Smith & Wesson est une marque américaine emblématique, reconnue mondialement comme un leader dans la fabrication d'armes légères. Fondée en 1852, elle s'est imposée grâce à la qualité, la précision et l'innovation de ses produits.
Ses revolvers de catégorie B, ses fusils d'assaut type AR15 (comme le M&P15-22) et ses armes de poing (revolvers de chasse, pistolets semi-automatiques de combat) sont largement prisés par les forces de l'ordre, les militaires, les tireurs sportifs et les particuliers.
Les revolvers Smith & Wesson sont réputés pour leur précision, leur fiabilité et leur puissance.
Le Smith & Wesson Model 640 est un revolver compact de la gamme J-Frame, conçu principalement pour le port dissimulé et la défense personnelle.
Dans le film, Harry Callahan le décrit comme "le plus puissant revolver du monde" (bien qu’à l'époque de la sortie du film en 1971, des calibres plus puissants existaient déjà, comme le .454 Casull).
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La société Smith & Wesson avait initialement étudié dès 1872 un mécanisme de platine à double action pour les Smith & Wesson N°3 Russian, à la demande du gouvernement russe.
Ce dernier n’ayant pas donné suite à ce projet, S&W continua à faire perfectionner ce type de mécanisme par l’ingénieur JH Bullard, dont le travail fut concrétisé en 1879 par la commercialisation d’un revolver de poche à extraction collective des étuis par basculement vers le bas de l’ensemble canon-barillet, d’où leur surnom de Top Break.
Les collectionneurs s’interrogent souvent sur le classement de certaines variantes tardives en calibres .38 et .32. La classification de ces variantes, aussi appelées « modèles » est encore obscure pour beaucoup de collectionneurs. Nous allons donc en rappeler brièvement les caractéristiques avant d’évoquer leur classement.
Le revolver Smith & Wesson calibre .38 Perfected Model intègre les dernières innovations techniques de la marque, notamment un verrouillage du barillet par poussoir latéral, en complément du verrou supérieur. Le pontet et le guidon sont désormais usinés dans la masse, offrant une construction plus robuste et intégrée à la carcasse.
Le .38 Double Action « Perfected Model ». Cette version, fabriquée de 1909 à 1920, comporte un pontet forgé dans la masse en même temps que la carcasse (alors que les versions précédentes étaient équipées d’un pontet rapporté, vissé sous la carcasse. Le « Perfected Model » comporte par ailleurs un second verrouillage de l’ensemble canon-barillet, actionné par un poussoir placé du côté gauche de la carcasse.
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Les deux types de détente que l’on rencontre sur les S&W à double action : en coc et en croissant.
À la suite d’accidents mortels survenus avec des S&W à double action à chien extérieur, le fabricant proposa un modèle à sûreté automatique et à chien interne. La sûreté était composée d’un poussoir placé à l’arrière de la poignée, qui bloquait le chien si la poignée n’était pas fermement serrée par la main du tireur.
Cette version à chien interne, couramment surnommée « Lemon Squeezer » (Presse citron) fut elle aussi déclineé en un certain nombre de modèles en calibre .38 et .32.
Le premier modèle : est identique au .38 « Safety Hammerless » du troisième modèle mais ne comporte pas de blocage de la percussion au basculement de l’ensemble canon-barillet. Les revolvers de cette version, fabriquée de 1888 à 1902, portent des numéros allant de 1 à 91417.
La célèbre Annie Oakley avec un revolver S&W à double action. Poussoir d’ouverture placé au sommet de la bande du canon d’un « Safety Model » calibre .38 du troisième modèle.
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Il en va de même de la plupart des modèles en calibre .32 et 38. Le classement des cinquièmes versions des revolvers en calibre .38 est sujet à interrogations, car ces versions sont apparues après 1900.
Concernant le .38 Double Action « Perfected Model », le SCAE considère qu’il s’agit d’un nouveau modèle à part entière et non d’une ultime variante du modèle de base. L’arme ayant été fabriquée de 1909 à 1920, elle ne satisfait donc pas aux critères d’éligibilité des armes historiques et de collection.
L’analyse que nous avons faite ci-dessus du classement des S&W « Top Break à double action » correspond à la lecture de la nouvelle doctrine.
Le classement de certaines armes fabriquées à cheval sur les 19e et 20e siècles entraîne des débats passionnés chez les collectionneurs. Et s’il y a des armes qui suscitent bien des interrogations, ce sont les pistolets Smith & Wesson à un coup, aussi appelés « Single Shot pistols ».
