L’arbalète est une arme de trait, une sorte d’hybride entre un arc et une carabine. Contrairement à ce premier, elle se dispense de la force physique de son usager. Malgré le silence de ses traits, elle peut être très puissante : afin de tirer les projectiles (carreaux, traits ou flèches), la corde, tendue, est maintenue puis libérée par un mécanisme qui lui est propre.
Les premières arbalètes voient le jour en Chine au cinquième siècle av. J.-C. Aussi appelée Chu ko nu, ce type d’arbalète chinoise nous revient de loin : apparue vers - 1500, son nom provient d’une version améliorée de l’arme par un célèbre chef militaire de cette époque.
La première arbalète (le nu en chinois) classique fut créée il y a 2700 ans et la Chu Ko Nu, l’arbalète chinoise à répétition, aurait été mise au point par Zhuge Liang (181-234), un stratège chinois.
Ce type d’arbalète à répétition se nomme chu ko nu en Chine. Il s’agit d’une petite arbalète à levier dont on peut traduire le nom par « arbalète de Zhuge ». Elle s’inspire de l’arbalète mise au point par Zhuge Lians (181-234), célèbre chef militaire et Ministre du royaume de Shu (221-263).
Il s’agit d’une arbalète à répétition : une fois le premier carreau tiré, le suivant vient automatiquement le remplacer. Elle peut contenir une dizaine de traits redoutables et est en mesure de les décharger en quinze secondes.
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Ressemblant à une arbalète classique, elle dispose d’un chargeur à carreaux (nom donné au trait tiré par une arbalète) au dessus du fût. Par un mécanisme ingénieux, un levier ramené vers le tireur bande la corde et libère aussi un carreau du magasin qui tombe dans la rigole et puis on relâche la corde qui propulse le projectile. 15 secondes suffisent pour déclencher un nouveau trait jusqu’à ce que le chargeur d’une dizaine de traits soit vide.
Une fois le précédent tiré, le carreau suivant venait automatiquement remplacer le premier. La cadence était alors de dix traits en quinze secondes, ce qui permettait à une centaine d’hommes d’envoyer mille traits sur la troupe ennemie durant cette même période.
Les traits, appelés Jian, sont dotés d’une pointe en fer qui pouvait être recouverte de poison. Le trait, appelé jian était court, mince et sans empennage. La pointe était en fer, de section carrée, avec un faible pouvoir de pénétration compensé par l’ajout de poison.
Cette arbalète chinoise est le seul modèle qui égale la cadence de tir de l’arc. Malgré son manque de précision et de justesse dû à sa visée approximative, cette arme était toujours utilisée au dix-neuvième siècle ; son atout principal étant la rapidité.
Imaginons cent arbalétriers qui peuvent faire pleuvoir un millier de traits…..efficace jusqu’à 60 m. mais avec une précision aléatoire. La portée efficace était d’environ 70 mètres et la portée maximale de 200 mètres. Les anciens traités chinois mentionnent l’existence d’un modèle pouvant tirer deux carreaux en même temps. Le magasin plus large aurait alors était cloisonné longitudinalement de manière à avoir deux piles de traits qui descendaient simultanément.
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En ce qui concerne ce type d'arbalète elle était employée par milliers dans les armées quin, han et c'est grâce a elle qu'il ont pu stopper les hordes mongol certaines étaient plus puissantes comme "l'arbalète à deux pieds" (un large étrier pour deux pieds)qui faisait 120# D'autres avaient des arc en latte de bambou superposée très puissantes. En fait si elle a persisté pendant plus de mille ans c'est que son efficacité en valait la peine.
Les chinois avaient surtout des armées très disciplinées et avec des concepts tactiques et stratégique très élaborés chaque arme avait son domaine d'emplois étudié dans les moindres détails.
L'arbalète est une arme parfaitement adaptée a l'armée chinoise qui a basé toute sa stratégie sur l'art des fortifications (muraille de chine, nankin, ect, ect,...)
Apparue mille deux cents ans plus tôt en Chine, l’une d’entre elle, vieille de 2200 ans, vient d’être découverte sur le site de Xian, dans la province du Shaanxi. C’est la plus complète jamais trouvée et elle gisait aux pieds de l’un des soldats de la célèbre armée de terre cuite du mausolée de l’empereur Qin Shi Huangdi (221-207 avant J.-C.). Particulièrement meurtrier, cet engin - dont semblent avoir également subsisté une corde en tendon et un mécanisme en bronze -, était peut-être l’"arme secrète" décrite dans les chroniques historiques chinoises et dont étaient équipées les troupes de cet empereur.
