Les blessures par arme à feu au visage, en particulier celles infligées sous le menton, sont parmi les plus dévastatrices et complexes. Elles peuvent entraîner des dommages considérables aux tissus mous, aux os, aux nerfs et aux organes vitaux, avec des conséquences potentiellement mortelles. Cependant, des cas exceptionnels de survie, parfois avec des séquelles importantes, ont été documentés, remettant en question les idées préconçues sur la fatalité de telles blessures.
La gravité d'une blessure par arme à feu au visage dépend de plusieurs facteurs clés :
Les conséquences immédiates d'une blessure par arme à feu au visage peuvent inclure :
Les survivants peuvent être confrontés à des séquelles à long terme, telles que :
Malgré la gravité potentielle des blessures par arme à feu au visage, des cas exceptionnels de survie ont été rapportés. Ces cas mettent en évidence la complexité du cerveau et sa capacité à compenser les dommages, ainsi que l'importance des soins médicaux rapides et appropriés.
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Un cas exceptionnel a été rapporté en 1952 chez une personne qui se tira une balle avec un fusil de la seconde guerre mondiale placée sous le menton. Le projectile avait traversé l’espace entre les lobes frontaux sans être en contact direct avec le tissu cérébral. Autre cas incroyable, celui rapporté en 1943 d’un suicidé dont la balle s’était logée dans le lobe frontal.
En médecine légale, des cas de suicide ont été décrits où la personne se tire non pas une balle mais deux balles dans la tête. Des médecins légistes tchèques ont apporté leur expertise à ce qui devait être un vrai « casse-tête » pour les enquêteurs chargés d’une affaire vraiment peu banale. Jugez plutôt : lors d’une violente dispute avec sa femme, un homme l’abat de deux coups de feu dans la poitrine avec un pistolet de calibre 6,35 mm. L’autopsie montre deux plaies par balle à 6,5 cm de distance au niveau de la tempe droite. La première balle ne fait que creuser un sillon dans l’épaisseur de l’os frontal droit alors que la seconde traverse la région frontale droite et a un trajet horizontal endommageant les deux hémisphères cérébraux.
Ces mêmes légistes tchèques ont rapporté le cas d’un homme qui, se trouvant dans le jardin de sa maison, s’était tiré une balle dans la tête, avant d’avoir le temps de s’en tirer une seconde dans le cœur. Le premier projectile a provoqué des lésions du visage et des dégâts des lobes frontaux tandis que le second a entraîné une hémorragie mortelle à partir du ventricule gauche. Déjà atteint d’une balle en pleine tête, le suicidé a réussi après le second coup de feu, à faire quelques pas pour reposer l’arme sur le toit de la cage à lapins où elle a été découverte.
D’autres cas de suicide par arme à feu d’une extrême rareté ont été publiés en 2006 par des médecins légistes allemands dans la revue Forensic Science International. Vers minuit, conduit dans un commissariat de police, un homme sous l’emprise de l’alcool et de la cocaïne réussit sous la menace d’un pistolet d’alarme à s’échapper en ayant préalablement dérobé les armes de service de deux policiers. Ce qui n’est pas banal, vous en conviendrez. Ce qui suit est carrément sidérant. Le lendemain matin, il est retrouvé mort, gisant à terre, avec une plaie à la tempe gauche. Les deux armes sont à proximité de sa main droite. Là encore, c’est l’autopsie qui révèle un élément des plus extraordinaires : le cadavre présente un orifice d’entrée à la tempe gauche, un autre au niveau de l’oreille droite. Le suicidé a réussi, avec les deux armes dérobées aux policiers, à se tirer une balle simultanément dans la tempe et dans la bouche. Un cas unique. Le premier projectile a endommagé les lobes frontaux et temporaux tandis que le second a atteint la moelle épinière au niveau du cou. Les enquêteurs retrouvent des traces de poudre aux deux mains, ce qui indique une action simultanée.
