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L'acte X des Gilets Jaunes à Montpellier a été marqué par des tensions et des incidents, notamment des blessures causées par des tirs de flashball. Une enquête a été ordonnée par le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, pour faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles Axel P., un Montpelliérain de 25 ans, a été sérieusement blessé à la tête, samedi, en marge de la manifestation.

Le procureur a confirmé avoir demandé l'ouverture d'une enquête après avoir découvert dans la presse locale les informations et les photos relatives aux blessures. L'objectif est de déterminer si les plaies et les lésions sont consécutives à un tir de flash-ball ou à un jet de pierre. Axel P. a déposé une plainte contre X dans une brigade de gendarmerie de la région de Montpellier.

Rumeurs et Démentis

Une rumeur a circulé, affirmant que deux personnes auraient été tuées par les forces de l'ordre lors de l'acte XXX des « gilets jaunes ». La rumeur a été démentie par la préfecture et battue en brèche par ceux-là mêmes qui l’ont véhiculée. Les autorités ont rapidement contredit ces informations, assurant qu'il n'y a pas de décès et que ce ne sont que de fausses rumeurs. Une dizaine de manifestants et onze membres des forces de l’ordre de l’ordre ont été blessés lors de l’acte XXX des « gilets jaunes » à Montpellier samedi 8 juin, mais aucun grièvement, selon le bilan de la préfecture.

Témoignage d'Axel P.

Hospitalisé aux urgences du CHU de Lapeyronie, Axel P. témoigne : "J'ai reçu un tir de flashball, au milieu bas du front, alors que j'avais les mains dans les poches. Je me trouvais entre le 14e et le 20e rang de manifestants pacifiques." Blessé, il aurait été conduit vers une équipe de streets-médics qui lui auraient prodigué les premiers secours, il a "ensuite été confié aux pompiers. J'ai été dirigé vers les urgences du CHU de Lapeyronie. L'interne urgentiste a fermé et recousu de 15 points de suture le trou provoqué par l'impact. Axel P. est aujourd'hui en arrêt maladie.

Déroulement de la Manifestation

Plusieurs centaines de gilets jaunes étaient mobilisés dans les rues de Montpellier. Le rassemblement, place de la Comédie, se voulait pacifique. Le cortège s'est ensuite dirigé vers la préfecture de l'Hérault, où des échauffourées ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre. Les policiers ont envoyé des gaz lacrymogènes qui ont dispersé les gilets jaunes. Des scènes similaires se sont reproduites à plusieurs reprises dans la journée.

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La gare Saint-Roch a également été un point chaud, avec des affrontements violents. Des gilets jaunes ont pénétré dans la gare et ont arrosé les CRS de pierres depuis le toit. Les policiers ont riposté à coups de flash-ball. La gare a été vidée de tous ses voyageurs, et le trafic a été interrompu temporairement. Cinq personnes ont été interpellées.

Condamnations et Réactions

La plupart des gilets jaunes condamnent les violences, ainsi que l'usage de gaz lacrymogène à leur encontre. Beaucoup sont venus "équipés" : casque, masque, lunettes de protection, sérum pour les yeux. Ils restent déterminés : "2018 rimait avec 1968, 2019 rimera avec 1789", prévient Marie-Christine, gilet jaune de la première heure.

Violences Policières et Répression

Depuis le 17 novembre 2018, le mouvement des gilets jaunes a pris une ampleur sans précédent, déclenchant une répression féroce de l’État. Les violences policières et les atteintes au droit de manifester et aux libertés publiques ont pris de telles proportions qu’elles ont attiré les critiques de l’ONU et de l’Union européenne.(1) Des unités de police comme les détachements d’action rapide (DAR) sont accusés d’être à l’origine de la majorité des violences infligées aux manifestants.

À Montpellier, une grande partie des gilets jaunes touchés par des tirs de LBD40 (version « moderne » du flashball) ont été blessés au visage, partie du corps censé être proscrite de la zone de tir. De son côté, la BRI de Montpellier s’est fait remarquer pour avoir déployé et utilisé des fusils à pompe, munies de cartouches réputées non létales, contre des manifestants le 12 janvier lors de l’acte IX.

Arrestations et Jugements

Deux manifestants, interpellés le 8 juin lors de l’acte 30 des gilets jaunes, ont été présentés devant un juge au tribunal de grande instance de Montpellier. Accusés de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et de participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations, ils avaient été libérés sous contrôle judiciaire en attendant le procès.

Lire aussi: Controverses autour du Flashball et des blessures

Dans une affaire, le procès a été reporté au 23 septembre à 14h. Dans l'autre affaire, le prévenu a reconnu avoir jeté un caillou pour manifester sa colère après avoir été blessé par un tir de flashball. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis, trois cent euros d’amende et une interdiction de paraître à Montpellier pendant six mois.

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