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En avril 1945, l’Allemagne fut touchée par une véritable épidémie de suicides. À Berlin, le nombre de suicides, qui était d’à peine 150 en janvier de la même année, est passé à environ 4 000 avant de redescendre à 950 en mai, 350 en juin, et 330 en juillet.

Les citoyens désespérés qui se donnaient la mort dans les toilettes publiques étaient si nombreux que les autorités de la capitale durent interdire l’accès aux sanitaires berlinois.

Dans son journal, l’écrivaine allemande Ruth Andreas-Friedrich raconte l’histoire d’un père tendant un morceau de corde à sa fille, victime de plusieurs viols, en lui disant : « Qui perd son honneur a tout perdu. » « Obéissante, elle est partie se pendre aux meneaux de la fenêtre la plus proche. » Elle évoque également une maîtresse d’école exhortant ses jeunes élèves à préférer la mort à l’avilissement par des soldats russes : « Plus de la moitié des filles l’ont écoutée et se sont noyées volontairement. »

L’épidémie n’épargna personne. Brunhilde Pomsel, la secrétaire de Goebbels, partit par exemple pour Potsdam, où vivaient ses parents, en compagnie du Dr Herbert Collatz, l’un des conseillers de Goebbels, qui possédait un deux-roues et avait justement prévu de rendre visite à sa femme et sa fille. Il ne vint jamais rechercher Brunhilde. « Je n’ai appris que plus tard ce qu’il était arrivé au Dr Collatz », témoigna-t-elle plus de septante ans plus tard. « Il est allé voir sa femme. Ils avaient une petite fille d’environ dix ans, qui était handicapée. Ses parents l’adoraient. Elle était leur seule enfant.

Les civils allemands ne sont pas les seuls à avoir choisi cette porte de sortie à la fin de la guerre : de nombreuses figures du national-socialisme firent de même, que ce soit pour fuir l’Armée rouge qui s’approchait à grands pas, pour échapper à d’éventuelles sanctions ou représailles, ou tout simplement pour rester maîtres de leur destin jusqu’au bout.

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Cinq pour cent des leaders du Reichssicherheitshauptamt (service central de renseignement et de police), à savoir 11 sur un groupe de 221, choisirent par exemple de se supprimer. L’économiste et homme de loi Walter Kubitzky, 54 ans, vétéran de la Première Guerre mondiale et chef du Referat IV E 5 chargé des territoires de l’Est, fut l’un d’entre eux, tirant sa révérence par arme à feu le 26 avril 1945.

Huit des 41 Reichsleiter (gouverneurs du Reich), un général des forces terrestres, aériennes et navales allemandes sur dix, et 7 des 47 Höhere SS- und Polizeiführer (chefs supérieurs de la SS et de la Police) recoururent également au suicide.

Friedrich-Wilhelm Krüger, le HSSPF du Gouvernement général de Pologne, fait partie de ce dernier groupe. Une fois l’unité de police qu’il commandait défaite par les Américains en avril 1945, Krüger fut envoyé au camp de Guntershausen, et choisit le suicide comme échappatoire le 10 mai 1945. Son frère Walter le rejoignit dans la mort douze jours plus tard.

Malgré des données quantifiables difficiles à obtenir, il est aujourd’hui établi qu’un grand nombre de figures emblématiques du nazisme se sont empoisonnées. Sur les 26 leaders du national-socialisme qui faisaient partie du gouvernement d’Hitler en avril 1945, huit (soit 32,5 %) se sont volontairement donné la mort : Adolf Hitler, Heinrich Himmler, Otto Thierack, Herbert Backe, Joseph Goebbels, Hermann Göring, Martin Bormann et Bernhard Rust.

Au moins six d’entre eux consommèrent pour ce faire du poison (Herbert Backe se pendit dans sa cellule, et Bernhard Rust se tira une balle dans la tête le jour de la capitulation).

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Max de Crinis élimina quant à lui sa famille au cyanure de potassium avant d’ingérer une dose du même poison. Arrêté à Plön en mai 1945, le vice-amiral Hans-Georg von der Friedeburg parvint à s’enfermer dans une salle de bain pour y avaler du poison. Les gardes qui enfoncèrent la porte en toute hâte eurent tout juste le temps de le voir tomber à la renverse dans la baignoire. La dépouille du militaire fut exposée sur un sofa, sous un portrait de son supérieur direct, le président Karl Dönitz.

