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Plus de 70 ans se sont écoulés depuis les jours sombres qui ont mené notre pays des ténèbres de l'occupation à l'allégresse de la libération. Notre but est historique et ne constitue en aucun cas une apologie d'une quelconque idéologie.

Une mitrailleuse est définie comme une arme dont toutes les séquences de tir sont automatiques, permettant un tir soutenu avec une cadence importante. Les premiers essais pour tirer en rafale se sont heurtés à divers problèmes techniques. Il a fallu attendre la Guerre de Sécession américaine en 1860 pour voir apparaître une première arme fiable, dont la plus fameuse fut la Gatling. Les Français, de leur côté, ont essayé sans grand succès le canon mitrailleur Reffye.

La guerre des Boers a vu l'apparition pour la première fois des véritables mitrailleuses. On distingue dès le début les mitrailleuses légères, destinées à appuyer les fantassins, et les mitrailleuses lourdes, utilisées pour défendre les positions fortifiées. La guerre russo-japonaise n'a fait que confirmer cet état de fait.

La Première Guerre Mondiale a été marquée par une utilisation intensive de ces armes. Du côté français, on trouve les Saint-Étienne et les Hotchkiss. Les Maxim étaient utilisées du côté russe et allemand, les Browning du côté américain (après la guerre), et les Swarzlose du côté autrichien.

L'armée britannique avait employé avec succès une version de cette mitrailleuse dès la fin du XIXe siècle, notamment lors de la guerre des Boers, où chaque bataillon d’infanterie fut doté d'une ou de deux sections. Cependant, les faibles performances de ces armes ont entraîné leur rejet temporaire. Le problème venait de l'affût à grandes roues, difficilement camouflable dans la brousse, mais en 1908, un affût trépied lui fut substitué. En 1912, face au regain de tension, une version considérablement améliorée de cette mitrailleuse vit le jour.

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La Mitrailleuse Vickers

D'un point de vue mécanique, la mitrailleuse Vickers ressemble à la Maxim. L'énergie nécessaire est produite par le recul, aidé par un renforcement fixé à la bouche de l'arme. Cette arme avait une grosse cadence de tir soutenu. Toutefois, le canon ne pouvait tirer qu'environ 10 000 coups à la cadence de 200 coups par minute, après quoi les rainures s'usaient, et la précision de l'arme devenait aléatoire. Il fallait alors changer de canon, ce qui n’était pas un gros problème.

Le 24 août 1916, la 100° Compagnie du Machine Gun Corps à High Wood a assuré avec 10 Vickers un feu continu durant 12 heures afin d’arrêter toute contre-attaque allemande. L'arme était refroidie par eau à l'aide d'un manchon d'une contenance d'environ 4 litres. L’eau commençait à bouillir après un tir prolongé de 3000 coups à la cadence de 200 coups/minute. Selon les conditions de tir et atmosphériques, la perte était de ½ litre à 1 litre par 1000 coups. L’arme était munie d’un tube de condensation relié à un bidon d'environ 5 litres.

Les chiffres de production de mitrailleuses Vickers sont les suivants :

Année Nombre de mitrailleuses produites
1916 7 429
1917 21 782
1918 39 473

À son introduction en 1912, l’Armée Britannique utilisa cette arme dans les Bataillons d’infanterie au sein de section de Mitrailleuses. La réorganisation de l'Armée avec la motorisation touche les Machine gun Companies ou Squadroon. La fin du conflit entraîne la dissolution de nombreuses unités, et les Unités de Mg n’échappent pas à la règle.

La puissance de feu de l’infanterie se développe singulièrement en 1915, avec la diminution du nombre des fantassins armés du fusil, l'apparition des engins de tranchée à tir courbe et l'accroissement du nombre des mitrailleuses. De surcroît, les équipes de pièce sont doublées afin d’avoir toujours du monde autour de ces armes redoutables que les hommes appellent familièrement les « moulins à café », du fait de leur bruit saccadé.

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