Cet article explore le fonctionnement des systèmes PCP (Pre Charged Pneumatic) utilisés dans les sous-marins et les armes à air comprimé. Il aborde également les aspects liés à la propulsion nucléaire et à la vie à bord des sous-marins.
Deux équipages, le Bleu et le Rouge, de 70/75 hommes chacun sont nécessaires pour armer un SNA de type Rubis dont le Saphir est le deuxième. Pendant qu'un équipage est en opération, l'autre est à terre, en formation ou en congés (permissions). Avec une moyenne d'âge qui oscille entre 22 et 27 ans, les sous-mariniers ne sont pas des marins "comme les autres", des volontaires qui se plient à des exigences extraordinaires. Seuls les meilleurs ont une place dans un sous-marin nucléaire d'attaque.
Prenez 75 hommes, jeunes, enfermez les pendant plusieurs semaines dans un cylindre métallique de 73m de long et 7m de diamètre, Privez les de grand air, de soleil, d'épouse, compagne, amis, copains, famille, d'internet, de journaux, de nouvelles du monde extérieur. Ne les laissez dormir que de 4 à 6 heurs par jour à un rythme différent chaque jour dans des chambres de 4 à 12, prendre des repas toujours au même endroit à des heures différentes. Limitez la durée de la douche lorsqu'elle est disponible, rarement.
Contrairement aux SNLE, les SNA type Rubis n'ont que deux ponts et de petites coursives ou l'on ne peut pas se croiser, "chaud devant, place". Seul le commandant dispose d'une chambre individuelle, les officiers par deux ou trois et le reste de l'équipage par chambres de 4 à 12. Par manque de place, deux repas sont servis à la cafétaria ou au carré. Le cuisinier ne dispose que de 6m2 pour préparer 150 repas par jour. Chacun des 75 hommes à bord occupe un poste défini, du "pacha" au cuisinier en passant par le "sorcier" (infirmier), "l'oreille d'or" , les ingénieurs spécialisés dans divers domaines et les autres métiers nécessaires au fonctionnement du bateau ainsi que la mise en oeuvre des installations embarquées. Afin de réussir la mission dans des conditions de sécurité chaque sous-marinier doit maintenir ses acquis et ses réflexes.
Pour améliorer leur quotidien, les sous-mariniers ne manquent pas d'imagination : repas d'anniversaires, passages de lignes, séances télé, jeux, sport en tranche torpille ou tout simplement lecture au calme dans la bannette. Tous les membres de l'équipage reçoivent, chaque semaine, un message le "Famili", 25 mots en 1984, peut être plus maintenant). Ce message écrit par une personne de son choix (épouse, ami-e, parent,...) est relu maintes fois par les autorités avant d'être distribué.
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Après de longues semaines passées sous la surface de l'eau, le premier plaisir du sous-marinier est de respirer l'air frais de l'extérieur, puis la vue de la côte et enfin le Saphir à quai. Une tradition veut que lorsqu'une personne quitte le sous-marin, mutation, retraite,... cette personne privée de douche à bord doit "prendre un bon bain".
Un quatrième sous-marin nucléaire d’attaque du programme Barracuda, le De Grasse, vient de démarrer sa chaufferie nucléaire sur le site Naval Group de Cherbourg (Manche). Le sous-marin nucléaire d’attaque De Grasse, quatrième unité du programme Barracuda, vient de démarrer sa chaufferie nucléaire sur le site Naval Group de Cherbourg (Manche). Comme nous l’annoncions dimanche 7 décembre 2025, le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) De Grasse, quatrième exemplaire du programme Barracuda, a démarré, vendredi 12 décembre 2025, sa chaufferie nucléaire.
Plus précisément, effectuée depuis le Poste de conduite de propulsion [PCP] du sous-marin par les équipes de Naval Group et TechnicAtome, avec le soutien de l’équipage d’armement, la « divergence » consiste à déclencher la réaction en chaîne de fission de l’uranium dans le cœur du réacteur. « Le démarrage de la chaufferie nucléaire est une étape essentielle dans la vérification du bon fonctionnement de la propulsion. Elle intervient avant les essais à la mer, prévus au premier semestre 2026 en vue de sa livraison », a précisé le ministère des Armées.
