L'utilisation d'un adaptateur focal avec un viseur permet d'adapter différents objectifs à un boîtier d'appareil photo, souvent pour exploiter des optiques plus anciennes ou spécifiques. Cependant, cette adaptation peut entraîner des modifications de la focale et du fonctionnement de l'ensemble.
La transformation de la focale s'explique par la taille du capteur. Un appareil photo avec un capteur APS-C, comme le Canon M50, a un capteur plus petit qu'un capteur plein format. Les focales des objectifs sont exprimées en équivalent plein format. Ainsi, sur un capteur plus petit, il y a un coefficient à appliquer. Par exemple, si le capteur est 1,6 fois plus petit que le plein format, la focale est multipliée par 1,6. Un objectif de 50 mm devient alors un 80 mm (50 mm x 1,6).
La définition de la focale est la distance à laquelle convergent les rayons lumineux provenant d'un objet situé à l'infini, après qu'ils soient passés dans l'objectif. Cela ne dépend que des lentilles qui constituent l'objectif, de leur agencement, etc. Dans le monde de la photographie argentique, les focales ont toujours été exprimées en valeur réelle, quelle que soit le format de pellicule utilisé. Dans le monde de la photographie numérique, aux premières heures de ce nouveau type d'appareil photo, le format des capteurs numériques était réduit.
Pour utiliser des objectifs reflex avec un boîtier dont la monture est différente, il est nécessaire de fixer une bague d'adaptation. Ces bagues permettent de monter des objectifs d'une monture (par exemple, FD) sur un boîtier avec une autre monture (par exemple, EOS). Il est important de noter que, le tirage mécanique d'une monture FD étant plus court que celui d'une monture EOS (42mm pour FD contre 44mm pour EOS), ce genre de bague contient forcément une lentille de conversion, et en général cela modifie la focale en la multipliant par un coefficient.
Ces bagues n'effectuent aucune conversion de signaux électriques ni ne possèdent aucune commande mécanique. Cela signifie que tous les moyens de liaison qui pouvaient exister entre le boitier AE1 et l'objectif FD n'existent plus. Ceci peut être très embêtant pour la commande de fermeture du diaphragme, car dans certain cas (et il semble que cela soit le cas avec la monture FD) la mesure de lumière est effectuée diaphragme plein ouvert et le diaphragme n'est refermé à la valeur affichée que lors du déclenchement. Tu peux vérifier cela en prenant ton objectif FD sans le monter sur le boitier et en regardant à l'intérieur de ton objectif depuis la lentille frontale.
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Les anciens objectifs FD ne possédaient pas de moteur AF. À l'époque de l'argentique, les viseurs étaient équipés d'un système d'aide à la MaP, un stigmomètre, la fameuse "pastille" qui montrait 2 morceaux d'image décalés si la MaP n'était pas bonne. Pour faire la MaP il suffisait de tourner la bague de MaP jusqu'à réalignement des 2 morceaux d'image dans le stigmomètre. Sur les boitiers modernes il n'y a plus de stigmomètre. Avec la bague d'adaptation, point de bip ni de clignotement. Le dialogue boitier-objectif étant rompu le module AF du boitier ne réagira pas et il faudra faire la MaP au juger de ce que tu vois dans le viseur....
Comme aujourd'hui peu de monde est près à mettre le prix dans une bague de conversion FD -> EOS de très bonne qualité, les bagues de qualité n'existent plus... parce qu'il n'y a plus de marché... Il reste donc des bagues bon marché, suffisamment bon marché pour des clients qui veulent "essayer" leurs vieux objos retrouvés dans une caisse au grenier. Ce ne sera pas nécessairement une catastrophe.
Les pellicules argentiques présentent une face noire matte aux rayons lumineux arrivant de l'objectif. Un capteur numérique est brillant comme un miroir. De nombreux rayons lumineux rebondissent donc sur un capteur numériques et repartent vers l'objectif et ses lentilles, sont déviés par celles-ci, sont en partie réfléchis par les surface de verres, rebondissent encore...
J'avais adapté un objectif Minolta Rokkor 50mm F/1.2 pour le monter sur un boitier EOS car le remplacement de la monture MD par une EOS était relativement simple. Le résultat sur mon boitier EOS ne valait pas l'effort... L'image était laiteuse dès lors qu'il y avait quelque chose d'assez lumineux dans la scène... et je parle pas d'une lampe.... Un simple mur blanc dans un appartement éclairé par la lumière du jour (même pas le soleil) suffisait à faire perdre tout contraste à la photo.