Vers la fin du mois de mai 1945, Odilo Globocnik, le SS- und Polizeiführer (chef supérieur de la SS et de la Police) de Lublin, se cachait à Paternion, en Carinthie, lorsque Siegfried Kummerer, l’un de ses anciens camarades, confia à ses geôliers britanniques que Globocnik se trouvait à un jet de pierre de leur quartier général, dans un chalet du Mösslacher Alm. Le lendemain matin, vers 5 h 10, une brigade d’interpellation maîtrisa et évacua les occupants du lieu. L’un d’entre eux - Globocnik - refusa le petit déjeuner qui lui fut proposé. Lorsqu’un garde le démasqua par la ruse, il mordit dans la capsule de cyanure qu’il avait cachée sous sa langue, et mourut ainsi en un clin d’œil.

L’Inspektor der Konzentrationslager Richard Glücks n’était plus que l’ombre de lui-même lorsqu’il se fit admettre à l’hôpital de Flensbourg au printemps 1945 en raison de sa forte consommation d’alcool et de médicaments. Le 10 mai 1945, il mit un terme à son existence à l’aide de cyanure de potassium.

Heinrich Werth, l’ex-assistant d’Ernst Kaltenbrunner, se suicida par ingestion de poison le 27 juillet 1945, dans une infirmerie de Schleswig.

Le 25 avril 1945, dans le Führerbunker, Hitler fit de Robert Ritter von Greim le successeur d’Hermann Göring. Le lendemain, Hitler remit deux ampoules de poison à son chauffeur, Erich Kempka - une pour lui-même, et une pour von Greim, à utiliser à leur discrétion. Von Greim consomma la sienne un mois plus tard, après avoir été arrêté à Salzbourg par les Américains.

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Fin mai 1945, Ludwig Topf, l’industriel d’Erfurt qui a pourvu Buchenwald, Dachau et Auschwitz de crématoriums, écrit ce qui suit : « J’ai toujours été correct - l’opposé même d’un nazi - tout le monde le sait […] Je me sens si abandonné que je n’ose même pas demander pardon pour mon suicide. » Il mourut peu après d’une dose de cyanure de potassium.

Dans les derniers mois du Troisième Reich, les capsules de poison étaient partout. Dans les semaines précédant le suicide d’Hitler, elles circulaient par dizaines dans le Führerbunker : Hitler en avait en tout cas obtenu dix du Reichsführer SS Heinrich Himmler (même si personne ne sait exactement à quel moment l’échange a eu lieu). L’une d’entre elles fut vraisemblablement administrée au chien de berger d’Hitler par le Dr Haase, et Hitler en remit deux à Kempka et von Greim, une à Hanna Reitsch (« Ainsi, chacun de nous a son ampoule de poison »), et une à Traudl Junge et Gerda Christian.

Le même jour (le 25 avril), Eva Braun brandit fièrement une fiole de cyanure de potassium dans un écrin en laiton qu’elle conservait dans la poche de sa robe. Walter Hewel en gardait également une dans sa poche (et se suicida le 2 mai 1945). Pareil pour Martin Bormann et le docteur Ludwig Stumpfegger.

Rochus Misch, qui ne portait pas de poison sur lui, estimait probable que ce dernier ait distribué des capsules de cyanure au sein du bunker. L’adjudant des forces aériennes Nicolaus von Below en reçut une de la main d’Hitler le 27 avril 1945.

Joseph et Magda Goebbels en usèrent deux pour eux-mêmes et une pour chacun de leurs six enfants - Magda Goebbels aurait cassé une capsule dans leur bouche une fois ces derniers endormis à la morphine par le dentiste Helmut Kunz.

« Dans les derniers mois de la guerre, avoir du poison sur soi est devenu banal », écrit l’historien Christian Goeschel, qui étudia en détail les nombreux suicides qui ont ponctué les douze ans d’existence du Troisième Reich.

Cette situation désespérait d’ailleurs le pasteur de la Kaiser Wilhelm Gedächtniskirche (l’Église du Souvenir de Berlin) : « Je reçois régulièrement la visite de paroissiens qui me confient s’être procuré des ampoules de cyanure », avoua-t-il au journaliste danois Jacob Kronika. « Ils ne voient plus aucune échappatoire. »

Le chirurgien et résistant allemand Hans von Lehndorff, qui tint un journal à partir de 1945, nota pour sa part : « De nos jours, où qu’on aille, les gens parlent de ce cyanure, qui semble disponible dans toutes les quantités imaginables. Le bien-fondé d’un tel recours n’est même pas abordé. La discussion se borne aux quantités nécessaires. »

Joachim Fest, le biographe d’Hitler, relata pour sa part le dilemme d’un médecin allemand qui voulut mettre fin à ses jours et à ceux de sa femme et de ses deux enfants, mais constata, à son grand désarroi, qu’il ne disposait que de deux capsules de poison.

