Il peut être frustrant de constater que l'autofocus de votre appareil Canon ne fonctionne plus correctement. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce problème, allant de réglages incorrects à des limitations techniques.
Avec l'augmentation du nombre de pixels sur les capteurs, l'autofocus peut sembler plus souvent défectueux. En réalité, il fonctionne généralement bien, mais il peut ne pas toujours faire la mise au point là où vous le souhaitez. Il peut même être presque incapable de le faire deux fois de suite au même endroit. Plusieurs raisons expliquent pourquoi nos autofocus semblent parfois légèrement déréglés :
Pour faire une analogie, les dents de l'engrenage doivent être de plus en plus fine (car il n'y a évidemment pas d'engrenage dans un objectif !). Si en effet, le nombre de paliers de mise au point ne sont pas assez nombreux, la différence de mise au point entre deux paliers (entre deux dents) sera trop grande. Or on constate cette amélioration sur les nouveaux objectifs par rapport aux anciens !
Puisqu'il ne s'agit que d'un problème de précision de réglage en avant ou en arrière - en effet nos objectifs sont nettement meilleurs aujourd'hui donc leur netteté ne peut être remise en question -, la solution consiste à permettre l'ajustement précis du calage de l'autofocus directement sur votre boîtier, objectif par objectif.
Selon les marques ce menu s'appelle "Micro-ajustement de l'AF" chez Canon ou encore "Réglage précis de l'AF" chez Nikon. Chez Sigma, est apparu au printemps 2013 un nouveau programme, Sigma Optimisation Pro, permettant de calibrer précisément les derniers objectifs de la série ART selon la focale et la distance de mise au point à l'aide d'un accessoire vendu tout de même 50 euros, la Station d'accueil USB !
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Attention ! L'échelle n'indique pas des millimètres ou des micromètres. On avance ou recule de 1 quelque chose mais c'est juste une unité de valeur propre à chaque marque. Si vous utilisez une règle comme celle de la SpyderLensCal, cela ne représente pas des millimètres par exemple.
Là encore, fondamentalement il suffit de photographier un journal, des tranches de livres comme l'image ci-dessous ou mieux, une mire de focus, avec son appareil photo assez nettement incliné par rapport au support puis de regarder les photos à 100% afin de constater où la mise au point à réellement eu lieu. Par essais/erreurs, vous allez ainsi pouvoir ajuster précisément votre autofocus.
Vous pouvez donc opter pour une solution "maison", gratuite, ou une solution payante comme il en existe au moins deux sur le marché. Ces solutions essaient de régler de manière élégante et pratique les problèmes que l'on peut rencontrer.
Tout ce que vous allez lire ci-dessous dépend grandement de la profondeur de champ de votre objectif : si vous possédez des objectifs très lumineux (f1,2 à f2,0), le réglage sera d'autant plus indispensable car vous photographierez alors avec très peu de profondeur de champ. Dans cet exemple, j'ai utiliser mon ancien 135 mm F2,0 Canon. Sa zone de netteté est très très courte à pleine ouverture (très peu de profondeur de champ) donc c'est avec ce genre d'objectif qu'il est délicat de faire une mise au point précise et avec lequel elle est le plus important.
J'ai fait la mise au point sur le titre "Immortels". Si on n'y regarde de plus près, alors que dans le viseur du Canon 1DS Mark III (un des plus grand du marché), le titre était bien net, quand je regarde la photo à 100%, le plan de mise au point du haut du titre n'est pas le même que le bas du titre !
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Cet exemple montre combien, MEME QUAND VOUS AUREZ REGLÉ précisément votre autofocus, il devient de plus en plus compliqué de faire la mise au point Là OÙ L'ON VEUT car nos viseurs ne sont pas assez grands et ne grossissent pas assez l'image. Votre autofocus va être réglé correctement mais vous ne pourrez maintenant plus contrôler avec la même précision là où vous voulez faire la mise au point. La solution ? Des viseurs électroniques qui permettent de grossir l'image au moment ou l'on fait la mise au point.
