Cet article explore la puissance des armes à poudre noire de 9 mm par rapport aux munitions modernes. Il examine la balistique des armes à poudre noire et leur équivalence avec les munitions modernes, comme le .38 Special.
Dans un article testant le Walker à poudre noire, l'auteur indique que pour une balle sphérique de 9,2 g propulsée par 3,2 g de poudre, l'énergie initiale est de 650 J. Cela dépasse l'énergie d'un .38 Special. Pour une balle ogivale de 12,5 g propulsée par 3,6 g de poudre, l'énergie est de 825 J, ce qui équivaut presque à un .357 moderne !
Il est intéressant de noter une comparaison entre un Remington 1858 (balle de .451, charge de poudre occupant 4/5 du volume d'un étui de 9 mm Parabellum) et un Ruger Vaquero en .45 Colt (chargement "Western" doux). Le Remington 1858 faisait basculer violemment des plaques métalliques à 25 mètres, tandis que le Ruger Vaquero les faisait osciller tranquillement à l'impact.
Le .45 Colt, avec des charges de poudre noire, avait une vitesse d'environ 900 fps (275 m/s) avec des balles de 250 grains (16,2 grammes) tirées d'un canon de 7,5 pouces d'un Colt SAA. Cela équivaut au .45 ACP actuel.
Pour les armes de poing à poudre noire, on peut donner les chiffres suivants:
Lire aussi: Puissance de la poudre noire : guide complet
Concernant les pistolets à percussion de calibre .44" ou .45", type Lepage ou Kentucky, les vitesses et énergies sont comparables à charge identique et balle ronde calepinée. Avec des balles forcées on gagne en vitesse initiale, donc en énergie, vu que ces pistolets ont des canons plus longs, sans entrefer barillet/canon.
Un pistolet de poche de type Derringer monocanon, peine à propulser une balle ronde de .44" à 200 m/s. L'énergie de ce type d'arme plafonne vers les 150 joules.
Un fusil d'infanterie règlementaire à canon lisse de type Charleville 1777, propulse une balle ronde de .69" (17.5 mm) a une vitesse d'environ 360 m/s, avec une charge de 5 grammes de PN.
Un fusil de type Enfield 1858 (arme employée durant la guerre de Sécession 1861-65) à canon rayé, propulse une balle de calibre .45" pesant 500 grains vers 400 m/s, avec une charge de poudre noire de 3.5 grammes. L'énergie est similaire à une balle de type Slug tirée d'un fusil lisse de calibre 12, soit dans les 2 500 joules.
Toutes ces armes, sont principalement limitées à moins de 400 m/s, en raison de l'emploi de plomb pur, et de la poudre noire. Mais leurs énergies sont loin d'être dérisoires, ou anémiques. Toutes ces armes ont servies durant de nombreux siècles, à la guerre et à la chasse, avant l'avènement de la poudre sans fumée vers la fin du XIXème siècle.
Lire aussi: Revolvers à poudre noire : analyse détaillée
Les sanglantes boucheries des batailles napoléoniennes notamment, sont là pour attester que les blessures causées par ces armes étaient atroces. Un soldat touché par une balle en plomb (lente et très lourde) était souvent foudroyé sur place...
Les armes modernes, notamment de guerre, avec l'emploi de balles FMJ sont moins "mutilantes" et se contentent bien souvent de traverser proprement et rapidement.
La raison essentielle est qu'environ 55 % des produits de combustion de la poudre noire sont solides (d'où la fumée), alors que la presque totalité des produits de la combustion de la PSF sont gazeux. Le volume plus réduit des produits gazeux génère moins de pression, même si on est plutôt en régime d'explosion que de combustion.
La distinction "explosif" pour la PN et non pour la PSF n'est pas scientifiquement exacte. Peut-être trouve-t-elle son origine dans le fait que la PN brûle très rapidement même non confinée, ce qui n'est pas le cas pour la PSF.
À masse égale, la PSF (correctement mise en œuvre et enflammée) délivrera effectivement une énergie et une pression bien plus importantes que la PN.
Lire aussi: Analyse des revolvers à poudre noire
Il y a 2 types principaux d'explosifs : les "déflagrants" et les "détonants", selon leur vitesse de combustion (subsonique pour les premiers, supersonique pour les seconds).
La PSF n'est pas considérée comme un explosif, mais elle est constituée de nitrocellulose qui permet de fabriquer des explosifs détonants (brisants). La PN est un explosif déflagrant.
