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L'article aborde l'utilisation de la poudre noire, son histoire, ses substituts, et son contexte dans l'armement, ainsi que l'évolution des boissons alcoolisées en France, notamment pendant la Première Guerre mondiale.

Poudre Noire : Composition et Utilisation

La poudre noire (PN) est une substance extrêmement instable, très sensible, hautement explosive et dangereuse à manipuler. Elle est composée de salpêtre (nitrate de potassium), de charbon de bois, de soufre, d’eau et d’alcool. Apparue tardivement en occident, la PN a été utilisée en extrême orient et notamment en Chine depuis la dynastie Han il y a 2200 ans. Les bois recommandés pour le charbon sont le sapin, le hêtre, le bouleau, le saule, le chêne et le frêne.

Il existe des substituts à la poudre noire, tels que :

  • Pyrodex P: Destiné à remplacer directement la poudre noire FFFg lorsqu'il est mesuré volumétriquement. Les principales utilisations du Pyrodex P sont les pistolets, les revolvers à percussion et les fusils à chargement par la bouche de petit calibre. Comme toutes les Pyrodex, il brûle plus proprement en apparence et produit moins d'encrassement que la poudre noire, mais attaque nettement plus vite les aciers.
  • Pyrodex RS: Peut être utilisé dans tous les calibres de fusils et carabines à percussion à chargement par la bouche. Il a une large application d'utilisations c'est la poudre la plus polyvalente des Pyrodex. Comme tous les Pyrodex il brûle aussi un peu plus proprement et produit moins d'encrassement que la poudre noire (à noter que l'encrassement est plus "sec" qu'avec la poudre suisse), au niveau des aciers il se comporte comme le Pyrodex P. La seule différence est que le Pyrodex RS se peut grosso modo être comparé à une poudre noire ~2F au niveau de la granulométrie.
  • Triple Seven: Ne laisse pas d'odeur de soufre et laisse moins de résidus apparents dans le canon, là le nettoyage est plus facile mais faut pas laisqser les armes huit jours en attente non plus. Cependant attention au bidule: le T7 induit des vitesses beaucoup plus importantes à volume égal que les autres propulseurs et substituts de poudre noire pour chargement par la bouche.

Armes à Percussion : Colt en Calibre .36 ou .44

Lors du choix d'un revolver à poudre noire, la question du calibre se pose souvent. En termes de précision, le calibre .36 devrait être plus précis sur le papier, mais dans la pratique, le calibre .44 est souvent préféré, surtout pour les débutants. Le Cal.36 en fait ne pardonne rien, tout doit être tip/top et c'est ce qui fait qu'il est si délicat et que le Cal.44 est plus précis à l'usage parce que moins sensible et donc plus régulier. Pour ce qui est de l'arme "pêchue" tu auras plus de puissance avec un Cal.44: charges plus importantes possibles et balles bien plus lourdes (jusqu'à 220gr en ogivales) en carcasses fermées acier.

Il est possible d'opter pour des marques comme Pietta, qui ont bien évolué et offrent de bonnes armes, bien que n'ayant pas les mêmes finitions que Uberti. Globalement et pour un tireur il n'y a plus de différence entre les deux marques: elles demandent toutes les deux une certaine finition interne et le prix Uberti ne se justifie plus pour un tireur, pour un collectionneur, là c'est une autre affaire, et aussi certains modèles se font dans une marque et pas dans l'autre.

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Le choix entre un Colt et un Remington est aussi important. Un colt se sépare en deux pour le nettoyage, le lien entre la crosse et le canon se fait avec une clavette. Et le barillet s'enlevera de son axe. Rien de très compliqué, c'est juste que...Avec un remington mod 1858, pas de clavette. C'est un axe que l'on poussera vers l'avant de l'arme qui libérera le barillet.