S&W « Single Shot » première version, encore muni du bouclier arrière de barillet hérité du revolver auquel il emprunte sa carcasse. Il se présente initialement comme une conversion du S&W SINGLE ACTION THIRD MODEL, également référencé comme MODEL OF 1891. On peut identifier ces derniers au fait que le numéro de série se trouve sur le renfort avant de crosse, étant donné que la crosse spéciale surdimensionnée « Target » couvrait le talon de crosse et aurait empêché de lire ce numéro.
À première vue, la question paraît simple : c’est en 1891 que Smith & Wesson a l’idée de proposer aux détenteurs de ses revolvers calibre .38 à simple action, un canon doté d’une chambre monobloc, leur permettant de transformer leur revolver en pistolet de tir à un coup. Deux ans plus tard, la société décide de commercialiser, non plus des canons de conversion, mais des pistolets à un coup complets.
Les dates de 1891 et 1893 semblent régler d’une façon définitive la question du classement en catégorie D§e) de ces armes.
La première variante, constituée d’une carcasse de revolver .38 à simple action sur laquelle a été monté un canon à une seule chambre, est fabriquée de 1893 à 1905.
La seconde variante résulte de la décision de S&W de supprimer les éléments rappelant que l’arme était à l’origine un revolver converti. Le bouclier arrière du barillet, ainsi que les passages de l’arrêtoir de barillet et de la barrette sont supprimés. Cette version est fabriquée jusqu’en 1909.
La troisième variante résulte de l’épuisement du stock de carcasses de revolvers à simple action calibre .38. La demande des tireurs sportifs persistant pour les « Single Shots », il est décidé de remplacer les carcasses initialement utilisées par des carcasses de Smith & Wesson double action « perfected model ».
La quatrième version apparaît en 1923, lorsque que les carcasses de revolvers à double action « perfected model » sont arrivées à épuisement. S&W décide alors de proposer aux tireurs une arme d’aspect plus moderne et dotée d’un système de percuteur en ligne, qui lui a valu le surnom de « Straight Line ».
Ce quatrième « Single Shot », dont la silhouette évoque celle d’un pistolet automatique, ne fait pas une grande carrière.
Les deux premières versions relèvent de la catégorie D§e). Ce classement est moins à mettre sur le compte qu’elles dérivent toutes deux d’une version initiale de revolver apparue en 1891 qu’au fait qu’elles portent le marquage « MODEL OF 91 ».
La troisième version, le THIRD MODEL est plus ambiguë dans la mesure où elle utilise la carcasse du S&W DOUBLE ACTION PERFECTED MODEL dotée d’un poussoir renforçant le verrouillage du barillet et apparu vers 1902 (même si le THIRD MODEL SINGLE SHOT en est évidemment dépourvu).
La quatrième version ne comporte pas plus de dangerosité que les trois premières, mais elle résulte néanmoins d’un remaniement complet de l’arme, qui n’a plus comme point commun avec les modèles précédents que d’être un Smith et Wesson à un coup.
Smith & Wesson ne se limite pas aux revolvers. La gamme M&P, qui comprend des pistolets semi-automatiques et des carabines, a été conçue pour répondre aux besoins des professionnels de la sécurité et des tireurs civils.
Le M&P Shield, un pistolet compact, est devenu l’un des choix privilégiés pour le port quotidien grâce à sa légèreté, sa fiabilité et sa discrétion.
Autant les revolvers Smith & Wesson à brisure, dits break barrel, avec ouverture de la carcasse vers le bas pour le rechargement, sont devenus des classiques de la collection poudre noire du XIXe siècle et de la conquête de l’Ouest, autant le premier modèle de revolver à barillet basculant, dit Hand Ejector, reste relativement méconnu.
Le système de barillet tombant latéralement (swing-out cylinder) n’était pas une innovation propre à Smith & Wesson : il avait été introduit auparavant par Colt dès 1889, puis sur les modèles 1892, 1894, 1901 et 1903.
Le premier modèle est lancé dès 1896 en calibre .32 S&W Long, puis en 1899 en calibres .32-20, .38 S&W Special et .38 Long Colt, marquant une véritable rupture technique dans la production de Smith & Wesson. Les modèles dits de « premier type » sont les seuls classés en catégorie D, alors que leurs successeurs sont en catégorie B.
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