Cette découverte permet aux chercheurs de mieux étudier cette arme que l’on pourrait comparer, pour l’époque, à un fusil d’assaut moderne.
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"On distingue un chargeur. Ce système ingénieux permettait de contenir plusieurs carreaux (flèches) et palliait ainsi la lenteur du réarmement, poursuit la spécialiste. Pour la distance de tir, je suis en revanche plus dubitative. En Occident, utilisées en tir tendu, ces armes avaient une portée moyenne de 100 à 250 mètres pour les plus grosses d’entre elles", précise-t-elle.
Au cours des 40 années qui ont suivi la découverte des mystérieuses statues de terre cuite au nord de la Chine, des archéologues ont mis au jour une armée entière incroyablement réaliste. Ce n'était pas l'unique secret à y être dissimulé. D'extraordinaires révélations réécrivent désormais l'histoire du grand empereur qui s'est entouré dans la mort de cette armée éternelle.
Connu aujourd'hui sous le nom du Premier Empereur, Qin Shi Huang Di a laissé un héritage qui fait de lui une figure emblématique de l'histoire chinoise. Au moment de sa mort en 210 av. J.-C., il avait mis fin à la période féodale, unifié plusieurs royaumes en guerre en un seul pays, bâti la Grande Muraille de Chine qui demeure aujourd'hui le monument symbole de son pouvoir.
Cependant, ce n'est qu'en 1974 que son projet le plus impressionnant a été mis au jour pour la première fois. Alors qu'ils creusaient un puits à proximité de l'ancienne capitale chinoise de Xianyang, des agriculteurs ont découvert d'étranges sculptures. Les excavations menées depuis sur le site ont révélé différentes sections d'un grand complexe funéraire.
Trois puits immenses abritent plusieurs milliers de guerriers, destinés vraisemblablement à protéger l'empereur pour l'éternité. Jamais auparavant des statues de ce type n'avaient été découvertes en Chine, soulevant ainsi une grande question : comment une telle idée avait-elle pu traverser l'esprit des artistes du royaume ?
Les scientifiques ont réuni plusieurs indices jugés provocateurs : les acrobates en terre cuite et les sculptures de canards, de cygnes et de grues en bronze découverts sur le site du mausolée royal témoigneraient de l'influence grecque. Des traces d'ADN d'origine européenne ont également été décelées sur les squelettes d'un site situé dans le nord-ouest de la Chine.
Après avoir mis ces indices bout à bout, les chercheurs ont élaboré une théorie : l'armée de terre cuite aurait été inspirée d'artistes étrangers. À l'aide de techniques de télédétection, de géo-radars et de carottage, les scientifiques ont également découvert que le complexe funéraire de l'empereur était bien plus vaste que ce que l'on pensait et mesurait environ 98 kilomètres carrés.
Au cœur du complexe se dresse un imposant monticule de terre qui recouvre le tombeau de l'empereur, lequel reste scellé. De nombreuses autres personnes ont été inhumées sur les lieux. Des archéologues ont mis la main sur des fosses communes où reposeraient les restes des artisans, des ouvriers, mais aussi de criminels condamnés et enchaînés, morts au cours des trois décennies nécessaires à la construction du mausolée royal.
Malgré toute la virtuosité et le pouvoir du Premier Empereur, il ne parvient pas à s'assurer que son fils aîné lui succède. Cet échec a des conséquences désastreuses.
D'après les chercheurs, il aurait déclenché un bain de sang qui se serait finalement conclu par la fin soudaine de la dynastie fondée par Qin Shi Huang Di.
Un récit écrit aux alentours de 89 av. J.-C.par Sima Qian, dignitaire au cours de la deuxième dynastie, décrit une époque faite d'intrigues de palais : l'un des nombreux fils de l'empereur aurait conspiré avec le grand eunuque afin d'assassiner son frère aîné, l'héritier présumé, et de s'emparer ainsi du trône.