La solution consiste donc à choisir un objet bien plan et parallèle au capteur de l'appareil photo pour faire la mise au point et, juste à côté, placer des repères en avant et en arrière de ce plan. La plaque verticale va servir pour faire la mise au point et la réglette graduée inclinée à 45° va permettre de savoir précisément où se fait le point : en avant ou en arrière du plan de focalisation.
Le SpyderLensCal possède par exemple un niveau à bulle en son centre et un pas de vis Kodak classique pour la fixer sur un trépied. Ensuite, il ne reste plus qu'à prendre de nombreuses photos en avançant/reculant le réglage précis de l'autofocus de votre boîtier, par essais/erreurs, afin de trouver le "bon" réglage. La solution de la règle est pratique et assez "intuitive" (illustration ci-dessous), mais il existe une autre technique basée sur l'aberration de sphéricité des objectifs : quand un rayon de lumière rentre dans un objectif, s'il est bleu, il va converger plus loin que s'il est rouge.
À chaque fois que vous prenez une photo et activez l'autofocus, déréglez volontairement et franchement la mise au point. manuellement.
Christophe Métairie (cmp-color.fr) ou Datacolor conseillent de placer la mire à environ 30~50 x la distance focale de votre objectif. Pour un 50 mm de focale cela donne donc : 30~50 x 50 soit 1500 à 2500 mm soit 1,5 m à 2,5 m.
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Si on se rapproche du but, difficile de dire si on préfère +-1.
Je trouve que cette distance est intéressante car elle se rapproche des conditions de prise de vue à l'infini mais je trouve aussi qu'elle manque un peu de précision, même avec 20 Mpixels et surtout si vous possédez des objectifs ouverts à f2,8 ou plus.
Je remarque juste une chose : le menu "réglage précis de l'AF" chez Nikon ne fait pas la distinction entre les focales d'un zoom alors que le menu "micro-ajustement de l'autofocus" chez Canon le fait ! Et mieux que cela, avec ses derniers objectifs ART, Sigma va même encore plus loin car elle a créé un programme qui s'installe sur l'ordinateur - Sigma Optimisation Pro - et qui permet de régler aux petits oignons ce micro-ajustement de l'autofocus par focale ET/OU distance de mise au point avant de transférer le tout dans le micro-programme de l'objectif en question grâce à un dock, la Station d'accueil. On n'arrête pas le progrès si ce n'est pas du pur marketing !
N'ayant pas de zooms, je n'ai pas pu essayer mais toujours à la suite d'une conversation avec Christophe Métairie, il semblerait que dans certains cas cela apporte un vrai plus.
À ma connaissance, il existe deux solutions vendues dans le commerce afin de faciliter et surtout garantir le résultat : la SpyderLensCal de Datacolor et la mire Focus Checker de Cmp-Color. Je répète, ces solutions ne sont pas indispensables et on pourra se créer sa propre mire si on est ingénieux ou bricoleur. Cela dit, ces mires payantes sont bien conçues, pour un résultat optimal et surtout reproductible.
Voici quelques causes fréquentes des problèmes de mise au point :
Les systèmes d'autofocus de Canon sont si efficaces et simples d'utilisation que beaucoup de photographes ne passent que très rarement en mode Mise au point manuelle ou MF (pour « Manual Focus ») (à ne pas confondre avec le mode d'exposition manuelle, abrégé par la lettre M dans le menu de l'appareil et la molette de sélection des modes, si votre appareil en possède une).
Lorsque vous utilisez l'autofocus, vous avez le choix entre une vaste gamme de réglages et d'options (susceptibles de varier d'un appareil à l'autre). Dans un souci de rationalisation des menus et des paramètres, l'ensemble des paramètres d'autofocus et des fonctions personnalisées sont regroupés dans un onglet unique. Vous n'avez donc pas besoin de passer d'un menu à un autre pour apporter vos modifications.
