Le bridge est un type d’appareil photographique numérique qui se situe à mi-chemin entre le compact et le reflex. Le mot bridge vient du mot pont, car ce type d’appareil est un hybride entre le compact et le reflex.
Les premiers Bridge argentiques ont vu le jour dans les années 90 mais ce n’est que bien plus tard, toujours avec l’essor de la photographie numériques qu’ils vont rencontrer le succès. Ainsi, Sony, sera le premier fabricant à se faire remarquer avec le premier APN grand public à zoom 10x, le Sony Mavica FD7 sorti en 1997.
La large amplitude focale avec un objectif polyvalent caractérise le bridge. Leur forme rapproche beaucoup de celle de compact. L’appareil photo bridge est un appareil photo qui se veut un pont entre l’appareil photo compact traditionnel et l’appareil photo Reflex. Il se dote de nombreuses fonctionnalités avancées que l’on retrouve généralement sur les APN Reflex et qui font leur fierté.
De plus, il embarque également un objectif non interchangeable extrêmement puissant et polyvalent pouvant s’adapter à différentes situations photographiques.
Grâce à l’évolution de la technologie, le type bridge a un viseur électronique. Sur les bridges, l'écran de visée dorsal est doublé par un viseur électronique. Cela vous garantit une bonne visibilité, un cadrage optimisé et la possibilité d'éteindre l'écran pour économiser de l'énergie.
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L’appareil photo bridge se présente de nos jours par plusieurs types suivant le zoom optique. Et la particularité de cet appareil est la large gamme de zoom allant de 10X jusqu’au zoom puissant 36X. L'avantage du bridge se trouvant dans son zoom optique plus performant que celui du compact (qui est numérique), il serait dommage de mal le choisir.
Sur votre appareil photo bridge, vous observez la notification suivante : zoom 30X et 2.8-5.2/5.0-100.0. Vous pouvez faire varier l’angle de champ à l’aide d’un zoom. Le 30X indique l’amplitude de zoom. Le type focale est indiqué par les chiffres 5.0 et 100.0.
En effet, la multiplication de 5 avec 30 donne 150 correspondant à la puissance zoom de votre appareil. Votre appareil a un zoom de 5 et 150 mm. La focale minimale et maximale est indiquée par ces deux chiffres.
L’appareil photo bridge utilise des capteurs de petite taille. Les contraintes sur les optiques sont réduites grâce à la petitesse du capteur d’où une amplitude élevée du zoom. L’optique devient encombrante dans le cas où le capteur est grand. Une bonne taille de capteur et une bonne définition sont un bon début.
Le boitier de cet appareil est large permettant une ergonomie meilleure avec un emplacement des doigts bien aisés. Ce qui facilite leur manipulation et met ainsi la différence avec compact.
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L’appareil photo bridge diffère à l’appareil reflex par la visée électronique très développée. De plus, l’objectif du bridge est fixe par contre l’objectif du reflex est mobile. Mais le bridge rattrape sa qualité par la conception d’un zoom très puissant par rapport à reflex.
En fait, l’appareil photo bridge est conçu pour les débutants ainsi que les amateurs. L’appareil photo Reflex a longtemps dominé ses petits frères comme le Compact ou le Compact Expert en termes de performances et de technicité.
L’appareil photo Nikon Coolpix L830 se veut avant tout abordable sans oublier de se montrer polyvalent et surprenant grâce à son capteur CMOS rétroéclairé de 16 Mpx ainsi que son puissant objectif NIKKOR 34x. Oui, il profite bien d’une focale allant du 4 mm grand angle au 136 mm téléobjectif.
Extensible jusqu’à 68x grâce à sa fonction Dynamic Fine Zoom, il vous permet de nombreuses audaces photographiques et vous rapprochera sans peine de votre sujet.
Le Nikon Coolpix P600 prend la suite du P500 et améliore grandement les caractéristiques du Coolpix P530. Pour se faire, il se dote d’un capteur CMOS rétroéclairé de 16 millions de pixels couplé au processeur de traitement d’images maison : EXPEED C2.
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Son optique évolue sous la forme d’un zoom optique NIKKOR 60x extensible jusqu’à 120x toujours avec la fonction Dynamic Fine Zoom. Vous avez bien lu, ce zoom surpuissant couvre des focales de 24 à 1440 mm (téléobjectif) pour des images exceptionnelles.
Vous ajoutez à cela le processeur d’images BIONZ X que l’on ne présente et qui est trois fois plus puissant que le précédent BIONZ et vous obtenez des couleurs plus authentiques et une meilleure réduction de bruit.
L’objectif Zeiss Vario-Sonnar® T* et son zoom 50x vous permet quant à lui d’obtenir un cadre extrêmement net.
Si l’excellence devait porter un nom en termes d’appareil photo Bridge, il porterait peut être le nom du Sony DSC-RX10 tant la firme japonaise a mis tout son savoir-faire dans la conception de cet appareil.
Avec un capteur CMOS Exmor R® de type 1.0 avec une résolution de 20.2 mégapixels couplé au processeur d’image BIONZ X, vous avez l’assurance de photos nettes et lumineuses avec un bruit réduit. En plus d’enregistrer des vidéos Full HD 1080p au format AVCHD, vous bénéficiez d’une connectivité étendue grâce à la technologie Wi-Fi et NFC.
Avant l’avènement des hybrides, le viseur électronique n’apparaissait donc que sur les compacts et les bridges. Leur prix contenu ne permettait pas aux constructeurs d’investir beaucoup dans la qualité du viseur, qui présentait souvent une clarté et une précision franchement limitées. Mais au-delà de ça, les viseurs électroniques offrent de nombreux avantages au photographe.
