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L’arme est issue de chez Anschütz. Anschütz, ça sent la précision, le travail bien fait et les jeux olympiques. Ça, c’est plutôt post 1950 et jusqu’à nos jours. La RFA tranquille, quoi. Mais il y a eu un autre Anschütz.

Histoire d'Anschütz

Anschütz a été fondée par Julius Gottfried Anschütz, lui-même fils d’un armurier, en 1856 à Mehlis (qui ne s’appelait pas encore Zella-Mehlis) en Thuringe, cette autre patrie germanique du flingue avec Sühl, et, accessoirement, terre de naissance de Walther aussi (qui finira lui aussi lourdement impliqué dans le tir de précision après une seconde guerre mondiale « compliquée » comme on dirait après un match de foot).

En 1896, l’entreprise, qui employait déjà plus de 70 personnes, s’installa sur un nouveau site industriel qui lui était propre toujours à Mehlis, tout à côté d’autres fabricants d’armes tels que Carl Walther, Friedrich Langenhahn ou Herrmann Weihrauch. Que du beau linge. Après la mort du fondateur Julius Gottfried, ses fils, Fritz et Otto Anschütz reprennent l’affaire qui connait un développement constant dans l’arme de qualité.

Au début de l’année 1914, c’est plus de 200 personnes qui travaillaient dans l’usine. Avec Max Fritz et Rudolf Charles Anschütz, les fils de Fritz, c’est la troisième génération qui prend les rennes vers 1935 et porte l’entreprise familiale à environ 580 employés… Le 22 avril 1930, Dieter Anschütz, fils de Max, vient au monde au monde et l’avenir de l’entreprise familiale semble assurée. Mais la Seconde Guerre mondiale change la donne.

Car, pendant la guerre, l’entreprise se met à fabriquer des caramels mous (et des pochettes surprises aussi) pour soutenir le moral des landsers perdus entre bassin de la Volga et Mont Elbrouz. Elle se consacre en réalité exclusivement à la fabrication d’armements pour le grand Reich de 1000 ans et ce, dès 1933, avec nombre de modèles carabines pour les Jeunesses Locales qui aujourd’hui font rêver nombre de collectionneurs par leur précision et leur qualité.

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Pendant la guerre, Anschutz commet l’erreur de développer une appétence particulière pour le recours au travail forcé. À la fin de la guerre, l’usine Anschütz est non seulement démantelée mais ses propriétaires expropriés en prime. Plus rien les Anschütz. Sans compter que, pillée par les américains en phase A, l’usine se retrouve en phase B en zone soviétique.

Mais il en faut plus pour calmer des germains énervés et les frères Anschütz redémarrent bravement de zéro leur entreprise à Ulm, dans la vallée du Danube, vers 1950. Exactement, comme, et au même endroit, que leur copains de Zella Mehlis, les Walther, avec 7 employés et 20 machines seulement. L’entreprise ne tarde pas à renouer avec le succès dans le domaine de l’armurerie profitant dès 1953, d’une nouvelle réglementation qui autorise à nouveau les chasseurs à posséder des armes et en se spécialisant, outre la chasse, dans le tir de compétition d’abord à air comprimé puis en KK (Klein Kaliber - Petit calibre - comprendre le 22LR).

En 1954, c’est un succès fou, comme aurait dit le chanteur Christophe, avec le système Match 54 KK, désormais célèbre parmi les tireurs, du monde entier et dont la culasse sûre et en béton armé va orner nombre de modèles maison à travers les décennies. Les succès sportifs au niveau international s’accumulent pour la firme. Dès 1960, aux Jeux olympiques de Rome, 50 % des tireurs KK tirent avec des armes Anschütz et elles remportent 4 médailles. Le succès ne s’est jamais démenti depuis.

A partir de 1970 l’entreprise conquiert le Biathlon au point qu’aujourd’hui plus de 80 % des biathlètes tirent avec des systèmes Anschütz. Le beau Max transmet l’entreprise à son fils Dieter (celui né en 30) en 1968. Jochen Anschütz, dernier en date du nom, reprend la direction de l’entreprise en 2008. Elle compte aujourd’hui 120 employés; produit exclusivement à Ulm et exporte 60 % de ses armes.

Anschütz c’est, in fine, de très belles armes. Et une très belle histoire de famille qui a duré sur six générations à travers les vicissitudes de l’Histoire.

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Caractéristiques et Fonctionnement

A propos d’organes de visée, comme une carabine de chasse normale, elle est équipée nativement d’un rail classique (11mm ici) pour y fixer une lunette. La culasse est du système maison type 64 qui a fait ses preuves et qui est particulièrement bien adapté car plus léger que le Père 54 KK. La dite culasse répond à une merveille de détente Stetcher à l’allemande.

