Le Fusil Automatique Léger (FAL) est une arme emblématique qui a connu de nombreuses variantes et modifications au fil des ans. Cet article explore les détails de ce fusil, en particulier dans le contexte de son utilisation par l'armée française et les versions disponibles pour le tir sportif et la collection. Le Fusil d'Assaut Léger (FAL), une arme emblématique du XXe siècle, a connu une large diffusion à travers le monde. Bien qu'il n'ait pas été l'arme standard de l'armée française, diverses versions et adaptations du FAL ont circulé, notamment sur le marché civil et parmi les surplus militaires.
Le FAL se distingue par une conception modulaire, articulée autour d'un ensemble "canon + boîtier de culasse" monté sur une sous-garde. Cette sous-garde intègre le mécanisme de départ et la crosse, qui peut être fixe ou pliante. L'assemblage du "upper" (boîtier de culasse) et de la sous-garde se fait via une broche médiane, facilitant le démontage et la maintenance de l'arme.
Le mécanisme du FAL est complexe et comprend plusieurs éléments essentiels pour son fonctionnement en mode semi-automatique et automatique.
Pour simplifier la production, tous les FAL militaires ou civils provenant de la FN - Fabrique Nationale (Belgique) comportent la même sous-garde marquée des lettres « S » pour « Sécurité », « R » pour « Répétition » (tir semi-auto) et « A » pour « Automatique » (tir « full auto ») sur le flanc gauche ou respectivement « S », « E » et « D » pour les variantes allemande et autrichienne. Le « upper » et la sous-garde du FAL s’assemblent autour d’une broche médiane.
La longueur de canon standard est de 53 cm. Sur les exemplaires produits par la FN, le cache-flamme peut être de type T-48 (long et fin) ou de type M3 (court, de diamètre 22 mm normalisé OTAN).
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Le départ du FAL est mécaniquement proche de celui de la carabine US-M1 en mode semi-automatique, donc avec une gâchette « arrière » couplée à la détente par un axe commun. Il s’y ajoute une gâchette « avant », qui interagit avec le transporteur de culasse.
Les éléments principaux du système de départ incluent :
Il présente un bossage inférieur plus long du côté gauche afin de faire pivoter la gâchette « avant », à la fin de son trajet retour. On rencontre aussi ce transporteur standard avec le bossage gauche de longueur réduite.
Décrite comme « gâchette d’automaticité » dans les notices FN, elle intervient aussi en mode semi-automatique. La gâchette « avant » pivote autour de la broche de liaison reliant le « upper » et la sous-garde. En fin de réarmement du chien, elle accroche celui-ci à son 1er cran d’armé.
En mode semi-automatique : si elle est présente, la gâchette « avant » bloque le chien au 1er cran comme ci-dessus mais ce même cran fait alors fonction de cran de retenue.
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Pour passer en position « A », le sélecteur « full auto » doit être dépourvu de l’ergot de blocage présent sur la version « semi-auto » ; son axe doit comporter un fraisage permettant à la détente de pivoter assez loin pour que la gâchette « arrière » soit rendue inopérante, donc qu’elle ne puisse pas bloquer le chien à son 2e cran d’armé.
De par son ergot de blocage, le sélecteur semi-auto ne peut pas pivoter jusqu’à la position « A » de la sous-garde et son axe bloque le débattement de la gâchette « arrière ».
Riveté à l’intérieur du boîtier de culasse, il existe en plusieurs variantes dont la plupart présentent un fraisage latéral pour le débattement de la gâchette « avant ».
Il s’efface pour permettre à la détente de pivoter assez loin en arrière afin de rendre inopérante la gâchette « arrière » si un sélecteur « full auto » est installé sur l’arme en position « A ».
En résumé : si un seul de ces éléments est absent (gâchette « avant ») ou n‘est pas conforme aux versions militaires (sélecteur), l’arme ne peut pas tirer en rafale.
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La documentation d’origine FN (notices & publicités) varie quand la dénomination utilisée pour les nombreuses variantes de FAL, surtout à partir de la fin des années 1970.
NB : les modèles avec canon lourd, dits « FALO », sont mécaniquement identiques au FAL standard.
De 1955 jusqu’au début des années 1970 : chaque série produite (armes militaires belges ; armes militaires vendues à l’export ; série « G » civile) reçoit une numérotation spécifique, sans tenir compte du total des armes produites.
Voici quelques variantes notables :
Vendu sur le marché civil en configurations diverses, avec cache-flamme de type T-48 ou M3 selon les années, parfois sans cache-flamme ou avec cache-flamme amovible ; canon standard ; monture bois pour les exemplaires les plus anciens, parfois panachée ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal.
NB : seulement 14 000 armes environ produites par la FN entre 1953 et 1973, sur un total avoisinant 2 700 000 exemplaires.
Canon standard ; cache-flamme type T-48 uniquement ; monture bois ou synthétique, souvent panachée ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal.
NB : le « Model USA » a succédé au « Competition Model » dans les années 1970.
Canon standard ; cache-flamme M3 ; monture synthétique, parfois panachée avec une crosse bois ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal.
NB : le « 50.00 » (parfois décrit dans la documentation FN comme Mod.
Extérieurement identique au « 50.00 » mais établi en cal. 7/08 ; canon standard ; cache-flamme M3 ; monture synthétique uniquement ; pas de poignée de portage ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquages « FAL SA Mod.
NB : cette variante, proposée en France entre 1988 et 1995 par Arcom (filiale du GIAT - Groupement des Industries de l’Armée de Terre) a été produite à partir de composants achetés à la FN, complétés avec des canons Delcour. Ce modèle a été surclassé en 4e catégorie en 1995, avec détention viagère pour les détenteurs les ayant déclarés.
Canon standard ; avec ou sans poignée de portage ; cache-flamme M3 ; monture synthétique ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal.
Canon court ; avec ou sans poignée de portage ; monture synthétique ; sélecteur semi-auto ; cache-flamme M3 ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal. 7,62 NATO (.308) » ; certains exemplaires destinés au marché US avec des marquages d’importateurs locaux, ont été vendus en Europe : par ex.
Canon standard ; cache-flamme Type T-48 uniquement ; avec ou sans poignée de portage ; monture synthétique ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal.
Il existe également des FAL de surplus provenant de divers pays :
NB : les exemplaires de surplus, modifiés en semi-automatique, sont surclassés en catégorie.
La principale variante vendue en France, entre 1988 et 1995, est le FAL Adler recanonné en calibre .243 W en Italie, sans cache-flamme. Selon le SCAE, ces détentions viagères ont perdu leur validité suite à la parution du décret du 30 octobre 2021.
Les FAL peuvent être modifiés pour changer leur catégorie légale :
Rappel : la longueur de canon des armes longues modifiées en catégorie C doit être supérieure à 45 cm et la longueur totale de l’arme, crosse repliée le cas échéant, doit être supérieure à 60 cm.
NB : les FAL construits directement en semi-auto et modifiés en catégorie C, ne sont pas concernés par les surclassements précités. Le RGA mentionne un surclassement en catégorie B2e du FAL L1A1 construit d’origine uniquement en semi-auto (réf. AD 504).
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