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L’intitulé de notre bonne vieille « Manu » fut, à partir de 1887 assez clair, il s’agissait bien d’une « manufacture d’armes…et de cycles », et elle ne fut pas la seule.

Dans le bassin industriel stéphanois où se conjuguait bassin minier, hydraulique pour actionner les machines, main d’œuvre qualifiée importante à proximité du grand bassin de population lyonnais, armes et cycles se complétaient dans le cadre d’une activité qui était encore saisonnière.

Peugeot, depuis l’Empire était une entreprise familiale originaire de Montbéliard aux ramifications nombreuses qui, fit un peu de tout moulins à café, machines à coudre, surtout connue de nos jours car elle s’engouffra dans l’automobile naissante (première produite en 1906) avec le succès que l’on sait puisque c’est un groupe pesant des milliers d’emplois.

Tout à côté, 38 rue Gutenberg « Automoto » à partir de 1887 fit également des vélos, des motos contemporaines de marques bien oubliées de nos jours sinon des collectionneurs comme Alcyon ou Magnat-Debon, et bien sûr, des armes.

La grande période de ces deux entreprises qui finirent par fusionner en 1930 fut l’entre-deux guerres où Peugeot par exemple pouvait proposer une vingtaine de modèles de fusils de chasse : superposés, juxtaposés, monocanons genre Simplex, même un pistolet calibre 6,35 fabriqué par Unique à Hendaye.

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Picard-Fayolle, maison fondée en 1894, située place St-Roch, 42 rue du Vernay, donna elle aussi dans la copie de fusil Darne sous la marque « Warranted » (soit « garanti » !) similaire à celle de ses vélos et machines à coudre, mais aussi à partir de 1950 un joli superposé le « Dactu » que l’on peut encore trouver de nos jours en occasion, et joli représentant de l’armurerie stéphanoise dans ce qu’elle avait de plus dynamique dans l’après-guerre.

Jusqu’aux alentours des années 80 (la maison ferma le 25 décembre 1984) il proposait une montée en gamme progressive, de 1350 à 2600 Frances de l’époque de modèles Standard, Forez, Cheverny, Marly, Versailles et Chambord en 12 et 16, et même en 20 pour le Chambord.

Doté de canons Heurtier (1), Picard-Fayolle proposait deux versions du « Dactu », une à fermeture « tuile » comme le Damon Petrik (2), le Remington 32 (3), le Krieghoff K 80 (4), l’autre plus classique avec double verrou haut sous le canon supérieur là où s’exercent les forces, sans portées de recul inférieures d’où une bascule basse donnant une arme élégante et légère (2,9kg) avec ou sans éjecteurs, et plusieurs degrés de finitions : gravures à volutes et animaux.

Après 1984 l’arme fut un moment reprise par Demas-Favier jusqu’en 1987.

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