Les archéologues ont désormais découvert des indices suggérant une prise de pouvoir encore plus violente que celle décrite par Sima Qian. Plusieurs squelettes ont été trouvés au milieu d'artefacts de la famille royale. Il s'agissait pour la plupart d'hommes, soit potentiellement les fils de l'empereur décédé. Un crâne offre des indices du sort qui leur a été réservé : il est brisé par le trait d'acier d'une arbalète, visiblement tiré à bout portant.
D'après les experts, ces jeunes princes pourraient avoir été exécutés par leur frère assoiffé d'ambition désireux de s'emparer du trône.
Dans une autre zone du site, à proximité du tombeau de l'empereur, les archéologues ont identifié près d'une centaine de tombes. Malgré des fouilles menées sur plusieurs d'entre elles, ils ignorent encore ce qu'ils en ont extrait. Les chambres funéraires sont vides et des membres des corps sont éparpillés dans l'entrée, aux côtés de perles et de pièces d'or. S'agit-il des courtisanes de l'empereur, inhumées à ses côtés afin de le servir dans l'au-delà comme elles l'ont fait dans ce bas monde ? À moins que ces tombeaux ne cachent quelque chose de plus sinistre ?
D'après le récit fait par Sima Qian, le nouvel empereur (et usurpateur) aurait tué plusieurs concubines de son père. Aussi triste que cela puisse paraître, cet acte semble logique venant de celui dont la légitimité d'accès au trône était incertaine. L'usurpateur avait déjà assassiné l'héritier présumé et aurait également fait disparaître d'autres frères qui étaient de potentiels rivaux. Et si certaines concubines étaient enceintes ? Qu'en était-il si l'une d'elles donnait naissance à un petit garçon, caché, élevé en secret, formé pour devenir un grand guerrier, puis finalement présenté comme un homme adulte en mesure de renverser son frère plus âgé et de s'emparer du titre et des territoires de leur père ?
En considérant le pire des scénarios, il n'y avait pas d'autre choix : les femmes devaient mourir. La raison du démembrement de leur corps reste cependant un mystère. La réponse se trouvera peut-être au sein des nombreux tombeaux qui n'ont pas encore été fouillés.
En définitive, ce bain de sang n'aura servi à rien. L'usurpateur, prénommé Qin Er Shi, n'a pas pu remplacer son père. Il n'était au pouvoir que depuis trois ans lorsque la dynastie de sa famille a été renversée.
Si le tombeau du Premier Empereur réserve encore bien des surprises, les archéologues n'envisagent pas d'y mener des fouilles dans un futur proche. On craint que l'exposition d'artefacts délicats à l'air libre et à la lumière ne les endommagent et les rendent irréparables ; dans l'attente de technologies de conservation radicalement nouvelles, le tombeau restera donc probablement enseveli.
Selon les écrits de Sima Qian, l'empereur reposerait dans un cercueil de bronze et sa chambre serait remplie d'un mobilier funéraire somptueux : des répliques de palais, de rivières de mercure, de « rares ustensiles et des objets merveilleux ».
Cependant, les récits de Sima Qian ont été écrits plus d'un siècle après la mort du premier empereur. Connaissait-il vraiment les moindres détails de la chambre funéraire ? Certaines de ses déclarations paraissent trop exagérées pour être vraies, comme celle selon laquelle l'empereur aurait forcé et condamné 700 000 ouvriers à bâtir l'immense site funéraire.
Par ailleurs, Sima Qian semble avoir ignoré certaines dimensions essentielles et occulte totalement la création de l'armée en terre cuite.
Cependant, à la lumière des preuves des meurtres royaux précédant la succession improbable du très jeune prince, il est tout à fait possible que sa description de la chambre funéraire de l'empereur soit exacte.
L'armée en terre cuite du mausolée de l'empereur Qinshihuang, qui couvre une surface d'environ 56 km², se trouve à proximité de la ville de Xi'an et il comprend le tombeau proprement dit, et les fosses où l'on a trouvé, en 1974, l'armée de soldats et chevaux en terre cuite. Les fosses contiennent environ huit mille statues de soldats datant de 210 av. J-C, qui ont presque toutes un visage différent, et de chevaux en terre cuite. C'est « l'armée enterrée », destinée à garder l'empereur.
