Heckler & Koch est une entreprise allemande spécialisée dans la conception et la fabrication d'armes légères, mission dont elle s'est toujours acquittée avec brio. C'est cette détermination à pousser plus loin l'armurerie de son temps qui l'a d'ailleurs amené à produire quelques unes des plus belles créations de l'industrie qui nous intéresse.
Le HK P30 est un pistolet moderne et compact qui jouit de tous les atouts de son temps. Présenté pour la première fois en 2006, il s'agit d'un pistolet conçu dans une optique résolument professionnelle, destiné à devenir une arme de service pour les forces de l'ordre les plus exigentes. Aujourd'hui le P30 a été adopté par des forces de police allemandes, norvégiennes, portugaises et suisses. Il constitue néanmoins une arme de tir sportif agréable à manipuler et performante au tir.
Comme beaucoup de ses contemporains, le P30 profite est doté d'une carcasse polymère. Rappelons simplement ici que ce choix de matériau est vecteur de confort à deux niveaux. Secundo le polymère autorise la fabrication de crosses aux formes complexes, voir même aux logements multiples comme c'est le cas ici. Ces inserts sont bien sûr fournis avec l'arme et vous permettront de partir à la recherche du chaussé parfait avec près de 27 combinaisons différentes.
Dans le même ordre d'idée on se félicitera que le P30 soit ambidextre, non pas qu'il convienne à une simple préhension main gauche ou main droite mais réellement ambidextre ! Son bouton d'éjection du chargeur (typique de la marque) offre par son design la possibilité d'être actionné des deux côtés de l'arme. La commande de désarmement du chien (decocking en anglais) est quant à elle située sur la face postérieure de la culasse, à l'arrière.
Une belle amélioration par rapport aux autres pistolets de la marque réside dans l'abandon du rail HK au profit d'un picatinny classique. La culasse présente aussi des formes plus douces que ce à quoi nous avait habitué Heckler & Koch et elle est dotée de stries de préhension larges et bien proportionnées, usinées avec savoir faire.
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Mention spéciale aux organes de visée qui derrière une apparence classique à 3 points s'avèrent phosphorescents une fois suffisamment exposés à la lumière. De cette façon l'utilisateur peut passer d'un milieu très lumineux à une zone plus sombre sans perdre sa visée !
On le voit le P30 est vraiment un pistolet complet. Ses nombreuses options nous prouvent que loin de vivre sur sa légende, Heckler & Koch persiste à faire de son mieux pour offrir des armes performantes à la pointe de la technologie armurière, et ce pour la plus grande satisfaction des tireurs et des professionnels.
Il est important de noter que le HK P30, en tant que pistolet à blanc tirant des balles en caoutchouc, est classé en catégorie C. Cela signifie qu'il est soumis à déclaration. Pour acquérir ce type d'arme, il est obligatoire de présenter une pièce d'identité en cours de validité, ainsi qu'un permis de chasser ou une licence de tir sportif également en cours de validité.
Dans le cas d'une déclaration en préfecture, vous recevrez directement les récépissés à votre domicile. Vous n'avez aucune démarche administrative à faire.
Parmi les alternatives aux pistolets à blanc, on trouve le Glock 17 Gen5 en calibre 9 mm P.A.K. (pistolet d’alarme). La PISTOLET GLOCK 17 GEN5 en calibre 9mm PAK (pistolet d’alarme) est une réplique ultra-réaliste conçue pour les amateurs de tir, de collection ou d'entraînement sans balles réelles. Reproduisant fidèlement le célèbre Glock 17 Gen5, ce modèle à blanc offre un cycle de tir impressionnant et un recul réaliste, le tout en restant non-létal.
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Le Glock 17 9mm PAK est une réplique de pistolet d'alarme basée sur le célèbre modèle Glock 17 d'origine autrichienne. Le Glock 17 9mm PAK tire des cartouches de signalisation ou des munitions en caoutchouc, et est souvent utilisé pour la défense personnelle, les exercices de formation, les simulations de combat, les tournages de films, et autres activités nécessitant une réplique d'arme à feu réaliste. Le Glock 17 9mm PAK a un poids et une taille similaires à ceux de l'original Glock 17, ce qui le rend très réaliste. Il est fabriqué en polymère résistant, comme l'original, avec une finition noire mate.
Cet article explore en détail l'histoire et l'évolution des pistolets mitrailleurs de calibre 9 mm utilisés par la gendarmerie française depuis le début du 20e siècle jusqu'à nos jours. Il met en lumière les différents modèles qui ont équipé les forces de l'ordre, leurs caractéristiques techniques, et leur impact sur les opérations de maintien de l'ordre.