Kesako? Une système à double détente, avec une détente normale qui s’arme à l’armé de la culasse et obéit, seule, à une pression « conventionnelle » d’une netteté « sec » pourtant déjà bluffante. En revanche, si après l’armé de la culasse, on actionne la seconde queue de détente, la première devient une détente Stetcher d’une légèreté de Zéphyrin. Le plus léger effleurement sur la queue de détente (avant) fait partir le coup. Cette double détente réclame donc un certain doigté et un peu d’auto-discipline qui ne s’acquiert que par l’entrainement du tireur. Bref une top carabine de précision allemande d’une qualité encore très années « 30 » et difficile à trouver.

Il faut savoir que cette arme était vendue dans les 2700 / 3500 francs dans les années 70 / tout début des années 80. Ce prix prohibitif pour une 22Lr limitait la clientèle aux plus fortunés (ici comme en Allemagne). In fine une carabine originale, de grande marque, de finition irréprochable, très précise et rare.

Imaginez une carabine de chasse allemande classique mais en taille et poids 22 LR - une sorte de carabine d’entrainement au cerf mais …. sur ragondin ! Et surtout une merveilleuse carabine de loisir.

Le 22LR est un calibre très capricieux

Le 22LR est un calibre très capricieux et qui sort des théories qui sont utilisé pour des calibre plus conventionnel. Les compagnies comme LAPUA, RWS et ELEY font tous de bonne munitions équivalente. Ce qui est bien avec ces marques c’est que leurs munitions sont très constante. Elles ont de légères différence et certain fabricant d’arme vont offrir un cambrage différent selon la marque de munition que l’on prévoit utiliser. Ils changent, notamment le ‘’head space’’.Pour trouver la meilleure munition possible pour votre arme, vous devez choisir une munition haute gamme et commandé différent # de lot de la même sorte que ce soit Eley Tenex, RWS R50 ou encore Lapua x-act. On peut aussi commander par numéro de lot pour les munitions plus bas de gamme de ces marques.

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Par la suite, testez chacun de ces différents lots dans les meilleurs conditions possible en éliminant le plus de variable possible. Quand je teste, l’arme est placée dans un étaux pour éliminer toute variables humaine. Une fois le meilleur lot trouvé, achetez en le plus possible. cette méthode de test (tester différent lot dans un étaux) à déjà été évoqué plusieurs fois sur le forumTous les grands tireurs ont essayé un jour ou l’autre de trier leurs munitions que ce soit par épaisseur de bourlai, par poids, par centrage du boulet dans son étui ou autre et tout le monde a fini avec le même constat. Pour ne citer que Warren Potent : You will not gain anything apart from waisting time, trust me.

Pour la vitesse des munitions écrite sur la boite. Je discutais avec un tireur qui a passer sa vie à faire de la compétition et qui a eu la chance de faire des tests avec plusieurs lots de chez Eley qui affichait des vitesses différentes. Il les a testés à l’aide d’un chronographe de laboratoire et non seulement les vitesses n’étais pas les même quoi que c’était prévisible car il y a des changements en fonction de l’arme utilisé et les vitesses sont celle obtenu lors des tests avec les carabines de test utilisé chez Eley, mais il n’y avait aucune corrélation logique. Des lots supposé être plus lent allaient plus vite que ceux qui était supposé aller plus rapidement par exemple. Cette information est donc non cohérente et ne peut être prise en considération lors du choix de munition.

Concernant la vitesse des munitions, le mystérieux monde de la 22LR fonctionne à l’inverse de la logique habituelle. La zone de vélocité de cette munition fait que la munition passe de plus rapide que le son a moins rapide que le son de sa sortie du canon à son arrivée en cible. Cette zone de transition est très critique et il faut à tout point s’en éloigner pour maintenir une bonne précision, surtout en situation de vent. Pour la 22, plus la munition à une faible vélocité, moins elle est affectée par le vent. oubliez les théories de ne pas nettoyer les canons de 22… ils doivent être nettoyé après chaque séances d’entrainements ! Dans un bon canon Match, le groupement devrait être retrouvé après 2-3 coups maximum. Pour ma part, le premier sort à 11h et le second est dans le centre suite à un nettoyage que je fais après chaque entrainement.

Une fois la bonne munition trouvée, il ne reste qu’à pratiquer, pratiquer et encore pratiquer pour tenter de s’approcher le plus possible des performances de son arme.

tags: #mont #Anschutz #canons #fonctionnement

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