Durant la Seconde Guerre Mondiale, les systèmes de visée ont connu des avancées significatives pour améliorer la précision et l'efficacité des armements. Ces systèmes, qu'ils soient télémétriques ou directs, étaient intimement liés aux mécanismes de réglage en élévation et en site, qu'ils soient manuels ou électriques. Leur conception et leur utilisation dépendaient grandement de la fonction de l'arme (attaque ou défense), de sa destination (embarquée, de campagne ou de place - aérienne, terrestre ou navale), et de la cadence de tir, elle-même influencée par le calibre de la munition et le temps de réaction requis.
Certains canons étaient équipés de plusieurs systèmes de visée. Par exemple, un canon pouvait avoir un viseur principal à gauche et un viseur d'entraînement à droite. Le viseur d'entraînement était souvent moins coûteux et moins complexe. Dans certains cas, un seul opérateur pouvait gérer le canon, notamment pour la rotation, tandis que d'autres, comme le Bofors de 40 mm ou le 3 inch de l'USN, nécessitaient deux hommes pour la visée, chacun contrôlant la direction et l'azimut.
Les modèles de la Première Guerre Mondiale n'avaient qu'un seul système de visée central. Cependant, des canons comme le quadruple Hotchkiss de 13,7 mm pouvaient être activés par un seul opérateur. Cette évolution montre une tendance vers une plus grande autonomie et une réduction du nombre d'opérateurs nécessaires pour faire fonctionner les armes.
L'acquisition de cible impliquait souvent l'utilisation de viseurs télémétriques pour le réglage en inclinaison et de viseurs de site pour le réglage directionnel. Le viseur télémétrique permettait de régler la portée du tir, tandis que le viseur de site assurait une fonction similaire, servant potentiellement de système de secours pour le pointeur de droite opérant en visée directe.
Les travaux sur les applications de l'infrarouge ont débuté sérieusement vers 1947-48, notamment pour améliorer les télécommandes radio utilisées pour les engins. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Allemands avaient déjà développé des appareils avec des détecteurs infrarouges au thalophide de plomb, permettant de localiser les avions alliés. Ces avancées ont conduit à des études technologiques sur les détecteurs, les sources infrarouges modulées et les matériaux optiques.
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| Période | Technologie | Application |
|---|---|---|
| Fin Seconde Guerre Mondiale | Détecteurs infrarouges au thalophide de plomb | Localisation des avions alliés |
| Années 1950 | Développement des détecteurs, sources infrarouges modulées, matériaux optiques | Guidage des engins antichars |
| Années 1970 | Laboratoire Infrarouge du LETI (LIR) | Matrices de détecteurs infrarouges |
Le système de vision nocturne FG 1250 (Fahr- und Zielgerät 1250) était une avancée technologique notable de l'Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale. Conçu pour équiper les chars, notamment le Panther Ausf. G, il permettait aux équipages d'observer et de tirer dans l'obscurité. Bien que son utilisation opérationnelle ait été limitée, il offrait un avantage tactique considérable lors des opérations nocturnes.
En résumé, les systèmes de visée de la Seconde Guerre Mondiale ont évolué pour améliorer la précision, réduire le nombre d'opérateurs nécessaires et intégrer de nouvelles technologies comme l'infrarouge. Ces avancées ont joué un rôle crucial dans l'efficacité des armements et ont influencé le développement des technologies militaires modernes.
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