En mode Autofocus Servo (voir ci-dessous), l'appareil ajuste en continu la mise au point pour suivre le mouvement du sujet. Les reflex ne disposent toutefois que d'un nombre limité de collimateurs AF. Ainsi, même dans ce mode, vous devez maintenir le ou les collimateurs AF positionnés sur le sujet (comme ci-dessus). En revanche, sur un appareil photo hybride du système EOS R, chaque photosite du capteur est capable d'effectuer la mise au point automatique ainsi que l'imagerie, ce qui signifie, entre autres avantages, que les sujets peuvent être acquis et suivis où qu'ils se trouvent dans le cadre.
Les appareils photo hybrides EOS et la plupart des reflex EOS utilisent l'autofocus avec détection de phase. Chaque pixel sur le capteur Dual Pixel CMOS possède deux photodiodes indépendantes (les parties du capteur enregistrant l'intensité de la lumière). Le processeur de l'appareil photo compare les signaux provenant de ces deux photodiodes et, si ces signaux concordent, il sait que la mise au point a été bien effectuée sur cette zone de l'image.
La plupart des appareils photo EOS proposent deux modes de mise au point différents. Certains en proposent même trois.
Convient parfaitement aux sujets qui restent immobiles pendant que vous prenez votre photo. Si vous ne savez pas quel mode choisir, Autofocus One-Shot est votre meilleure option, car ce réglage convient à la plupart des sujets. Concrètement, vous composez votre sujet dans le viseur et appuyez légèrement sur le déclencheur, de façon à ce que celui-ci ne soit qu'à demi enfoncé. Ceci active entre autres la mise au point automatique. L'objectif effectue la mise au point sur le sujet, puis la verrouille. Tant que vous maintenez le déclencheur enfoncé à mi-course, la mise au point ne change pas, même si vous déplacez l'appareil photo pour changer la composition de la photo. Cette méthode de verrouillage de la mise au point est à la fois pratique et très rapide.
Conçu pour les sujets se déplaçant rapidement. Autofocus Servo n'utilise pas le verrouillage de la mise au point, contrairement à Autofocus One-Shot. Il vérifie constamment la mise au point et effectue à nouveau la mise au point de l'objectif chaque fois que la distance entre l'appareil photo et le sujet change, jusqu'au moment de l'exposition. Ce mode se révèle idéal pour photographier les sujets en mouvement. Lorsque la mise au point est atteinte en mode Autofocus Servo, le collimateur AF devient bleu.
Disponible sur certains appareils, bascule entre les modes Autofocus One-Shot et Autofocus Servo en fonction du mouvement du sujet. Le mode Autofocus One-Shot est efficace pour les sujets statiques et se déplaçant lentement. Le mode Autofocus Servo s'adapte quant à lui aux sujets se déplaçant rapidement. Mais quand basculer ? L'appareil photo détermine seul quel est le meilleur moment.
Si vous photographiez un sujet en mouvement, il est déconseillé de placer la mise au point de l'objectif sur le sujet lorsque vous appuyez sur le déclencheur. Cela ne prend pas en compte le délai de réponse de l'obturateur, c'est-à-dire le bref moment d'attente entre l'appui sur la touche par l'utilisateur et l'ouverture réelle de l'obturateur.
Plusieurs types de flou peuvent affecter vos photos. Voici quelques-uns et comment les identifier :
Le correcteur dioptrique permet de calculer le degré de correction à appliquer sur les verres pour que les personnes souffrant de myopie ou d’hypermétropie voient net. Plus la dioptrie sera élevée, plus la correction devra être importante.
En photographie, la dioptrie est également utilisée pour le viseur de l’appareil photo et il sera important de la régler si vous avez des problèmes de vue. En effet, un mauvais réglage du correcteur dioptrique vous fera voir des choses un peu étranges lorsque vous regarderez dans votre viseur : l’image ne sera jamais vraiment parfaitement nette et les collimateurs vous apparaîtront un peu floutés.
Il est conseillé de mettre au moins pour ce test un ISO à 400 pour que la vitesse soit tranquillement au dessus de celle d'un flou de bougé. La vitesse d'un flou de bougé est d'environ 1/focale soit 1/85s. Si vous utilisez un trépied, pensez à désactiver la stabilisation optique.
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