À la fin du XIXe siècle, la gendarmerie est équipée d’armes conçues au lendemain du désastre des armées impériales, puis républicaines, lors de la guerre de 1870-1871. Deux ans après la victoire des États allemands, les armées françaises se voient enfin dotées d’un arsenal léger performant. Citons les revolvers 1873, puis 1874 ainsi que l’adoption du système Gras en remplacement des Chassepots.
Passant après les corps de troupe, la gendarmerie doit encore patienter deux à trois décennies pour pouvoir rivaliser avec ses homologues étrangers en matière de moyens. Mais surtout, ces nouvelles armes permettent, pour un temps, de jouer à jeu égal avec les hors-la-loi qui n’ont pas besoin d’attendre le bon vouloir des politiques et des budgets supplémentaires pour améliorer leur arsenal. La guerre de 1870 a révélé toutes les carences des armées françaises.
En raison d’impératifs économiques, la culasse est celle du Chassepot, quelque peu modifiée. La boîte de culasse est aménagée afin de permettre le passage du levier d’armement, ainsi que le chargement et le déchargement de l’arme. La culasse mobile, quant à elle, est dite à verrou.
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En 1880, un dispositif est aménagé en vue de faire dévier les gaz en cas de problème au départ du coup. Une des faiblesses du Gras vient de sa capacité de tir. La gendarmerie ne reçoit pas le fusil Gras, mais la version carabine, retenue sous l’appellation « 1874 Modifié 1880 ».
Si l’on considère le service à cheval, il est indéniable qu’une arme plus courte facilite les mouvements du cavalier. Les gendarmes à pied ont aussi une version carabine. Le maniement d’une arme de taille réduite dans des affrontements de rue ou tout simplement lors d’opération de maintien de l’ordre reste plus aisé.
La carabine des gendarmes à cheval se caractérise par un levier d’armement coudé et aplati, ainsi que par l’emploi d’une baïonnette cruciforme à douille. L’exemplaire réservé aux gendarmes à pied est en grande partie identique à la précédente. Le fût est légèrement plus court. Le canon est solidaire de la monture par une grenadière et un embouchoir. De plus, par rapport à son homologue, elle a un battant de crosse pour la fixation de la bretelle.
Ces carabines (et le système Gras dans son ensemble), outre leur mécanique perfectible, sont pénalisées par leur capacité de tir qui se limite à une seule cartouche, alors que les modèles allemands sont pourvus d’un chargeur.
Le Général Boulanger, alors ministre de la Guerre, impose en 1886, et en l’espace de six mois, un nouveau fusil réglementaire : le Lebel. Un certain Berthier, chef de bureau des chemins de fers algériens, se penche sur les armes Lebel et vise plus précisément à la création d’une carabine.
Il cherche à changer le système d’alimentation des armes en service. Berthier désire donc allier modernité et économies, ce dernier terme n’étant pas un vain mot dans la course à l’armement. Ces travaux aboutissent à la carabine modèle 1890, prévue pour accueillir un chargeur de quatre cartouches, placé sous la culasse devant le pontet. Quand le chargeur est vide, le système de fixation le laisse tomber. En 1892, la gendarmerie change de carabine et prend celle de l’Artillerie.
En 1885, la section technique de l’Artillerie propose de remplacer les revolvers modèles 1873 et 1874. Le but du ministère de la Guerre est simple : il s’agit de réduire le nombre de modèles d’armes de poing en service. Dès l’adoption du revolver 1892, les premiers exemplaires sont livrés aux officiers de la gendarmerie et de l’armée de Terre. L’attribution réelle de ce modèle a lieu en 1907, pour l’ensemble de l’institution. Techniquement cette arme est plutôt révolutionnaire pour son époque ou tout du moins à la pointe de la technique.
Le chien rebondissant est équipé d’un percuteur qui frappe l’amorce perpendiculairement, diminuant ainsi le nombre de ratés. La portière de chargement sert de verrou au barillet. En position ouverte, le chien se met automatiquement en position de sécurité. Quand le chien est en position de rebondissement (à l’abattu), une partie crantée de la détente vient s’encastrer dans de petits carrés sur le barillet. Ce dernier est ainsi immobilisé. Pour faire basculer le barillet, il faut ouvrir la portière de chargement puis le faire basculer sur la droite.
Après la Première Guerre mondiale, un événement international fournit l’occasion pour une petite partie du personnel de l’Arme d’expérimenter une arme allemande. En effet, suite aux conditions du traité de Versailles et notamment aux problèmes de remboursements des dommages de guerre, la Ruhr est envahie par les armées belge et française. Comme pour chaque projection des armées dans un pays étranger, des gendarmes sont en charge de la prévôté.