Boissons Alcoolisées et la Première Guerre Mondiale

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’antialcoolisme bat son plein. De l’interdiction de la vente de l’absinthe par circulaire télégraphique du 16 août 1914 au rappel des grands principes de la lutte antialcoolique par Georges Clemenceau le 18 septembre 1918 en passant par la loi du 16 mars 1915 avalisant la prohibition de l’absinthe, une quinzaine de textes législatifs et réglementaires sont édictés en ce domaine, ce qui ne s’était jamais vu auparavant. Les objectifs sont clairs : réduire les conduites d’alcoolisation excessive (lutte contre l’ivresse publique), limiter autant que faire se peut l’accès à l’agent responsable du fléau (lutte contre l’absinthe et les spiritueux, réglementation de la vente des boissons).

Les militaires, aussi bien sur le Front qu’à l’arrière, seront évidemment tout particulièrement visés. Ce qui est alors dénoncé, c’est le double danger que représente l’alcool, car, comme l’écrivait Maurice Legrain, « l’empoisonnement alcoolique » conduit d’une part à l’abrutissement, lent, mais fatal, de l’individu et d’autre part à la « stérilisation intellectuelle et physique de la race » et à la « dépopulation. »

L’armée va faire sien l’un des moyens d’action alors reconnus pour lutter contre l’alcoolisme, à savoir favoriser la consommation alimentaire du vin. Le « quart de vin » du soldat, préconisé par une commission de révision de l’alimentation des troupes nommée le 20 avril 1907, s’inscrit dans cette perspective. Ce sera chose faite en novembre 1914. Dans la zone des armées, une ration d’un quart de litre sera attribuée quotidiennement aux soldats de l’avant et six fois par mois à ceux de l’arrière. Puis, ce quart deviendra cinquante centilitres en 1916. Mieux, le ministre du Ravitaillement s’engagera à approvisionner les armées à partir du 1er janvier 1918 à hauteur d’un litre par jour et par homme, dont le demi obligatoire fourni à titre gratuit et le reste vendu à un prix inférieur à celui du commerce.

Si toutes les forces vives de la Nation étaient potentiellement visées par la lutte contre l’alcoolisme, ce sont évidemment les militaires qui étaient les premiers concernés. Dès lors, sur le front, il fallait aux gradés et officiers surveiller « de près la consommation des boissons au cantonnement surtout » et punir « sévèrement tout abus. »

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Boissons Médiévales : Hypocras

L'hypocras est une ancienne boisson à base de vin sucré et aromatisé. C'est une boisson connue dans toute l'Europe médiévale. La légende attribue son invention au médecin grec Hippocrate, au Ve siècle av. J.-C.. Au bout de quelques mois de conservation et afin de lui donner meilleur goût, les gens du peuple amélioraient leur vinasse en ajoutant du miel ainsi que diverses épices. Il existait autant de recettes que de foyers car chacun fabriquait son Hypocras en fonction des condiments à disposition. Les classes sociales plus élevées en étaient également friands et cette boisson était très prisée en haut lieu.

Les épices utilisées dans le vin rouge pouvaient être le gingembre, la cardamome, le poivre, la maniguette, la muscade, la girofle et le sucre. Ces épices pouvaient être présentés dans des petits sachets destinés à infuser dans le vin ou sur lesquels on versait le liquide pour produire de l'hypocras ou du clairet.

Autres Boissons

L'hydromel est exclusivement une boisson fermentée, faite d'eau et de miel. Cette boisson est l'une des premières boissons alcoolisées que l'homme ait bu. Le terme de citronnade est une dérivation du mot « citron », à base de citron et de sucre. La Fine Bordeaux est l'eau de vie produite sur le territoire des vins de Bordeaux.

Le Quinquina est un vin apéritif aromatisé avec de l'écorce de quinquina. Le mot Punch serait issu de l’hindi « Paanch » signifiant cinq. La Bretagne est, depuis plusieurs siècles, une terre de tradition cidricole.

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