La Première Guerre mondiale a permis de rassembler sur le champ de bataille des populations venues de tous les horizons.
En 1914, on le sait, les soldats partent au front la fleur au fusil, persuadés que la guerre sera courte. Mais quelques mois plus tard, le conflit s’enlise dans la boue des tranchées et le moral des troupes commence à flancher.
L’organisation du front, l’artillerie et le ravitaillement deviennent décisifs.
Dès 1915, les gaz ajoutent la peur au feu. Chlore, phosgène et ypérite obligent à diffuser des masques, à former des sentinelles et à adapter les abris.
Sur le front occidental de la Première Guerre mondiale, les tranchées forment un réseau en profondeur : première ligne, lignes de soutien, boyaux de communication, postes d’observation et abris. Chaque secteur possède ses sapes, ses “nids” de mitrailleuses, ses emplacements d’artillerie et ses postes de secours.
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Le quotidien est rude : boue collante, entonnoirs d’obus, eau stagnante qui abîme les pieds, rats attirés par les vivres, poux et odeurs tenaces. Les corvées occupent les nuits : réparer les parapets, poser du fil barbelé, creuser de nouveaux abris.
Pour tenir, les hommes s’appuient sur la camaraderie, l’humour et des rites simples : lettres, jeux de cartes, chansons. Les “trucs” d’anciens (chaussettes sèches, graisser le fusil, renforcer le parapet) se transmettent.
Dans ce nouveau creuset linguistique va naître un argot composite où les patois régionaux se mêleront aux langues étrangères. Ce nouveau brassage de langues inédit va enrichir durablement la langue française à tel point que nombre d'expressions sont encore et toujours employées dans notre parler quotidien.
Les soldats utilisaient divers outils et produits pour nettoyer et entretenir leurs fusils :
Fusil équipant les armées françaises. D'un calibre de 8 mm, il a été conçu en 1886 et modifié en 1893. Il est à la fois robuste et précis mais souffre de la lenteur de chargement de son magasin.
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Au plus près de la ligne, le poste de secours stabilise les blessés avant l’évacuation vers l’arrière : brancardiers, ambulances, hôpitaux d’évacuation. Le service de santé, les transports et les usines d’armement s’appuient sur des personnels non-combattants et sur des femmes.
En 1917, la paranoïa règne : le commandement des armées du Nord et de l’Est va jusqu’à demander la suppression pure et simple du “marrainage”. Cette proposition reste toutefois lettre morte. Même critiquées, les marraines de guerre sont trop populaires pour qu’on puisse envisager de les interdire.
L’aviation d’observation photographie les positions et règle l’artillerie ; les chasseurs naissent pour protéger ou interdire le ciel ; les bombardiers tentent des raids sur l’arrière.
Téléphones de campagne, TSF, signaux optiques et pigeons assurent la liaison, malgré les ruptures de lignes sous bombardement.
Masques contre les gaz, fosses anti-chars, camouflage, leurres, tranchées en zigzag : chaque innovation appelle une réponse.
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Ces innovations accroissent la létalité, mais exigent plus d’obus, de carburant, de pièces et de spécialistes. La logistique devient centrale, prélude aux opérations coordonnées de 1918.
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