Cet épisode de l’entre-deux-guerres permet à ces hommes d’être équipés d’une arme mythique du second Reich : le Mauser Bolo 1912. L’inconvénient de cette arme vient de son trop grand encombrement et de son poids.
Malgré ces défauts, le Kaiser en a commandé, durant la Grande Guerre, un grand nombre d’exemplaires pour faire face à la pénurie d’armes de poing de ses troupes. Pourquoi avoir donné cette arme à la prévôté ? Selon toute vraisemblance, cette attribution est due à un manque d’armes de poing au sein de l’armée française. La confiscation des stocks allemands à la fin du conflit a servi à résoudre ce problème.
Le pistolet Ruby est directement issu de la Première Guerre mondiale. En 1914, l’armée française sollicite la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne (MAS) afin que sa production d’armes de poing augmente. Seul problème, sa production est en quasi-totalité tournée vers la fabrication de fusils et de mitrailleuses.
La société Gabilondo et Urresti, implantée au pays basque, produit alors un pistolet automatique appelé Ruby. C’est une arme au fonctionnement simple et à l’entretien facile. Il réside dans l’emploi d’une culasse non calée. La platine, quant à elle, est à simple action. Ce PA est chambré en 7,65 mm et muni d’un chargeur de neuf cartouches. En 1924, une modification concernant la sécurité du PA est apportée. Un rivet à tête ronde est rajouté sur la face gauche de la glissière, dans le but d’empêcher la sûreté de se retirer inopinément lors de l’introduction de l’arme dans l’étui.
Le Ruby est la copie d’un pistolet automatique (PA) existant : le Browning 1906. À son tour, le PA Ruby est reproduit par d’autres firmes. Ces créations sont connues sont le nom d’Astra et d’Izarra. L’Astra est décliné en deux versions. La première dite de « troupe » est reconnaissable à un canon long et à son chargeur de neuf coups. L’autre variante, dénommée « officier », a un canon plus court et un chargeur de sept coups.
Autant la gendarmerie reçoit pendant l’entre-deux-guerres un nombre relativement important de PA, autant l’univers des mousquetons reste quasi inchangé. Le Berthier 1892 est toujours en service mais, en 1921, l’institution donne sa préférence au modèle 1916. Le véritable changement ne concerne pas la mécanique de l’arme mais encore et toujours le chargeur.
En effet, pendant la Grande Guerre, le commandement français admet que les modèle Lebel et Lebel Berthier sont inférieurs aux fusils allemands. Dans le but de rétablir un équilibre entre les combattants, un nouveau chargeur de cinq coups est adapté.
En matière d’armement, la Seconde Guerre mondiale provoque de profonds bouleversements au niveau de la dotation des unités. Durant la campagne 1939-1940, le personnel envoyé pour encadrer des corps de troupe (cela concerne essentiellement des gardes républicains mobiles) est amené à employer les armes en dotation dans l’armée française. Celui-ci dispose généralement d’une bonne instruction militaire sur les différents modèles utilisés. Dans les brigades, les gendarmes disposent de leur armement individuel et d’un armement collectif de type FM 1924-1929. Comme leurs aînés de 1914, certains d’entre eux sont même amenés à faire le coup de feu contre l’envahisseur en mai et juin 1940.
Après la défaite, l’Occupation entraîne une restriction drastique de l’armement des unités. Conformément aux clauses de l’armistice de juin 1940, les gendarmes ne peuvent plus disposer que de leur seul armement individuel, c’est-à-dire de leur pistolet. Des commissions d’armistice allemandes et même italiennes sont chargées de veiller au bon respect de ces prescriptions. Même les gendarmes d’AFN sont soumis à de semblables contrôles. Quelques gendarmes choisissent néanmoins de camoufler des armes à l’occupant.
Par ailleurs, la période de l’Occupation est également marquée par un changement important dans le domaine du droit de l’usage des armes. En effet, la loi du 22 juillet 1943 étend le droit d’usage des armes concédé aux soldats de la Loi.
Lors de la Libération, les connaissances du personnel de l’Arme en matière d’armement sont particulièrement appréciées par les maquis qui comptent souvent sur les gendarmes pour former et encadrer leurs jeunes recrues. Plusieurs membres de l’institution participent aussi aux combats libérateurs, les armes à la main. Un certain nombre d’entre eux paie cet engagement de leur vie.