Ce qui différencie PN et PSF, c'est surtout que la vivacité des poudres noires est relativement peu sensible à la température ambiante et à la pression. C'est-à-dire qu'à l'air libre, elle brûle presque aussi vite qu'en milieu confiné, ce qui permettait par exemple de confectionner des "pétards" avec une simple caisse en bois remplie de poudre, qui posée contre une porte de fortification la soufflait d'un coup ; dans les mêmes conditions, la PSF n'aurait fait qu'une très grosse flamme mollassonne.
Il existe une "concurrence" entre la 9mm et la .45 ACP. La 9mm est souvent perçue comme plus rapide et plus perforante, mais avec un faible pouvoir d'arrêt. La .45 ACP, elle, serait plus puissante et ferait beaucoup de dégâts, mais serait lente, lourde et avec un plus gros recul.
Avec la balistique moderne, c’est moins vrai. Voici les points à considérer:
Le monde s'est aperçu que c'est bien beau avoir un peu plus de punch avec du 45 mais si t'es pas capable de toucher avec 8-9 balles, le punch y sert a rien. Si tu as le double de munition, bien tu as le double de chance de réussir a le toucher et ça en prend juste une pour le coucher. Au bout de la ligne, c'est une question de pratique. Pour le prix de 1x boite de 45 tu as 2x boites de 9mm, donc plus de pratique et de chance de toucher.
Chaque calibre a ses forces et faiblesses. Le 38 spécial était pathétique dans une optique de "combat". Lent et peu puissant, surtout avec les balles en plomb.
Dans un vrai pays, le choix est illimité ! Ici ce sont les criminels qui portent des armes, sans autorisation. Les autres criminels sont entourés de sécurité armée et nous confisquent les nôtres !
En JHP (balle à pointe creuse), il est moins certain que la différence soit aussi marquée entre le 9mm et le .45 ACP. Le recul du .45 ACP est moins sec et plus facile à gérer.
Les avantages du 9mm sont le faible coût des munitions et/ou des composantes de rechargement. Au club je ne me casse pas la tête pour mes douilles de 9mm, je fais un tas et je repars avec. Normalement je repars toujours avec plus que je suis arrivé. Les douilles de 45 sont plus rares.
Des tests ont été réalisés pour connaître la puissance développée par les armes de poing PN. Les armes utilisées étaient :
Sauf mention spéciale, la poudre utilisée était de la Suisse n°1. Les mesures sont précises à 5 centièmes de gramme près. Les balles utilisées étaient toutes de chez Hornady : 315, 451, 454, 457 et 535.
L'énergie cinétique a été calculée selon la formule : E = 1/2 (M x V²) où E est l'énergie exprimée en joules, M la masse en kilos et V la vitesse en mètres par seconde.
Le meilleur rendement semble se situer aux alentours de 2 g. Ce n'est sans doute pas un hasard si cela correspond au chargement maxi de la plupart des revolvers PN.
Il semble qu'on s'approche d'une courbe logarithmique. On développe quand même des énergies qui n'ont rien à envier aux armes de poing modernes.
Une montée rapide puis un tassement, mais pas encore de plafond. Peut-être atteindrait-on ce plafond si on augmentait encore la charge. Mais je n'ai pas voulu tirer le diable par la queue. À 5 g, j'étais déjà sensiblement au dessus du maximum préconisé par le constructeur.
En revanche, les énergies développées à charge égale sont nettement supérieures au revolver. À 2 grammes, on a presque l'énergie du Walker avec 3 grammes. À 5 grammes, j'ai eu une pointe à plus de 400 m/s , soit 1200 joules!
L'explication de ces chiffres élevés et de leur différence avec le revolver pourrait être la perte de pression par l'entrefer dans le revolver. On le voit bien quand on met de la graisse sur les balles pour éviter les départs en chaîne. À chaque tir, une bonne partie est soufflée. Une partie de la poussée est donc perdue.
Le maximum qu'on arrive à produire avec un calibre 31 est de l'ordre du 22 Long Z pour comparer avec les munitions modernes.
À calibre égal, une balle légèrement plus large doit théoriquement maintenir la pression plus longtemps.
Mis à part les résultats bizarres du calepin 0,015, il semble bien qu'épaissir le calepin retient la balle plus longtemps, donc apporte plus de poussée.
Comme attendu, un canon plus long fait bénéficier à l'ogive d'une poussée plus longue, donc plus de vélocité. Là où sur le Snubnose la poudre brûle pour rien, dans le Buffalo la balle profite des 12 pouces de canon. Ce n'est pas un hasard si l'écart est de plus en plus grand à mesure que l'on monte en charge. À 2 grammes on passe presque du simple au double.