Enfin, le Journal of Forensic Sciences a publié en 2013 un cas incroyable. Un cas que les scénaristes de n’importe quelle série TV n’auraient jamais osé imaginer. Celui d’un homme se sachant atteint depuis six mois d’un cancer du foie et qui, sous l’emprise de l’alcool, a mis fin à ses jours en se tirant trois balles. Cet homme est parvenu à faire feu à trois reprises avec un long révolver Smith & Wesson de calibre 0,32. Il se tire une balle qui lui fracture l’orbite gauche et ressort au niveau du poignet gauche, sans atteindre le cerveau. La deuxième balle, dirigée vers la poitrine, n’atteint ni le cœur, ni le poumon. Sa trajectoire se termine au niveau de la 7e côte entre les deux feuillets de la plèvre qui enveloppe le poumon. La troisième balle perfore le poumon droit et le cœur, provoquant une accumulation de sang dans la cavité pleurale et un hémopéricarde. L’homme n’est pas encore mort lorsqu’un voisin découvre son corps dans le jardin devant sa maison. Il meurt à l’hôpital, non sans avoir répété dans l’ambulance au personnel soignant, puis aux policiers, qu’il voulait en finir avec la vie. Son décès est déclaré une heure et demi après les coups de feu. Selon les infirmiers, il comprenait ce qu’on lui disait et pouvait encore parler de manière satisfaisante une ou deux minutes avant de mourir.
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Ces exemples illustrent la complexité des blessures par arme à feu au visage et la nécessité d'une approche multidisciplinaire impliquant des chirurgiens, des neurologues, des psychologues et d'autres professionnels de la santé pour optimiser les chances de survie et minimiser les séquelles à long terme.
Dans une forêt de la région de Tours, le corps sans vie d’une femme de 45 ans est découvert par un promeneur. Les gendarmes trouvent à proximité du cadavre des emballages vides d’un antidépresseur et dans sa voiture une lettre indiquant son intention de se suicider. Mais un détail rapporté par un enquêteur au Dr Pauline Saint-Martin, chef de service à l’Institut Médico-Légal de Tours, intrigue la médecin légiste : la présence de sang sur un mouchoir en papier dans une main de la victime.
Sondant par cercles concentriques les abords de l’endroit de la découverte du corps, les gendarmes découvrent rapidement une carabine de calibre 9 mm à 18 mètres du corps. Comment expliquer que l’arme de la suicidée puisse se trouver à une telle distance du corps ? A-t-on affaire à un suicide ? Cette femme a-t-elle pu marcher alors qu’elle venait de se tirer une balle dans la tête ? Entretemps, les enquêteurs finissent par remarquer que la morte a une partie du visage ensanglanté, ce qui n’est pas banal pour un cas de suicide médicamenteux !
Le corps est transporté à l’Institut Médico-Légal de Tours. Une radiographie du crâne révèle la présence de plusieurs plombs de 2 mm de diamètre dans la boîte crânienne. Quant à l’autopsie, elle montre effectivement l’existence d’un orifice d’entrée au niveau de la plaie de la tempe droite, recouverte par des asticots. Les légistes ne notent pas d’orifice de sortie, les plombs étant restés logés dans la boîte crânienne. Ils ne retrouvent aucune autre blessure, en particulier aucune trace de contusion ou de griffure aux avant-bras, poignets et mains.
L’examen neuro-anatomique va montrer que la victime présente des lésions du lobe frontal droit, sans atteinte des aires motrices qui se situent plus en arrière. Cette personne a donc pu parcourir une courte distance avant de mourir car les plombs contenus dans la carabine étaient dans de petites cartouches contenant un faible volume de poudre. Les projectiles n’étaient donc pas dotés d’une grande énergie cinétique. Ils ont provoqué une fracture de l’os temporal droit, sans fracture complexe associée, ainsi que des lésions du lobe frontal qui ne renferme pas de centres vitaux.
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Le gonflement du cerveau qui s’en est suivi a provoqué, par effet de compression, une hémorragie responsable de la mort sans doute quelques minutes plus tard. Au vu de ces éléments médico-légaux et des résultats de l’enquête policière, les enquêteurs concluent au suicide.
