Le pistolet Walther P38, adopté par l'armée allemande en 1938, est une arme emblématique dont la conception a marqué son époque. Cet article se penche sur les dimensions et les composants clés de cette arme, offrant un aperçu technique détaillé.
Un prototype créé en 1936 par Walther a été modifié en 1937 pour être présenté aux tests de l’armée allemande. C’est cette seconde version, avec marteau apparent, nommée Heeres Pistole, qui sera adoptée en 1938 sous le nom de P38. L'arme présentée dans cet article n'est pas une version militaire produite pendant la Seconde Guerre mondiale.
La carcasse nue est en aluminium anodisé, une simplification par rapport à la version d’origine. L'aluminium est une matière très agréable à usiner, laissant un bel état de surface sans user les outils et permettant une plus grande vitesse d’usinage.
La queue de détente est en acier et inclut son ressort de rappel, maintenu en place par un axe creux. Cet ensemble facilite le démontage et le remontage.
La gâchette est une pièce de micro-fusion. Ses formes complexes rendent l'usinage coûteux en ressources. La pièce se loge sur les côtés extérieurs de la carcasse, et non à l’intérieur.
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Le marteau ressemble à un chien de revolver fonctionnant en double action. Un cran d’armé de simple action est également présent, utilisé lors du tir en simple action.
La barrette séparatrice et son ressort sont en acier. Lorsque la culasse n’est pas complètement close, la barrette séparatrice est désolidarisée de la gâchette.
La bielle de marteau transmet la force du ressort de percussion au marteau et sert de guide au ressort de percussion.
L’arrêtoir de chargeur est une feuille d’acier mise en forme. Certains critiquent ce type de pièce par rapport à un bouton poussoir sous le pouce, arguant qu'il faut déchausser son arme, perdant ainsi du temps au rechargement.
L’arrêtoir de culasse est en acier et semble être un assemblage de deux pièces, avec un axe rapporté et serti sur le corps.
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Le ressort d’arrêtoir de culasse et de gâchette a deux fonctions, chaque branche agissant sur une pièce.
L’éjecteur est découpé dans une fine tôle d’acier et est libre dans son logement, se déplaçant d’avant en arrière dans le puit de chargeur. Une fois le chargeur en place, l’éjecteur reprend sa place.
Les plaquettes de crosse sont en plastique noir.
Le levier de démontage est porté par la carcasse et agit sur la course avant de la culasse. Une fois pivoté, le levier autorise l’ensemble canon/culasse à sortir vers l’avant. Cette pièce est la butée avant du canon.
La culasse nue entre dans un bloc capable de : 139,5 mm x 30,1 mm (largeur) x 27,8 mm (hauteur). Les logements du verrou sont usinés de chaque côté. Un petit coup de pointeau à l’arrière sert lors du remontage du percuteur.
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Pour remonter correctement le percuteur, il faut positionner le coup de pointeau en direction de la hausse. Le ressort de percuteur possède deux fonctions et se monte à l’avant du percuteur.
L’extracteur, son ressort et son poussoir sont classiques. L’indicateur de chargement est une pièce à part entière, ce qui impose une certaine complexité. Sur certains pistolets automatiques, l’extracteur fait office d’indicateur de chargement, une solution qui aurait évité les usinages du dessus de culasse.
Le levier de sûreté renferme un ressort et un poussoir. Lorsque l’on bascule cette pièce, le marteau se rabat.
L’indicateur de chargement est une pièce obtenue par matriçage et est mu par un ressort hélicoïdal qui le pousse en avant. Il amène une certaine complexité.
La sécurité de percuteur est un dispositif qui vise à éviter tout départ de coup intempestif. Tant que le servant ne presse pas la queue de détente, il ne peut y avoir percussion car cette pièce vient s’interposer sur le passage du percuteur.
La hausse est un petit rectangle en acier, amovible mais non réglable.
Le verrou est amovible et lie la culasse au canon pendant une certaine course. Le poussoir de verrou est porté par le canon et force le verrou à s’abaisser lors du recul du canon.
Le guidon est amovible, monté par queue d’aronde sur le canon, permettant un ajustement en dérive et en hauteur en remplaçant le guidon.
Le chargeur est classique, constitué d’une tôle en acier pliée et peut contenir 8 cartouches.
Le verrou du système Colt est usiné sur le canon, et le logement du verrou sur la culasse. L’arrière du canon se déplace de haut en bas. En position basse, le canon et la culasse ne sont pas liés. Sur le P38, le canon et le verrou sont deux pièces séparées. Le verrou est porté par le canon, qui se déplace d’avant en arrière, tandis que le verrou se déplace de haut en bas.
Entre les deux courses, le poussoir de verrou entre en contact avec la carcasse. Si le canon poursuit son recul, il force le verrou à s’abaisser. En fin de course arrière, le canon est au contact de la carcasse et le verrou est en position basse, libérant la culasse.
Lorsque les ressorts récupérateurs se décompriment, la culasse repart en avant, poussant le canon vers l’avant. Au fur et à mesure de l’avancée du canon, le poussoir de verrou agit de moins en moins sur le verrou, permettant au verrouillage de reprendre une position haute grâce à l’excroissance du dessous de verrou.
| Composant | Dimensions |
|---|---|
| Culasse (bloc capable) | 139,5 mm x 30,1 mm x 27,8 mm |
| Chargeur (contenance) | 8 cartouches |
Le Walther P38 est une arme simple, bien conçue et bien réalisée. La version présentée ici est une version évoluée par rapport à la version militaire. Si l’évolution est minime, c’est que la conception de cette arme a été terriblement bien pensée et suffisamment avant-gardiste pour traverser les ans sans ajouts supplémentaires.
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