Sur le Buffalo, à boulet et charge égaux, on peut avoir 130 joules de différence entre différentes poudres. Différence encore plus parlante sur le calibre 31.
Ce qui est sûr, c'est que la Suisse est la plus régulière de toutes. J'ai fait 6 à 7 tirs par poudre sur cette série et la Suisse donne des variations maxi de 30 m/s là où les françaises ont des amplitudes de 60 m/s.
Le but de ces mesures était de mettre une réalité chiffrée sur la question de la puissance des armes de poing PN. On entend en effet sur les pas de tir beaucoup d'assertions qui ne sont pas vérifiées. Ce test n'est pas la vérité incarnée car il aurait fallu faire des moyennes sur un plus grand nombre de tirs, faire varier d'autres paramètres, etc... Il aurait été bien aussi de mesurer un cal 36 mais je n'en possède pas. Pareil pour les armes longues. Si quelqu'un dispose de données, il peut compléter. Ca donne néanmoins un bon ordre d'idée je crois.
On nous pose souvent la question au stand, quelle "puissance" ont nos pétoires comparé à des calibres modernes ?
J'ai toujours entendu dire qu'un 44 pleine charge équivalait à un .357 chargé léger, mais quelqu'un a-t-il déjà fait des mesures sérieuses ?
Pour une masse en mouvement, on mesure une énergie en joules. On ne parle pas de puissance. La formule qui s'applique est la suivante: Energie=1/2 x masse x vitesse² énergie en joules, masse en kg, vitesse en m/s.
Les armes PN ont des valeurs qui talonnent celles d'armes PSF. La preuve, la valeur de la vitesse et de l'énergie d'une balle de .44 tirée d'un Walker bien chargé dépasse celles d'un 45 PSF.
Il faut aussi dire qu'on essaie de comparer des choses qui ne sont pas très comparables et si on calcule un TKOF avec la formule de Taylor on va encore arriver à autre chose. Le calcul de Taylor ne s'intéresse qu'à un instant T cad le moment de l'impact et donc du STP, sa formule, comme toutes, peut et a été prise en défaut comme toutes les autres ou presque mais je l'aime bien car elle reste valorisante pour la PN... Autre avantage elle est extrêmement simple à mettre en oeuvre.
Par exemple avec la formule de Miller un facteur de 1 t'indique un mauvais coefficient de stabilité et un facteur de 1,4 et plus t'indique un bon coefficient de stabilité. C'est la même chose pour la formule de Taylor: plus le chiffre est élevé et plus ton coefficient de STP est élevé.
Nos 44 jouent dans la cour du 45 ACP, ce qui est loin d'être ridicule. Après tout à l'origine c'était fait pour ça, perforation médiocre mais grosse énergie à l'impact.
Les aciers des répliques sont testés et éprouvés pour la poudre noire. Les charges maximales de poudre noire dans un revolver .44 donnent une pression moyenne de 340 bars avec une balle ronde et 1.20 gramme de poudre noire type FFFg (équivalent de la PNF2 française, ou de la n°2 suisse). La vitesse obtenue est de 215 m/s. À 2.0 grammes, la pression moyenne est de 470 bars, pour une vitesse de 284 m/s. La charge maximale de 2.15 grammes donne 506 bars en moyenne, pour une vitesse de la balle de...
| Calibre | Type d'arme | Balle (grammes) | Charge de PN (grammes) | Vitesse (m/s) | Énergie (joules) |
|---|---|---|---|---|---|
| .31" (8 mm) | Colt 1848 Baby Dragoon | 3.0 | 0.80 | 250 | 94 |
| .36" (9 mm) | Colt 1851 Navy | 5.1 (ronde) | 1.40 | 315 | 253 |
| .36" (9 mm) | Colt 1851 Navy | 8.1 (ogivale) | 1.10 | 215 | 187 |
| .44" (11 mm) | Colt 1861 Army | 9.1 (ronde) | 2.20 | 285 | 370 |
| .44" (11 mm) | Colt 1861 Army | 13.0 (ogivale) | 1.60 | 220 | 315 |
| .44" (11 mm) | Colt 1848 Dragoon | 9.1 (ronde) | 3.20 | 360 | 590 |
| .44" (11 mm) | Colt 1847 Walker | 9.1 (ronde) | 3.90 | 390 | 690 |
| .44" (11 mm) | Colt 1847 Walker | 13.0 (ogivale) | 3.20 | 330 | 708 |
tags: #puissance #9 #mm #poudre #noire #comparaison