Fumer et faire du sport est bien plus courant que vous ne le pensez. Vous allez voir dans cet article que certaines hormones peuvent même profiter de cette vilaine addiction. Mais l’addiction au tabac existe toujours.
La nicotine, un psychostimulant, est de plus en plus présente dans le milieu sportif. Une étude récente a révélé que 22,7% des échantillons d’urine prélevés lors de contrôles antidopage entre 2012 et 2020 contenaient de la nicotine. Cette présence est plus marquée chez les hommes (24,1%) que chez les femmes (18,5%).
L’étude montre également que la consommation de nicotine varie selon les disciplines sportives. Les sports d’équipe affichent un taux de positivité plus élevé (31,4%) que les sports individuels (14,1%). Par ailleurs, les athlètes pratiquant des sports d’endurance affichent un taux de positivité inférieur à ceux pratiquant des sports de force ou de puissance.
Voici un classement des sports en fonction de la positivité moyenne à la nicotine.
| Sport | Positivité moyenne à la nicotine (%) |
|---|---|
| Baseball | 66.1 |
| Football américain | 46.1 |
| Hockey sur glace | 42.2 |
| Handball | 45.4 |
| Football (soccer) | 29.4 |
| Rugby | 28.9 |
| Basketball | 28.3 |
| Volleyball | 27.8 |
| Athlétisme | 24.1 |
| Cyclisme | 23.8 |
| Ski | 23.3 |
| Natation | 22.9 |
| Tennis | 22.5 |
| Gymnastique | 22.1 |
| Sports de combat | 21.7 |
| Sports de raquette autres que le tennis | 21.3 |
| Sports équestres | 20.9 |
| Sports de glisse | 20.5 |
| Sports de précision | 20.1 |
| Sports de montagne | 19.7 |
| Sports aériens | 19.3 |
| Sports nautiques autres que la natation | 18.9 |
| Sports motorisés | 18.5 |
| Sports de danse | 18.1 |
| Golf | 17.7 |
| Sports de tir | 17.3 |
| Sports de force | 16.9 |
| Sports de défense | 16.5 |
| Autres sports | 16.1 |
Le tabagisme a été associé à une augmentation des niveaux de testostérone, une hormone stéroïdienne qui joue un rôle clé dans la santé et le bien-être des hommes et des femmes. Cette augmentation pourrait être due à la nicotine et à ses métabolites, qui partagent une voie d’élimination avec les androgènes, les hormones sexuelles masculines.
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La nicotine et ses métabolites sont éliminés de l’organisme par un processus appelé glucuronidation. Ce processus est également utilisé pour éliminer les androgènes. Ainsi, lorsque la nicotine et ses métabolites sont présents dans l’organisme, ils peuvent compétitivement inhiber l’élimination des androgènes, ce qui peut entraîner une augmentation des niveaux de testostérone.
Il est important de noter que cette augmentation de la testostérone peut avoir des effets indésirables. Par exemple, la testostérone peut favoriser la thrombose, une condition qui se produit lorsque des caillots sanguins se forment dans les vaisseaux sanguins, ce qui peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires. De plus, la testostérone peut abaisser le taux de cholestérol HDL (le « bon » cholestérol), ce qui peut également augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.
En conclusion, bien que le tabagisme puisse augmenter les niveaux de testostérone, cette augmentation peut avoir des effets néfastes sur la santé. Il est donc recommandé d’éviter le tabac pour maintenir une bonne santé.
L’étude a révélé que le niveau de testostérone des hommes alcooliques ne diffère pas de celui des témoins sains au début du sevrage. Cependant, il était significativement plus élevé pour les alcooliques après 6 semaines de sobriété que pour les témoins sains. Une consommation d’alcool et de tabac plus élevée avant la désintoxication a conduit à des niveaux plus élevés de concentration de testostérone avant et après le sevrage. C’est peut-être une des raisons de la hausse d’énergie après l’arrêt de ces substances ?
L’effet de l’alcool et du tabac est cumulatif, avec des niveaux plus élevés de consommation d’alcool et de tabac associés à des niveaux plus élevés de testostérone avant et après le sevrage alcoolique. Cette étude est la première à examiner l’impact de la consommation d’alcool et de tabac chez les hommes dépendants à l’alcool sur l’évolution des concentrations de testostérone plasmatique pendant le sevrage.
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L’étude a révélé que les jeunes hommes suisses qui pratiquent régulièrement un sport ont un taux de tabagisme plus faible (32,3%) que ceux qui ne pratiquent pas de sport (44,6%). Cependant, ils ont un taux d’utilisation du snus (un type de tabac sans fumée) plus élevé (15,0% contre 10,0%).
L’étude a également révélé que les participants aux sports individuels sont moins susceptibles d’utiliser le snus et le tabac à priser, comparativement aux participants aux sports d’équipe. Cependant, l’association était inversée pour les utilisateurs de cigarettes électroniques.
En outre, les participants qui pratiquaient des sports de haute intensité avaient moins de chances de fumer des cigarettes par rapport à ceux qui pratiquaient des sports de faible intensité.