De nombreuses personnalités nazies gardaient du poison sur elles, mais attendaient le plus longtemps possible avant d’y recourir. Le 4 mai 1945, Henriette, l’épouse du Reichsjugendführer Baldur von Schirach (le chef des Jeunesses hitlériennes) fut arrêtée par les Américains à proximité de la ville autrichienne de Kufstein. Elle cachait dans sa poche la dernière lettre de son mari, ainsi que plusieurs ampoules de cyanure de potassium (sans doute cinq, pour elle et ses quatre enfants), soigneusement emballées dans de l’ouate bleue, mais, heureuse d’être avec ses enfants, elle décida de ne pas s’en servir.

Après la capitulation, Rudolf Höß, l’ancien commandant du camp d’Auschwitz-Birkenau, partit vivre sous un nom d’emprunt (Franz Lang) dans une ferme de Gottrupel, non loin de la frontière germano-danoise. Jusqu’au début du mois de mai 1945, il conserva des capsules de poison pour lui-même, son épouse Hedwig Hensel et leurs cinq enfants (2 fils et 3 filles âgés de 2 à 15 ans).

« Nous voulions prendre le poison », confessa-t-il dans les mémoires qu’il rédigea au cours des mois précédant son exécution sur le site du camp d’Auschwitz. « J’en avais donné à ma femme pour que nos enfants ne tombent pas vivants entre les mains de l’ennemi en cas d’intervention inattendue des Russes. Mais, à cause des enfants, nous ne l’avons pas fait. Pour eux, nous voulions assumer tout ce qui nous arrivait. Nous aurions dû le faire. Je m’en suis voulu par la suite. »

Il continua toutefois à porter une capsule sur lui, bien résolu à la croquer en cas de nécessité absolue. Malheureusement pour lui, son arrestation, en mars 1946, fut si rapide qu’il n’eut pas le temps de mettre son plan à exécution. Avant même qu’il soit identifié (à l’aide des informations gravées à l’intérieur de son alliance), un médecin examina ses dents et les déclara exemptes de poison.

Un mois plus tard, deux capitaines britanniques découvrirent que le discret Ludwig Gniss, qui travaillait comme jardinier près de Verden (à côté de Brême) n’était autre qu’Oswald Pohl, chef de la Wirtschafts- und Verwaltungshauptamt (l’office central SS pour l’économie et l’administration) et l’un des organisateurs de la Shoah. Pour éviter que Pohl se suicide, les deux officiers approchèrent le fonctionnaire nazi - qui se pensait en sécurité - et l’accusèrent d’un banal vol.

Dans la confusion qui s’ensuivit, ils se jetèrent sur le suspect, l’arrêtèrent et le fouillèrent immédiatement, trouvant deux capsules de poison dans ses vêtements. L’une de ces capsules, présentée sous la forme d’une douille de 7,92 mm de haut (avec l’inscription « Z1939XI » gravée en dessous), a vraisemblablement rejoint la collection de l’Imperial War Museum sous le numéro de pièce IWMEPH2517.

L’ancien ministre des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop n’a, lui non plus, pas pu en finir comme il l’aurait souhaité. En juin 1945, le fugitif fut trahi par le fils d’un négociant en vins d’Hambourg chez qui il s’était réfugié, dissimulé derrière un nom d’emprunt et des lunettes de soleil. Son arrestation par les Britanniques eut lieu la nuit suivante, au cinquième étage d’un immeuble à appartements du centre-ville.

« Je comptais me suicider quand j’ai été arrêté », déclara-t-il par la suite au psychiatre de la prison de Nuremberg. « J’avais du poison. Début mai, après la capitulation, j’ai écrit aux Britanniques une lettre dans laquelle je leur disais aspirer à la paix. Mais la police britannique m’a arrêté avant que je puisse la poster. Je leur ai remis la lettre. Ils m’ont fouillé et je leur ai donné le poison. »

Le colonel Burton Andrus, qui reçut Ribbentrop à la prison de Nuremberg, était conscient du risque et fouilla à nouveau le prisonnier - sans rien trouver.

