La chasse à courre, également appelée vènerie, est une méthode de chasse ancestrale qui se distingue par la poursuite d'un gibier spécifique avec une meute de chiens courants. Cette pratique, souvent décrite comme la chasse « à cor et à cri », implique une interaction complexe entre les veneurs, les chiens et le gibier, chacun jouant un rôle essentiel dans le déroulement de la chasse.
Une journée de chasse à courre commence par une étape cruciale : « faire le pied » ou « faire le bois ». Cet exercice matinal consiste à repérer les animaux en forêt à l'aide d'un limier tenu en laisse. Le limier, chien spécialement dressé pour cette tâche, détecte les traces et les indices de présence du gibier.
Une fois les animaux localisés, la meute est conduite sur les lieux où le limier a repéré leur présence. Si la meute trouve le gibier, l'attaque commence. La chasse se déroule alors en suivant les ruses et les stratégies que l'animal met en œuvre pour échapper aux chiens.
Par exemple, l'animal peut tenter de se réfugier dans un cours d'eau pour brouiller sa trace et désorienter les chiens. Lorsque les chiens parviennent finalement à capturer leur proie après avoir déjoué toutes ses ruses, la viande du gibier est offerte aux chiens en récompense, une pratique appelée la curée.
La chasse à courre possède un vocabulaire riche et spécifique, qui témoigne de son histoire et de ses traditions. Voici quelques termes clés :
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La chasse à courre est une pratique ancienne, dont les origines remontent à plus de deux millénaires. Initialement, elle était utilisée comme entraînement à la guerre, nécessitant une grande endurance physique. Avec la domestication du cheval, la chasse à courre a évolué pour devenir la forme que nous connaissons aujourd'hui. Jadis réservée à l'aristocratie, la vénerie s'est ouverte à un public plus large au XXe siècle.
La vènerie est pratiquée dans seulement 5 pays du monde, dont l'Irlande et la France en Europe. En France, elle est présente dans 69 départements, rassemblant environ 10 000 veneurs adhérents et 100 000 suiveurs occasionnels. Chaque année, les équipages organisent des fêtes de la chasse qui attirent environ un million de spectateurs.
La chasse à courre est un sujet de controverse en France, notamment en raison de préoccupations concernant le bien-être animal et la sécurité des promeneurs. Certains mettent en avant l'insécurité des promeneurs en nature durant la période de chasse, le non-respect de l'article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la violation de terres privées et la protection des animaux sauvages. Des tentatives d'interdiction ont été menées, mais la chasse à courre reste légale en France, bien que son avenir soit incertain en raison de l'évolution des attitudes envers les animaux.
Malgré les controverses, la chasse à courre continue d'être pratiquée en France et en Irlande. Pour participer légalement, chaque veneur doit posséder une attestation de meute valable 6 ans, délivrée par la Direction Départementale des Territoires (DDT).
Il est important de noter que le statut de l'animal évolue, et cette évolution aura un impact sur la loi. Selon le Code Civil (art. 515-14), "Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité".
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La chasse à courre est une pratique complexe, ancrée dans l'histoire et la culture, mais aussi confrontée à des défis éthiques et sociaux. Son avenir dépendra de la capacité des acteurs à concilier traditions et préoccupations contemporaines.
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