C'est en 1974 que la première fosse a été mise au jour par des paysans qui creusaient un puits. La construction de la nécropole a nécessité trente-six ans et plus de 700 000 ouvriers. Parmi les soldats en terre cuite on trouve beaucoup de fantassins, mais aussi des archers, des chars, des cavaliers, des généraux, etc.
Depuis cette grande découverte des fosses n° 1, 2 et 3 remontant à quelques dizaines d'années, les archéologues ont trouvé de nouvelles fosses. Il semble que l'empereur ait souhaité être entouré, au-delà la mort, de toutes les choses qu'il appréciaient de son vivant et de tous les moyens pour affronter l'éternité.
Les soldats ont en grande majorité été fabriqués en terre cuite dans des ateliers. Les différentes parties parties du corps on été produite séparément puis assemblé. Une fois finis, les soldats ont été disposés en ordre militaire dans les fosses, selon le rang et la tâche. Ils mesurent entre 1,80 m et 2 m. Ils portent tous une arme (épée, arc ou arbalète) en bronze recouverte d'une fine couche de chrome.
Les personnages se distinguent les uns des autres par la grandeur, l'uniforme et la coiffe. Au départ, les soldats étaient armés et peints de couleurs vives qui ont malheureusement disparu à la suite de l'incendie des fosses par les rebelles Han en l'an 206 av. J.-C. et par leur exposition à l'air libre durant les premières fouilles archéologiques.
La tombe elle se situe à environ 1,5 kilomètre à l'ouest de l'armée enterrée. Elle est enfouie sous une pyramide de terre de 75 m de haut et d'environ 350 mètres carrés. Selon les sources historiques, elle contiendrait, le corps de l'empereur Qin Shi Huangdi, une reproduction de son empire et les tombes de 48 concubines, enterrées vivantes avec lui. La tombe elle-même n'a pas encore été fouillée.
L'État souhaite attendre le développement de nouvelles technologies qui pourront garantir que le contenu, en particulier la momie de l'empereur, ne sera pas déterioré.
L’arbalète automatique (en fait c'est plutôt "à répétition"), c’est l’innovation ultime pour un tir rapide et fluide ! Inspirée des armes à feu, elle permet d’enchaîner plusieurs tirs sans recharger manuellement. Des modèles comme la célèbre Cobra RX Adder ou la Steambow M10 offrent une puissance jusqu'à 150 et 180 lbs, offrant ainsi l'opportunité de tirer jusqu'à 50 mètres avec une mini arbalète.
Les récents modèles EK Archery REVO7 et la MEY Interceptor offrent des chargeurs amovibles allant jusqu'à 12 et 18 traits !
L’arbalète automatique, plus précisément appelée arbalète à répétition, représente une avancée significative pour un tir rapide et fluide. Inspirée des armes à feu, elle permet d’enchaîner plusieurs tirs sans rechargement manuel. Le principe mécanique crucial repose sur un levier combiné à un système de poulies ou de ressorts. Ce levier permet de bander la corde et de charger simultanément un nouveau trait ou carreau dans la rainure.
Les arbalètes classiques nécessitent une manipulation manuelle complète après chaque tir : repositionner la corde, placer un nouveau carreau, puis viser avant de tirer. Ce modèle utilise un levier mécanique simple pour recharger et bander rapidement la corde.
L'arbalète a traversé les âges, évoluant constamment pour devenir une arme appréciée pour sa précision et sa puissance. Parmi les innovations les plus récentes, l'arbalète à répétition se distingue par sa capacité à enchaîner rapidement plusieurs tirs sans rechargement manuel, s'inspirant des armes à feu modernes.
L'arbalète Steambow M10 incarne l'innovation technologique dans les arbalètes à répétition, avec une capacité de 10 traits par chargeur et une manipulation simplifiée grâce à des caractéristiques comme le système "Takedown Pin" et le QD Sling. L'arbalète M10 de Steambow est un modèle à la pointe de la technologie dans le domaine des arbalètes à répétition.
Dernière version en date de la célèbre arbalète à répétition du fabricant autrichien Steambow, le modèle M10 Tactical reprend le système à chargeurs interchangeables ainsi que l’astucieux système de réarmement des AR-6. Contrairement au modèle AR-6 qui avait un chargeur intégré, la M10 est doté d’un upper sur lequel vient se greffer un chargeur amovible contenant 10 traits. Il s’enlève en quelques secondes pour être remplacé par un chargeur plein.
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