Les armes chimiques

On peut considérer que les premières armes chimiques ont été utilisées dans le but de tuer des populations à grande échelle le 22 avril 1915 à Ypres par les Allemands en utilisant du chlore sur le champ de bataille. C’est pareil pour l’américain Doughty qui a proposé l’utilisation de chlore gazeux pendant la guerre civile : il envisageait de mettre au point des obus contenant du chlore liquide qui, en explosant sur la tête de l’ennemi, les envahirait de gaz.

En revanche, pendant la guerre des Boers (1899-1902), les Britanniques ont utilisé l’acide picrique comme explosif : sa combustion incomplète donne des vapeurs jaunâtres toxiques. L’ennemi s’est protégé en respirant à travers des tissus imprégnés de vinaigre.

Utilisée pour la première fois pendant la 1ère guerre mondiale par l’Allemagne, l’ypérite est rarement mortelle (mortalité estimée entre 2 et 10% mais souvent retardée). C’est un agent incapacitant (on a calculé qu’en moyenne, les soldats gazés revenaient sur le front après en moyenne 42 jours). Les premiers symptômes de l’exposition sont généralement considérés comme légers à modérés et comprennent un écoulement nasal, de la toux, une irritation de la peau et des yeux, une sensibilité à la lumière,une cécité temporaire, des éternuements, des douleurs abdominales, de la diarrhée, des nausées et des vomissements.

Ce gaz à une odeur de moutarde d’où son nom. Le gaz moutarde a été utilisé par divers états et groupes terroristes au cours des 100 dernières années. Originellement développé comme médicament gastro-intestinal, ses effets secondaires sur le système nerveux étaient tellement importants que c’est l’armée qui l’a récupéré pour le militariser.

Inodore, le BZ est un anticholinergique qui agit rapidement sur le système nerveux : après quelques secondes, il provoque des vertiges, de la confusion, des hallucinations, un comportement erratique et une perte des capacités motrices de base. C’est un puissant agent incapacitant, agissant sur le système nerveux en diminuant les capacités intellectuelles. En raison de sa capacité à inhiber les sécrétions glandulaires, le BZ provoque une sécheresse de la bouche ainsi qu’un rougissement de la peau. Son potentiel de menace pour l’homme est considéré comme important.

La ricine est une arme chimique dérivée des graines de ricin. Elle est hautement létale pour l’homme et a été développée pour la première fois par l’armée américaine au cours de la première guerre mondiale vectorisée par des balles ou des poudres toxiques. Profondément affectée par la température et les conditions météorologiques, la dissémination de la substance très difficile à réaliser. Inhalée, la ricine peut provoquer de graves problèmes respiratoires, notamment une toux, une respiration difficile, une oppression thoracique et finalement une insuffisance respiratoire en 24 heures. Ingérée, les symptômes de la ricine varient considérablement et comprennent des vomissements, une incapacité à manger ou à boire, des convulsions, une insuffisance rénale aiguë, une défaillance d’un organe et un arrêt complet du système nerveux central.

Il a été utilisé pour la première fois par l’armée allemande à Ypres en 1915. Classé dans les suffocants, il provoque de graves lésions pulmonaires (effets irréversibles). Le chlore est toujours utilisé comme arme chimique par divers États et groupes terroristes, dans le monde entier. La menace vis-vis de l’homme est considérée comme importante.

Le phosgène a été déployé pour la première fois comme arme chimique par les Français en 1915 pendant la Première Guerre mondiale. La menace contre l’homme est extrême. Comme tous les organophosphorés, ll fait partie des agents neurotoxiques. Ce sont tous des liquides à température et pressions normales. Ils sont très volatils.

Le tabun a été utilisé pour la première fois sur un champ de bataille par les Irakiens pendant la guerre Iran-Irak contre les Kurdes. En cas de contact avec le sarin, les symptômes sont les suivants : sécrétion surabondante de salive, (hypersialorrhée), difficultés respiratoires, (dyspnée), pupilles contractées (myosis), nausées, vomissements, incontinence, perte de conscience et coma. La mort intervient par asphyxie après une période de convulsion. Tous les agents neurotoxiques agissent en inhibant l’acétylcholinestérase provoquant une accumulation d’acétylcoline au niveau des synapses.

C’est lui aussi un agent neurotoxique de la série G. Développé par les Allemands, ce produit, dont la menace est considérée comme extrême, est encore plus toxique que le tabun et le sarin. Le liquide est incolore avec une odeur de camphre. Très volatil, il se disperse généralement dans les minutes qui suivent son activation. Après contamination, le sujet présente des vomissements, une incontinence, des diarrhées, des difficultés respiratoires et des faiblesses musculaires.