Avec la fin de la guerre, les sources d’approvisionnement en matière d’armement se multiplient pour la gendarmerie.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Gendarmerie nationale recense sur ses râteliers, en plus des armes réglementaires, bon nombre de produits alliés ou ennemis. Comment ne pas citer le pistolet-mitrailleur (PM) américain Thompson ou la mitraillette anglaise Sten. Mais il ne faut pas oublier non plus les armes de l’armée allemande, comme le MP 38 et le MP 40. De toutes ces armes, une seule fait carrière, la Sten. Si cette mitraillette est rentrée en gendarmerie d’une façon « classique », il n’est est pas de même pour deux futurs PA réglementaires d’origine allemande. Il s’agit bien entendu des mythiques le pistolet Luger P 08 et Walther P 38, qui sont en service de 1945 au début des années 1970.
Le P 08 est une version améliorée du pistolet de l’ingénieur Borchardt. Cette arme, en rupture totale avec la production de la fin du XIXe siècle, reste le premier pistolet semi-automatique véritablement opérationnel. Parmi les nouveautés, il faut noter le système d’ouverture à genouillère, réalisable suite à un court recul du canon. Qui plus est, pour la première fois, un chargeur est dissimulé dans la poignée. En 1898, l’ingénieur Luger s’attelle à perfectionner ce modèle. Son travail s’achève en 1908 : cette année le Kaiser décrète que ce PA devient l’arme d’ordonnance des troupes impériales d’Allemagne.
Le système d’ouverture-fermeture par genouillère est conservé. Un indicateur de chargement est installé. Par contre le Lugeur est dépourvu d’arrêtoir de fin de glissière, de sécurité de poignée et de verrou de genouillère (ouverture sur un axe).
Le P 08 est produit pour les armées allemandes jusqu’en 1942, année ou le P 38 de la firme Walther le remplace définitivement. Par le fait du hasard et des victoires alliées, les armées françaises prennent possession en avril 1945 des usines Mauser. La déception se fait vite sentir. À l’exception de quelques armes, les râteliers sont vides. Par contre, il reste des caisses remplies de pièces non montées.
Le Gouvernement français ordonne la réouverture de l’usine et sa production reprend au profit des armées de De Lattre. En fait, aucune arme n’est créée, les responsables se contentent de monter les pistolets qui sont en pièces détachées. Donc, grâce à ces différentes prises de guerre et au manque d’armes françaises, la gendarmerie utilise officiellement dès 1945 les P 08 et P 38.
Au regard de ces quelques lignes, il ne faut pas s’imaginer que les nouvelles armes sont seulement d’origine étrangères. Deux PA et un PM d’origine française sont à l’honneur, il s’agit des PA 35 A et 35 S et du PM MAS 38. En dépit d’un même millésime, les deux PA proviennent de deux manufactures bien distinctes. Le 35 A est fabriqué par la Société Alsacienne de Construction Mécanique et le PA 35 S est l’œuvre de la MAS.
Même si leur mécanisme est similaire, aucune pièce n’est interchangeable d’un modèle à l’autre. Leur point véritablement commun reste l’emploi d’une seule et même munition, le 7,65 mm long. Cette munition est satisfaisante pour ce qui est du recul, par contre sa puissance de perforation est faible.
En 1945, le PA 35 A rejoint les rangs de la gendarmerie. En 1951, le PA 35 est attribué à son tour à la gendarmerie.
Il est indéniable que la gendarmerie est passée au second rang pour ce qui est de l’attribution de ces armes. Une fois que l’armée de Terre a eu le stock suffisant, la gendarmerie a pu enfin bénéficier de ces PA. Au début des années 1970, ces PA sont recyclés pour l’instruction des gendarmes en écoles.
En ce qui concerne le pistolet-mitrailleur, les militaires de l’institution reçoivent le PM MAS.
De nouvelles armes sont livrées en ce moment dans les commissariats et brigades pour renforcer la protection des forces de l’ordre et accroître leur efficacité en cas d’attaque terroriste ou d’émeutes. Les forces de l’ordre sont en passe d’être dotées de nouvelles armes.
Il s’agit de l’application de deux plans adoptés par le gouvernement à la suite des attaques terroristes survenues en France. Le plan Bac-Psig, adopté en octobre 2015, s’élève à 17 millions d’euros. Il vise à renforcer les équipements des Bac (brigades anticriminalité) de la police nationale et des Psig (pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) avec de nouveaux fusils mitrailleurs, des casques balistiques, des gilets pare-balles lourds et 340 nouveaux véhicules.
Le second plan, plus récent (il a été annoncé fin octobre 2016), est aussi plus conséquent : 250 millions d’euros. Davantage d’armes, d’équipements de protection et de véhicules renforcés destinés plus globalement aux policiers et aux gendarmes. Les 6 050 gilets porte-plaque, par exemple, doivent être tous livrés d’ici à la fin avril.
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