Les problèmes de mise au point sont souvent l’ennemi numéro un du débutant en photographie. Alors qu’il est possible d’éviter les erreurs d’exposition grâce aux mécanismes automatiques de l’appareil, les photos floues restent un réel problème. Elles dépendent dans 99% des cas… d’une erreur du photographe lui-même.
Il existe deux manières de faire la MAP en photographie :
Avec les avancées technologiques, la mise au point automatique est à utiliser dans 90% des cas, car elle est beaucoup plus précise et rapide que l'œil humain. Néanmoins, ces deux manières de faire restent complémentaires et il est important de les maîtriser toutes les deux. La mise au point manuelle sera, par exemple, indispensable en macrophotographie, où l’autofocus est souvent perdu à cause de la végétation trop dense.
Attention donc de ne pas faire l’impasse dessus par solution de facilité, car elle pourra dans certaines situations littéralement sauver votre séance photo.
Par défaut sur tous les appareils, la mise au point automatique se fait lorsque que vous appuyez à mi-course sur le bouton de déclenchement. Une fois que la MAP est faite sur un sujet vous entendrez (si vous ne l’avez pas désactivé) un bip sonore. Mais avant de pouvoir l’utiliser à bon escient, il est important de comprendre comment fonctionne l’autofocus.
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L’appareil utilise ce qu’on appelle des collimateurs pour déterminer où la photo doit être nette. Les collimateurs sont des capteurs et leur représentation visuelle se trouve directement dans le viseur de l’appareil. Ce sont les petits rectangles et points que vous voyez lorsque vous prenez une photo. Ce sont donc des “zones” chargées d’analyser l’image. Elles cherchent en priorité les zones contrastées pour déterminer où doit être faite la MAP.
Il existe (en général) 3 types de collimateurs différents sur votre appareil :
Par défaut en mode automatique, l’appareil utilise l’ensemble des collimateurs à sa disposition pour faire ses calculs et décidera de lui-même celui ou ceux qu’il estime le mieux pour faire la mise au point. Dans ce mode “tout automatique”, l’appareil se trompe très souvent. Il existe d’autres modes de sélection, que l’on appelle “zones d’autofocus” et qui vous permettent de n’utiliser que certains groupes de collimateurs, voir de n’en sélectionner qu’un seul. Chaque marque et appareil ayant ses propres modes et nombre de collimateurs, je vous invite à consulter votre manuel pour savoir comment changer de zone.
Si vous voulez être créatif et maître de vos photos, vous ne pouvez pas laisser l’appareil décider à votre place où doit être faite la mise au point. Il est donc primordial de n’utiliser qu’une petite zone d’autofocus (maximum de la taille de votre sujet), voir mieux, un seul collimateur pour être très précis et éviter le côté aléatoire des automatismes. Et à ce petit jeu, c’est le collimateur central le plus performant.
Il existe une technique pour exploiter la puissance du collimateur central tout en recadrant : le “mise au point - recadrage”.
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Cette technique est connue depuis très longtemps et est utilisable sur tous les boîtiers permettant de verrouiller la mise au point avec le déclencheur à mi-course. Elle demande un peu d’entraînement au début, car vous devez être capable de recadrer (très) rapidement votre photo. Commencez donc par vous entraîner sur des sujets immobiles, puis sur des animaux qui bougent très peu. A force d’entraînement cela va devenir un automatisme et vous pourrez même l’utiliser sur des sujets en mouvement (mais pas trop rapides non plus).
C’est personnellement la technique que j’utilise 99,99% du temps pour faire la mise au point car elle me permet :
Il existe 3 modes différents d’autofocus :
| Nom chez Nikon, Sony, etc… | Nom chez Canon | Principe de fonctionnement | Quand l’utiliser ? |
|---|---|---|---|
| AF-S | One Shot | La mise au point se fait une seule fois et reste verrouillée tant que vous restez appuyé à mi-course sur le déclencheur. | A utiliser sur des sujets statiques ou peu mobiles. |
| AF-C | AI Servo | Tant que vous appuyez à mi-course sur le déclencheur l’appareil n’arrête jamais de calculer et la MAP se fait en continu. | A utiliser sur des sujets en mouvement (oiseaux en vol, lapin qui court, etc…). |
| AF-A | AI Focus | C’est un mixte des deux modes. Par défaut si rien ne bouge l’appareil verrouille la MAP à mi-course. Lorsqu’il détecte un mouvement il passe en autofocus continu. | Jamais ! Sur le papier c’est joli, mais en situation cela ne fonctionne pas assez bien pour l’utiliser efficacement. |
Si vous débutez contentez vous d’utiliser la mise au point fixe et la technique de recadrage que nous venons de voir, car elle est beaucoup plus simple à maîtriser et est largement suffisante dans la grande majorité des cas.
Cela dépend bien évidemment de votre sujet et de ce que vous voulez raconter sur la photo, mais voici quelques conseils et “règles” de base couramment utilisées par la grande majorité des photographes :
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