Le P08 Luger est une arme de poing emblématique, prisée des collectionneurs et des passionnés d'armes à travers le monde. Son histoire riche et ses nombreuses variantes en font un sujet d'étude fascinant. Cet article explore en détail le P08 Luger, en particulier les aspects liés au changement de canon.
En ces mots, on pourrait résumer l’une des plus extraordinaires passions armurières partout dans le monde: celles des Parabellums et de l’œuvre de George Luger (1849-1923), bienfaiteur de l’humanité, au moins celle amatrice d’armes. Voie d’avenir en ce siècle nouveau (on est vers 1900), le pistolet dit « à répétition automatique » (comprendre semi-automatique) comme on l’appelait alors était un must pour toute armée qui voulait être à la pointe du progrès.
La Suisse, en mai 1900, fût la seconde puissance à adopter un de ces « semi-auto », comble de modernité. Et la toute première à adopter le Luger. Pour ce qui est des semi-automatiques en général, elle ne se fit doubler que de deux mois par l’insolente Belgique. Qui avait frappé la première avec ses Browning 1900. A partir de cette date, et au delà de commandes civiles bien remplies, les Luger furent de tous les programmes gouvernementaux d’adoption d’armes de poing.
Il y en eut pour tous les goûts: des dizaines de variantes de Lulus en taille de canon, en détails de fonctionnement, en pays d’attribution, et, bien sûr, en calibre; du 7,65 parabellum jusqu’au .45 acp (!), en passant par l’omniprésent 9mm parabellum conçu par le même père, George Luger, en 1902 . Tous étaient plus beaux et mieux finis les uns que les autres.
Or, s’il y a bien un roi parmi les Luger réglementaires, il est allemand. Germania ne fut point ingrate envers ses fils, attribuant à chacune de ses armes un modèle spécifique. Son orgueilleuse marine, qui entendait défier indéboulonnable Royal Navy, fut servie la première, dès 1904, et reçut, elle aussi, un modèle à canon long (15cm) et à crosse d’épaule adaptable, avec une hausse pour le tir à 200m. C’est le mythique P04, serpent de mer de l’armement moderne, guettés avec avidité par tous les paparazzi hoplophiles de la planète.
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Puis ce sera l’armée de terre, en 1908, avec le P08, le modèle qui sera de loin le plus produit. Et le plus longtemps. On le verra encore ce P08 encore jusque dans les étuis des aviateurs de la Lufwaffe et dans ceux des sous-mariniers allemands de la Bataille de l’Atlantique. Avec eux, il s’en perdra encore des côtes pétrolifères du Venezuela jusque dans les ruines de Berlin sérieusement outragée et nullement libérée.
Enfin, c’est l’artillerie qui se verra attribuer cette merveille, le P08 long dit « d’artillerie ». Mais lui naîtra seulement en 1914, et en très petit nombre, ce qui rend les Luger d’artillerie datés 1914 très désirables (environ 10.000 exemplaires chez DWM de mémoire). Cette désignation n’en est rien réglementaire.
Les américains seront très admiratifs de cette arme. Ils comprendront tout l’intérêt du concept de pistolet-carabine, même en calibre léger. Une carabine « light » voire un pistolet carabine semi-automatique comme le P08 long, facile à porter au coté, est souvent plus utile qu’un pistolet, fut-il aussi puissant qu’un Colt 1911, pour défendre ses pièces d’artillerie d’un ennemi qui vous a surpris. Leurs rapports d’évaluation fera qu’ils penseront à doter leurs troupes techniques genres artilleurs / Génie d’une arme légère semi automatique plus longue que leur Colt 1911 dès novembre 1918.
Routine et crise de 1929 aidant, ils leur faudra attendre 1941 et la USM1 pour concrétiser cette excellente idée. Ce Luger d’artillerie, notre arme de ce jour, est magnifique avec sa hausse graduée jusqu’à 800m (soit quasiment la moitié de celle du mousqueton en 8×57 à répétition manuelle qui équipaient ces mêmes artilleurs!).
Les artilleurs du Kaiser troquèrent donc, pour certains, un élégant mousqueton Mauser 98a en 8×57 IS pour ce qui était pensé comme une carabine semi-automatique démontable, dans un calibre certes moins puissant, mais dont l’encombrement et la puissance de feu l’emporteraient. Cette arme de troupe « spécialisée » deviendra une des armes les plus iconiques du premier conflit mondial lorsque les terribles Sturmtruppen des troupes d’assaut s’en emparèrent.