Donc mettre un objectif de focale réelle 50mm sur un capteur OES-M (qui est 1,6 fois plus petit qu'un capteur 24x36) c'est comme si tu avais multiplié ta focale par 1,6...
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La taille du capteur influe sur l’angle de champ et donc ce que vous allez voir dans le viseur et sur la photo. La distance focale d’un objectif (exprimée en mm) est par contre indépendante de la taille du capteur. Ainsi un objectif de focale 50 mm, qu’il soit conçu pour un boîtier APS-C (Nikon DX) ou un boîtier plein format (Nikon FX) reste toujours un 50 mm. Le champ cadré est par contre fonction de la focale et de la taille du capteur (de sa diagonale). Il est donc évident que si la diagonale du capteur change, à focale égale, le champ cadré sera différent.
La « focale équivalente » est la focale qui donnerait le même angle de vue sur un boîtier plein format que l’angle de vue que vous observez sur un boîtier qui n’est pas plein format. On parle bien de « focale équivalente » et non pas de modification de focale. La focale est une donnée propre à l’objectif, c’est une constante par définition invariable d’un boîtier à l’autre. Lorsque vous utilisez un capteur dont la taille est inférieure à celle du capteur plein format, l’image cadrée par un même objectif est plus petite que celle qui serait cadrée sur un boîtier plein format.
Les adaptateurs de projection par oculaire OPFA sont des accessoires pour la photographie planétaire avec des appareils photo numériques. L’OPFA ne se limite pas à la projection d’images sur un capteur. Combiné à un oculaire adapté et à l’écran de projection solaire Baader Solar Projection Screen (BSPS) (BA2420400, 39 €), il forme un système fermé de projection solaire installé derrière une lunette astronomique. Ce montage permet une observation visuelle du Soleil en toute sécurité, idéale pour de petites animations de groupe.
La projection par oculaire est une solution économique et éprouvée pour atteindre de forts grossissements en photographie lunaire et planétaire, sans devoir ajouter une lentille de Barlow ou un système télécentrique supplémentaire. L’adaptateur OPFA (Ocular Projection Focal Adapter) permet d’utiliser en projection des oculaires qui ne disposent pas de filetage côté caméra, contrairement par exemple aux séries Hyperion et Morpheus.
Le grossissement résulte de la distance entre l’oculaire et le capteur. Cette distance est d’abord définie par les bagues-allonges T-2, puis ajustée finement grâce au coulisseau de mise au point court et robuste, guidé par une rainure. En projection classique par oculaire, le boîtier de l’appareil photo est monté sans objectif directement derrière l’oculaire. L’image focale fournie par le télescope est alors projetée par l’oculaire sur le capteur, à la manière d’un projecteur de diapositives qui agrandit une image sur un écran. Plus feq est grande, plus l’image est agrandie.
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Dans sa configuration de base OPFA-4, le système OPFA se compose de deux bagues-allonges T-2 de 40 mm et d’un coulisseau de mise au point. Chaque OPFA dispose d’un filetage interne T-2 permettant de fixer solidement, sans bascule, des portes oculaires ou des adaptateurs filetés. Le coulisseau permet un réglage fin de la distance de projection (a) en déplaçant l’oculaire dans son support. En desserrant la bague de blocage T-2, il est possible de faire pivoter en douceur l’ensemble de la chaîne optique, caméra comprise, pour ajuster le cadrage.
Les appareils photo à objectif fixe peuvent également être installés derrière l’oculaire, à condition que l’objectif dispose d’un filetage de filtre et soit suffisamment robuste pour supporter le poids de la caméra. L’objectif doit être positionné juste derrière l’oculaire, à peu près à la distance de dégagement oculaire, sans le toucher. Si votre objectif principal est la photographie afocale, il est préférable d’utiliser le système ADPS (Afocal Digital Projection System, versions I à VII), qui inclut déjà des tubes plus courts.
