Aux États-Unis, les armes à feu sont très répandues, avec 1 Américain sur 4 qui en possède une. Malgré les fusillades régulières qui font des victimes, Donald Trump refuse d’interdire les armes dans son pays. Cette position est ancrée dans la Constitution, la loi suprême du pays, qui s’applique dans chacun de ses cinquante États.
Le deuxième amendement de ce texte, rédigé en 1791, le garantit : « Le droit du peuple de détenir et de porter des armes ne doit pas être transgressé. » Il est précisé que cela permet de pouvoir constituer des milices pour défendre, si nécessaire, la sécurité de l’État. En effet, peu de temps auparavant, les Américains avaient fait la révolution pour chasser les Anglais et fonder une démocratie. Le droit à porter des armes pour se défendre est donc, pour beaucoup d’Américains, une garantie de leur liberté. C’est aussi un symbole d’héroïsme dans la culture populaire américaine.
Avec plus d'armes à feu que d'habitants, les États-Unis affichent le taux de mortalité en la matière le plus élevé de tous les pays développés. La thématique se retrouve logiquement au cœur de la prochaine présidentielle, avec deux candidats aux positions assez éloignées.
Dans la campagne pour l'élection présidentielle américaine, les deux candidats cherchent à courtiser la moindre voix. Avec la lutte contre l’inflation et l’avortement, le port d’armes reste un des marqueurs forts du programme de Donald Trump. Le deuxième amendement de la Constitution américaine autorise le port d’armes.
Donald Trump se présente comme le "meilleur ami que les propriétaires d’armes aient jamais eu à la Maison-Blanche" et le "défenseur du deuxième amendement". Il a également affirmé en février dernier qu’il ne laisserait "personne toucher aux armes". "Pendant mes quatre années de mandat, il ne s'est rien passé. Et j'étais (déjà) soumis à une forte pression en ce qui concerne les armes à feu. Nous n'avons rien fait. Nous n'avons pas cédé", a-t-il encore glissé.
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La National Rifle Association of America (NRA), le principal lobby pro-armes, soutient ouvertement le milliardaire. Ce dernier assure qu'il mettra fin rapidement aux changements impulsés par l'administration actuelle. "Toutes les attaques de Joe Biden contre les propriétaires et les fabricants d'armes à feu seront annulées dès ma première semaine au pouvoir, voire dès mon premier jour", a-t-il lancé lors d'un salon en Pennsylvanie, en février 2024.
Sa plateforme de campagne promet de défendre les droits constitutionnels, y compris le droit de porter des armes, mais elle ne mentionne pas de politiques spécifiques dans ce domaine.
De son côté, son colistier, le sénateur de l'Ohio J. D. Vance, a sobrement qualifié les fusillades dans les écoles de "réalité de la vie" et de "réalité de plus en plus présente". Pour tenter d'en enrayer leur progression, il propose de mieux sécuriser les établissements et d'armer les enseignants, sans, pour autant, s'attaquer à la racine du problème, à savoir la trop grande circulation d'armes à feu.
Entre le port d’armes, la lutte contre le trafic de drogues ou encore la montée de la criminalité, la sécurité figure parmi les priorités des Américains. À ce sujet, Donald Trump estime qu'il est urgent de «restaurer rapidement la loi, l’ordre, et la sécurité publique en Amérique». Selon une étude dévoilée à la fin de 2023 et au début de 2024, le nombre d’homicides ont baissé de près de 13% en 2023. Mais les chiffres restent, tout de même, très élevés avec 18.450 homicides enregistrés il y a un an.
Et l’un des points centraux du programme de Donald Trump est d’arrêter le crime et de restaurer la sécurité». Donald Trump dépeint un pays catastrophique dont les villes sont «contrôlées par des gangs et des cartels». Pour y faire face, le candidat républicain propose «d’alourdir les peines pour les attaques sur les forces de l’ordre, mettre les délinquants violents et les criminels de carrière derrière les barreaux».
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Concernant la police, Donald Trump se positionne comme un fervent défenseur des forces de l’ordre, annonçant vouloir «surfinancer la police» et «protéger les officiers de procès futiles».
Pour Donald Trump, la solution contre le trafic de drogue serait de s’intéresser aux «gangs». Selon le républicain, les trafiquants de drogue devraient être condamnés à mort. Donald Trump a aussi défendu le retour des interpellations et fouilles arbitraires ("stop-and-frisk"), une pratique policière controversée qui s'est traduite dans le passé par un ciblage disproportionné des Noirs et des Latinos.
| Thème | Donald Trump | Kamala Harris |
|---|---|---|
| Port d'armes | Défenseur du 2e amendement, pas de restrictions | Contrôle plus strict, mais pas d'interdiction |
| Fusils d'assaut | Pas de position spécifique | Interdiction |
| Vérification des antécédents | Pas de position spécifique | Vérification obligatoire |
| Criminalité | Alourdir les peines, cibler les gangs | Aucune mesure précise |
| Police | Surfinancer la police, protéger les officiers | Financer la police, recruter des officiers |
| Trafic de drogue | Cibler les gangs, peine de mort pour les trafiquants | Financer la technologie pour détecter la drogue |
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