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Et pas qu’eux. Car les Fliegertruppen, l’ancêtre de la Luftwaffe, l’avaient adopté, au compte goutte, dès 1913. L’excellente prise en main de la célèbre pente de crosse du Luger est sublimée sur notre exemplaire par des plaquettes en bois en excellent état, sans taches ni coups. Le quadrillage d’usine est parfait, bien accrocheur.
On a rien inventé. Le tenon de crosse est bien présent, parfaitement fonctionnel (nous n’avons pu nous empêcher de le tester avec cette crosse là). Il sera donc ravi d’accueillir une authentique crosse de qualité pour le transformer en carabine. Cette crosse est ici. Le chargeur de notre arme est à fond bois bien conformément aux fabrications réglementaires de l’époque 14-18 (les aluminium et bakélite sont 2° GM). Bien que l’arme soit compatible compatible avec ces chargeurs fond alu ou plastiques plus tardifs, cette petite différence lui confère un plus non négligeable et un charme désuet.
Le levier de sûreté dûment gravé « Gesichert » (« en sécurité ») se manipule avec une grande facilité. La détente est militaire, sans pour autant être désagréable. Très légères traces d’usinage visibles, typiques de ces productions milieu de guerre, où on n’avait plus le temps de faire autant « dans la dentelle » qu’avant guerre. Et pourtant, il est merveilleusement fini ! Mieux que beaucoup d’armes de poing modernes et en dépit du fait que les usines du Kaiser fonctionnaient en 3/8 pour alimenter le Moloch insatiable du front. Les fabricants d’armes modernes n’ont, à mon sens, aucune excuse.
Du fait de son canon de huit pouces, un rechargement légèrement plus pêchu que pour un P08 classique s’imposera tout en restant en dessous d’un 9 para « normal » si possible. Ses ressorts sont parfaits - il encaissera donc même de la munition du commerce sans broncher. L’arme a un très bon fonctionnement mécanique. Elle nécessite juste un nettoyage de fond et un graissage. Avec un canon pareil, vous allez vite énerver vos voisins de stand avec leur Glock !
La tonnerre est orné du fier millésime « 1917 », l’année du Chemin des Dames et des destructions infinies et sauvages des « casques à boulons » dans leur repli, fort bien calculé, sur la Ligne Hindenburg. Où ils attendront tranquillement l’occasion de l’assaut de la dernière chance du Printemps 1918. A partir de 1917, la production du P08 d’artillerie est à plus grande échelle et l’arme n’est plus réservée aux artilleurs. Pour donner une idée, de vingt cinq mille exemplaires seulement en 1916, il en est produit quatre fois plus en 1917 (100.000) pour à nouveau 25.000 en 1918.
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Cela vous explique pourquoi, compte tenu des pertes et des destructions, vous avez (et moi avec vous) bien plus de chance de tomber sur un 1917 que sur un autre millésime ! Le nombre total de Luger d’artillerie produits est néanmoins d’un petit peu moins de 200 000 exemplaires, sans doute moins de 195.000, sur une population de 1,35 millions de Luger militaires produits entre 1908 et 1918 soit un petit 15% du total en P08 long dit d’ artillerie. La grande masse des Luger 14-18 sont donc des P08 à canon de 10cm. Le P08 d’artillerie a donc in fine été relativement peu produit.
Notre exemplaire est bien équipée de la hausse finement dérivables du 1er type qui sera modifiée pour une hausse simplifiée et moins chère à produire septembre/fin 1917. Juste top ! Notre arme a été produite par la DWM (Deustsche Waffen Und Munitionsfabriken) de Berlin dont elle porte le beau logo sur la genouillère. Notre arme est rare aussi par son très bel état avec son bronzage à 80% ou plus. Il est éclairci mais très beau. Très peu de points d’oxydation, peu profonds et éparses.
Ils sont TRÈS exagérés, comme pour les traces d’usinages, par MES ÉNORMES ET GIGANTISSIMES gros plans. Un léger mais patient passage à la paille 0000 et au WD40 lui enlèvera la plupart de ses taches de surfaces sans obérer en rien poinçons et bronzage et le rendra encore plus beau.