Dans cette vidéo YouTube, nous plongeons au cœur de l’arrêt du tabac et de l’alcool, en examinant comment cette décision peut impacter la qualité du sommeil, l’énergie générale et le poids.
Nous explorons le lien entre le sommeil et la récupération après l’arrêt de ces substances, tout en discutant pourquoi certaines personnes peuvent ressentir un regain d’énergie après avoir vaincu une addiction. Si vous vous demandez pourquoi certaines personnes prennent du poids après l’arrêt du tabac, cette vidéo est pour vous.
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Est-ce qu’il est nécessaire de dormir moins ou de s’entraîner plus intensément pendant une période de regain d’énergie ? Quelle est la durabilité de ce regain d’énergie après l’arrêt du tabac ou de l’alcool ? Et combien de kilos peut-on gagner en moyenne lorsqu’on arrête de fumer ? Nous répondons à toutes ces questions dans notre vidéo.
Nous nous penchons également sur l’importance de la qualité du sommeil et offrons des conseils pratiques sur comment réinstaurer l’habitude d’aller au lit plus tôt. Enfin, nous débattons sur le meilleur moment pour dormir : est-il préférable de dormir plus le soir ou le matin ?
Vous allez savoir :
Etre en pleine possession de ses capacités physiques est indispensable pour la pratique d'un sport. Le tabagisme entraîne une diminution des performances dont les sportifs fumeurs n'ont pas toujours conscience. Aussi, il est intéressant de rappeler les répercussions réelles du tabac sur l'organisme au niveau de l'appareil cardiovasculaire, respiratoire et du métabolisme.
La nicotine, par son effet de vasoconstriction périphérique, provoque une augmentation des pulsations cardiaques de 10 à 20 par minute et une élévation de la pression artérielle. Ceci est particulièrement gênant pour le sportif dont le pouls de repos doit être le plus bas possible et la tension artérielle stable.
Dans un premier temps, la nicotine stimule le système nerveux central et augmente la vigilance; mais ensuite, la baisse de l'oxygénation cérébrale entraîne fatigue, somnolence, maux de tête et ralentissement des réflexes. Ces troubles de la vigilance sont particulièrement gênants dans la pratique de certains sports où la concentration et les réflexes sont importants comme les sports de combat, les sports mécaniques, le tir …
La nicotine a aussi un effet immédiat sur la régulation du taux des glucides dans le sang se traduisant par une hyperglycémie transitoire, puis par une hypoglycémie préjudiciable à l'effort. Elle provoque une augmentation du taux d'acide lactique dont on connaît l'effet néfaste sur la contraction musculaire. Enfin, elle accélère la dégradation de la vitamine C, connue pour son rôle dans la récupération musculaire et ses propriétés stimulantes.
Le monoxyde de carbone (CO), gaz produit par la fumée de tabac, se fixe sur l'hémoglobine et prend ainsi la place d'une partie de l'oxygène servant à alimenter les muscles. Cette carence en oxygène dans les muscles du sportif entraîne une diminution de la résistance et des performances physiques.
Les autres substances, en particulier les goudrons et les produits irritants (ammoniaque…) contenus dans la fumée de cigarette sont à l'origine de la toux et provoquent une diminution du calibre des bronches (effet broncho-constricteur) qui perturbe la ventilation, phénomène également observé chez les personnes asthmatiques…
Au niveau respiratoire, le tabac est la première cause de bronchites chroniques et de l'emphysème, mais le jeune sportif fumeur ignore souvent que quelques cigarettes par jour suffisent déjà à diminuer sa capacité sportive surtout dans les sports d'endurance. LE TABAC DIMINUE LA CAPACITE FONCTIONNELLE RESPIRATOIRE.
Pour un sportif, professionnel ou non, le tabagisme diminue le niveau de performance et peut compromettre son potentiel. En cessant de fumer, le sportif retrouvera une condition physique optimum qui lui permettra d'améliorer ses performances (accroissement de la capacité vitale, meilleure endurance…).
La pratique régulière d'un sport est un excellent moyen de prévention du tabagisme: elle diminue la fréquence cardiaque et la pression artérielle, elle améliore la capacité respiratoire et l'endurance. SE LIBERER DU TABAC, C'EST POSSIBLE !
Un soutien médical et psychologique augmente les chances de succès à long terme. Si l'arrêt du tabagisme vous paraît difficile, n'hésitez pas à contacter le Centre d'Aide aux Fumeurs (C.A.F.) de la Province de Liège qui propose des consultations individuelles d'aide à la désaccoutumance tabagique. L'équipe du C.A.F formée en tabacologie (médecin et psychologue) vous apportera de nombreux conseils pratiques et un soutien psychologique particulièrement utile pendant (et après) le sevrage.
Le monde sportif est bien conscient que le tabac est incompatible avec des valeurs telles que santé et qualité de vie. Pourtant, le sponsoring d'évènements sportifs par les firmes de tabac est toujours d'actualité… Comme l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), engageons-nous en faveur du SPORT SANS TABAC
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