La poudre noire, comme les autres poudres, déflagre et ne détonne pas. C'est-à-dire que même si c'est une poudre vive, elle n'est pas un explosif. Les poudres dégagent une forte quantité de gaz, rapidement, ce qui permet de propulser un projectile.
Lorsqu'elles sont enfermées dans un canon bouché par un projectile, le dégagement de gaz est très rapide parce qu'il s'accélère avec la montée en pression des gaz. Amusez-vous à faire l'expérience avec un pistolet chargé avec de la poudre sans bourre et l'expérience est encore plus probante avec une arme à silex parce qu’il n'y a pas le phénomène de l'onde de choc de la composition d'amorçage qui, elle, est de l'explosif.
Si vous avez laissé votre poudre libre, elle s'allumera et fera une espèce de "bloooooof" avec une flamme jaune. Je parle de poudre noire.
Avec la poudre noire, on fait des "mèches lentes" qui sont des tubes flexibles remplis de poudre noire non comprimée. Lorsqu'on allume le bout de la mèche la poudre brule à raison, en général d'un centimètre par seconde. La combustion se fait à l'intérieur du tube et lorsque la flamme arrive à l'autre bout, elle fait une étincelle donc on se sert pour agir thermiquement sur la charge de pentrite du détonateur d'une charge d'explosif, par exemple.
Toutes les poudres brûlent à l'air libre en dégageant de la chaleur. Il est intéressant d'observer, sur une position de tir d'artillerie, la combustion des appoints de charge d'une école à feu. En effet, les charges d'obusiers classiques sans douilles se composent de sacs de poudre, les gargousses, dont on enlève un certain nombre pour confectionner les munitions dans la charge prescrite par l'officier de tir.
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Après une école à feu, il reste donc des gargousses non tirées et qu'il est interdit de reconditionner. Elles ont été mise à l'air ambiant, parfois humide voire mouillé et on ne les reconditionne que pour le reste de l'exercice et non pour les réintégrer au dépôt de munitions où l'on ne reprend que les charges dont les conteneurs n'ont pas été déplombés. En tout cas c'était ainsi lorsque j'étais artilleur.
Les appoints de charge non tirés étaient donc incinérés sur la position de tir, dans certains cas sur la dernière position de tir de l'exercice. Eh bien cette combustion prenait du temps et dégageait une énorme chaleur.
Par comparaison, un sac d'un kilo de poudre noire à gros grains - ne pleurez pas, elle ne fonctionnait pas dans les armes de petit calibre - c'est à dire pesant le même poids qu'un appoint n° 7 de charge 7 M4A1 brulait en deux fois moins de temps que ladite charge 7 M4A1 qui était de poudre à canon sans fumée.
À la différence des poudres, les explosifs détonent par nature chimique et n'ont pas besoin d'être enfermés pour cela. C'est parce que le dégagement de gaz se fait avec une propagation de plus de 2000 mètres par seconde qui constitue l'onde de choc et l'effet destructeur d'une charge d'explosif.
Si vous enfermez une charge d'explosif dans un canon, le dégagement de gaz étant presque instantané, il y a gonflement du tube et parfois même déchirure et éclatement. Expérience vécue sur le camp de Canjuers en 1981.
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Les poudres, elles, ne détonent pas. Elles déflagrent, c'est à dire que l'onde de choc qu'elles génèrent dans un tube sont largement en dessous des 2000 m/s. En fait, elle est bien inférieure.
Les canons lisses de chars qui donnent les vitesses initiales les plus hautes ne propulsent pas leur obus flèches à plus de 1500 m/s. Les pièces d'artillerie de 155 mm qui tirent en charge maximale ne lancent pas leur obus à 700 m/s. Et on ne tire que très rarement en charge maximale parce que cela soumet les affûts à trop de contraintes.
Les amorces contiennent de l'explosif. Au départ, le fulminate, un explosif découvert par des alchimistes qui travaillaient sur le mercure, le soufre et le salpêtre. Le fulminate de mercure était toutefois assez cher à fabriquer à cause du prix du mercure. Assez vite, les chimistes ont mis au point la pentrite. Qui présente en outre pour les armes aux canons para-chromés de ne pas contenir de mercure qui détruit le chrome comme beaucoup d'autre non ferreux.
Ces explosifs des amorces sont analogues au tri-nitrate de glycérile que l'on appelle communément la nitroglycérine. Ils sont si sensibles qu'il détonent au choc. C'est ce qui fait leur intérêt. Les amorces en contiennent une toute petite quantité et le dosage en est particulièrement épineux.
La poudre noire de fabrication industrielle est donc une poudre, vive certes, mais absolument pas un explosif : à l'air libre ou dans un conteneur qui mollit à la chaleur, elle brûle avec une flamme vive mais n'explose pas si elle n'est pas contenue dans des limites rigides.
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Les conteneurs fournis par les fabricants sont les meilleurs conteneurs pour stocker votre poudre. Dans une armoire au sec sans température trop élevée ni trop froide. Pas la peine de chercher plus loin.
Je sais qu'il y a tentation en ce moment où les pouvoirs publics imposent des règles absurdes aux armuriers d’emmagasiner de grosses quantités de poudre. Mais il me semble que pour ceux qui habitent dans des appartements, si les conditions de stockage sont idéales, on est toujours à la merci du quidam qui mettrait le feu chez lui. On ne sais jamais comment évolue un incendie.
Donc un stockage "en bon père de famille" dans les conteneurs réglementaires réduit les risques d'accidents graves. A toutes fins utiles, sachez que lorsque un flacon en plastique de poudre noire prend feu, non seulement on ne risque pas l’explosion mais encore il s'éteint très facilement à l'eau.
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L'Oxyde de fer synthétique (Fe3O4) se présente sous forme de poudre noire de granulométrie 1-5 ?m. Sa densité de 4,5 g/cm³ lui confère une excellente couverture. Il a un point de fusion de 1538 °C et il est insoluble dans l'eau. Sa résistance à la lumière et aux intempéries est excellente, tandis que sa résistance aux produits chimiques est bonne.
L'oxyde de chrome III (Cr2O3), à ne pas confondre avec l'Oxyde de Chrome VI de couleur rouge et hautement toxique, est l'un des principaux oxydes du chrome, synthétisé pour la première fois au XIXème siècle.
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Proposé ici en pots de 75 grammes, l'oxyde de chrome se présente sous forme de poudre à granulométrie très fine de couleur vert intense. Il y a cependant à un paradoxe : cette poudre s'agglomère naturellement sur elle-même, formant des amas de taille millimétrique.
| Propriété | Valeur |
|---|---|
| Composition | Oxyde de fer synthétique (Fe3O4) |
| Forme | Poudre noire |
| Granulométrie | 1-5 ?m |
| Densité | 4,5 g/cm³ |
| Point de fusion | 1538 °C |
| Solubilité dans l'eau | Insoluble |
| Résistance à la lumière et aux intempéries | Excellente |
| Résistance aux produits chimiques | Bonne |
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