Aires était celui qui avait les faveurs de mes grands parents. ...La Mercerie de Madame Raspati ...
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