Actuellement, avec le Suffren, le Duguay-Trouin et le Tourville, la Marine nationale met en œuvre trois SNA de type Barracuda. Elle compte deux SNA de type Rubis, à savoir l’Améthyste et la Perle, dont le retrait du service pourrait être décidé plus tôt que prévu, alors que les réparations - inédites - dont elle fit l’objet en 2021 devaient lui permettre de naviguer jusqu’en 2030. Les deux derniers SNA de type Barracuda, le Rubis et le Casabianca, sont « en construction à des stades d’avancement différents, avec des livraisons prévues d’ici 2030, conformément à la Loi de programmation militaire 2024-2030 », a rappelé le ministère des Armées.
Pour rappel, décrit comme étant une « bête de guerre » par l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale, un SNA de type Barracuda affiche un déplacement de 5 300 tonnes en plongée pour une longueur de 99 mètres et un diamètre de 8,8 mètres. Ses capteurs sont dix à quinze fois plus performants que ceux d’un SNA de la classe Rubis.
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Après le lancement du Suffren le 12 juillet dernier, en présence d’Emmanuel Macron, une nouvelle étape a été franchie, mardi 17 décembre, avec la divergence (ou mise en route) du réacteur, prélude à ses premiers essais à la mer avant sa livraison en 2020. La divergence de la chaufferie nucléaire du Suffren vient d’être effectuée par les équipes de TechnicAtome et Naval Group sur le site de Cherbourg, conformément aux autorisations émises par l’autorité de sûreté nucléaire et la DGA.
La divergence est menée à partir du Poste de Conduite de la Propulsion (PCP) du sous-marin Suffren. L’opération consiste à enclencher pour la première fois une réaction nucléaire maîtrisée dans le cœur. D’une durée courte, cette opération marque le début de la surveillance permanente de la chaufferie nucléaire par les équipes de conduite.
Le Suffren, premier de la série de six nouveaux SNA, a été mis à l’eau le 1er août 2019 et débutera ses essais à la mer au 1er trimestre 2020 pour arriver à Toulon avant l’été. Lancé en 1998 par la Direction générale de l’armement, le programme Barracuda renouvelle la composante des sous-marins nucléaires d’attaque constituée de six SNA de type Rubis mis en service à partir du début des années 1980.
Le contrat de développement associé a été notifié fin décembre 2006. Le Barracuda est doté de capacités opérationnelles étendues et des dernières technologies. Plus polyvalent, plus performant et mieux armé que ses prédécesseurs, le SNA de type Suffren permettra d’aller plus vite et plus loin.
Hervé Guillou, Président Directeur Général de Naval Group : « La mise en route de la chaufferie nucléaire à bord du sous-marin Suffren est une nouvelle démonstration du savoir-faire de la filière industrielle nucléaire française, aux premiers rangs desquels TechnicAtome et Naval Group.
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Les ventes d’armes à air comprimé ont explosé ces dernières années. Leurs nombreux avantages ont conduit de nombreux tireurs à les préférer aux armes à feu. Parmi ces avantages, on trouve la précision qu’ils possèdent et la simplicité de leur manipulation. Quant au prix, il varie en fonction de la qualité, du modèle, du type et du fabricant de l’arme.
L’utilisation principale des armes à air comprimé est le tir sportif, cependant, dans certains pays, leur utilisation est également autorisée pour la chasse. L’une des principales activités du tir sportif est le Field Target, une compétition dont les origines en Grande-Bretagne remontent aux années quatre-vingt. Deux types de pistolets à air comprimé sont principalement utilisés pour cette spécialité : les carabines à ressort ou à piston et les carabines PCP. Cette classification est complétée par les carabines et pistolets à CO2. Ainsi, les carabines et les pistolets sont différenciés en trois types : PCP, CO2 et ressort fait référence au système de chargement de l’arme.