C’est un organophosphoré neurotoxique : il dérive du sarin mais sa toxicité est plus élevée. Contrairement au sarin, c’est un liquide persistant qui s’évapore relativement lentement (environ 69 fois plus lentement que le sarin) ce qui augmente les risques d’exposition de l’environnement. Sa menace contre l’homme est considérée comme mortelle (il est 10 fois plus mortel que le sarin).

Contrairement aux autres neurotoxiques, le VX est constitué d’un liquide huileux dont la consistance est similaire à celle de l’huile de moteur. Cette concoction huileuse est déterminante pour son efficacité en tant qu’arme chimique, car le VX a l’une des vitesses d’évaporation les plus lentes de toutes les armes chimiques existantes. Cela lui permet de contaminer une vaste zone pendant plusieurs jours (voire plusieurs mois si les conditions sont relativement froides).Les symptômes sont ceux des agents neurotoxiques et il peut provoquer la mort en quelques minutes après une exposition. Comme le VX, leur menace est considérée comme mortelle.

Ces produits ont été mis au point par l’Union Soviétique entre les années 1971 et 1993. Novichok signifie « nouveau venu ». Leurs toxicités sont d’environ 8 fois plus élevées que le soman. L’exposition à l’un de ces produits est toujours fatale. Les novichocks sont des armes « binaires ». Lorsqu’une nouvelle substance toxique est synthétisée et testée en laboratoire, sa production industrielle est développée de telle sorte que la synthèse du composé soit interrompue avant la réaction donnant le produit final. Les novichocks sont des molécules organophosphorées donc des agents neurotoxiques. Il est d’ailleurs très probable que le premier d’entre eux ait été la version binaire du VR russe. Le 4 mars 2018, Sergueï Skripal (ancien agent de renseignement militaires russe puis espion britannique) et sa fille Ioulia Skripal ont été empoisonnés à Salisbury en Angleterre, avec du Novitchok. Les neurotoxiques : organophosphorés inhibiteurs de l’acétylcholinestérase.

Ces produits sont étroitement surveillés par l’OIAC (Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques). La Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction (encore appelée Convention sur les armes chimiques) a été ouverte à la signature lors d’une cérémonie qui a eu lieu à Paris le 13 janvier 1993. Quatre ans plus tard, en avril 1997, la Convention entrait en vigueur. Un état l’a signée mais pas ratifiée : Israël.

La mort d'Adolf Hitler

Le rapport publié en avril 2018 par le Dr.Philippe Charlier lève les derniers doutes. Le paléopathologiste français a pu examiner en 2017 les restes conservés à Moscou par les services secrets russes : des fragments de crâne et de mâchoire récupérés par les troupes soviétiques dans le bunker berlinois où le Führer s’est suicidé le 30 avril 1945. La mandibule ne présente plus que quatre dents saines. Leur comparaison avec les radiographies et archives du dentiste personnel d’Adolf Hitler permet l’identification définitive du dictateur.

Philippe Charlier propose un nouveau scénario. L’examen du morceau de crâne confirme la thèse d’un suicide par balle, avec un trou sur le côté gauche. L’autre hypothèse, celle d’un empoisonnement au cyanure -cause du décès d’Eva Braun-, n’est pas pour autant écartée. Le Pr Charlier a relevé des dépôts bleuâtres sur les dents indiquant la présence du poison dans sa bouche: «Il est donc probable qu’il y ait eu ingestion volontaire de cyanure, puis tir par arme à feu devant l’absence d’efficacité du poison.»L’histoire sur la mort d’Adolphe Hitler reste encore controversée. Si certains historiens affirment que Hitler est mort en fuyant Berlin, d’autres théories viennent contrebalancer ces affirmations en mentionnant l’idée d’un suicide. Selon ces derniers, Hitler se serait donné la mort en constatant son échec et ses responsabilités dans le vaste génocide orchestré pendant la seconde guerre mondiale.

Tableau des leaders nazis qui se sont suicidés

Nom Position Méthode de suicide
Adolf Hitler Chancelier du Reich Balle et cyanure
Heinrich Himmler Reichsführer SS Cyanure
Joseph Goebbels Ministre de la Propagande Cyanure
Hermann Göring Commandant en chef de la Luftwaffe Cyanure
Otto Thierack Ministre de la Justice Cyanure
Herbert Backe Ministre de l'Agriculture Pendaison
Bernhard Rust Ministre de l'Éducation Balle

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