L’Hôtel des ventes de Saint-Brieuc accueillait une vente aux enchères d’objets militaires, ce samedi 16 novembre. La vente aux enchères de ce samedi 16 novembre à Saint-Brieuc, dédiée aux objets militaires, s’est transformée en terrain de chasse à la bonne affaire pour les amateurs. Un terrain de chasse idéal pour les passionnés et un spectacle particulier pour les curieux.
Ce samedi 16 novembre, ils sont une petite dizaine à l’affût, prêts à dégainer au moindre mouvement. Une espèce de partie de chasse avec, pour cadre, la salle ouverte aux quatre vents de l’Hôtel des ventes de Saint-Brieuc. Et pour gibier, des pièces plus ou moins rares témoignant de l’activité militaire de différents pays.
Dans la salle des ventes, ce samedi matin, ces chasseurs d’objets rares feraient presque figure d’exception. Parmi la cinquantaine de participants à cette vente aux enchères, beaucoup sont en effet venus comme simples spectateurs. C’est le cas de Paul, tout simplement amateur. « J’adore l’ambiance, le jeu d’acteur du commissaire-priseur qui réussit à créer de la tension ».
Derrière son bureau, Me Jean-Michel Juillan est justement en train de s’escrimer alors que la vente peine à démarrer. Le premier objet proposé, une paire d’épaulettes de la IIIe République, est mis à prix à 15 €. Et part finalement pour 10 €. Quant à une affiche représentant Reims en pleine reconstruction après la guerre, mise à prix à 100 €, elle ne trouve tout simplement pas preneur. « Si personne n’en veut, alors on la retire », souffle, fataliste, Me Juillan.
Chose étrange pour le néophyte, la majorité des participants à la vente ne sont pas physiquement présents. Certains surenchérissent par téléphone quand d’autres usent d’internet. C’est notamment le cas du premier acquéreur d’un des objets phares de cette vente, un insigne de la Kriegsmarine, la marine de guerre allemande sous le IIIe Reich.
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Un moment qui semblait attendu par beaucoup de personnes dans la salle. Telle Karine, qui ne cache pas être venue par curiosité. « Je voulais voir ça de près… Et voir, aussi, qui allait les acheter ». Malheureusement pour elle, la vente des trois premiers insignes, achetés via internet, ne lui permet pas d’assouvir sa curiosité.
Les trois derniers, par contre, sont achetés par un homme présent dans la salle. Casquette gavroche vissée sur la tête, il ne cesse de surenchérir jusqu’à faire craquer d’autres concurrents. Et emporte la mise pour un total de 680 €.
Pour la deuxième partie, qui fait la part belle aux armes de chasse, les enchères se jouent principalement sur internet. Le climax de la vente est atteint.
Collectionner les objets militaires est une passion qui demande du temps, de la patience et de la modestie et une solide documentation. Ces exigences sont d’autant plus importantes qu’avec le temps, les objets deviennent plus rares et de plus en plus difficiles d’accès. Toutefois, l’art militaire est un thème de collection qui permet encore, selon les possibilités de chacun, de trouver des objets de premier choix historique, sans nécessairement que le prix soit inaccessible.
Ces pièces ne sont pas toutes d'une insigne rareté, mais chacun de ces objets militaires ou souvenirs historiques, coûteux ou modeste, est un témoin authentique d'un passé glorieux ou malheureux qui ne peut laisser indifférent.
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Je suis toujours enthousiaste lorsqu’un objet d’aspect insignifiant, mais qui une fois éclairé par des recherches historiques, se dévoile être un objet chargé d’histoire et parfois plus évocateur qu’un objet de grand prestige connu qu’à quelques exemplaires dans le monde ! C’est là une chance pour les collectionneurs débutants ou pour ceux qui ne souhaitent pas avoir une passion trop onéreuse de s’intéresser aux bibelots militaires.
Contrairement à ce que les tendances actuelles peuvent laisser croire, le militaria offre encore quelques sujets à la portée du plus grand nombre des collectionneurs, ceci à condition de savoir sortir de périodes ou d’objets très prisés.
L'hôtel des ventes de Vannes organise également une vente d'armes et de souvenirs historiques. Les 220 lots sont très variés. On y trouve toutes sortes d'objets historiques militaires : décorations, armes blanches ou à feu, légions d'honneur, casques, uniformes etc. La plupart des pièces datent du XIXe siècle. Mais, on trouve aussi des objets de chasse du XXe siècle et des fabrications actuelles destinées aux chasseurs et aux tireurs.
Selon ses vendeurs, il aurait appartenu à un président de la IVe République. Ce type de décoration n'est remis qu'à des chefs d'État. Nous avons reçu un collier de l'Ordre national équatorien, d'une valeur de 1 500 à 2 000 €.
Jack-Philippe Ruellan, commissaire-priseur à Vannes, organise régulièrement des journées d'expertise. Lors de ces rencontres, des personnes me demandent une estimation des objets militaires qu'elles souhaitent vendre. Ensuite, nous organisons des ventes sur la thématique militaire deux fois par an. Souvent, de nombreux lots proviennent d'une seule personne.
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Le marché de l'art est en crise. Les jeunes générations n'ont pas l'âme collectionneuse de leurs aînés. Elles refusent de s'encombrer d'objets. Conséquence : les prix baissent. Les pièces militaires échappent pourtant à cette tendance. Elles se vendent relativement bien, car elles sont perçues comme des objets de curiosité, des pièces originales.
Samedi 26 avril, 14 h 30, souvenirs historiques - armes anciennes - militaria, à l'hôtel des ventes de Vannes. Exposition Vend. 25 avril (9 h-12 h & 14 h-18 h) et sam.
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