L’acronyme PCP dérive des termes anglais Pre Charged Pneumatic. Bien que l’introduction de ces armes sur le marché soit relativement récente, leur histoire remonte à plusieurs siècles. Plus précisément, nous devons remonter au XVe siècle après JC. C’est à cette époque que les chercheurs situent l’origine des pistolets à air comprimé utilisés à l’époque pour les activités de chasse. Cependant, sa renommée s’est répandue à la suite de son utilisation dans la confrontation de l’armée autrichienne avec les troupes françaises dans les guerres napoléoniennes qui ont eu lieu dans le dernier tiers du XVIIIe siècle après JC. La carabine utilisée par l’Autriche remplaça l’utilisation de la poudre à canon par de l’air, ce qui leur permettait de tirer jusqu’à vingt coups par minute, tandis que l’armée de Napoléon ne pouvait tirer que trois coups par minute en raison de la difficulté de charger les canons.
L’un des principaux problèmes que présentait cette arme à air comprimé d’origine était l’effort difficile requis pour remplir les réservoirs d’air. C’est cette cause et d’autres causes mineures qui ont fait que l’arme PCP a été retirée du champ de bataille et utilisée principalement pour des activités de chasse.
Avec l’arrivée du 20ème siècle et le début de la Grande Guerre (1914 - 1919), le fusil PCP est revenu sur la scène de la guerre et son mécanisme a été perfectionné. Déjà au cours des trente dernières années du 20ème siècle et dans la première décennie du 21ème siècle, l’utilisation d’armes PCP (Pre Charge Pneumatic) s’est répandue rapidement.
Le fonctionnement des carabines et des pistolets PCP est très similaire à celui des pistolets à CO2, c’est-à-dire qu’ils ont un réservoir de stockage d’air, qui passe à une vanne par un mécanisme de chargement. Avec l’activation de la gâchette, la valve s’ouvre et l’air est libéré avec toute sa pression, offrant un élan aux munitions de l’arme qui jaillissent à grande vitesse. La pression de l’air dans le réservoir diminue successivement à chaque tir, bien qu’elle varie en fonction du modèle de l’arme. Cependant, les variations ne sont pas très prononcées, offrant des clichés très similaires. Les pistolets et les carabines PCP fonctionnent grâce à la pression transmise par l’air naturel et propulsée par le plomb.
Le plus gros problème attribué aux canons PCP est le système de rechargement du réservoir d’air. Actuellement, l’innovation se poursuit en ce sens en essayant de faciliter le remplissage du réservoir en incorporant plusieurs systèmes de pompage, cependant, le système le plus couramment utilisé est l’utilisation de pompes manuelles qui, bien qu’elles nécessitent un effort physique important, ont un coût inférieur à celui d’autres systèmes de remplissage. Les pompes électriques peuvent également être utilisées comme compresseurs qui rechargent la carabine avec précision et rapidité, mais le coût est très élevé.
Un autre système utilisé est l’utilisation de réservoirs externes à haute pression (3000 PSI = 300 bar). Les plus courants sont ceux utilisés dans les activités de plongée avec des équipements autonomes, c’est-à-dire l’Autonome Respiratoire Sous-Marin, plus connu sous le nom de SCUBA. Ces réservoirs fournissent l’air à la pression nécessaire à l’arme grâce à une série d’adaptateurs. L’inconvénient de ces réservoirs est qu’ils peuvent être coûteux et parfois difficiles à trouver.
Récemment, l’utilisation de carabines et de pistolets PCP remplace en quelque sorte les armes à air comprimé au CO2. Comme l’ont déclaré de nombreux utilisateurs de carabines à air comprimé, les avantages des carabines PCP par rapport aux carabines à CO2 sont variés, bien qu’ils puissent tous être conclus en un seul : une plus grande précision.
Tout d’abord, la carabine PCP, comme la carabine CO2, a un recul presque imperceptible (un coup que l’arme donne sur l’épaule du tireur au moment de tirer). Cela donne à l’arme une plus grande précision en réduisant les vibrations, et réduit le nombre de problèmes liés à la précision de l’arme à air comprimé.