Cet avantage regroupe presque tous les autres, mais ça vaut la peine de le mentionner. En effet, le souci que pose le système de visée reflex à beaucoup de débutants, c’est qu’ils voient dans le viseur comme avec leurs yeux.
Par exemple, si votre œil arrive très bien à s’accommoder de grands contrastes dans la scène (zones très sombres et très claires), votre appareil photo, lui, n’aime pas ça. L’avantage d’un viseur électronique, c’est que vous voyez directement comme l’appareil. Si les blancs vont être cramés, vous allez le voir tout de suite, et vous pourrez corriger en conséquence.
En effet, viser dans un écran permet d’afficher directement l’histogramme en surimpression sur l’image. Comme vous le savez si vous avez lu mon article ou regardé ma vidéo sur l’histogramme, c’est un outil fondamental, et le seul qui vous permette de vérifier votre exposition avec précision.
Malheureusement l’histogramme est parfois un peu petit dans le viseur, forcément. L’option des zébras permet simplement d’afficher des rayures diagonales sur les endroits surexposés de l’image.
J’en avais parlé dans un précédent article, le ratio d’aspect est un élément très important dans la composition. Alors évidemment (bonjour à tous), on peut recadrer comme on le souhaite au post-traitement. C’est une option dont je pourrais difficilement me passer aujourd’hui.
Je shoote le plus souvent au format 3/2 car je viens du reflex, c’est mon habitude, et aussi mon ratio préféré. Pour ceux qui se poseraient la question, il est possible de récupérer l’intégralité de l’image captée par le capteur au post-traitement (si vous shootez en RAW bien sûr) : quand vous l’ouvrez dans Lightroom ou autre, elle est déjà « recadrée » comme vous l’avez fait à la prise de vue, mais si vous utilisez l’outil Recadrage, vous pouvez revenir sur votre décision.
C’est aussi quelque chose de très important pour moi. Je viens de passer une semaine au Kenya, à shooter à l’hybride, et j’avais décidé de tenter de viser en noir et blanc la plupart du temps. En effet, un viseur électronique permet de passer toute l’image dans un style d’image souhaité (dont le noir et blanc), et donc elle s’affiche comme ça sou vos yeux ébahis.
Quel est l’avantage ? Et bien se débarrasser de la « distraction » de la couleur permet de voir directement les contrastes de tonalité dans l’image. En gros, on voit très bien où est la lumière, et où est l’ombre. (Notez que je parle du noir et blanc, mais ça peut être un autre style d’image : couleurs saturées ou non, etc.
Avec un viseur électronique, vous pouvez bien sûr directement retenir la fonction des différents boutons (et l’affichage est plus clair puisqu’il peut prendre plus de place dans le viseur), mais aussi utiliser le « Q Menu » (ou « Q » pour « quick » = rapide).
La plupart du temps, vous allez utiliser l’autofocus (mise au point automatique) de votre appareil. Bref, ça arrive. C’est moche.
La loupe : si vous l’activez, elle se déclenche automatiquement quand vous bougez la bague de mise au point, et va simplement grossir une partie de l’image (x5 ou x10). Vous verrez ainsi très bien si les poils de nez de votre sujet sont bien nets.
Le « focus peaking » : cette fonction permet de souligner les endroits nets dans l’image avec un trait de couleur (sur mon Panasonic GX8, c’est bleu, mais ça peut être vert pomme, rose bonbon ou violet moche chez vous, je n’en sais rien).
Photo prise à 300mm (eq 24×36). Oui, elle était près. Dans certaines situations, on aimerait bien que l’appareil ne fasse pas de bruit au déclenchement.
Les reflex relativement hauts de gamme offrent déjà cette fonction depuis un moment, en amortissant le bruit du miroir principalement, ce qui a pour effet de ralentir la rafale. Mais s’être débarrassé du miroir permet de se libérer complètement des contraintes, et de proposer un VRAI mode silencieux, ou le déclenchement est quasiment inaudible.
Attention quand même, le mode silencieux limite votre vitesse d’obturation : vous ne pouvez pas en utiliser une trop lente. Je sais que tout le monde ne fait pas de vidéo, loin de là, donc je ferai court.
En effet, si vous avez déjà filmé avec un reflex, vous savez que vous devez viser avec l’écran. Pour la simple et bonne raison que si le miroir était baissé, le capteur ne verrait rien. Si vous avez déjà filmé en plein soleil avec un reflex, vous savez aussi que c’est un cauchemar complet, puisqu’on y voit pas grand-chose sur l’écran à la luminosité limitée (« rachitique » était le premier mot qui me venait en tête, mais c’était pas assez diplomatique.
Voilà, vous l’avez compris, je suis conquis par le viseur électronique. Les avantages à la prise de vue sont énormes pour moi, surtout en termes de créativité, et j’aurais bien du mal à revenir en arrière. J’ai bien conscience qu’il peut aussi avoir quelques inconvénients, comme un léger retard dans l’affichage ou ce genre de chose.
Notez que selon la marque, le modèle ou la gamme de votre appareil, il n’y aura peut-être pas 100 % de ces fonctions présentes. En espérant que ça vous aura éclairé sur les avantages de l’hybride.
Tous les bridges proposent des modes dits « Priorité » permettant de travailler l'image sans trop y perdre son latin.
Ces modes s'activent par le biais du commutateur tourniquet situé près du déclencheur, qui comporte les lettres PSAM. Le mode P est le mode Programme. Le mode S, pour « Speed », donne la priorité à la vitesse. Le mode A, pour « Aperture » (Ouverture), permet de régler manuellement l'ouverture (parfois également appelée ouverture du diaphragme). Enfin, le mode M , pour mode « Manual », vous donne un contrôle total sur l'appareil, comme avec un reflex.
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