Le canon de 20cm, aussi interminable que miroir, et à très belles rayures, confère une silhouette unique à cette arme mythique. Afin de lui rendre honneur, la hausse et le guidon sont réglables au moyen du traditionnel « tournevis » à deux tétons que tout bon collectionneur de matériel allemand se doit de posséder. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit de pareils Luger, surtout en artillerie, monomatricules et dans cet excellent état global. Beaucoup ont été détruits et très vite. Et pas seulement du fait des combats.
Il est très beau et sera de plus en plus difficile à trouver dans cet état en bronzage d’origine. ARME DE CATÉGORIE B AU CSI: ARME SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIES DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ EN COURS DE VALIDITÉ ET DE LA LICENCE OBLIGATOIRES - COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT.
Le marquage de la Waffenfabrick Mauser à Oberndorf est bien visible sur le sommet de la chambre. Waff. Cette arme, qu’on appelle aussi Luger Parabellum, a pour particularité d’être un des tous premiers modèles de pistolets semi-automatiques. Pour rappel, un semi-automatique tire une seule cartouche à chaque pression sur la détente mais, en contrepartie, se recharge seul tant qu’il y a des cartouches disponibles.
Efficace et produit à moindre coût, le pistolet Luger P08 est vite devenu une arme de poing très répandue. Utilisé lors du premier conflit mondial entre 1914 et 1918, il a de nouveau été fabriqué en vue de la seconde guerre mondiale. Comme il équipait les troupes allemandes, le Luger P08 est alors devenu, pour les soldats des troupes alliées, un trophée à rapporter du front. Une habitude bien sûr symbolique en temps de guerre, mais due également au design très particulier du pistolet, qui a aussi beaucoup fait pour sa renommée.
Le côté efficace et pratique de l’arme ayant été largement approuvé, après la fin de la guerre, les pays alliés, et en premier lieu la France, n’ont pas manqué de récupérer cette arme à leur profit. En effet, après 1945, les usines Mauser étaient en zone occupée par la France. « Si vis pacem, para bellum ». Autrement dit, « si tu veux la paix, prépare la guerre ». C’est de cette citation latine que vient le nom Parabellum.
D’abord produit en calibre de 7,65 millimètres, le Luger a connu plusieurs versions. Le Luger P08 est le modèle standard de l’armée allemande, conçu en 1908. C’est une arme de calibre 9 millimètres, avec un canon d’une longueur de 10,2 cm. Modèle à 8 coups, le Luger P08 n’a pas subi de véritables modifications depuis cette période.
Néanmoins, au fil du temps, le Luger P08 s’est avéré moins sûr que d’autres modèles développés ultérieurement, comme le P38. Les cartouches Parabellum 9 millimètres ont, elles, en revanche, beaucoup évolué. Conséquence, si, au départ, elles avaient été conçues pour le Luger P08, au fil du temps, elles sont devenues plus lourdes et un peu trop puissantes pour le P08, au système de chargement à genouillère trop léger pour de telles munitions.
Plusieurs utilisateurs ont partagé leurs expériences et conseils concernant l'achat de P08, notamment en ce qui concerne l'état du canon et la présence de marquages spécifiques. Voici quelques points essentiels à retenir :
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Calibre | 9mm Parabellum (principalement) |
| Longueur du canon | 10.2 cm (standard), 15 cm (P04), 20 cm (Artillerie) |
| Capacité du chargeur | 8 coups |
| Modèles principaux | P04 (Marine), P08 (Armée), P08 Artillerie |
| Période de production | 1908-1945 (approximativement) |
Si le canon de votre P08 est endommagé, le remplacement est une option. Cependant, il est essentiel de faire appel à un armurier qualifié pour effectuer cette opération délicate. De plus, assurez-vous d'utiliser des pièces de rechange authentiques pour préserver la valeur historique de l'arme.
Toutes mes armes réglementaires sont de réelles découvertes de grenier et proviennent de ma région. Je les laisse toujours dans leur état de trouvaille afin que l’acheteur puisse décider s’il souhaite conserver la pièce en l’état ou la restaurer à son goût. Bien entendu, mes découvertes ont des imperfections, notamment le bronzage qui souvent n'est pas parfait.
Une arme neutralisée est une arme à feu qui a été rendue inapte à tirer des munitions en vue de sa collection ou de son exposition. Ce processus de neutralisation implique généralement la modification permanente de certaines parties de l’arme, rendant son mécanisme de tir inopérant. Les armes neutralisées sont classées en tant qu’objets de collection, préservant l’aspect historique et esthétique tout en garantissant qu’elles ne peuvent plus être utilisées comme armes à feu fonctionnelles.
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