Le principal inconvénient des armes au CO2 est que la précision et la vitesse du tir dépendent dans une large mesure de la température ambiante à laquelle le tir est tiré en raison des propriétés physiques du gaz lui-même. Dans les environnements plus chauds, la pression et la vitesse sont plus élevées que dans les environnements froids. De plus, dans les armes au dioxyde de carbone, lorsque le tir est tiré, la température du gaz chute fortement, diminuant ainsi la pression et la vitesse, il est donc recommandé de faire des intervalles entre les tirs afin que l’arme récupère la température. Il s’agit d’une caractéristique que les carabines PCP n’ont pas, car elles sont pratiquement insensibles aux changements de température et leurs changements de pression sont plus faibles.
En résumé, on peut dire que les carabines à air comprimé et les pistolets à air comprimé pré-comprimé (PCP) constituent un groupe d’armes d’une grande précision et puissance qui sont très efficaces pour la pratique du tir sportif.
CV S. et LV J. : La dissuasion étant une capacité globale plus qu’une simple arme à embarquer, plusieurs projets ont été développés conjointement sous le label « Redoutable » : le missile stratégique, la base opérationnelle de l’île Longue et même l’école d’application militaire des énergies atomiques (Cherbourg). Ce contexte a permis l’avènement des réacteurs nucléaires de propulsion navale dont l’intégration à bord était une gageure.
CV S. et LV J. : La propulsion nucléaire confère une autonomie illimitée aux bâtiments qui en sont dotés en raison de la conception des cœurs prévus pour fonctionner plusieurs années sans nécessité de rechargement.
CV S. et LV J. : Si certains choix de conception sont parfois innovants comme le central opération décalé par rapport au massif, en raison du remplacement des mâts pénétrants par des mâts optroniques, ou encore le poste de conduite de la propulsion (PCP) à l’avant comme sur les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA)type Suffren, des invariants demeurent.
LV J. : La force motrice à la machine, bien qu’issue de la vapeur nucléaire dans tous les cas, diffère d’un porteur à l’autre. Sur SNLE de type Triomphant, elle est à turbines vapeur exclusivement, la propulsion électrique étant uniquement dédiée au mode secours.
CV S., LV J. et MP S. : Nous vivons une période confortable en matière de propulsion nucléaire. Des débuts avec Le Redoutable pour les premières chaufferies embarquées, suivis par les Rubis ont permis d'aboutir à une technologie compacte et performante pour les SNLE, les Suffren, ou même le porte-avions, disposant de la technologie identique. Nous sommes donc aujourd’hui dans une période de consolidation et de maîtrise de l’élément, permettant de confirmer le savoir-faire des atomiciens de la Marine et des industriels.
LV J. et MP S. : Les risques d’irradiation sur sous-marin proviennent du réacteur nucléaire et des armes stratégiques embarquées. En pratique, les sous-mariniers y sont très peu soumis. Dès l’avènement des réacteurs de propulsion navale, ces risques ont été pris en compte et ceci à partir de la conception en tirant partie du retour d’expérience du nucléaire civil. À ce titre, les principes de conception des chaufferies basés sur la multiplication d’écrans (plomb, permali boré, etc.) et l’étanchéité des barrières de confinement permettent de les minimiser. De plus, les doses absorbées par le personnel sont suivies annuellement. À cet effet, des mesures sont réalisées à bord, dans tous les états du réacteur, permettant de dresser et d’actualiser des cartographies fiables des zones plus chaudes que les autres.
| Nom du Sous-Marin | Type | État Actuel |
|---|---|---|
| Suffren | Barracuda | Opérationnel |
| Duguay-Trouin | Barracuda | Opérationnel |
| Tourville | Barracuda | En essais |
| De Grasse | Barracuda | Démarrage chaufferie nucléaire |
| Rubis | Barracuda | En construction |
| Casabianca | Barracuda | En construction |
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