Le terme "soute" désigne une partie d'un bâtiment, aménagée dans l'entrepont ou la cale, servant à entreposer le matériel ou les provisions. Ainsi, une soute à munitions est l'espace dédié au stockage des munitions à bord d'un navire.
Dans un contexte de jeu de rôle (RPG) naval, comme mentionné dans le texte initial, vous incarnez un capitaine de navire pendant une guerre. Il existe différentes formations possibles, chacune ayant ses spécificités :
Des quotas sont appliqués pour limiter l'accès à certaines formations ou nations, cette mesure voit son origine dans le respect des réalités historiques. Il en va de même pour la diversification des formations rencontrées dans le jeu.
Un Man’o’War désigne un navire de guerre apparu au XVIIe siècle dans les marines de guerre française et anglaise, constituant l'épine dorsale de toutes les flottes de guerre jusqu'au XIXe siècle. Le mot est d'origine anglaise, contraction de Man-of-War (littéralement Homme de Guerre), et correspond à un vaisseau de ligne dans la Royal Navy ou à un " vaisseau de haut-bord " dans la Marine nationale française.
Les vaisseaux sont des constructions flottantes à trois mâts qui, en France et d'après les règlements en vigueur, comportent de 64 à 140 bouches à feu au XVIIIe siècle et de 120 à 180 bouches à feu au XIXe siècle réparties sur deux à trois ponts. En ce qui concerne leur construction et leur armement, on s'attache principalement à leur donner une belle marche et des qualités nautiques, à ce qu'ils aient de fortes murailles, une batterie basse suffisamment élevée au-dessus de la surface de l'eau et une solidité assez grande pour résister au poids ainsi qu'au jeu de leur artillerie.
Lire aussi: Découverte d'une soute à munitions
La coque du navire de ligne est en bois de chêne, pour sa solidité. Elle comprend un certain nombre de ponts dont le nombre varie avec le type de navire : un vaisseau de ligne peut en comporter jusqu'à trois. Il faut environ 2 900 chênes âgés de 80 à 100 ans pour construire un 74 canons.
Le premier pont reçoit la batterie basse faite des canons du plus fort calibre embarqué. Dans le cas du " 74 " il s'agit de 28 pièces de 36 livres également répartis sur les deux bords. Ces canons sont donc placé au plus bas sur le navire pour des raisons évidentes de stabilité, tout en respectant une certaine " hauteur de batterie " suffisamment élevée pour permettre au navire, une fois les sabords ouverts, de faire feu de même par gros temps.
Le deuxième pont reçoit la deuxième batterie composée, toujours dans le cas du 74 canons, de 30 pièces de 18 livres. Le pont supérieur est à l'air libre. Il peut supporter ou non une troisième batterie complète, composée de 16 canons de 8 livres, encore dans le cadre du 74 canons. Quoi qu'il en soit, il est occupé dans sa partie centrale par les embarcations annexes du navire.
D'un pont à l'autre, les sabords sont d'une part placés en quinconce pour éviter que la fumée du tir de la batterie inférieur ne gêne le tir de la batterie supérieure et, d'autre part, espacés suffisamment au sein de chaque batterie pour permettre le service des pièces sans que les servant des différentes pièces qui la composent ne se gênent les uns les autres.
Pour donner un ordre d'idée, chaque pièce de 36 pèse 4,35 tonnes, mesure 3,08 m de long et exige en théorie 14 hommes pour son service. Donc, dans l'espace restreint d'une batterie basse d'un 74 canons (voir plus haut) ce sont pas moins de 392 hommes qui s'activent au service des 28 pièces qui y sont cantonnées, soit plus de la moitié de l'équipage. Les pièces de 24 livres de la deuxième batterie pèsent 3,13 tonnes pour 2,76 m et 11 hommes d'équipage.
Lire aussi: Avenir du Charles de Gaulle
Le capitaine d'un vaisseau doit veiller à la bonne entente au sein de l'équipage et rendre justice à tous. L'image idéale du capitaine d'un vaisseau du roi correspond plus à celle du bon père de famille, ménager et prudent du bien royal, qu'à celle du bouillant homme de guerre toujours prêt à en découdre avec l'ennemi. Ils ne sont pas tous pour autant des parangons de vertu et de conscience professionnelle…
Sur un 74 français, l'équipe médicale se compose du chirurgien-major, de deux second-chirurgiens, deux aides-chirurgiens et un apothicaire. Ils officient au pont le plus bas du vaisseau (en anglais : l’orlop deck), relativement à l'abri des coups car situé en dessous de la ligne de flottaison. Il est peint en rouge sang pour que celui des marins blessés se remarque moins.
Les maîtres canonniers sont les responsables techniques à part entière des batteries et de la manutention périlleuse de pesants matériels et des produits inflammables attachés à leur profession. Presque tous sont d'anciens matelots montés en grade et ayant suivi durant une année entière l'école des apprentis canonniers. Malheureusement la guerre exige souvent une formation accélérée des chefs de pièces...
Le terme " matelot " vient du néeerlandais mattenoot, qui signifie compagnon de même couche. Effectivement les matelots partagent à deux le même hamac sans jamais se croiser : quand l'un quitte son service, l'autre le prend, on dit alors qu'ils sont amatelotés.
L'apparition de troupes d'infanterie de marine à bord des vaisseaux date de bien avant l'adoption de la formation de combat en ligne de bataille, époque où le combat au corps-à-corps entre flotte est alors prédominant. Les soldats de marine peuvent aider aux cabestans au départ du port et sont aussi affectés au service du canon et à la distribution des munitions. Ils sont également chargés du maintient de l'ordre à bord par des patrouilles et des postes de garde aux points névralgiques du navire (accès à la dunette et à l'armurerie attenante par exemple).
Lire aussi: Choisir son Pistolet d'Alarme
tags: #soute #à #munition #vaisseau #définition