« Il peut arriver que des lésions traumatiques intracrâniennes, suffisent à entraîner le décès, mais pas de façon instantanée. Il existe alors un délai de survie de quelques minutes qui leur permet d’accomplir des gestes simples. Dans certains cas cependant, les personnes peuvent marcher, parfois même parler », fait remarquer le Dr Pauline Saint-Martin.
Une étude allemande, parue dans l’International Journal of Legal Medicine en 1995, a analysé 53 cas de suicide par arme à feu avec conservation de la capacité à bouger. Autrement dit, des décès dans lesquels il ne s’était pas produit immédiatement une incapacité définitive à exécuter de façon volontaire et consciente des mouvements complexes et prolongés. Il ressort que la plupart des suicidés avaient eu recours à des armes dont les balles étaient de petit calibre (5,6 mm ou 6,35 mm), les munitions de mauvaise qualité ou de fabrication artisanale.
Dans ces décès par balle dans la tête où la personne a conservé la capacité à bouger, les lésions cérébrales étaient le plus souvent limitées au lobe frontal qui n’assure pas de fonctions vitales. Cette région du cerveau est située à la partie antérieure de la base du crâne à un niveau situé un peu « au dessus » des autres étages cérébraux. Pour ainsi dire, les lobes frontaux sont une marche plus haute que les autres parties du cerveau. Ceci pourrait expliquer qu’un projectile atteignant ce niveau supérieur du plancher osseux crânien protège les autres structures du cerveau qui, elles, reposent sur deux marches situées un peu en contre-bas. Ce rempart osseux ferait en sorte que la balle ne puisse atteindre les parties centrales et postérieures du cerveau.
Les autorités libanaises portent la responsabilité principale des violations des droits humains commises par leurs forces de sécurité. Cependant, la France, en tant que fournisseur clé de divers équipements destinés au maintien de l’ordre, a contribué à ces violences au travers de ses transferts d’armes. Si les forces de sécurité libanaises ont maintes fois refusé d’agir dans le respect des normes internationales relatives à l’utilisation de la force, ce sont les contrôles d’exportation laxistes qui ont placé des équipements français entre les mains de personnes connues pour leur mépris des droits humains.
Nous avons recueilli un très grand nombre d’images qui montrent les forces de sécurité libanaises utilisant des équipements français de manière abusive à l’encontre des manifestants, y compris une quantité excessive de gaz lacrymogène. On les voit notamment lancer des grenades lacrymogènes fabriquées en France selon un faible angle de tir en direction des manifestants, risquant ainsi de provoquer des blessures graves, voire mortelles. Les armes identifiées dans les vidéos analysées comprennent des lance-grenades, des équipements montés sur véhicule, des munitions et des véhicules blindés.
Dans bien des cas, le recours au gaz lacrymogène avait clairement pour but de disperser une manifestation largement pacifique, ce qui viole le droit à la liberté de réunion pacifique. Dans d’autres cas, nous avons obtenu des images montrant les forces de sécurité lancer des grenades lacrymogènes directement sur les manifestants. Cette pratique illégale et très dangereuse a causé bon nombre de morts dans d’autres régions du monde. Au Liban, elle a provoqué de graves blessures à la tête et sur le haut du corps.
Ces exemples mettent en évidence les conséquences désastreuses de l'utilisation abusive d'armes, y compris celles fabriquées en France, contre des manifestants pacifiques.
Les blessures par arme à feu au visage, en particulier sous le menton, sont des traumatismes complexes et dévastateurs qui peuvent entraîner des conséquences mortelles ou des séquelles à long terme importantes. La gravité de ces blessures dépend de plusieurs facteurs, notamment le calibre de l'arme, le type de balle, la trajectoire et la localisation de l'impact. Malgré la gravité potentielle de ces blessures, des cas exceptionnels de survie ont été rapportés, mettant en évidence la complexité du cerveau et sa capacité à compenser les dommages, ainsi que l'importance des soins médicaux rapides et appropriés.
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