Les systèmes d'autofocus de Canon sont si efficaces et simples d'utilisation que beaucoup de photographes ne passent que très rarement en mode Mise au point manuelle ou MF (pour « Manual Focus ») (à ne pas confondre avec le mode d'exposition manuelle, abrégé par la lettre M dans le menu de l'appareil et la molette de sélection des modes, si votre appareil en possède une). Lorsque vous utilisez l'autofocus, vous avez le choix entre une vaste gamme de réglages et d'options (susceptibles de varier d'un appareil à l'autre). Dans un souci de rationalisation des menus et des paramètres, l'ensemble des paramètres d'autofocus et des fonctions personnalisées sont regroupés dans un onglet unique.
Deux options sont possibles ici. Quelle que soit l'option choisie, l'appareil effectue la mise au point à l'aide d'un seul collimateur AF. Toutefois, en cas de doute, il en utilise un autre pour lui venir en aide ou bascule vers cet autre collimateur à la place : soit seulement vers le prochain collimateur sur le plan horizontal et vertical, soit vers le prochain sur le plan diagonal.
Utilise une zone beaucoup plus large pour l'autofocus (jusqu'à 100 % de couverture horizontale et 100 % de couverture verticale, selon l'objectif). En plus d'utiliser la distance du sujet et le suivi du visage, les nouveaux appareils photo offrent le suivi des animaux et des véhicules.
Sur certains appareils photo, une option Suivi des sujets distincte doit être activée en premier lieu. Détection des yeux activée ou désactivée. Enregistrer la priorité des personnes. : jusqu'à 100 personnes peuvent être préenregistrées sur des appareils dotés de cette fonction, et les 10 premières peuvent être priorisées par ordre d'importance.
Une fois cette option activée, vous pouvez sélectionner un événement sportif (football, basketball ou volleyball) et l'appareil suivra les actions spécifiques généralement observées dans ce type de jeu, sans aucune intervention du photographe.
Pour régler l'AF comme vous le souhaitez, passez en mode AF, sélectionnez le mode de prise de vue de votre choix (l'AF ne fonctionne qu'en mode automatique ou semi-automatique), puis appuyez sur la touche AF de votre appareil photo. Maintenez la touche AF-ON enfoncée jusqu'à ce que l'appareil photo effectue la mise au point. Une fois la mise au point effectuée, le collimateur AF devient vert si le mode Autofocus One-Shot est activé ; si le mode Autofocus Servo est activé, le collimateur AF devient bleu.
Sur un reflex, le miroir reflex principal réfléchit la lumière dans le viseur. Un miroir secondaire, situé derrière ce miroir principal, reflète un peu de la lumière dans un capteur autofocus dédié dans la base de l'appareil photo. Cette dernière est constituée de deux capteurs linéaires 48 bits et d'un circuit d'amplificateur associé. Cette lumière est répartie par un petit objectif pour former deux images distinctes. La première se forme sur le premier capteur linéaire, la seconde sur le second capteur.
En mode Visée par l'écran ou Vidéo, le miroir principal dévie du parcours optique vers le haut. Ainsi, le capteur d'image reçoit continuellement la lumière. Lorsque ce mode est activé, le reflex compare deux points sur le capteur d'image pour collecter des données sur la mise au point automatique. Les appareils photo hybrides comme les modèles du système EOS R utilisent uniquement ce système, qui présente des avantages significatifs.
Les appareils photo hybrides EOS et la plupart des reflex EOS utilisent l'autofocus avec détection de phase. Chaque pixel sur le capteur Dual Pixel CMOS possède deux photodiodes indépendantes (les parties du capteur enregistrant l'intensité de la lumière). Le processeur de l'appareil photo compare les signaux provenant de ces deux photodiodes et, si ces signaux concordent, il sait que la mise au point a été bien effectuée sur cette zone de l'image. Si les signaux se contredisent, il examine les paires de photodiodes sur un groupe de pixels pour calculer la direction vers laquelle il devra orienter l'objectif et les ajustements à apporter à la mise au point, afin d'obtenir une netteté parfaite.
Dans le système d'autofocus CMOS Dual Pixel unique de Canon, chaque pixel du capteur est capable de remplir à la fois des fonctions d'imagerie et de mise au point par détection des phases. Chaque pixel possède deux photodiodes indépendantes (« A » et «B », ici), et s'il y a la moindre déviation entre ces deux signaux, l'appareil photo sait que ce point de l'image n'est pas parfaitement mis au point. En examinant les paires de photodiodes sur un groupe de pixels, il peut déterminer avec précision l'ajustement et la direction nécessaires pour atteindre une mise au point parfaite.
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